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Rémi Belot

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Aritz Aduriz : « J'aurais aimé avoir deux carrières »

À 39 ans, plus de 600 matches et 200 buts, la légende de l'Athletic Bilbao Aritz Aduriz a annoncé la fin de sa carrière. L'an passé, il se confiait à nos amis de Libero

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Aritz Aduriz voulait poursuivre sa carrière d'attaquant à l'Athletic Bilbao. À l'âge de trente-neuf ans, il vient néanmoins d'annoncer sa retraite, après une fin de saison interrompue par une blessure. Rencontre avec l'idole incontestée du club basque, qui avait accordé une interview à la revue Libero au printemps 2019.

 

Texte Patxo de la Rica, photos David Herranz, traduction Rémi Belot.

 

 

 

 


Le plus dur, avec une aussi longue carrière, c'est de résister autant d'années avec une telle pression: quelles sont les raisons qui poussent à continuer?

 

Il y en a mille. Avec Bilbao, la motivation est toujours là, elle est là aussi dans tous les petits moments personnels que tu vis chaque jour. Le simple fait de marquer un but à San Mamés constitue une telle motivation qu'elle se suffit à elle-même.

 

La compétition en soi est une source de motivation?

 

Le goût de la compétition est le propre de tous les joueurs de haut niveau. En tout cas, il est très rare de rencontrer des footballeurs qui s'entraînent sans prendre de plaisir, ou que ça laisse indifférents. Il est difficile de s'entraîner sans l'envie de s'investir à 100%, même si ça peut arriver. La norme chez les sportifs, et je fais partie de ceux-là, c'est se battre pour gagner le moindre exercice à l'entraînement. C'est cette envie qui te motive et te permet de continuer au plus haut niveau.

 

Dans votre cas, on a presque l'impression que vous aimez plus la compétition que le football…

 

Oui, je suis à fond dès qu'il s'agit de compétition. Quand j'étais petit, c'était déjà le cas quand je faisais du ski de fond, même si le foot a toujours été ce qui me motivait le plus. Aujourd'hui encore, je continue à jouer au foot parce que c'est ce qui me rend pleinement heureux. J'ai aussi le sentiment que je m'accomplis plus pleinement dans un sport collectif que dans un sport individuel. C'est bien mieux de pouvoir partager des expériences de groupe, profiter ensemble des joies et surmonter les peines avec tes coéquipiers.

 

« Bilbao sera toujours plus fort avec sa philosophie que sans »

 

La retraite de footballeur semble une expérience compliquée…

 

Évidemment, l'idée d'arrêter peut donner le vertige. On a tous cette crainte de passer à une nouvelle vie parce que, depuis tout petit on a été habitué à faire la même chose, avec une routine, toujours entouré de vingt-cinq coéquipiers… Cette relation avec les coéquipiers est ce qui me manquera le plus, cela laissera forcément un gros vide. Mais il faut aussi le voir comme une opportunité de reprendre contact avec des personnes un peu mises de côté pendant de nombreuses années.

 

Comment un club comme l'Athletic Bilbao peut-il continuer avec cette philosophie si particulière [seuls les joueurs basques peuvent porter le maillot du club]?

 

C'est un sujet compliqué. Chaque socio ou supporter devrait réfléchir à la façon dont évoluent la société et le club. L'argent et les affaires sont désormais ce qui prévaut dans le football d'aujourd'hui… À Bilbao, ce n'est pas vraiment la priorité, on veut maintenir une certaine philosophie de vie, conserver ces principes liés à la constitution de l'équipe et rivaliser avec tout le monde avec ces valeurs et ce caractère si singulier.

 

Cette année, il y a eu un débat à Bilbao sur cette philosophie, mais les résultats l'ont finalement fait taire. Quelle est votre position sur le sujet?

 

Je pense que le débat est légitime, mais… le club est ce qu'il est, et c'est la raison pour laquelle il suscite ce genre de débats, qui dépendent de la façon dont chacun entend cette philosophie. Je crois que si on perd ces principes, on perd l'essence du club. Cela ne signifie pas que nous ne devons pas à réfléchir à une possible évolution du club.

 

Comment voyez-vous l'avenir du club?

 

Il va être compliqué parce que l'Athletic ne dispose pas du même vivier de joueurs que par le passé: le taux de natalité a beaucoup diminué au Pays basque, beaucoup plus qu'ailleurs. Nous sommes de moins en moins nombreux et il va donc être de plus en plus difficile d'être compétitif. Peut-être qu'à un moment donné, il faudra adapter certaines règles, ce qui a déjà été le cas tout au long de l'histoire du club. Je ne sais pas dans quel sens, ni comment… peut-être en élargissant les questions de filiation, par exemple en acceptant des joueurs qui sont nés de parents basques, même si eux ne le sont pas… Ce qui est clair, c'est que Bilbao sera toujours plus fort avec sa philosophie que sans.

 

« Ici, les défaites sont beaucoup plus douloureuses que dans d'autres clubs »

 

La société évolue, le vestiaire aussi…

 

C'est sûr. Le vestiaire que j'ai connu en arrivant n'a plus rien à voir avec celui d'aujourd'hui, c'est un autre monde. C'est comme ça parce que la société a beaucoup changé en Espagne. Il y a dix ou quinze ans, Internet et les réseaux sociaux n'existaient pas, alors que nous vivons aujourd'hui dans un monde totalement connecté. Et quand on élargit autant ses horizons, il est normal de perdre des traditions qui durent depuis longtemps. Je pense que, au sein de ma génération, nous ressemblons beaucoup plus à nos parents et grands-parents que les jeunes d'aujourd'hui.

 

Avez-vous peur que ces jeunes, à cause de ces horizons dont vous parlez, n'aient plus "l'esprit Athletic"?

 

Je veux croire que ce sentiment existe toujours, et que les jeunes continuent de penser que ce club est différent. Cette année a montré que, dans les moments difficiles, nous étions capables de surmonter les problèmes ensemble et d'aller de l'avant. Je l'ai ressenti cette année, comme je l'avais ressenti au début de ma carrière avec le trou noir du milieu des années 2000 [les saisons 2005/06 et 2006/07 quand les Rouge et Blanc avaient frôlé la relégation], avec un groupe et des supporters qui savent s'unir pour sortir d'une mauvaise passe. J'ai l'espoir que ce sentiment existe encore, y compris dans les catégories de jeunes

 

Vous êtes un exemple à cet égard: vous avez dû quitter le club par deux fois, mais vous revenez toujours quand on vous rappelle. Vous n'avez jamais ressenti de rancune?

 

Je ne vais pas nier que j'ai beaucoup souffert d'avoir dû partir alors que c'est ici, à Bilbao, que je me sens le mieux. Mais je suis toujours revenu parce que c'est là que je me sens reconnu. Je me sens beaucoup plus épanoui en me battant pour défendre ces valeurs et cette façon de faire. C'est paradoxal car ma vie a probablement été plus simple au niveau personnel et au niveau du jeu loin de Bilbao, avec beaucoup plus d'insouciance et de calme.

 

Pourquoi?

 

Je ressens des responsabilités beaucoup plus fortes ici: les défaites sont beaucoup plus douloureuses que dans d'autres clubs. Par exemple, et c'est un avis que je partage avec d'autres coéquipiers, la chose que l'on craint le plus, ce serait d'être dans l'effectif du club une saison où l'Athletic est relégué.

 

« Avec Emery, J'ai eu l'impression de passer un diplôme de haut niveau en accéléré »

 

Cette peur ou cette responsabilité peut-elle être contre-productive? À l’époque de d'Eduardo Berizzo [ancien joueur de l'OM qui a entraîné Bilbao en 2018], on avait l'impression que cette tension ne vous permettait pas d'atteindre un bon niveau de jeu…

 

Beaucoup de choses se sont produites cette année-là et, parmi elles, il y avait effectivement cette pression. Il prônait un style de jeu extrême, impliquant d'être à fond quelles que soient les circonstances. Dans ce contexte, dès que quelque chose tourne mal, c'est comme un château de cartes: tout s'effondre en même temps. Ce projet était ambitieux, de multiples raisons expliquent qu'il n'ait pas fonctionné. Cela ne veut pas dire que ses idées étaient mauvaises.

 

Avec Gaizka Garitano, l'actuel entraîneur, c'est en revanche comme si on revenait aux origines de l'Athletic.

 

Gaizka a essayé de tout remettre en ordre. Il a réussi à nous relancer en nous redonnant confiance, ce dont nous avions besoin. C'est remarquable parce qu'on sortait d'une situation où on luttait pour ne pas être relégués, et désormais on se bat pour une qualification européenne. Il y a eu un débat sur le jeu… On jouerait mal? Les stats disent le contraire.

 

 

 

 

C'est quoi, bien jouer au football?

 

Pour moi, bien jouer au football signifie avoir plus d'occasions que son adversaire. Ensuite, on peut débattre du meilleur schéma pour y parvenir: cela peut être d'en concéder peu comme Getafe ou Valence, ou essayer d'en avoir beaucoup comme le souhaitent Paco Jémez ou Quique Setién, dans leur style. Cela peut varier selon les moments du match, ou selon l'adversaire. Bien jouer au football, c'est avant tout savoir s'adapter.

 

Au cours de votre carrière, vous avez eu beaucoup de bons entraîneurs. Que vous évoque le nom d'Unai Emery?

 

Je pense que le succès d'Emery résulte de sa capacité d'adaptation, parce qu'il a commencé par un style de jeu très enthousiaste, en voulant toujours aller de l'avant, en jouant au ballon. Et puis il a progressivement équilibré et adapté son style aux équipes qu'il a dirigées. À Séville par exemple, lorsqu'il a remporté ses trois Ligues Europa, je pense qu'il était beaucoup plus sur la défensive, entre guillemets, que lorsqu'il a dirigé le PSG. C'est sa principale qualité.

 

Quels souvenirs vous avez de lui à Valence?

 

J'ai eu l'impression de passer un diplôme de haut niveau en accéléré. Je venais d'équipes qui, à l'époque, ne jouaient pas les places européennes – tant à l'Athletic, qui traversait alors une mauvaise période de son histoire, qu'avec Majorque (même si nous avons frôlé une saison la qualification en Ligue des champions). Je suis donc arrivé dans une équipe qui venait de jouer plusieurs Ligues des champions consécutives. Je me souviens d'une ville avec des supporters et des médias très exigeants qui ont fait de mon passage une expérience très positive.

 

« Marcelo Bielsa est un authentique génie de ce sport »

 

Pendant ce temps, l'Athletic a vécu une très bonne période, avec une finale de Coupe du Roi en 2008/09 et une finale de Ligue Europa en 2011/12. Cela vous a rendu un peu jaloux?

 

J'en ai surtout été très heureux, parce que j'avais beaucoup d'amis au club et que j'ai pu assister à la finale de la Coupe jouée à Mestalla face à Barcelone. Alors, bien sûr, j'étais aussi un peu envieux parce que j'aurais aimé vivre cela avec l'Athletic, cette rencontre qui était un peu un match entre David et Goliath. Gagner un titre avec l'Athletic, c'est mille fois mieux que de participer ou de gagner la Ligue des champions avec une autre équipe.

 

Finalement, vous revenez à Bilbao, et c'est Marcelo Bielsa qui dirige l'équipe…

 

Marcelo Bielsa est un authentique génie de ce sport. Bien qu'elle ait été très difficile, c'est l'année où j'ai le plus appris et où j'ai le plus progressé techniquement. C'est lié à la façon dont il conçoit les entraînements, basés sur une analyse totalement individualisée de ton jeu. Tu touches aussi beaucoup plus le ballon, sans doute vingt fois plus que tout ce que j'avais connu jusque-là. Il avait mis en place une vingtaine de combinaisons de jeu, chacune avec son propre nom, que nous devions répéter tout au long de la saison. Les mêmes exercices à chaque entraînement…

 

Au-delà de l'aspect footballistique, on voit assez vite que Bielsa est un homme différent, particulier, capable par exemple de laisser marquer un but à l'adversaire parce qu'il pense que c'est la chose la plus juste à faire [1]…

 

Je n'ai pas été surpris par ce geste. Et je pense que c'est un geste extraordinaire, difficile évidemment, mais totalement exemplaire. Le fair-play est une notion importante dans le football, et c'est très clair pour Marcelo. Aujourd'hui, on insiste évidemment sur la nécessité de gagner, mais Bielsa est un exemple pour comprendre que gagner n'est pas tout et qu'il est encore plus important de savoir comment on gagne.

 

Après Bielsa, c'est Valverde qui a pris le relais.

 

Oui, c'est l'entraîneur avec lequel j'ai joué le plus grand nombre de matches, car je l'ai eu à l'Athletic lors de mes débuts et ensuite à la fin de ma carrière. C'est aussi celui avec lequel je me suis senti le mieux du point de vue du jeu, et que j'ai le plus apprécié. Il était difficile d'imaginer que je serais capable de marquer plus de vingt-cinq buts en moyenne par an, parce que je n'y étais jamais parvenu de ma vie. Il m'a donné de la confiance et de la réussite au-delà de mes espérances, car je pensais que ces résultats étaient réservés à des joueurs avec d'autres qualités que les miennes.

 

« Perdre une finale, ça ne peut pas être le pire moment. Il est bien pire d'être relégable avec Bilbao »

 

Avec lui, vous avez également vécu la victoire 4-0 contre Barcelone lors du match aller de la Super Coupe à San Mamés, que vous avez finalement remportée. Est-ce le meilleur match de votre carrière?

 

Pas en termes de jeu, loin de là. J'ai marqué trois buts, mais mon sentiment est que je n'ai pas très bien joué. Bien sûr, il a une place importante dans ma carrière, parce que c'était une finale, parce qu'on a gagné 4-0 et parce qu'on a remporté un titre sur une rencontre aller-retour contre le Barcelone de Messi. Mais, en fait, je pense que le véritable moment inoubliable, c'est lorsque nous avons égalisé à 1-1 au match retour au Camp Nou, parce qu'on savait être sur le point de remporter un titre face à l'une des meilleures équipes de l'histoire.

 

 

 

Dans ce même stade, quelques mois plus tôt, vous aviez également vécu l'un des pires moments de votre carrière en vous inclinant 3-1 en finale de la Coupe du Roi contre le Barça.

 

Non, non, perdre une finale, ça ne peut pas être le pire moment. C'est un coup très dur mais, entre guillemets, c'est ce à quoi on s'attend quand on joue face à une équipe comme le FC Barcelone, qui possède le meilleur joueur de l'histoire. La frustration serait plus grande si vous jouiez contre une autre équipe, mais contre le Barça de Messi, c'est finalement un peu normal de perdre. Il est bien pire d'être relégable pendant des semaines avec Bilbao: perdre encore un match quand tu sais que l'Athletic n'a jamais été relégué… Voilà, c'est ça qui craint vraiment.

 

Vous avez encore quelque chose à faire dans le football?

 

J'ai toujours regretté de ne pas avoir pu jouer à l'étranger, surtout dans le championnat anglais, qui m'a toujours fasciné par la passion populaire qu'il suscite, par la vitesse du jeu, par les débats qu'il fait naître, pour tout ce qu'il représente… La Premier League a toujours été dans mon viseur. Il est trop tard désormais. Il m'arrive de me dire que j'aurais aimé avoir deux carrières: une pour jouer à Bilbao, qui est le club qui m'a toujours comblé, et une autre pour tenter cette expérience. Et puis, bien sûr, j'ai toujours dit que pouvoir célébrer un titre avec Bilbao, et faire sortir le bateau [pour la parade de victoire sur le fleuve] était la plus grande aspiration de ma carrière de footballeur.

 


[1] Lors d'un match contre Aston Villa en 2019, il demande à ses joueurs d'encaisser volontairement un but après en avoir marqué un alors qu'un adversaire était blessé.

 

 

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