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J. L. et syle

Ballon d'Eau fraîche 2016/17, les candidats : Pantxi Sirieix et Florian Thauvin

Deux revenants pour clore les portraits des candidats… Sirieix qui revient pour la troisième fois, et Thauvin qui revient d'aussi loin que son "triomphe" au dernier Ballon de Plomb de l'histoire. 

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Sirieix, supersub

Le portrait de Pantxi Sirieix, lors de la précédente édition du Ballon d'Eau fraîche, était intitulé "la dernière chance". C'était sans compter sur l'envie du Basque, alors en fin de contrat, de porter le maillot du TFC pour une 13e saison – option préférée à une reconversion immédiate au sein du club. Totalement ignoré par Dominique Arribagé, il venait de récompenser la confiance de Pascal Dupraz en signant deux passes décisives qui contribueront à un maintien miraculeux. Comme un écho au but du maintien inscrit en 2008. "J'exerce le plus beau métier du monde. J'adore le foot. Et c'est dur de s'arrêter", avouait-il il y a deux ans. Mais en mai dernier, à trente-six balais révolus, il a annoncé sa retraite. 

 

 

 

Après trois candidatures et un podium, prendra-t-il le même chemin que Danzé et Seube, titrés après de multiples tentatives? Le moins que l'on puisse dire est qu'il correspond parfaitement au profil recherché: pour son exceptionnelle longévité à Toulouse, pour son (bon) esprit qui lui vaut l'affection des supporters, pour sa conscience de ses limites de footballeur… et sa capacité à en faire une force.

 

Quand il signe à Toulouse, après des débuts professionnels au sein de l'AJA qui l'a formé, il a vingt-trois ans et débarque dans l'équipe des "pitchouns" renforcée par Daniel Moreira et Stéphane Dalmat. Il y verra passer bien d'autres joueurs confirmés, et éclore quelques talents. Lui restera à sa place: "joueur de club [qui a] l'écusson du TFC gravé sur le cœur" (Alain Casanova), "joueur de devoir qui ne déçoit jamais, par ses performances ou son attitude" (Daniel Congré)…

 

Son bail toulousain ayant démarré trois ans après la reprise du TFC, Sirieix incarne l'ère Sadran, et il sait ce qu'il doit à son président: "Sans lui, je ne serais plus là depuis longtemps. Il m'a donné beaucoup de confiance, il a été là pour moi quand j'étais en difficulté. Je sais qu'il a souvent poussé pour que je reste. Même dans les moments où je ne jouais pas trop". S'accommoder d'un statut lui offrant assez peu de temps de jeu, ce fut un peu la marque de sa carrière: il n'aura disputé en moyenne que 17 matches de championnat par saison.

 

Mais tout le monde loue sa mentalité et l'importance de sa contribution. "Je suis remplaçant, je sais ce qui se passe dans la tête. Ce n'est pas évident quand on manque de compétition et mon rôle est aussi d'aider des joueurs à ne pas lâcher". Il est de ceux qui lient une équipe, qui incarne sinon "l'âme" d'un club, du moins sa continuité. Parfois, la valeur attend le nombre des années.

 

C'est encore lui qui explique le mieux ses choix de footballeur: "Sportivement, j'ai toujours eu conscience de mon 'niveau'. Je savais que j'étais un joueur moyen et que Toulouse était donc très bien pour moi. Et si je partais, ça aurait été pour aller dans un club inférieur. Même si c'est parfois difficile mentalement, je suis toujours parti du principe de préférer d'être le moins bon parmi les meilleurs que le meilleur parmi les moins bons. Je voulais toujours me battre pour rester en Ligue 1 et continuer à ce niveau" (France Football). "Je ne suis pas le meilleur de l'équipe mais je donne tout, je ne triche pas. J'ai quelques valeurs et je ne me prends pas au sérieux. Les supporters me le rendent bien" (La Dépêche). 

 

Après avoir si bien réussi à mettre tout le monde d'accord, Sirieix est armé pour remporter un trophée modeste mais qui récompense le plaisir de jouer, le dévouement d'un joueur envers son club, ses coéquipiers et ses supporters. Cette fois, c'est vraiment la dernière chance.

 

Point fort

Il est fort sur tous les points.

 

Point faible

Son vrai prénom est François et ce n'est pas une super année électorale pour les François.

 

Le slogan de campagne

Sieirix and Sun.

 

 

 

 

Thauvin, la rédeption

Plomb ou eau fraîche, voici le candidat par lequel le scandale arrive. Ici, point de prime à la possession d’AX ou aux cheveux longs et gras de hard-rocker vintage. Non, mesdames et messieurs les jurés, nous avons ici affaire à un jeune footballeur de son temps, soucieux de son image, aux fringues qui claquent et aux montres de luxe. Pire, nous parlons du dernier lauréat en date du Ballon de Plomb.

 

 

 

Ce Ballon de Plomb, qui s’autodétruira d’ailleurs après cette attribution controversée, il ne l’avait pourtant pas complètement volé après l’épisode rocambolesque de son double transfert Bastia-LOSC-OM de l’été 2013, même si l’on avait bien compris le jeu de dupe entre les présidents – vu l’entourage discutable – et le contexte lillois – avec notamment le départ de Rudi Garcia. Mais il y avait eu ce transfert, aggravant une coiffure inadmissible et des rumeurs dépeignant un gamin mal élevé.

 

Pourtant, que de chemin parcouru pour un joueur qui n’a d’ailleurs pas eu un début de carrière idyllique. Victime d’une lourde blessure, licencié suite au dépôt de bilan de Grenoble, il a su batailler pour prouver sa valeur. Cette combativité, on la retrouve sur le terrain, où sa belle générosité dans l’effort incitait à pardonner les lacunes collectives qui ont émaillé ses débuts en L1.

 

S’il n’a pas immédiatement emballé les Marseillais sur le terrain, il a vite surpris par son attitude d’humble travailleur et de coéquipier modèle, passant volontiers deux nuits au chevet de son capitaine Mandanda, hospitalisé après une blessure aux vertèbres. "C’est un jeune homme respectueux, bon. Son geste confirme tout le bien que je pense de lui (…) il était là pour moi dans ce moment dur", soulignera le portier. Fidèle à ces valeurs, il change de statut sous Bielsa et gagne sa place en abattant sans relâche l’énorme travail défensif réclamé.

 

Vendu contre son gré à Newcastle pour permettre à l’actionnaire d’alors de réaliser une opération financière, il revient six mois plus tard en prêt, s’arrachant à chaque match alors que la saison était déjà enterrée, sans se départir d'un bonheur manifeste de jouer. Lors du dernier match de la saison 2016, à Troyes, après avoir été le seul joueur à surnager, il est également le seul à aller saluer les rares supporters olympiens présents.

 

À l’intersaison, alors qu’une éventuelle vente du club reste un serpent de mer et qu’une bien triste saison s’annonce, Thauvin fait un effort financier pour rester au club. Il s’y révèle, jusqu'à se retrouver international. Flotov, ce sont enfin des interviews rafraîchissantes, avec sourire, humilité, lucidité et éloges sincères à ses coéquipiers, y compris à son ancien "ennemi", Payet, dans les bras duquel on l’a vu tomber au détour d’un caviar.

 

Voilà donc un garçon joliment arrivé à l’âge de raison, accessible, généreux, altruiste et emblématique de son club, à qui on a envie de s’identifier. Un joueur qui n’a plus rien à voir avec le sale gosse dépeint à l'époque. D’ailleurs, ce Thauvin là a-t-il jamais vraiment existé?

 

Point fort

Il a changé de coiffure.

 

Point faible

Après avoir noyé le Ballon de Plomb, il pourrait plomber le Ballon d’Eau fraîche.

 

Le slogan de campagne

Votez pour l’alchimiste qui transforme le plomb en eau.

 

 

 

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Le Ballon d'Eau fraîche


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