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Richard N

 

Pionnier du foot sur le Web avec Kick'n'Rush, historien pour les Cahiers et Footichiste pour son compte.


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Lords of the børing

Blanc 1998, le but en Nord

Un jour un but – Le 28 juin 1998, au stade Félix-Bollaert de Lens, Laurent Blanc libère la France en inscrivant un but en or qui met fin à un étouffant huitième de finale face au Paraguay.

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Sur le côté droit, Robert Pirès fait valoir ses talents de dribbleur. Il contourne Caniza en entrant dans la surface de réparation et adresse un centre vers David Trézéguet. L’attaquant français, au point de penalty, s’élève et envoie le ballon de la tête dans la course de Laurent Blanc. Le libero français, seul face au gardien au niveau des six mètres, frappe du pied droit. Il parvient à tromper, enfin, l’impressionnant José Luis Chilavert.

 

 

L’or en blanc

On en est alors à la 113e minute de ce huitième de finale de la Coupe du monde 1998. Un match étouffant que l’équipe de France a en grande partie dominé, mais sans jamais parvenir à prendre en défaut le Paraguay. Il a donc fallu le premier but en or de l’histoire de la compétition pour voir les Bleus se qualifier pour les quarts de finale de leur Mondial.

 

 

Privé de Zinédine Zidane, qui purge son deuxième match de suspension après son carton rouge reçu contre l’Arabie Saoudite, Aimé Jacquet compose une équipe très offensive, avec un trio composé de Bernard Diomède, David Trézéguet et Thierry Henry. Youri Djorkaeff est placé en meneur de jeu, soutenu par Didier Deschamps et Emmanuel Petit. Derrière, on retrouve le cinq majeur de la défense française: Thuram, Blanc, Desailly et Lizarazu, qui protègent le gardien Fabien Barthez.

 

 

De but en blanc

Les joueurs français s’installent très vite dans le camp paraguayen et se procurent un grand nombre d’occasions. Trézéguet envoie une frappe enroulée qui frôle le poteau. Diomède frappe à son tour et met Chilavert à contribution. Djorkaeff tente sa chance de loin mais manque le cadre. Henry trompe le portier... mais voit le ballon s’écraser contre le poteau. Après la mi-temps, c’est Desailly qui y va de sa tête, laquelle est stoppée par Chilavert.

 

Le gardien paraguayen est dans un grand jour et sa réussite donne confiance à ses partenaires. Quelques contre-attaques sont rondement menées et les attaquants sud-américains se payent quelques occasions. Mais, dans l’ensemble, c’est la France qui domine. Thierry Henry, blessé après l’heure de jeu, est remplacé par Robert Pirès, puis Bernard Diomède cède sa place à Stéphane Guivarc’h. Rien à faire, la défense paraguayenne dresse une forteresse face à la cage de Chilavert et maintient le 0-0 jusqu’à la fin du temps réglementaire.

 

 

La lumière est venue...

Les prolongations sont disputées selon le principe du but en or: la première équipe qui marque l’emporte. Une règle mise en place lors de l’Euro 1996 et que beaucoup de joueurs critiquent, notamment Laurent Blanc. La France continue d’attaquer. Elle se procure de nombreuses occasions mais José Luis Chilavert semble de plus en plus grand et de plus en plus infranchissable. Et puis la lumière est venue de Laurent Blanc, dixit Thierry Gilardi. Depuis le début de la prolongation, le défenseur français reste aux avant-postes, au grand dam de son co-défenseur central Marcel Desailly, rouge de colère à force de devoir défendre tout seul.

 

Le but en or de Laurent Blanc est curieusement le premier d’une courte tradition tricolore. Deux ans plus tard, les Bleus de Roger Lemerre deviendront champions d’Europe en usant par deux fois de cette règle. Les Bleus remporteront également la Coupe des confédérations 2003 sur un but en or. La règle, jugée contraire à l’esprit, disparaîtra en 2004. Tandis que le gardien paraguayen José Luis Chilavert, assurément l’homme du match, s’en va relever un à un ses coéquipiers abattus, la France fête ses héros et se met à croire en son équipe. Encore faut-il passer l’Italie en quarts de finale.

 

 

 

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