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Jérôme Latta

 

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Le 8 juillet 1982 à Séville, l'Allemagne de Karl-Heinz Rummenigge terrassait la France de Michel Platini tout au bout d'une demi-finale de Coupe du monde épique, restée comme l'un des plus grands matches de l'histoire du football. Aujourd'hui, les deux hommes comptent parmi les protagonistes d'une tout autre confrontation et le camp du premier semble encore celui des vainqueurs... la position du second étant plus incertaine. (...)

NATIONS HONNIES

Cette fois encore, c'est donc le désormais président de l'ECA et du Bayern de Munich qui monte au créneau avec une cible plus précise: il s'agit de réformer le calendrier des matches internationaux en réduisant les dates consacrées aux sélections. "Nous avons l'impression qu'on ajoute sans cesse des rencontres uniquement pour encaisser de l'argent", a-t-il déclaré, désignant notamment les matches amicaux de la mi-août (qui n'ont pourtant rien de nouveau) afin de promouvoir – pour l'après-2014, année d'échéance des accords actuels entre les clubs et les confédérations – l'allocation de cinq "doubles dates" par saison, au lieu de six actuellement.

"Programmer des matches amicaux au mois d'août n'a aucun sens", affirme par exemple sans vergogne Rummenigge, pour qui l'organisation par les clubs de lucratives et exotiques tournées estivales dans les pays de leurs "nouveaux marchés" (en Asie notamment), ou leur participation à des compétitions fantoches comme en France la Coupe de la Ligue, ne pose en revanche aucun problème: il ne leur est possible de tolérer les sélections qu'en tant que centres de profits supplémentaires pour les clubs les plus puissants – ce qu'elles sont déjà devenues avec l'indemnisation mise en œuvre à l'occasion de la Coupe du monde 2010 et dont ils demandent simultanément l'extension. En oubliant au passage que le statut d'international et les grands tournois contribuent directement à valoriser leur précieux cheptel. (...)

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