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MinusGermain

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La Gazette de la L1 : 31e journée

Comment gagner sa première Ligue des champions ?

Battre de bons adversaires n'est pas toujours difficile mais aller au bout l'est beaucoup plus. Comment faire pour inaugurer son palmarès dans la plus grande compétition de clubs? Manuel à destination de ceux qui veulent enfin soulever la C1.

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Comme à chaque début de printemps, période où les rêves de sacre européen s'éteignent, la question trotte de nouveau dans toutes les têtes au Paris Saint-Germain: comment enfin soulever la Coupe aux grandes oreilles?S'il existe une réponse simple à cette question et une méthode à appliquer, est-ce que l'AS Rome, Manchester City et le Séville FC peuvent encore la mettre en œuvre cette saison? Petit tour d'horizon – indépendamment des résultats des quarts de finale aller.

 

 

Rappel sémantique

La C1 a débuté en 1955. Jusqu'en 1992, elle était baptisée Coupe des clubs champions européens. À partir de l'année suivante, elle devient la Ligue des champions de l'UEFA. Ce changement de nom s'accompagne de la mise en place d'une phase de poules. Malgré plusieurs changements de format, toutes les Ligues des champions voient une (ou deux) phase(s) de poules précéder une phase à élimination directe.

 

 

L'objectif de la réforme: garantir plus de matches, donc de recettes billetteries et de droits TV aux participants… et, surtout, réduire l'aléa sportif au profit des grands clubs. On considère ici qu'un grand club a des performances en championnat qui lui permettent d'être très régulièrement engagé et, surtout, est un ancien vainqueur de la compétition.

 

Le but est largement atteint puisqu'à partir de cette date, le cercle des lauréats – qui était déjà relativement restreint – se resserre encore plus. Depuis 1992/93, seulement trois clubs ont remporté la Ligue des champions sans avoir la coupe des clubs champions à leur palmarès: l'Olympique de Marseille (1993), le Borussia Dortmund (1997) et le Chelsea FC (2012). Trois dépucelages en vingt-cinq éditions, l’exploit est possible mais rare. L'analyse qui suit se déroule sur cette période.

 

 

Comment faire partie du club ?

Toucher au but mais échouer en finale n'a rien d’exceptionnel. C'est une performance à laquelle on assiste régulièrement depuis plusieurs années. Valence CF 2000 et 2001, Bayer Leverkusen 2002, AS Monaco 2004, Arsenal FC 2006, Chelsea FC 2008 et Atlético Madrid 2014 et 2016: la liste des équipes qui ont réussi un superbe parcours, mais ont buté sur la dernière marche n'est pas si modeste et implique quatre championnats différents.

 

Mais comme le dit l’adage, une finale, ça se gagne. Et, pour, un néophyte, c’est difficile. L’analyse détaillée de la situation des trois petits nouveaux à avoir intégré le cercle fermé depuis la réforme permet de distinguer des traits communs dans ces parcours. On peut donc considérer ces points de convergence comme des conditions nécessaires pour être le quatrième club depuis 1993 à être admis chez les grands d’Europe.

 

 

1. Un historique européen

Au moment d’entamer son épopée européenne, il est nécessaire d’avoir une Coupe des vainqueurs de coupe dans ses bagages. Dortmund (1966) et Chelsea (1971 et 1998) figurent bien au palmarès lorsqu’ils remportent leur C1. Pour l’OM, il faut chercher dans les lourdes valises de Raymond Goethals pour retrouver le trophée (Anderlecht 1978). Les clubs respectant cette condition: PSG, Dynamo Kiev, Manchester City, Slovan Bratislava…

 

Malgré cette ligne glorieuse au palmarès, il faut aussi avoir connu une histoire tourmentée avec la coupe d’Europe. On constate que les plaies ne sont pas encore cicatrisées pour nos héros quand ils abordent leur finale victorieuse. Plus l’échec est récent et amer, plus l’envie de gagner dans une nouvelle finale est forte. L’OM et Chelsea avaient connu une défaite aux tirs aux buts en finale de C1 (Étoile rouge de Belgrade 1991 et Manchester United 2008). Le Borussia s’était incliné nettement en finale de Coupe de l’UEFA mais contre son adversaire pour la victoire finale (Juventus Turin 1995). Les clubs respectant cette condition: Atlético Madrid, Dnipro Dnipropetrovsk…

 

 

2. Un finaliste de prestige dans lequel évolue un Français

Nouveau point commun: les trois fois, la finale se gagne contre un multi-vainqueur de la C1. AC Milan 1993, Juventus Turin 1997 et Bayern Munich 2012: les victimes sont ici trois ténors plusieurs fois titrés dans la compétition. Et qui ont gagné une C1 récemment ou, a minima, depuis moins de dix ans au moment de cette finale. Pour les postulants, il ne faut pas être intimidé par la hauteur de la dernière marche. Les clubs à rencontrer en finale: Real Madrid, FC Barcelone, Bayern Munich…

 

 

Autre ressemblance, qui a forcément son importance: on trouve à chaque fois des grands joueurs français dans le camp des vaincus. Jean-Pierre Papin en 1993, Didier Deschamps et Zinédine Zidane en 1997 et Franck Ribéry en 2012 ont tous marqué le football national, notamment en étant l'un des tauliers de la sélection nationale de leur époque. Les clubs qui répondent à cette condition: Real Madrid, Juventus Turin, Olympique de Marseille…

 

 

3. La carte maîtresse

On se rend compte qu’un ensemble de prérequis footballistiques se doivent d’être respectés pour entrer dans la légende. Globalement, le football européen actuel permet à plusieurs équipes de remplir ces critères. Mais il en reste un qui est absolument décisif. Il s’agit de jouer sa finale de C1 à Munich. Stade Olympique ou Fußball Arena, toutes les finales de Ligue des champions jouées en Bavière ont vu la victoire d’un nouveau venu au palmarès.

 

Le lieu de la finale reste dans les mains de l’UEFA. À ce jour, les finales déjà attribuées se joueront au Stade Olympique de Kiev en 2018 et au Stade Metropolitano de Madrid en 2019. Pour 2020, le choix se fera entre le Stade de la Luz de Lisbonne ou le Stade Olympique d’Istanbul. À la lumière de toutes ces réflexions, on peut donc raisonnablement penser que d’ici 2021, il n’y a aucun espoir d'aller au bout pour les clubs non certifiés "vainqueur de C1".

 

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