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Narcisse zéro

Coupe du monde 2014, le bilan définitif

On ne pouvait pas la quitter comme ça : notre sélection amoureuse des bons moments passés avec elle, des mauvais aussi. Et même des autres. 

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La Coupe du monde s'achève toujours sur une apothéose, mais si ce n'est pas celle de votre équipe, elle est de courte durée. Reste alors un sentiment de manque, peut-être la crainte de ne pas en avoir assez profité, la certitude que quatre ans, c'est long… Arrêtons les images, pour les retenir.
 

 

Dream Team vs Nightmare Team

 


 


Les moments de flottement


La Goal Line Technology
dit non, puis oui, au but de la France face au Honduras.
 

La panne de sono empêchant la diffusion des hymnes lors de France-Honduras.
 

Le bingo Knysna du Cameroun – grève de l’avion, lettre de Samuel Eto’o au peuple camerounais, fiasco sportif et bagarres entre joueurs.
 

La livraison des primes du Ghana, en liquide et par convoi sous escorte. Avec en bonus John Boye filmé en train d’embrasser sa liasse de billets.
 

L'exécution, par Cristiano Ronaldo, d'un coup franc droit dans un mur à un seul homme. OK, c’était Lahm, mais enfin. 
 

Les commotions cérébrales de Pereira, Zabalata, Mascherano et Kramer, suivies d’aucun protocole médical.
 

L'élection de Lionel Messi comme meilleur joueur de la compétition.
 

Le ballon envoyé directement en tribune par le "meilleur joueur du monde et du tournoi" sur un coup franc bien placé à la dernière minute de la prolongation de la finale.
 

Le tatouage de Mauricio Pinilla : l'action de son tir sur la barre à la dernière seconde de Brésil-Chili, avec le message "À un centimètre de la gloire".
 

La glissade volontaire de Müller sur une combinaison allemande parfaitement mal orchestrée.


La morsure de Luis Suarez sur Chiellini, et sa simulation de blessure dentaire.


Le slow entre Patrice Evra et Peter Odemwingie
sur un corner lors de France-Nigéria.
 

Le but fantôme de Benzema contre la Suisse.
 

Le tir au but de Vlaar, repoussé par effet rétro mais qui revient et s'arrête juste sur la ligne de but.

 

 

 

 

 

Les moments de grâce


La volée de Tim Cahill contre les Pays-Bas.
 

La tête de van Persie et les deux buts de Robben face à l'Espagne.
 

L'amour de crochet et de balle piquée de James face au Japon.
 

Ochoa et Howard organisent le festival de la parade.
 

L'enchainement contrôle poitrine-frappe de James face à l'Uruguay.
 

Le tacle salvateur de Mascherano à la dernière minute du temps réglementaire de Pays-Bas-Argentine.
 

Le doublé de Luis Suarez contre l'Angleterre.
 

L'arrêt à l'horizontale d'Ochoa sur la tête de Neymar, dans un remake de Pelé face à Banks.
 

Le contre sur le troisième but français contre la Suisse, et Valbuena qui monte sur le dos de Giroud.
 

Le coup de poker de Van Gaal, qui fait rentrer Tim Krul pour la séance de tirs au but contre le Costa Rica.
 

Le premier but du Chili contre l'Espagne, action collective d'une précision et d'un engagement extrêmes.
 

La combinaison parfaitement exécutée sur coup franc des USA contre la Belgique, qui place finalement Dempsey seul devant le but. Et le bel arrêt de Courtois.

 

 

 

 

 

Les trucs dont on aurait pu se passer


La charge de Zuniga sur Neymar, au très mauvais moment et au très mauvais endroit.
 

La sortie de Neuer devant Higuain en finale.
 

Le remplacement de Lavezzi à la mi-temps de celle-ci.


Les révélateurs et lol-révélateurs. 
 

Les analyses racialistes et à côté de la plaque de Jean-Michel Larqué et Éric Zemmour.
 

Les plongeons de Robben en huitièmes de finale.
 

Les coudes et les pieds français dans les têtes pas françaises.

 

 

 

Ce qui va nous manquer


Le spray de mousse pour les coups francs, mais en fait non.
 

Du bon foot en rentrant à la maison après le taf.
 

Les envolées sans demi-mesure d'Omar Da Fonseca.
 

Cesare Prandelli.
 

Faire mine de croire que Benzema peut battre le record de Just Fontaine après un début de compétition canon.
 

La danse des Colombiens après leurs buts. Et ils furent nombreux.
 

Les cadres espagnols qui arrêteront leur carrière internationale.
 

Les couleurs et l'enthousiasme communicatif des dizaines de milliers de supporters colombiens, mexicains, chiliens ou argentins.
 

Les mots pour nous dire que c'était bien.

 

 

 

 

 

Ce qui ne va pas nous manquer


Les plans incessants sur les spectateurs, les plans de coupe sur les joueurs portant le ballon, les reprises du jeu manquées pour un ralenti inutile.
 

Les paires de chaussures dépareillées.
 

Cette équipe du Brésil.
 

Les photos des journalistes sur les réseaux sociaux pour dire “Regardez, j’y suis.”
 

Le Maracana de Christian Jeanpierre.
 

L'arbitrage trop laxiste, pour lequel on aimerait bien avoir une explication.
 

La joie un peu désespérante des spectateurs qui se reconnaissent sur l’écran géant.
 

Les plaintes de Fabio Capello.
 

La présentation des joueurs avec croisement de bras.
 

Le concours capillaire mondial prouvant une fois de plus que le mauvais goût n'a pas de frontière, lui, au moins.
 

Fabio Capello.
 

L'expression "le Brésil, pays du football".
 

Misimovic, vieux numéro 10 à la yougoslave qui ralentit le jeu et met sous le boisseau Pjanic et compagnie.
 

La pub sur le panneau de changement de joueur et d'annonce du temps additionnel.

 

 

 

 

 

Les regrets


Que Benzema ait mis le plat du pied, et qu’il l’ait mis à côté, sur son occasion de la 7e minute face à l’Allemagne.
 

Qu’il n’y ait pas eu une seule bonne émission de débat sur les chaînes françaises.
 

Que l’on n’ait pas pu suivre les matches uniquement sur la Spidercam.
 

La séduisante équipe d'Italie de l'Euro 2012, portée disparue.
 

Le Brésil ne méritait pas de gagner, mais de là à leur souhaiter un tel fiasco à domicile…
 

Que l'Argentine se contente du service minimum jusqu'à la finale.
 

Les matchs à 13h heure locale, en plein cagnard à Brasilia, Recife, ou Rio, empêchant de voir des matchs davantage rythmés.
 

Les blessures de Neymar et Di Maria, qu'on aurait aimé voir dans le dernier carré.
 

Le double péché de jeunesse de Pogba (auteur d'une faute dispensable) et Varane (pris dans les airs "à l'ancienne" par Hummels) entraînant l'ouverture du score fatidique des Allemands.
 

Que la Belgique n'ait pas confirmé ses belles promesses.
 

Le potentiel inexprimé de certaines sélections: Cameroun, Côte d'Ivoire, Ghana, Bosnie,a Russie...
 

Que personne n'ait tenté un tir à ras de terre contre Neuer, comme ça, juste pour voir.
 

La Fernandotorrefaction de Messi à partir des quarts de finale.

 

 

 

 

 

Les observations en vrac


Ce n'était pas un Mondial à mettre un numéro 9 sur le terrain.
 

Ospina, Ochoa, Enyeama, Romero… Les gardiens de Ligue 1 lui ont fait honneur.
 

Mickaël Landreau en aurait arrêté quelques-uns, des buts pris par Iker Casillas.
 

Amené par la Russie, passé par les mains belges, c'est l'Argentine – invaincue dans le temps réglementaire en finale – qui rapporte au pays le bâton de Nasazzi (lequel a vécu au Brésil sa 7e finale).
 

Victime du syndrome Benjamin Button, Robben donne l'impression de courir plus vite à trente ans qu'à vingt.
 

Manuel Neuer est un bien meilleur goal volant qu'Iker Casillas.
 

Sur les 8 huitièmes de finale, 5 joueurs du match ont été un gardien (Julio Cesar, Ochoa, Navas à trois reprises, MBohli et Howard). Pogba, Messi, et James Rodriguez sont les seules exceptions.
 

L'Allemagne mène désormais 7 à 3 sur le score cumulé de ses confrontations avec le Brésil (la seule et unique rencontre entre les deux équipes ayant eu lieu lors de la finale de 2002). Seul Miroslav Klose a pris part aux deux confrontations, pour un but inscrit.
 

L'Allemagne première, les Pays-Bas troisième: ceux qui ont parlé de déclin de l'Europe après les matchs de poule se sont un peu emballés.
 

Assez amusantes, finalement, toutes ces pubs avec des joueurs qui ont totalement foiré leur Coupe du monde.
 

Donc c'est bon, on gagne la finale de l'Euro 2016 3-0 contre les champions du monde en titre?
 

C'est sans la ramener une seconde que Klose a battu le record de buts marqués en Coupe du monde.
 

Le retour des faux-gros talentueux Shaqiri et Mario Goetze, comme un hommage à Brioche Bodmer.
 

Ne dites pas à Van Gaal qu’il a fait moins bien que Van Marwijk, un entraîneur au chômage.
 

Le truc moche, c’est que les Allemands vont prendre un point de croissance en plus et lâcher encore moins sur la politique monétaire.

 

 

 

Le quadrirébus

 

 

 

Le 3-5-2 de Just de La Fontaine


Holisme

Serait-ce la répercussion
Des échecs comme des limites
Des soi-disant grandes nations?
 

Comme une atmosphère inédite
Gagne en tout cas les discussions:
Si untel brille, affecte, excite,
La star enflammant les passions,
Celle à qui revient les mérites,
 

Le héros des confrontations,
Est l’équipe. (C’est insolite.)
 

 

 

 

Le coin fraîcheur


L’entrée de Faryd Mondragon, quarante-trois ans, à la fin de Colombie-Japon.
 

Et les entrées de Veltman et Vorm pour les arrêts de jeu de la petite finale. Van Gaal n'est pas réputé pour être un tendre, mais c'est le seul sélectionneur à avoir fait participer ses 23 joueurs.
 

Les supporters japonais nettoient les tribunes après le match face à la Grèce.
 

Les larmes de Vahid Halilhodzic.
 

Bastian Schweinsteiger prenant le soin de consoler les vaincus de l’Allemagne, Samaras tentant d'en faire de même avec Barry Copa, auquel il a marqué une minute plus tôt le penalty qui élimine son équipe..
 

L'échange Enyeama-Rizzoli à la mi-temps d'Argentine-Nigéria.
 

Aucune protestation contre le carton rouge pas immérité, mais sévère, donné à Valencia, ni de la part de ce dernier, ni de ses coéquipiers, ni de l'entraîneur qui a dit, à la fin du match, son principe de toujours respecter les arbitres.
 

La haie d'honneur des vainqueurs pour les finalistes malheureux.

 

Merci à tous les contributeurs de cette compilation de souvenirs, merci à tous pour l'animation assurée sur les forums à l'occasion de cette cinquième Coupe du monde des Cahiers du football.
 

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