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La rédac et l'Atelier

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L'Allemagne prise d'un doute

Coupés du monde

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La Coupe du monde a commencé depuis un peu plus d’une semaine et elle n’a pas tardé à nous emporter par son enthousiasme. Les polémiques arbitrales des premières heures ont laissé la place au jeu et aux buts, loin de l’austérité sud-africaine il y a quatre ans. Forcément, les bons résultats de l’équipe de France et la sérénité qui se dégage du groupe ajoutent au bonheur vu d’ici, et on ne peut que souhaiter que les retourneurs de veste professionnels n’aient pas l’occasion de changer de tunique. Outre les Bleus, aucune équipe ne semble maîtriser complètement son sujet… à part peut-être le Costa Rica, surprise de ce début de compétition. Ce vaillant petit prouve pour l’instant une chose: un Mondial sur le continent sud-américain est à part. L’Espagne et l’Angleterre, venus d’Europe avec ambition et déjà sur le départ, ne diront pas le contraire.
 

 

Pendant ce temps, même si les projecteurs sont ailleurs, la vie continue au Brésil. À Sao Paulo, les manifestants continuent à aller dans la rue, et les dernières protestations ont mal tourné: s’ils n’étaient que 1.300 selon la police, des dégâts pour un total de plus d’un million d’euros ont été constatés. La violence s’est malgré tout invitée dans la compétition – par la petite lorgnette. Des violents fans chiliens sans billets ont forcé l’entrée et investi le centre de presse en dégommant tout sur leur passage. Un débordement finalement maîtrisé, puis rapidement effacé des têtes par la superbe prestation de leur équipe nationale quelques minutes plus tard, mais qui prouve que le football et la révolte ne sont jamais loin dans ce Mondial au pays du futebol.
 

 

 

 

 
 

Les observations en vrac


Neymar a failli marquer un but en dominant Rafael Marquez dans un duel aérien.
 

Les têtes de Robert Pirès et Philippe Montanier à la mi-temps d’un Russie-Corée aussi nocturne que chiant faisaient beaucoup de peine.
 

La charnière Mensah-Boye n’est pas une grande publicité pour la solidité des équipes de Ligue 1.
 

Il y a généralement plus de Noirs sur le terrain que dans les tribunes.
 

La dernière fois qu’un gardien avait autant brillé face à un favori avant Ochoa face au Brésil, c’était Vincent Enyeama contre l’Argentine en 2010. Il avait pourtant passé la saison suivante à l’Hapoel Tel-Aviv.
 

Au terme de la 2e journée, les deux seuls gardiens qui ont su garder leur cage inviolée viennent de notre franchouillarde Ligue 1: Memo Ochoa et Vincent Enyama.
 

Clint Dempsey a continué à jouer avec un nez cassé. Cela aurait sans doute été plus difficile pour Thibaut Courtois.
 

On parle beaucoup des absences de Ribéry et Nasri, mais personne n’a une petite pensée pour M’Vila.
 

D’ailleurs, au lieu de postuler que l’absence de Ribéry est bénéfique, on pourrait rappeler sa contribution à la qualification.
 

Sur les 32 caméras utilisées à chaque match, au moins 20 sont braquées sur les tribunes.
 

Eder est le sosie de Mamadou Bagayoko. Et pas seulement physiquement.
 

Si vous avez un choix à faire entre deux nations, n'oubliez pas de demander à Diego Costa.
 

On a trouvé une espèce de footballeur fair-play, respectant toutes les décisions de l'arbitre sans râler: le footballeur japonais.
 

Le spray pour coups francs a une utilité : il permet à Raul Meireles se savoir à quoi ressemble une mousse à raser.
 

 

Suarez Hart Uruguay Angleterre

 

 


On a entendu


Jean-Pierre Papin : "Le football sans les gens, c'est pas possible." (beIN, 13/06)
 

Philippe Genin : "L'hymne de la Belgique. Euh, de la Suisse pardon."
 

Christian Jeanpierre prononçant Himmler à la place d'Inler.
 

Christian Jeanpierre (Suisse - France, vers la soixantième minute, alors qu'un joueur, je crois que c'est Matuidi, met en retrait pour Lloris) : "Matuidi fait participer Lloris à la fête."
 

Christophe Josse (France-Honduras, beIN Sport): "Tenez Éric, sur Twitter, on me dit dans le Hashtag que...

- Éric Di Méco : Ah mais vous êtes sur hashtag?"
 

- Éric Di Méco : "Pour moi, c'est un triplé de Benzema."

- Christophe Josse : Mais, Eric, c'est le gardien qui a marqué contre son camp.

- Éric Di Méco : Oui mais pour moi c'est Benzema qui a marqué.

- Christophe Josse : Alors ça c'est le compteur Di Méco, pas celui de la FIFA."

 

 


Le best of Omar da Fonseca


“Un Bracigliano! Non… plutôt un Bresciano.”
 

"Gago, il prend la balle, il réfléchit, il lit le journal et il commence à faire une passe."
 

"La dernière fois qu'il a marqué un but, la télé était en noir et blanc." (Après qu'on lui a demandé si Messi n'était pas l'arbre qui cachait la forêt): "[Messi] il cache les fleurs, les arbres et la Terre".
 

"Il y a les aides soignants et lui il a joué aide arrière latéral."
 

"Dans le zig, dans le zag, mais surtout dans la poubelle!"
 

"Meeessi, Meeessi, bien sûr que si!"
 

"Il va venir lui faire l'amour sans préliminaire, il lui laisse sa carte de visite."
 

“GOLAZO DE LEO ! On n’a pas le caillou, on a la colline!”
 

“Di Maria, il va continuer avec toute son électricité.”
 

“Le foot, cette balle qui nous empêche souvent de dormir.”


"Le match il est au mode ralenti là, il faut appuyer sur le bouton!"


"Ça c'est au CP de l'école de football."

 

 

 

 

Le quadri-rébus officiel

 


(par Nadine Zamorano)

 

 

 


Les trucs auxquels on a du mal à croire


Les plateaux de beIN Sports sont réalisés dans un studio géant de 900m2. À Doha.
 

La cérémonie d’ouverture a été d’une nullité assez inédite.
 

Le gardien d’un relégué français a été la star d’un match contre le Brésil et un ancien candidat grenoblois au Ballon de Plomb buteur contre la Belgique.
 

La lettre ouverte de Samuel Eto’o fils au peuple camerounais.
 

Francis Huster.
 

Fred est titulaire pour le Brésil. Et Jô est son remplaçant.
 

Kevin De Bruyne est majeur.
 

Une ligne de mousse suffit à immobiliser les joueurs dans un mur.
 

Tim Cahill est l’auteur du plus beau but jusqu’à présent.
 

Le coup de machette d’Alexandre Song.

 

 


Les questions qu'on se pose


Qu’est-ce que DaMarcus Beasley fait au poste de latéral?
 

Si beIN Sports s’est délocalisé à Doha, c’est pour que l’inspection du travail ne vienne pas constater qu’Alexandre Ruiz effectue 95 heures par semaine?
 

Qui a regardé Iran-Nigéria jusqu’au bout sans dormir?
 

Pourquoi Élie Baup est-il en costard pour faire des palettes sur le jeu de l’Australie alors qu’il était en jogging Sport 2000 lors des matches de Ligue des champions?
 

Et si Marouane Fellaini était un attaquant, en fait?

 

 

 

Le lol-révélateur


Disponible en version Coupe du monde (calé sur le drapeau de l'assistant).
 

 

 

 


Les champions


Pierre Ménès, le sérieux de l’expertise, le respect du public (Onze Mondial).
 

Pascal Praud, profession girouette.
 

Ce n’est pas parce qu’on ne connaît rien au football qu’on se prive d’en parler.
 

Pendant dans ce temps, sur la planète Jean-Michel Aphatie… (via @fabu_land)
 

Lequipe.fr n’assume pas vraiment les résultats de ses sondages. (via @ZenonZadkine)

 

 


Les infographies


Pour quelles raisons les Brésiliens manifestent-ils?
 

Quels trajets pour les différentes sélections pendant ce Mondial? (en anglais)
 

Que donnerait une Coupe du monde en prenant en compte d’autres paramètres que le football? (wsj.com)
 

L’histoire des ballons de la Coupe du monde (nytimes.com).
 

La compétition vue par la Cité de l’architecture.
 

 

 

 


Les images arrêtées


Dur accueil pour la FIFA à Ribeiro Preto.
 

Le Christian rédempteur.
 

Un joueur croate reste au sol.
 

Didier Deschamps statufié.
 

Les buts de football à travers le monde.
 

Love Football, Hate FIFA” Graph à Paris.
 

Les Cahiers invitant Najat Valaud-Belkacem à aller se rhabiller” (footballallégorie).
 

Le doodle que Google ne mettra pas (via @akeppleaday).
 

 

 

 


Les images animées


La gestuelle de Ronaldo, Neymar et Iniesta au ralenti.
 

En 1998 déjà, les manifestations pré-Mondial étaient assez particulières.
 

Romario et les tongs porte-bonheur.
 

Pour les Chiliens, la Coupe du monde, à la vie, à la mort.

 

 


Les immanquables


Portrait de Jorge Sampaoli, sélectionneur chilien à succès et un peu timbré. (sofoot.com).
 

À son arrivée à la tête de l’UEFA, Michel Platini avait suscité beaucoup d’espoirs. Majoritairement déçus (regards.fr).
 

Le meilleur moyen de revivre toutes les anciennes Coupes du monde (unehistoiremondiale.fr).
 

Les réalisateurs français, champions pour hacher le jeu, par Jacques Blociszewski (liberation.fr).
 

Hommage à Gilles Juan, la vraie star du début de Mondial (bigbrowser.blog.lemonde.fr).
 

Le Mondial commencé, les manifestations ne s’arrêtent pas pour autant (lemonde.fr).
 

Les statistiques qui battent en brèche nos préjugés (rue89.nouvelobs.com) et celles qu’on ne connaissait pas (francetvinfo.fr).

 


 

La malhonnêteté ne vient pas de l’arbitre mais de celui qui veut l’abuser (lemonde.fr) et qui bénéficie d’une totale impunité (liberation.fr).
 

Une partie des intellectuels fait part de son amour pour le football (lemonde.fr).
 

Les caméras n’ont pas tout montré de la cérémonie d’ouverture (nouvelobs.com).
 

Football et jeux vidéo, émission de France Culture avec notamment la présence du Dé-Manager Philippe Gargov.
 

C’est en France que sont formés le plus de mondialistes (slate.fr).
 

Najat Valaud-Belkacem, milieu gauche récupératrice de l’équipe de France” (slate.fr).
 

Portrait de Romario, passé du terrain à la politique.
 

La Coupe du monde souffre d’européanocentrisme.
 

Les Diables rouges racontés par un Belge.

 

 


Le coin fraîcheur


Luis Suarez, après son excellente performance contre l'Angleterre, console son capitaine en club Steven Gerrard, en sanglots au terme d'un match qui conclut (presque) sa saison frustrante.

 

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