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Les Dé-Managers

 

Christophe Kuchly, Julien Momont, Raphaël Cosmidis et Philippe Gargov. Les Dé-managers: un blog pour parler tactique – pas pour meubler –, et une chronique du jeu dans leurs cartons.


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De la gravité du derby

Dans les cartons des Dé-Managers : #37

Les hauts et les bas de l'OM bielsista, les très hauts du Real de Carlo, pourquoi Neuer est le meilleur et les copains de Pitroipa aux Émirats. Les Cartons font le tour du monde du foot.

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Changements de dispositifs ou de joueurs, batailles philosophiques et stratégiques, échecs et réussites… Chaque semaine, les quatre Dé-Managers proposent leurs billets d’humeur.


* * *

 

Bielsa : sept jours de réflexion

Philippe Gargov (@footalitaire) – Depuis le début de la saison et le surprenant enchaînement de victoires phocéennes, les observateurs s'interrogent: cet OM-là peut-il durer? Le niveau d'intensité exigé par Marcelo Bielsa soulève, de fait, la question de l'endurance au long cours d'une équipe dont la profondeur de banc n'est que toute relative. Dans ce contexte, les deux défaites consécutives de la semaine dernière, en championnat puis en coupe, auront ravivé le scepticisme de certains. Si l’OM aura finalement inversé la vapeur contre Lens ce dimanche, le match fut loin de rassurer les plus dubitatifs.
 

 


 


Les trois rencontres partagent de fait quelques similarités: globalement dominateur et même bon gestionnaire dans l’appropriation du ballon, l'OM aura à chaque fois craqué sur des fautes de concentration. Contre l'OL, la responsabilité en incombe à Gianelli Imbula, qui laisse à Yoann Gourcuff une seconde fatale. Contre Rennes, c'est toute l'équipe qui s'avère fautive sur deux actions largement évitables, la défense ayant frappé par son inexistence. Il en est allé de même avant-hier, l’arrière-garde phocéenne se faisant largement enfumer sur le but lensois, les Nordistes frôlant même l’égalisation à la 95e sur une absence coupable à ce moment du match. Rappelons que Philipp Hosiner avait offert la victoire à Rennes à la 92e minute quelques jours plus tôt...


Certes, à ce niveau de football, tous les buts ou presque proviennent d’erreurs d'inattention. Mais ceci est d'autant plus saillant que l'OM de Bielsa ne tolère pas le moindre écart de conduite. Le pressing imposé ouvre des espaces béants dans le dos des presseurs. Un simple clignement d’oeil devient alors une occasion de but adverse, pourrait-on écrire en exagérant à peine. Dans ce contexte, l’inévitable fatigue qui frappera tôt ou tard préfigure-t-elle des jours plus ternes pour les hommes de Bielsa?


Dans le même temps, le match contre Rennes aura offert quelques motifs de satisfaction, précisément dans la capacité du banc à s’aligner, bon an mal an, sur le rythme imposé par les titulaires habituels. Ainsi, Michy Batshuayi aura montré d’intéressantes qualités de percussion, et pourrait aisément remplacer Gignac lors des matches à moindre enjeu. Abdelaziz Barrada, faute de repères, a davantage peiné dans ses passes et placements. Mais il pourrait justement apporter une lenteur bénéfique à cette équipe, qui semble ne jamais vouloir se reposer. Enfin, Rod Fanni sait compenser le poids de l’âge et du manque de fraîcheur par un sens du placement sans faille, à l’instar d’un Zoumana Camara au PSG. Le revenant marseillais fut néanmoins moins brillant contre Lens, mais qu’importe: Bielsa sait qu’il pourra compter sur lui.


Dans cette perspective, l’OM dispose donc d’une certaine marge afin de poursuivre sa course aux points sans trop avoir à s’inquiéter. Cela signifie toutefois de corriger les défauts de concentration observés entre ces deux dimanches. Peut-être Bielsa décidera-t-il d’amoindrir le niveau de ses expectations, lui qui a reconnu avoir fait des “erreurs tactiques” contre Lyon? L’Argentin est connu pour son perfectionnisme: il tâchera de tirer le meilleur de ces deux revers tout en capitalisant sur la timide victoire contre Lens.
 

 

 

Faut-il aimer ce Real Madrid ?

Raphaël Cosmidis (@rcosmidis) – Casillas - Carvajal, Pepe, Sergio Ramos, Marcelo - James Rodriguez, Modric, Kroos, Isco - Ronaldo, Benzema. À un joueur près (aucun si vous préférez Isco à Bale), c’est le onze titulaire du Real Madrid. C’est en tout cas celui qu’a aligné Carlo Ancelotti face à Grenade ce week-end. Au bout, une victoire tranquille, par 4 buts à 0, et marquée par ce bijou de James Rodriguez.
 

 


 


Faut-il aimer ce Real Madrid? Posée aussi abruptement, la question peut surprendre. La formation madrilène est dans une forme étincelante, autant individuellement que collectivement. Cristiano Ronaldo n’a jamais enchaîné les buts à une telle fréquence, Karim Benzema semble avoir atteint un état de plénitude, James est parfaitement imbriqué dans cette équipe, et Isco reçoit un jour sur deux les éloges de Carlo Ancelotti. “Tous ceux qui aiment le football veulent voir un joueur comme Isco”, déclarait-il hier, à la veille du match contre Liverpool. Le coach italien a réalisé un miracl: sans Makelele, il fait fonctionner une équipe galactique. Sans milieu défensif même, un exploit qui en dit autant sur l’ancien entraîneur du PSG que sur une époque qui ne veut plus entendre parler de récupérateurs purs et durs.


Mais le miracle madrilène en est-il un? Comment Grenade, qui a vendu pour 16,5 millions d’euros et acheté pour zéro cet été, pourrait-il rivaliser avec une telle armada? Les écarts économiques ont certes toujours été partie intégrante du football espagnol – dès les années 50, le Real Madrid était grand et le reste de l’Espagne plus petit. Néanmoins, la rencontre disputée en Andalousie samedi avait de tels airs de match de gala, entre l’aile de pigeon passe décisive de Karim Benzema, les extérieurs du pied de Luka Modric et la domination physique insolente de Pepe dans les duels, que l’on se demande si l’on n’a pas atteint un stade quelque peu grotesque. Le football partage l’idée de hiérarchie de la F1: personne ne conduit la même voiture, et la grille de départ est souvent la même. Les plus grosses écuries européennes, en amassant les recettes et les meilleurs pilotes chaque année, prennent un tour de plus d’avance. Jusqu’au tour de trop? L’exercice 2014/15 du championnat espagnol pourrait bien rassurer les pessimistes. Après dix journées, il y a cinq équipes en deux points. Il est peut-être là, le miracle.
 

 

 

On a aimé


Les nombreux rebondissements d’un Nice-Metz débridé en Coupe de la Ligue (3-3, 2-3 tab). À défaut d’attirer les foules (sauf à Nantes), de tels matches rendent au moins la compétition attrayante sur le plan du jeu.


Le match très complet de Kalidou Koulibaly face à la Roma. Le défenseur central napolitain a certes repoussé les rares ballons chauds devant sa surface, mais c’est surtout par ses jaillissements qu’il s’est distingué. Des montées au timing précis, prolongées loin dans le camp adverse et marquées par une vraie sûreté technique, qui ont surpris les Romains, chanceux de ne perdre que 2-0.


Aymeric Laporte, encore impressionnant pour tenir la défense de l’Athletic Bilbao, vainqueur de Séville (1-0). Il n’est pas le plus remarquable physiquement, mais il est toujours juste dans ses choix, et sa maturité dans le jeu se démontre chaque semaine un peu plus. On l’a même vu frôler le cadre d’un joli coup franc enroulé du pied gauche.


La douce folie de Manuel Neuer, et plus généralement du Bayern Munich. En coupe d’Allemagne contre Hambourg, le portier bavarois fut à la réception d’un long ballon du HSV. D’un contrôle parfait, il posa la balle à terre, avant de relancer. Ce qui rend l’action incroyable? Neuer était dans le rond central. Dans le même match, l’Allemand a aussi fait ça.


À nouveau, l’excellente prestation de Sergio Agüero, cette fois contre Manchester United (1-0). L’Argentin a rapidement oublié un Mondial raté pour se relever et retrouver son meilleur niveau, enchaînant matches, crochets courts et buts. Sans jamais faire beaucoup de bruit, il rappelle régulièrement sa grandeur.


 

 

On ne sait pas trop

 

La défaite de la Juve au Genoa (1-0), en milieu de semaine dernière, avait des airs de hold-up parfait pour le club génois, tant il a été dominé. Les Turinois ont été punis pour leur inefficacité devant le but et une utilisation quasi nulle de la largeur face à une équipe pourtant regroupée dans l’axe. Mais dans cette Juventus plus orientée vers la possession que sa prédécesseure, Carlos Tevez est un régal d’intelligence de jeu et de qualité technique au service du collectif. Il justifie à lui seul de ne pas se réjouir d’une défaite de la Vieille dame.


 

 

On n'a pas aimé

 

Blackpool a licencié son entraîneur José Riga et continue de perdre en Championship, dont il occupe la dernière place. On rappellera tout de même au président qu’il est compliqué de réussir à haut niveau quand on dispose de seulement neuf joueurs pour le premier match et qu’il faut en faire signer le jour-même pour présenter une équipe. Pour créer une cohésion, on a vu mieux.


La performance tout en stupidité de Chris Smalling contre Manchester City dans le derby. Le défenseur des Red Devils a eu la bonne idée de (mal) gêner un dégagement de Joe Hart, pour un premier carton jaune, avant de se jeter naïvement dans un tacle à la desperado sur James Milner. Deuxième carton jaune, et une formation mancunienne réduite à dix. Pendant ce temps, Marcos Rojo se déboîtait l’épaule, et Louis van Gaal doit désormais se demander où trouver des défenseurs centraux.


L’acharnement des consultants britanniques (notamment Robbie Savage et Graeme Souness) sur Mario Balotelli, alors que l’attaquant italien n’est qu’un mal entre cent à Liverpool. En premier lieu, les choix étranges de Brendan Rodgers, qui éteint Raheem Sterling en le plaçant sur l’aile droite, comme l’avait fait Roy Hodgson à la Coupe du monde. Tableau statistique à l’appui.


L’absence continue d’Henrikh Mkhitaryan dans les buts et les passes décisives – double bulle depuis le début de la saison – du Borussia Dortmund. Si l’Arménien a un rôle bâtard dans le dispositif de Jürgen Klopp (contre le Bayern Münich, il a joué axe gauche du milieu), il a un don pour viser les poteaux quand il se retrouve face au but. C’était contre le Real Madrid la saison passée, c’est arrivé à nouveau face aux champions d’Allemagne. L’ancien du Shakthar Donetsk dispose d’un talent incroyable, mais affiche, à l’instar de son équipe, une terrible poisse quand il s’agit d’efficacité.

 

 

 

L'infographie de la semaine

 

Y a-t-il une corrélation entre l’âge et la faculté d’un joueur à être décisif? Éléments de réponse graphiques (par @JeerMy_Shuffle / comme d'habitude, cliquez pour tout bien voir).

 

 

 

 

Les déclas


Dans le résumé télé du match Porto-Sporting, les commentateurs ont dit qu’après avoir marqué le deuxième but, José Mourinho en a demandé un troisième à son équipe. Et on me voit, au bord de la touche, avec le bras tendu et trois doigts levés. Je ne demandais pas un troisième but! Le Sporting avait effectué deux changements et était passé à trois derrière. Donc ce que j’ai dit, c’est ‘trois défenseurs!’. Les joueurs le savaient, car dans la semaine je les avais prévenus que le Sporting pouvait jouer à trois derrière. S’ils jouaient à quatre, on ferait une chose, s’ils passaient à trois, on ferait autre chose. Quand j’ai donné le signal, mon équipe savait déjà quoi faire du point de vue du pressing et de l’équilibre."

Un nouvel exemple de la flexibilité tactique défensive de José Mourinho, cette fois lors de son passage au FC Porto. Une citation extraite du livre “Defense en zona en el futbol” de Nuno Amieiro (via @AlbertBFerrer).


"C’est différent cette saison. Deux équipes ont mis en place un marquage individuel sur moi pour m’étouffer. Contre Villa, (Gabriel) Agbonlahor était à peine intéressé par le ballon ou le match, il me suivait. L’autre match, c’était à West Ham, mais Sam Allardyce a toujours fait ça contre moi. Dans ces deux rencontres, j’ai eu du mal à influer sur le jeu, donc j’ai beaucoup parlé avec Brendan (Rodgers) sur comment le contrer si cela arrive, que ce soit en dézonant ou en avançant vers une position de numéro dix. On a fait ça récemment et ça a bien marché. Je pense que vous allez voir du changement dans mon jeu. Brendan et moi avons préparé des choses."

Steven Gerrard, milieu encore en évolution à trente-quatre ans, dans une interview au Daily Mail.

 

 

 

 

La vidéo de la semaine

 

 

Pourquoi Manuel Neuer, premier gardien depuis Gianluigi Buffon en 2006 à être mentionné comme possible Ballon d'Or, est-il un joueur à part à son poste? Pour tout cela.

 

 

 

 

L'anecdote


Grâce à sa victoire 4-0 contre Al Ittihad Kalba, le club de Al Jazira est deuxième du championnat des Émirats Arabes Unis. Si on évoque cette rencontre qui semble loin de nous concerner, c’est qu’il y a plusieurs têtes connues à Al Jazira: Éric Gerets sur le banc mais aussi Jonathan Pitroipa, auteur d’un but, et Mirko Vucinic, qui a inscrit un triplé. Même si cette équipe peut également compter sur Jucilei, international brésilien il n’y a pas si longtemps, ainsi que Manuel Lanzini, l’un des plus grands talents argentins, elle est pour l’instant derrière El Wahda et sa star Sebastian Tagliabue. Isolés au milieu des locaux, ces étrangers sont au-dessus du lot, à l’image de Vucinic, auteur de treize buts en huit matches. L’an dernier par exemple, aucun Émirati n’était dans le top 15 des meilleurs réalisateurs. Un classement dominé par Asamoah Gyan devant Tagliabue, tous deux à plus d’un but par match. Des exemples parmi d’autres de joueurs de talent bien payés mais pas vraiment à leur place.

 

 

 

 

Le bonus malaise


Un tumblr qui compile des photos d’entraîneurs en vacances estivales, c’est à la fois effrayant et indispensable.

 

 

 

 

La revue de presse anglophone

 

Oui, la taille (des terrains) compte, en football.


Southampton est la bonne surprise de ce début de saison en Premier League, et voici pourquoi.


Le gardien-buteur Rogerio Ceni est un cas pratiquement unique en son genre. Mais pourquoi les gardiens ne marquent-ils pas plus de buts?


Il est un domaine dans lequel Juninho Pernambucano est le maître et Andrea Pirlo son disciple: le coup franc.


Le 0-0 est un savoir-faire hexagonal que la Ligue 1 devrait valoriser. L’Équipe a fait appel à un consultant marketing pro du Power Point.


Pour Gary Neville, défendre en Premier League a bien changé depuis son époque.


Alerte! Le Rayo Vallecano de Paco Jemez, réjouissance de la saison passée en Liga, joue mal!


Retour sur l’ascension vers les sommets de Sergio Agüero, prolifique attaquant de Manchester City...


...et sur celle de David De Gea, gardien du temple de Manchester United.


Jonathan Wilson réhabilite Marouane Fellaini, dont la “résurrection” actuelle n’est peut-être que le reflet d’une erreur de jugement l’an passé.


 

  

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