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Curtis Midfield

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En avant toute (France-Norvège)

Depuis deux rencontres, l'équipe tricolore offre un visage très séduisant avec cinq joueurs tournés vers le but. Et s'il est vrai que cette formule nécessite un rodage indispensable, elle offre des possibilités qui font rêver...
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Drôle de match ! Pas sûr que la France soit championne du monde avec une composition aussi offensive mais en tout cas, on n'a pas fini de s'amuser. Depuis deux rencontres, l'équipe tricolore offre un visage très séduisant avec cinq joueurs tournés vers le but. Et s'il est vrai que cette formule nécessite un rodage indispensable, elle offre des possibilités qui font rêver. Les trois buts marqués à une équipe peu disposée à ouvrir le jeu en sont un joli aperçu. A propos de la Norvège, plaignons à l'avance les spectateurs qui assisteront à leur match contre l'Ecosse. Une bonne séance de ciné remplacera cette rencontre qui risque de faire retourner le foot vingt ans en arrière.

Mais revenons à l'équipe de notre cœur. Toutes les promesses affichées dans le domaine du jeu ont besoin de quelques ajustements pour être totalement convaincantes. Premier bémol : les trois buts encaissés. Plusieurs facteurs explicatifs à évoquer : baisse de fraîcheur physique (on y reviendra), concentration à éclipse et pressing offensif insuffisant d'où la possibilité de relances rapides. La Norvège étant une équipe qui base toute son efficacité sur la qualité et la célérité de ses relances, bloquer celles-ci constituait par conséquent un avantage prépondérant face à ce genre de formation (leçon dont il faudra peut-être se souvenir contre le Danemark). Deuxième bémol : l'organisation mise en place par le sélectionneur et destinée à imposer à l'adversaire notre propre façon de jouer nécessite une condition physique optimale. Or sur la durée d'un tournoi, on sait que ce facteur est un des plus difficiles à gérer. Prions donc pour que les 22 sélectionnés n'arrivent pas en fin de saison totalement carbonisés. Sur ce sujet délicat, comment ne pas évoquer le cas Zidane dont le souvenir de l'Euro nous fait encore plus frissonner d'effroi depuis sa prise de pouvoir au sein de l'équipe. Comment envisager se passer d'un joueur capable d'atteindre un tel niveau de jeu. Que Saint Platini le protège !

Enfin dernier souci sur lequel il faudra se pencher : faire accepter pleinement aux joueurs le schéma tactique proposé. On a vu au lendemain du match que ceci n'allait pas forcément de soi notamment pour les lignes défensives. Celles-ci ont en effet, l'impression d'être livrées à elles-mêmes (impression, on l'a vu renforcée par une absence épisodique de pressing offensif). D.Deschamps se retrouve seul milieu récupérateur (Boghossian occupant un rôle de latéral avec lequel il compose fort bien) et aimerait plus de soutien, L.Blanc regrette de ne plus pouvoir s'intercaler au milieu du terrain.

A.Jacquet va devoir ainsi trancher entre une solution qui convient parfaitement aux cinq de devant (oui cinq !) comme en atteste les performances de Zidane ou de Pires et une solution éprouvée par le passé (un milieu récupérateur de plus) et qui sécuriserait davantage les cinq de derrière. Dans l'hypothèse où il retiendrait la première solution (ce qui semble le cas au vu de ses dernières déclarations), il lui incomberait alors de rallier à cette option les deux principaux relais que sont L.Blanc et D.Deschamps.
On le voit, il existe encore certains détails à régler avant de pouvoir prétendre à la couronne mondiale mais cependant rien qui ne semble vraiment irrémédiable. Vivement la Russie !

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