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Revue de Stress #42

Une victoire abonessian

L'équipe de France a pris la mesure de l'Arménie et des progrès qui lui restent à accomplir. Et si certains choix se précisent, ailleurs, la hiérarchie des joueurs reste à établir…

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Aussi attendue soit cette troisième victoire consécutive, elle mérite d'être fêtée, fût-ce avec modération et en empilant quelques clichés comme Didier Deschamps: "On engrange de la confiance". De fait, l'équipe de France a bien travaillé à Nice, même si son expression n'a pas atteint des sommets.

 

 

 

 

En notant que seuls Lloris, Sagna, Varane et Matuidi ont été titularisés lors des trois rencontres de la saison, la gamme des choix offerts au sélectionneur va plutôt en s'élargissant. Notamment au milieu de terrain où les retours en bleu de Diarra et en grâce de Cabaye auront rivalisé avec le doublé de Benzema au titre de faits du match. Avec Pogba, Kondogbia, Schneiderlin ou Sissoko sur les rangs, la concurrence est intense dans l'entrejeu.

 

Devant, le trio Griezmann-Benzema-Valbuena pourrait emporter durablement la préférence de l'entraîneur: individuellement, ils semblent se détacher nettement de leurs rivaux, et leur entente a confirmé quelques promesses. Souvenons-nous que les trois joueurs ont été alignés ensemble pour la première fois en mars 2014 contre les Pays-Bas, avant de l'être de nouveau aux coups d'envoi des rencontres contre l'Allemagne (lors de la Coupe du monde), l'Espagne, le Portugal et le Brésil. Face à des oppositions relevées, Deschamps joue presque toujours cette carte. Depuis la retraite de Ribéry, Griezmann et Valbuena ont été associés d'emblée lors de onze rencontres…

 

Au fait, la France est première du groupe I, devant le Portugal, et assurée d'une qualification directe pour l'Euro.

 

 

 

La nalyse : Réaction directe

 

(Christophe Kuchly) Le rappel est habituel : chaque résultat, notamment en équipe nationale, est rehaussé ou pondéré par la nature de l’adversaire. Soit c’était "quand même X", soit "ce n’était que X". Ce qui n’a pas forcément toujours de sens quand la qualité des opposants est tellement variable qu’il faut surtout juger le contenu. Plutôt que 4-3-3, parlons donc création, récupération et percussion.

 

 

 

 

Création d’abord. Pendant plus d’une mi-temps, la France n’a pas réussi à proposer un contenu très passionnant, effectuant une passe à dix dans le camp arménien mais sans trouver de solutions. Que les latéraux, notamment Patrice Évra, jouent très haut n’a rien changé. Bien couverts par la défense, les décalages ne faisaient pas de différences et aucun joueur ne parvenait à casser les lignes balle au pied. Il fallut une erreur de l’Arménie, une perte de balle en début d’action alors que le latéral gauche Hayrapetyan était en train de monter, pour que Benzema et Griezmann combinent victorieusement dans son dos. Une action qui sera vaguement imitée sur le quatrième but, inscrit par Benzema face à une équipe déstructurée. Même si ces actions naissent autant d’un pressing intéressant que d’erreurs adverses, avoir su les convertir reste intéressant.

 

Récupération ensuite. On n’en fera pas autant que TF1 sur Lassana Diarra, encensé pendant toute la partie comme le messie. Pas par esprit de contradiction, mais parce que ses bons moments, certes nombreux, sont un peu noircis par quelques erreurs. À deux ou trois reprises, le Marseillais a laissé Mkhitaryan, le seul vrai danger adverse et l’un des meilleurs joueurs d’Europe en ce début de saison, naviguer entre les lignes. Face à une équipe plus réaliste… Bref, on a compris. Son volume de jeu, plus que les quelques récupérations qu’il a stylisées avec sa touche technique, est en tout cas intéressant à plus d’un titre. D’abord parce qu’il se pose en alternative crédible au milieu, ensuite car la présence d’un numéro 6 fort permet de placer ses deux compères du milieu beaucoup plus haut sur le terrain. Pour Matuidi, effacé, cela n’a pas changé grand-chose. En revanche, l’effet sur Cabaye est essentiel. En numéro 8, presque deuxième meneur face à une équipe regroupée, il apporte une capacité à finir les actions qui a peu d’égale à son poste.

 

Percussion enfin. Antoine Griezmann a beau être à la finition des actions avec l’Atlético Madrid, il n’en reste pas moins très rapide, capable de porter le ballon et briser le premier rideau. De quoi offrir une belle alternative avec Valbuena, meneur excentré qui cherche principalement la solution par la passe. Au top physiquement grâce aux entraînements commando de Diego Simeone, Griezmann, le plus dangereux lors de cette rencontre, est capable de faire des différences quasiment équivalentes à la 70e qu’à la 5e minute. Une grande qualité quand il faut fatiguer l’adversaire pour pouvoir le tromper. Et comme Benzema a transposé sa bonne forme madrilène en bleu, ça permet de voir quatre buts, autant de sanctions envers une équipe arménienne qui a trop vite perdu sa cohérence.

 

 

 

 

 

Vu du forum

 

=>> Animasana - 21h06

Un commentateur qui a connu le Lloris niçois, qui fixe son attention sur le travail du 6, des plans larges… Elle ne peut pas être plus longue, la Coupe du monde de rugby?

 

=>> Tonton Danijel -21h22

Notre jeu penche à gauche. C'est bien le seul, à Nice.

 

=>> Mevatlav Ekraspeck - 21h27

À force de voir du rugby, j'attendais que l'arbitre fasse appel au TMO pour valider le but. Et je vous jure que c'est vrai.

 

=>> Tonton Danijel - 21h59

Le Cabaye est tombé sur le chien.

 

=>> Sens de la dérision - 22h09

"Lassana Diarra a une bonne frappe". Ah; comme Toulalan.

 

=>> Didier Feco - 22h27

Le public chante "qui ne saute pas n'est pas français". Autant vous dire que Christian Estrosi regarde attentivement l'écran.

 

 

 

Le moment où Patrice Évra a joué en défense centrale

 

 

 

Crédit : le titre est de djay-Guevara.

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