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Faste et furieux

La Gazette > 8e journée

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Ne manquant jamais une occasion de se faire remarquer, les Lyonnais remportent la seule victoire à l'extérieur d'une journée marquée par les 1-0 à domicile. L'OM s'épargne un blues post-Boleslav, grâce notamment à un Bamogo prêt à tout pour échapper à sa nomination au Ballon de Plomb 2006.

Nancy prend la tête d'une file de suiveurs, ininterrompue entre la 3e et la 19e place. L'ASSE se verrait bien encore en vert sur le classement en relief de la 38e journée, mais il y a de la route, et du monde sur la route. Notons la touchante proximité entre Lens et Lille, posés comme deux perruches sur le rang des 13 points.
Sedan (avec sa première victoire) et Monaco, d'un bon commun, passent au-dessus de la ligne de relégation. Les Niçois restent recordmen du nombre de défaites avec leur sixième contre-performance, tandis que Rennes et Nantes s'intercalent sur le podium à l'envers.


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Les résultats de la 8e journée
Marseille-Toulouse : 3-0
Valenciennes-Bordeaux : 2-0
Nancy-Lens : 2-1
Monaco-Le Mans : 2-1
Saint-Étienne-Paris SG : 1-0
Lille-Nice : 1-0
Auxerre-Nantes : 1-0
Sedan-Rennes : 1-0
Lorient-Troyes : 0-0
Sochaux-Lyon : 0-1


Les 16 gestes de la journée

> l'arrêt réflexe de Fabien Audard qui fouette hors de son but la frappe aux six mètres de Gigliotti.
> le contre millimétré de Blaise Kouassi qui ôte le ballon des pieds de Gignac dans la surface de réparation, en véritable Karl-Heinz Förster troyen.
> la passe en retrait de Jérémie Bréchet et l'arrêt de la flaque de Bonal sauvant un Richert battu.
> la relance de Dusko Tosic, véritable passe décisive dans les pieds de Sylvain Wiltord qui ne pouvait pas rater une si belle offrande.
> le ciseau latéral de Juninho, saisit par Richert à la faveur d’un placement heureux.
> la justesse de jugement de Teddy Richert dans son dégagement sur un corner de Juninho, du poing, sur le tibia de son capitaine projetant le ballon sur l’extérieur du poteau.
> la déviation kung-fu de Nicolas Penneteau sur la volée de Perea aux six mètres.
> les deux arrêts de classe mondiale dans la même minute de Jérémie Janot, déviant main opposé un coup franc de Kalou qui prenait la direction de sa lucarne, puis une tête de Yepes rabattue sur son poteau.
> le coup franc de Benjamin Gavanon pour la frappe victorieuse de Sauget, en retrait et au sol.
> l'extérieur du droit de Daniel Niculae juste entre la main du jeune Briant et son poteau.
> la reprise de volée complètement déchirée de Charles Itandje incroyablement esseulé au point de penalty dans les arrêts de jeu à Nancy.
> le déboulé de Mamadou Niang, sur son aile gauche et son centre en retrait que Cana laisse filer pour une reprise trop écrasée de Pagis.
> la passe décisive de Mamadou Niang de l'intérieur du pied derrière sa jambe d'appuis pour Taïwo, démarqué dans son dos.
> la spontanéité de la volée indirecte croisée d’Habib Bamogo dans le petit filet toulousain, faisant fructifier la belle ouverture piquée en profondeur de Pagis.
> le tifo du kop stéphanois, titré "Paris ville de touristes", représentant une carte de l'Île-de-France distinguant la Seine, Paris et quelques uns de ses monuments abattus un à un par un bulldozer conduit par un supporter barbu.
> le coup d'oeil d'Alain Cayzac vers le voyant de contrôle de la caméra de Canal après son petit coup de pied rageur sans les couloirs menant au vestiaire après la défaite à Saint-Étienne.



La bannette
Le peu à la nantaise
Georges Eo (Ouest-France) : "On a vu le jeu venir, en quelques occasions". Et puis il est vite reparti se cacher en voyant ça.

L'interprète monolingue
Élie Baup (La Dépêche) : "On a eu le ballon pendant les quarante-cinq premières minutes, mais on n'a pas traduit nos possibilités. (…) Nous avons ramené beaucoup de ballons hauts, mais nous n'avons pas su les traduire (…) nous n'avons pas su traduire tout ce que nous avons fait".

Le joueur de cécifoot
Frédéric Piquionne (lequipe.fr) : "Je préfère jouer un peu plus haut, souvent dos au jeu".

La consigne qu'on signe pas
Bonaventure Kalou (L'Équipe) : "À la mi-temps, l'entraîneur a dit qu'on allait passer en 4-4-2, c'est ce qu'il a fait". Et vous, vous avez fait quoi?

L'entraîneur à tous les râteliers
Gérard Houllier (Le Progrès) : "La victoire avec les dents".

La recrue pas encore dans le rythme rennais
Daniel Moreira (lequipe.fr) : "Je pense que nous allons passer une trêve de quinze jours difficile". Au contraire, c'est le moment de profiter de la vie.

Le SM à l'ASM
Laszlo Bölöni (lequipe.fr) : "C'est une victoire de la douleur".

L'entraîneur qui prend du volume
Antoine Kombouaré (lequipe.fr) : "C'est une énorme victoire, je félicite mes joueurs qui ont réussi un match énorme".
Ricardo (lequipe.fr) : "Depuis la saison dernière, Antoine fait un travail énorme".

L'aléa sportif parisien
Jérémie Janot (Le Progrès) : "Avec Pauleta, tout peut arriver". Même rien.

La libération par la parole
Charles Itandje (L'Équipe) : "Je vais dire tout et n'importe quoi tellement je suis énervé". Est-ce que ça beaucoup change des interviewes où vous dites tout et n'importe quoi en étant parfaitement calmes?

L'ultimatum
Alain Cayzac (C+) : "Si on m'en laisse le loisir, je pense pouvoir arriver à quelque chose. Si bien sûr je reste trois mois, je ne serais pas plus brillant que d'autres".

Le double handicap
Matt Moussilou (L'Équipe) : "Avoir de bons joueurs, ce n'est pas tout, il faut aussi être en confiance".

Le VRP de Canal qui craint vraiment les 0-0
Grégoire Margotton (Canal+) : "Le Cercle 1 vous avait fait peur, Le Cercle 2 va vous terrifier".

Les ogres de la Ligue 1
Yann Lachuer (L'Équipe) : "Lorient et Troyes ont joué comme deux équipes qui se craignaient".

Le classement à l’envers lu au premier degré
George Éo (L'Équipe) : "On sent que le groupe prend son envol".

Les notions de base à revoir
George Éo (L'Équipe) : "Reléguable, ça ne veut rien dire". FCNA non plus, et pourtant les deux vont de mieux en mieux ensemble.

Le besoin d’isolement
Albert Emon (L'Équipe) : "Pendant deux jours, je vais pouvoir aller tranquillement à la pêche". C’est le seul endroit où José Anigo ne te suit pas ?

Le joueur qui va se faire engueuler
Seydou Keita (L'Équipe) : "Les arbitres sont humains. Contre Monaco, on était contents. Là, on est en colère parce que le penalty n'y était pas. Ça fait partie du jeu, il faut l'accepter".

Le Top "Dissolution du classement de l'offensive"
1. Pierre-Alain Frau (lequipe.fr) : "On n'arrive pas à marquer, il n'y a rien à faire!"
2. David Jemmali (Sud-Ouest) : "Il va falloir chercher à prendre des nuls avant de chercher autre chose. L'année dernière, on n'était pas forcément jolis à voir jouer mais à l'arrivée, on gagnait 1-0".
3. Florent Balmont (JDD) : "Nous étions venus pour le nul et nous avons failli l'obtenir".



Rennes, l’ascenseur interne

logosrfc.gifLa devinette fit les beaux jours des travées du Stade de la Route-de-Lorient dans les années 1980: "Qu’est-ce qui est rouge et noir, qui monte et qui descend?" Incessant ascenseur, le Stade rennais était chaque année soit trop fort pour la Division 2, soit trop faible pour la Division 1. Ce temps est révolu, le club s’étant accoutumé au plus haut degré national depuis 1994. Il ne fait plus l’ascenseur. En tout cas plus entre deux divisions.
Car le SRFC fait désormais l’ascenseur au sein même de la Ligue 1, ce qui relève d’une belle fidélité à ses valeurs oscillatoires historiques. Les récentes saisons rennaises sont des successions de lamentables séries noires, entrecoupées de soubresauts et de remontées improbables. Au cours des deux exercices passés, les Bretons ont ainsi procédé par saccades. Ils ont notamment commis une chevauchée fantastique au printemps 2006, ridiculisant l’OL à Gerland par 4 à 1, puis battant leur record de victoires consécutives en championnat. Or, ils avaient commencé la saison piteusement, avec une défense de cartoon, après avoir pourtant fini la précédente aux portes de la Ligue des champions…

Le bouton "montée"
La saison 2006-2007 ne fait pas exception. Amputé de joueurs clés à l’intersaison (Gourcuff, Frei, Kallström), l’effectif est trop juste, démarre avec de nombreux blessés ou de jeunes pousses ayant la tête ailleurs (Faty vient d’être annoncé à la Juve). Le rendement des recrues – notamment Bruno Cheyrou – est même vilipendé par le coach sur une radio locale. Bref, Rennes est 19e, après avoir célébré comme il se doit la première victoire sedanaise.
Pourtant, gardons-nous d’enterrer les Rennais et d’en faire des relégués vraisemblables. Bölöni est parti se rater à Monaco, mais Dréossi connaît le groupe et son phénoménal potentiel de réaction. Fort des expériences précédentes, et bien qu’indécrottablement maussade, il semble à même de redonner à ses joueurs la confiance qui leur manque – d’autant qu’Utaka, Monterrubio ou Moreira ne sont pas devenus des chèvres en un été. Il est temps d’actionner le bouton "montée" de l’ascenseur interne pour entamer une diabolique spirale de victoires, et doubler les clubs présumés inférieurs qui les devancent actuellement, tels Sedan, Troyes et le PSG.
D’ailleurs, Jean-Michel Larqué a dit sur l’antenne de RMC toute son inquiétude quant au maintien du Stade rennais à la fin de la saison. C’est le signe d’un renouveau tout proche.



Janot l'a peint

Aux lendemains de cette 8e journée, l'AS Saint-Étienne doit largement sa courte victoire face à Paris (et une 4e place que l'on peut qualifier d'un peu usurpée au vu de la qualité de jeu proposée) à la performance de Jérémie Janot. Le gardien stéphanois a notamment été l'auteur d'un "triplé" à vingt minutes de la fin, lorsque successivement, il alla chercher un coup franc de Kalou dans sa lucarne, avant de repousser une tête piquée de Yepes puis une autre de Pauleta également à bout portant, quelques instants plus tard... Une nouvelle intervention spectaculaire en fin de match, sur une frappe d'Armand, paracheva la performance.
Mais faut-il s'en étonner, via le hasard d'une retransmission télévisée, alors que c'est la régularité – bien plus que ses coups d'éclat – qui caractérise les prestations de Janot? Une régularité essentielle à ce poste, et qui vaut à son équipe un nombre considérable de points gagnés ou sauvés. Un constat valable depuis la saison de la remontée, à laquelle il avait pris une part prépondérante...

janot_mappa.jpgPour nettoyer sa surface, Jérémie Janot a choisi les gants Mappa.
Janot souffre d'un double handicap. Sa taille, d'abord, incessamment rappelée comme si elle constituait une sorte de seuil de compétence inversé qui rend inenvisageable une reconnaissance plus grande – telle qu'une simple candidature à l'équipe de France. Son caractère fantaisiste, ensuite, que lui ont valu ses débordements vestimentaires et quelques autres excentricités (voir les Trophées du n°28). Du coup, certains sont tentés de dévaluer ses prestations, au motif qu'elles seraient trop spectaculaires pour être honnêtes, l'exubérance de l'Alonzo forézien devenant presque suspecte.
Au terme de la saison 2004/2005, nous l'avions élu chouchou officiel, notamment pour le nombre considérable de lucarnes qu'il avait fournies (voir Jérémie Janot, notre héros). Bridé de ce côté, il doit désormais compter sur les caméras pour rappeler qu'il est une valeur sûre du championnat. Et un vrai bon gardien de but.



Quand les clichés servent d'excuses

Le football offre un festival permanent de clichés en tout genre. Parmi les plus ancrés dans notre inconscient culturel, il y a les "styles de jeu" qui s'attacheraient à telle ou telle équipe. Le "jeu à la nantaise" s'est ainsi transformé en tarte à la crème à servir dès que les Canaris alignaient trois passes consécutives (depuis, l'expression n'a plus cours).
Dans notre championnat, l'AJ Auxerre bénéficie également d'une identité immuable en dépit du retrait de Guy Roux. On devrait plutôt dire qu'elle bénéficie plus encore à ses adversaires, qui vont systématiquement évoquer les stéréotypes d'usage pour expliquer leur défaite. Car contre l'AJA, on ne perd jamais vraiment par sa propre faute, puisqu'on évoquera immanquablement ces satanés Auxerrois diaboliquement habiles pour plier une rencontre contre le cours du jeu.

Dans ce registre, les Nantais ont réalisé un petit festival à eux seuls après leur match à l'Abbé-Deschamps. Georges Eo: "Ce n'est jamais facile de jouer contre Auxerre". Loïc Guillon: "C'est ça la grande force d'Auxerre. Ils mènent, ferment tout en deux passes, sont capables de vous assommer en contre (…) C'est Auxerre, ça se joue sur des détails". Franck Signorino: "Contre eux, on fait souvent le match, on croit avoir la maîtrise des événements, mais à la sortie on repart bredouilles" (citations extraites de L'Équipe).
Avec Lyon invincible, ça fait quand même six points dont la perte n'exige pas des joueurs et des entraîneurs qu'ils se cassent trop la tête pour les justifier.



Menez ressuscite l'Espoir

menez_130.jpgAvait-on déjà perdu la trace de Jérémy Menez, chef de file de la "classe 1987" – cette génération dorée des Nasri, Ben Arfa ou Benzema? Bien avant de resurgir avec un but qui a donné la victoire à Monaco contre Le Mans, le champion d'Europe des moins de 17 ans (2-1 contre l'Espagne en mai 2005) s'était en effet signalé par sa précocité, en étant le plus jeune footballeur à signer un contrat pro en France, à l'âge de seize ans. C'était en février 2004 au profit de Sochaux, son club formateur, peu de temps après des sollicitations de Sir Alex Ferguson en personne. Furieux de sa décision de rester dans le Doubs, son agent de l'époque l'avait attaqué devant le Tribunal de grande instance de Créteil, estimant avoir été victime d'un préjudice financier!
La suite semble toute tracée : premier but à Monaco, en novembre 2004, et quelques semaines plus tard, en janvier, le triplé le plus rapide de l'histoire du championnat de France, entre la 78e et la 85e minute, face à Bordeaux au Stade Bonal...

Attaquant contrariant
À cette époque, son sélectionneur national Philippe Bergeroo affirme que Menez ne pense qu'à "marquer, marquer et encore marquer"... Près de trois ans plus tard, on ne reconnaît pas le portrait: avec seulement 4 réalisations pour 24 matches en 2004/2005, et 3 pour 31 matches en 2005/2006, on peut difficilement évoquer un futur goleador. Il a d'ailleurs été progressivement requalifié en milieu gauche, un poste qu'il a le plus souvent occupé la saison passée à Sochaux, et auquel le destine également Laszlo Bölöni.
Mais où en sont les espoirs placés en lui, aujourd'hui? Il s'est montré plus régulier que réellement brillant au cours d'une dernière saison délicate à Sochaux (1). Son mental est parfois mis en cause, et l'on se souvient de Guy Lacombe avouant les vraies raisons de son intégration dans le groupe pro de Sochaux: "Ce n'était pas parce qu'il flambait, au contraire, c'est parce qu'un jour, en moins de 18, il m'a fait peur: il était là, hagard, et je me suis dit qu'il fallait le mettre devant la difficulté pour le faire progresser".

La difficulté, Menez est bien parti pour la fréquenter à Monaco. Son transfert discret, pour une somme qui peut apparaître modique (on parle de 3,5 millions d'euros), indique en tout cas que la cote du prodige n'a pas encore atteint les sommets espérés. Mais beaucoup de jeunes joueurs prometteurs connaissent un creux dans leur parcours, après leur émergence, et parviennent à resurgir plus tard. Menez préférera les imiter, plutôt que de suivre la trajectoire de son nouveau coéquipier sur le Rocher, Camel Meriem, lui aussi ancien de la maison sochalienne et espoir déchu.

(1) Il a été toutefois été appelé, pour la première fois, en équipe de France Espoirs (sans jouer, contre l'Ecosse et la Slovénie en septembre), mais n'a pas été retenu par René Girard pour disputer le barrage contre Israël (Euro 2007).


L'envers du championnat > 8e journée
En raison d'un mouvement social mené par certaines catégories de personnel, le classement à l'envers est livré sans commentaire. Il est assez déprimant comme ça, de toute façon.

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