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Alex Lagazette

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Les percées d'Adama Traoré

La Gazette de la L1 : 1ère journée

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Les résultats de la journée


Olympique de Marseille 4 - 0 Toulouse FC
FC Nantes 1 - 3 AS Monaco
Angers SCO 3 - 4 Nîmes Olympique
LOSC 3
- 1 Stade Rennais FC
Montpellier Hérault SC 1 - 2 Dijon FCO
OGC Nice 0 - 1 Stade de Reims
AS Saint-Étienne 2
- 1 EA Guingamp
Olympique Lyonnais 2 - 0 Amiens SC
Girondins de Bordeaux 0 - 2 RC Strasbourg Alsace
Paris Saint-Germain 3
- 0 SM Caen

 

 

 

 

 

Nous l'avons tant aimée

La Ligue 1 a repris ses droits ce week-end, et de quelle manière! Avant de nous plonger dans cette nouvelle saison, petit retour (non-exhaustif!) sur la saison 2017/18 de notre Ligue 1.

 

Derrière un “Gros Quatre” dominateur comme jamais, personne n'a su se montrer très régulier, mais on notera quand même les fulgurances de Nice et son Balotelli pour la dernière saison de Favre, la deuxième partie de saison en boulet de canon de Saint-Étienne avec Jean-Louis Gasset de retour au premier plan et des recrues bien senties en janvier, Dijon qui a assuré le spectacle des deux côtés du terrain toute la saison et Strasbourg de retour en Ligue 1, avec des matchs endiablés et un public plus enflammé que jamais. Parmi les nombreux joueurs ayant foulé les pelouses de France, difficile de ne pas en faire ressortir quelques-uns…

 

Neymar: Un début en fanfare, des gestes exquis, des provocations, une altercation pour un penalty et puis… une blessure qui l’éloignera des terrains jusqu’à la fin de la saison (avec malgré tout le titre de meilleur joueur en n’ayant disputé qu’un match sur deux). On espère le voir plus souvent cette année avec le PSG.

 

Malcom: Si son plan de carrière l’envoie à Barcelone (plutôt que Rome), la Ligue 1 peut quand même se targuer d'avoir une nouvelle fois vu éclore une vraie pépite. Malgré quelques fautes de communication compréhensibles pour son jeune âge (un selfie avec Neymar tout sourire après une sévère défaite 6-1, après avoir déjà échangé son maillot avec lui à la mi-temps. Maladroit...), il aura éclairé les matchs des Girondins de ses gestes et de sa technique soyeuse mais aussi de ses frappes aussi surpuissantes que décisives.

 

Luiz Gustavo: Arrivé avec des doutes sur ses récents états de service par rapport à ses émoluments, le Brésilien aura vite fait taire toutes les critiques pour s'imposer comme le patron et le régulateur du jeu marseillais. Il a soulagé ses partenaires pour leur permettre de briller, tout en plaçant quand il le fallait quelques banderilles bien senties. Encore omniprésent cette année?

 

Florian Thauvin: Si Luiz Gustavo a pris la responsabilité du jeu marseillais, c'est Florian Thauvin qui aura souvent débloqué les situations par ses dribbles, ses centres millimétrés et ses frappes enroulées dans le petit filet. Une saison statistique de haut vol qui l'aura mené jusqu'à un titre mondial avec les Bleus.

 

Karl Toko-Ekambi: La progression régulière du Camerouno-Parisien s'est brusquement accélérée. Après une saison de découverte de la Ligue 1 en tant qu'ailier, le tournant a été son repositionnement en pointe à la suite du flop Enzo Crivelli. Il y est devenu une référence offensive décisive pour le SCO, qu'il n'a pas voulu quitter cet hiver – malgré de belles offres – pour l'aider à se maintenir. Pari réussi pour le club et le joueur, qui en a profité pour montrer une palette d'attaquant complet qu'on ne soupçonnait peut-être pas. En plus de ses qualités de vitesse et de dribble, il s'est révélé utile en appui et surtout doté d'un véritable instinct de finisseur. Tout cela lui vaut de finir la saison avec dix-sept buts et le prix Marc-Vivien Foé de meilleur africain de Ligue 1. Il a quitté la Ligue 1 cet été pour rejoindre Villarreal, mais on espère qu’un autre Angevin prendra sa suite. Peut-être Flavien Tait ?

 

Flavien Tait: Le repositionnement de Karl Toko-Ekambi a aussi libéré une place sur l'aile gauche angevine, opportunité dont s'est saisi Flavien Tait. Arrivé sur le tard et la pointe des pieds au plus haut niveau, ses apparitions réussies et de plus en plus fréquentes lui ont permis d'y faire son trou. Il a gagné la confiance de son entraîneur et la sympathie des supporters par sa capacité à accélérer le jeu et sa justesse technique, sans négliger la besogne défensive nécessaire dans l'équipe de Stéphane Moulin. Tait a conclu l'année en beauté avec ses premiers buts en Ligue 1, aussi spectaculaires que précieux pour le maintien du SCO.

 

Memphis Depay: Un joueur arrivé avec un statut important et une image mitigée. Il aura souvent semé le doute autour de lui avant de finir la saison sur une autre planète à la suite d’un repositionnement décisif. Des buts, des passes en quantité bien sûr, mais surtout venus d'ailleurs, toujours au moment où il le fallait.

 

Mais la présence de ces joueurs ne nous fera pas oublier, par exemple, le projet lillois de Lopez, à base de jeunes joueurs surpayés et de cadres balayés, avec de l'argent dont on ne sait pas trop s'il existe. Le tout pour virer au bout de trois mois l'entraîneur autour duquel tout était bâti...


Ni les multiples erreurs de la Goal Line Technology, justifiées de manière toujours plus abracadabrantesques et qui ont fini par mener à l'arrêt du contrat entre la Ligue et le prestataire. Pas mal pour un système souvent présenté comme infaillible.

 

Encore une saison de tous les excès dans la répression des supporters: interdictions de déplacements presque systématiques, nombreuses tribunes fermées, discours accusateurs et rarement constructifs... L'avenir des ultras et de l'ambiance des stades est en danger.

 

Encore une saison compliquée pour les arbitres aussi: des erreurs impardonnées, des décisions systématiquement remises en question, des contestations toujours plus véhémentes qui vont jusqu'au contact physique sans être punies... avec, en point d'orgue, le craquage de Tony Chapron. On espère cette année plus sereine de ce point de vue, qui sait?

 

 

 

"Si j'ai décidé de me retirer de la liste des écuyers,
c'est que je considère que le choix du seigneur à mon égard
ne répond à aucune logique chevaleresque."

 

 

 

  

 

Les gestes

La reprise comme elle vient de Whabi Kahzri sur un centre de Loïs Diony.

 

Loïs Diony qui marque d’ailleurs le but de la victoire en seconde mi-temps, spirale de la résurrection en perspective?

 

L'incroyable contre monégasque qui part d'une parade de Diego Benaglio: le ballon est dégagé sur Radamel Falcao qui ouvre rapidement sur Stevan Jovetic, lequel va crucifier Ciprian Tatarusanu et les Nantais par la même occasion.

 

L'arrêt main gauche du gardien roumain, qui reçoit du regard éberlué de Falcao le meilleur des hommages.

 

La volonté affichée par les Nantais de jouer au foot, libérés après des années de jeu plutôt frustré.

 

Les déboulés de Nicolas Pépé, le Lillois et Bertrand Traoré, le Lyonnais, inarrêtables et décisifs dans les victoires de leurs équipes.

 

La caresse de Memphis qui dépose un coup franc idéalement placé dans la lucarne du deuxième poteau de Régis Gurtner.

 

Les cinq dernières passes strasbourgeoises en une touche de balle (dont deux une-deux successifs Jonas Martin-Anthony Gonçalves puis Jonas Martin-Adrien Thomasson) avant que Nuno Da Costa n'ait plus qu'à pousser le ballon dans le but bordelais.

 

 


Le triple une-deux entre Yassine Benzia et Nicolas Pépé qui traversent toute la moitié de terrain rennaise.

 

Les mêmes qui récidivent avant de servir Jonathan Bamba.

 

Le slalom et la frappe sèche au premier poteau de Moussa Doumbia, un but de trop à rattraper pour Nice.

 

Le maillot sans sponsor du LOSC.
 

 

 

 

 

 


Les antigestes

Les débuts catastrophiques de Brice Samba: relance sur l'adversaire pour le but de Neymar et contrôle trop long qui permet à Timothy Weah de subtiliser la balle pour le 3-0.

 

L'enchaînement dégagement raté sur l'adversaire de Benoit Costil-plaquage valant rouge de Pablo, qui plombe les ambitions girondines dès les premières minutes.

 

La poignée de main de Giovanni Sio pour Michel Der Zakarian lors de sa sortie, l'entraîneur sanctionnant de suite ce geste technique en lui montrant lui-même comment réaliser un serrage de main bien ferme.

 

La pelouse du stade des Lumières à Décines, plus adaptée aux châteaux de sable qu'au foot.

 

L'air-marquage de Ellyes Skhiri sur le Dijonnais Sénou Coulibaly, lui permettant de marquer son premier but en Ligue 1 d’une reprise supersonique et qui offre la victoire à Dijon.

 

Timothée Kolodziejcak, qui rate de peu le cadre sur son petit lob sur Stéphane Ruffier, son propre gardien.

 

Le petit pas en avant de Diego Carlos qui ne met pas hors-jeu Stevan Jovetic et lui assure un un-contre-un face au gardien.

  

 
 

 

 

Le match qu'il ne fallait pas rater

Un promu qui renverse une situation bien mal embarquée, en infériorité numérique, il ne fallait pas être un expert en pari pour deviner le match à ne pas manquer ce week-end! Petit florilège pour faire parler l’imaginaire avant un résumé vidéo:

 

Les Angevins qui oublient complétement le marquage à 3-1 en leur faveur.

 

La percée en force et tout droit de Sada Thioub, et sa conclusion en finesse.

 

Les deux centres en retrait décisifs de Stéphane Bahoken.

 

La parade main opposée de Paul Bernardoni sur un coup franc parfait de Thomas Mangani.

 

Harrison Manzala qui tue deux mouettes et un pigeon plutôt que de tuer le match.

 

Et la tête plongeante de Clément Desprès, ratée mais qui finit quand même au fond.

 

 

 

 

 

 

Les observations en vrac

Jean Diony a fini son séjour dans le Forez. Welcome back Loïs!

 

Pas dépaysant, après une année d'archi-domination, le "Gros Quatre" se positionne déjà aux avant-postes.

 

Pas dépaysant non plus, déjà deux mains litigieuses sanctionnées, comme à la Coupe du monde, pour accorder des penalties. La VAR n'est jamais avare.

 

À Geoffroy Guichard, la LFP avait fermé les deux tribunes Nord et Sud pour le match contre Guingamp. Ce qui ne l'a pas empêché d'annoncer vingt-six mille spectateurs pour le match, alors que le club n'en donne que dix-sept mille.

 

 


It's coming home! Même si le trophée de la Coupe du monde a été présenté ce week-end à Marseille, Lyon et Paris, le véritable événement de cette première journée s'est déroulé à Lille. À la suite de sa victoire 3-1 face à Rennes, le LOSC a en effet récupéré le Bâton de Bourbotte dont il fut le premier détenteur, en août 1946.

 

Le PSG a démarré sa quarante-cinquième saison consécutive en première division, battant ainsi un record longtemps détenu par le FC Nantes, jusqu'à sa première relégation (1963-2007). Le PSG ne devrait pas perdre ce record tout de suite. Même s'il était relégué à la fin de la saison, ce qui semble improbable, il le conserverait encore une quinzaine d'années, puisque si on prend en compte uniquement les séries de saisons consécutives en cours. Or le suivant dans ce classement est l'OL, en Ligue 1 depuis 1989.

 

 

 

 

"J'ai une Regina et un déambulateur, c'est pour qui?"

 

 

 

 

 

Le championnat à l'envers

On ne fera pas dire à une première journée ce qu'elle ne veut pas dire. Il n'empêche, puisque même ceux qui ne le disent pas sont bien obligés de prendre les matches les uns après les autres, il faut bien faire une première analyse de cette nouvelle édition du championnat à l'envers. D'autant que plusieurs protagonistes de la saison dernière, qu'on ne qualifiera pas de favoris pour ne pas les froisser, se sont déjà mis en valeur.

 

On pense à Caen bien sûr, même si le calendrier offrait un déplacement compliqué sur le terrain du bonnet d'âne parisien. En attendant de savoir la reproductibilité des performances, on salue le potentiel. Et celui de Brice Samba, le gardien normand, est impressionnant. On dit qu'un portier moderne est un onzième joueur de champ, et lui fut meilleur relanceur que ses dix partenaires réunis. Toulouse, qui a rappelé Alain Casanova, a de son côté soigné le money-time pour être leader, un début idéal déjà vécu par son coach la saison dernière à Lens. On dira ce qu'on voudra, l'expérience reste un facteur important dans une compétition aussi relevée.

 

Mais la vraie bonne affaire du week-end nous vient d'Angers. Un 3-4 à domicile face à un concurrent direct réduit à dix alors qu'il y avait 3-1 à l'orée du dernier quart d'heure: voilà un match-référence sur lequel Stéphane Moulin va pouvoir bâtir. Comment la concurrence pourra-t-elle rivaliser? Du côté de Bordeaux, outsider inattendu, on a une réponse: passer à dix d'entrée, une stratégie ambitieuse expérimentée avec succès par Pablo. Des retournements de situation, des idées... Si Metz a dominé le dernier exercice malgré une grosse concurrence, la bataille sera une nouvelle fois féroce.

 

 

 

 

Le championnat vu par Twitter

 

 

 

 

Merci à et alors, Mik Mortsllak, Moravcik dans les prés, poiuyt, Toni Turek, Tonton Danijel, vertigo, Yul rit cramé pour leurs contributions. La compilation de AKK rends tes sets et les lucarnes sont de Di Meco et de McManaman.

  

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