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Richard N

 

Pionnier du foot sur le Web avec Kick'n'Rush, historien pour les Cahiers et Footichiste pour son compte.


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Larqué 1975, une question d’équilibre

Un jour un but - Le 14 juin 1975, la finale de la Coupe de France entre Saint-Étienne et le RC Lens est le théâtre d'un but somptueux signé Jean-Michel Larqué.

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C'est Jacques Thibert, dans L'année du Football 1975, qui dresse l'inventaire du geste parfait: "Regard sur le ballon, bras en balanciers, pied gauche d'appui pointé vers le but, pied de frappe pointe baissée, pivotement harmonieux et frappe en coup de fouet." Le but est signé Jean-Michel Larqué, et sur le ralenti SFP, Thierry Roland s'égosille: "Et une reprise de volée, mais alors, sensationnelle, extraordinaire... Lannoy plonge, mais il est battu!"

 

 

La rencontre touche à sa fin lorsque survient le moment de grâce. Lens et Saint-Étienne ont livré une finale d'excellente facture, l'une des plus belles, selon les spécialistes, que l'on ait disputé pour la coupe de France. Le public du Parc est ravi de suivre ce match, dans une ambiance festive, à mille lieues de l'esprit pourri du Bayern-Leeds disputé quinze jours plus tôt au même endroit, pour le compte de la Coupe d'Europe des clubs champions.

 

 

« On a même vu des Lensois applaudir »

Le résultat de cette cinquante-huitième finale de la Coupe de France n'a aucun impact sur l'avenir des deux clubs. Comme Saint-Étienne a conservé son titre de champion de France quelques jours plus tôt, Lens est certain de disputer la Coupe des coupes quoi qu'il arrive. Le Racing a toutefois tenté de faire chuter le favori stéphanois. Juste avant la mi-temps, le Gaulois Daniel Leclercq a déclenché un tir que Curkovic a détourné sur sa barre. Zuraszek a récupéré le ballon, mais a été stoppé par l'intervention in extremis de Christian Lopez. Lens a laissé passer sa chance. En deuxième mi-temps, les Verts ont fait parler leur supériorité technique et vu leur domination concrétisée par un but d’Oswaldo Piazza.

 

Il reste alors onze minutes à jouer. Piazza lance Gérard Janvion sur l'aile droite. Le Martiniquais centre. Jean-Michel Larqué, dans l'arc de cercle de la surface de réparation, trouve l'équilibre parfait et reprend du pied droit. La balle se niche sous la barre. "On a même vu des Lensois applaudir", lira-t-on le lendemain dans L’Équipe, qui met une photo du but à sa Une.

 

Jean-Michel Larqué a inscrit de nombreux buts pour l'AS Saint-Étienne, une centaine environ pour quatre fois plus de rencontres. Il a passé quinze ans sur les terrains de foot, puis plus du double par la suite dans les tribunes de presse et les rédactions, suffisamment pour que le commentateur donneur de leçons et un peu aigri brouille l'image du magnifique footballeur qu'il fut.

 

Avec sept titres de champion et trois Coupes de France, Jean-Michel Larqué détient l'un des plus grands palmarès individuels du foot français. Capitaine des glorieux Verts des épopées européennes, il n'a connu que quatorze sélections en équipe de France, entre 1969 et 1976, à une époque où celle-ci était encore au plus creux de la vague. Ce but magnifique en finale de la Coupe de France 1975 est la signature d'un talent que rien ne doit faire oublier.

 

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