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Jamel Attal

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Les raisons d'y croire

Le foot anglais enfin à sa place

Le football anglais, c'est un vent violent, celui qui dans les stades s'élève des poitrines et souffle dans les voiles de ses équipes pour les transcender. Quand la parole revient au jeu, le vent retombe, les braises s'éteignent et la reine est nue.
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Le football anglais, c'est un vent violent, celui qui dans les stades s'élève des poitrines et souffle dans les voiles de ses équipes pour les transcender. Quand la parole revient au jeu, le vent retombe, les braises s'éteignent et la reine est nue.

Le secret était que les Anglais avait une telle foi en leur supériorité que leur mental leur a permis de continuer à prendre le meilleur sur meilleur qu'eux. Tant qu'ils ne s'apercevaient pas, et tant que les clubs français entretenaient le complexe inverse, on a dû assister à de désolantes éliminations (Paris et Auxerre contre Arsenal, Auxerre contre Liverpool, Metz contre Newcastle...). Il aura fallu l'an dernier que l'ASM sorte les Magpies et que PSG récidive avec Liverpool pour que s'engage une prise de conscience de la part des clubs hexagonaux (Bordeaux s'étant laissé incompréhensiblement — c'est à dire dans le plus pur style girondin — éliminer par Aston Villa).

La qualification des joueurs de Tigana à Old Trafford est hautement significative, sur le terrain du tenant du titre et leader de la Premier League. Le paradoxe est que cet ascendant devient manifeste au moment où les clubs britanniques ont comblé une partie de leur retard sur le foot continental.
Mercredi soir, les Monégasques semblaient jouer à 12 en première mi-temps, tant il y avait de place pour poser le jeu et redoubler les passes, surclassant techniquement et tactiquement les Mancuniens, faisant presque jeu égal sur le plan physique. Pressing et placement ont raison de ce football certes spectaculaire, mais manquant rapidement d'imagination. Tout comme les ballons, il oublie le milieu de terrain, qu'il suffit de tenir tant en récupération qu'en construction pour neutraliser l'essentiel du danger. En Coupe d'Europe, on ne retrouve pas ces boulevards offerts à des attaquants lancés sur 40 mètres, ces bourdes de défenseurs et ces trouages de gardiens qui font le spectacle outre-Manche. Richissimes, les clubs devront encore s'acheter une véritable culture tactique (qu'ils commencent à importer avec des cadres continentaux) et inculquer aux joueurs une hygiène sportive plus en rapport avec le haut niveau qu'avec la consommation nationale de bière. Ils devraient aussi acquérir des paraboles satellite et arrêter de se regarder le nombril, afin au moins de reconnaître un des meilleurs gardiens du monde lorsqu'il arrive sur leur territoire.

La sélection anglaise, bien menée par Hoddle, a réussi un beau tournoi de France, surprenant par ses progrès techniques et confirmant ses vertus collectives. Un an plus tard, il faudra la revoir contre les mêmes équipes, cette fois à motivation égale : il est assez probable que son parcours ressemble à celui de ses clubs ces dernières années, même s'il faut compter avec l'énergie surnaturelle que les Britons parviennent parfois à générer.

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