> article précédent

Fernandez déjà sur la corde raide

> article précédent

Un classique de la bêtise

Ligue 1 : le feuilleton, épisode quatorze

À part Nice, rien ne dure dans ce championnat qui continue de nous jouer de l'accordéon, avec des "up" et des "down", comme dirait Guy Roux. Le titre n'est décidément pas joué (sauf si Nice…). Un épisode imagé, parfois un peu grossier.
Partager
La morale générale La rédaction des Cahiers du foot est sans doute la plus frileuse du web sportif (et au-delà). Voilà maintenant trois mois que nous répétons à chaque journée de championnat, comme une rengaine, qu'il faut prendre d'infinies précautions dans les analyses des résultats de chaque journée*. Et plus que jamais, cette 16e journée du championnat vient nous conforter dans une confortable position d'attentistes: jamais le classement n'avait été aussi resserré. De Guingamp (4e) à Nantes (13e), dix équipes se tiennent chaud en trois points. C'est ainsi que les strasbourgeois, à la faveur de leur match en retard disputé dimanche en fin d'après-midi, ont bondi d'une très modeste quatorzième place à la cinquième position de l'élite. Nous avons donc affaire à une véritable attaque de clones: tous ces clubs possèdent sensiblement le même nombre de points, de victoires ou de défaites, et aucun ne se distingue par sa différence de buts. Tous semblent capables d'enchaîner les bonnes périodes comme les mauvaises (Sochaux, Guingamp, Auxerre, Nantes…) malgré des budgets et des ambitions différentes. Et si les deux Olympiques (Marseille et Lyon) peuvent être satisfaits de s'être extirpés de ce peloton, ils ne comptent finalement que trois petites unités sur le premier de leurs suiveurs. Surtout, ils alternent le bon (souvent) et le médiocre (parfois). Voilà finalement des faits qui devraient calmer les excités de la gâchette, qu'ils sévissent dans la presse spécialisée ou dans les staffs dirigeants: très peu de clubs sont aujourd'hui lâchés dans la course au titre et encore moins dans celle aux accessits européens. Finalement, des treize équipes de tête, qui peuvent encore toutes prétendre finir dans les trois premiers, seul l'OGC Nice fait preuve d'une régularité à toute épreuve. Les Azuréens n'ont perdu que deux fois depuis l'ouverture des "hostilités". Ils n'ont même subi qu'une seule défaite lors de leur quinze derniers matchs. Et surtout leur défense de fer pourrait battre des records d'imperméabilité en fin de saison. * Pour un magnifique contre-exemple, voir Ligue 1 : Le feuilleton, épisode tierce.

Ziani donne ses consignes à Angel Marcos.
Les observations en vrac Précision : l'inscription "Tua camisola por favor", vue dans les travées de Lescure n'était pas destinée à Pauleta mais à Christophe Delmotte. Cardetti ne marque de penalties que lorsque le point pour le tirer est situé à l'intérieur de la zone des six-mètres. Ça y est, les ballons arrivent tout seuls sur Pauleta. Si Warmuz veut vraiment donner son nom à un geste, il faut qu'il arrête d'inventer une cagade différente à chaque match À Lyon, même les remplaçants des remplaçants marquent des buts. À Lyon, même les défenseurs titulaires se font balader. L'explication rationnelle Il y avait plus de 26.000 spectateurs à la Meinau dimanche après-midi, alors que le stade est habituellement désert le samedi soir. En fait, les supporters du club suivent assidûment "24h Chrono": on leur a promis un président assassiné, et ils sont persuadés qu'il s'agit de Patrick Proisy. La blague récurrente Boumsong a fait une passe en retrait au gardien sans que l'arbitre ne siffle de coup-franc indirect. Le Havre aurait dû déposer des réserves techniques. Le coup franc dans le petit filet Regnault comme Runje, Runje comme Regnault (répéter dix fois) La question Qu'est ce que les dirigeants marseillais vont bien pouvoir trouver à fêter l'année prochaine ? La réponse Les dix ans du placement en détention provisoire de Tapie et Bernès, avec réédition de leurs pyjamas rayés. L'envers de la médaille Les Ultras Boys à la Meinau : "On a le Racing dans le cœur". Dommage d'avoir Proisy dans le cul.

Runje aussi aimerait donner son nom à une position, mais celle-ci s'appelle déjà le missionnaire
L'excuse bidon 1 À Nice un coup de tonnerre a fait sauter la moitié de l'éclairage. Si c'était arrivé au Parc, Fernandez aurait sans doute trouvé ça très pertinent pour justifier un 0-0 à domicile. L'excuse bidon 2 Jean-Michel Aulas (La Voix des sports) : "C’est une déception. Même avec des non-titulaires, nous étions dans de bonnes dispositions pour battre cette équipe de Lens (sic). Mais les Lillois ont fait preuve de beaucoup d’enthousiasme dans le jeu. Nous méritions largement le nul voire un peu mieux. Tout est fait pour protéger les équipes les moins fortes, pour les favoriser, comme pour les droits télé". L'analyse pas bidon Paul Le Guen : "On a manqué de vigilance et d'intelligence". Il parle pour ses joueurs ou pour son président ? Le joueur patient Christophe Dugarry (Canal +) : "Je suis sûr que d'ici deux à trois ans, cette équipe peut être miraculeuse". Du style à accrocher une quatrième place à la dernière journée de championnat par exemple? La réputation à défendre Florent Laville (L'Équipe) : "Brunel a remonté le terrain sur 40 ou 50 mètres, la solution aurait évidemment été de faire faute sur lui le plus vite possible". Le commentaire moyennement sensé Grégoire Margotton (C+) : "Claude Michel, le dénominateur de l'équipe de Guingamp". La spéciale Denis Balbir "Boutoille, qui passe en force et en finesse à la fois". "Coupet est tout heureux de prendre place derrière Florent Laville, les anciens du club aiment se retrouver". "Lyon, qui est un grand de France et un grand d'Europe". Le jeu idiot

Cette semaine, l'inconnu interviewé dans un couloir de stade est :
1- Le chef du rayon "Hottes" du magasin Hygena de Lambersart.
2- Le président de la section "Roubaix" du Fan Club de Dany Boon.
3- Christophe Landrin, buteur du LOSC.
Partager

Le championnat de France


Richard N
2019-05-31

Platini à Nantes, le rêve de Lagardère

En 1979, le nom de Michel Platini est discrètement évoqué dans les couloirs du Football Club de Nantes. Rien ne s'oppose à un transfert, sinon la frilosité des dirigeants. Le club nantais a-t-il raté un rendez-vous avec son histoire?


Richard N & Christophe Zemmour
2019-05-29

Feindouno 1999, la proie du doute

Un jour, un but – Le 29 mai 1999 au Parc des Princes, les Girondins de Bordeaux conquièrent leur cinquième titre de champion grâce à un but de leur tout jeune espoir, Pascal Feindouno.


Alex Lagazette
2019-05-23

La Gazette de la L1 : 37e journée

Le classement en relief • Les gestes • Les antigestes • Les observationsLe championnat à l'enversVu de Twitter 


>> tous les épisodes du thème "Le championnat de France"

Les brèves

Je crois que bon bon

"Laurent Blanc à Lyon, ça ne colle pas pour deux raisons" (foot01.com)

Aucun

"Euro U17 : qui sont les joueurs majeurs de l'équipe de France ?"

Autobiographie

"Ribéry : Des débuts fracassants." (lequipe.fr)

Ô Pep !

"Un pays africain rêve de Bruno Genesio !" (dailymercato.com)

Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuud van Nistelrooy

"PSV Eindhoven : Ruud van Nistelrooy prolonge sur le banc des U19." (lequipe.fr)