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La guerre des banderoles

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Fernandez maquille son bilan

Ligue 1 : le feuilleton, épisode vingt-sept

À trois journées de la fin, le suspens se resserre et les fesses aussi. Un épisode aussi analytique qu'imagé balaye les dernières péripéties d'un championnat nettement plus incertain que la Bundesliga.
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La lutte pour le titre Une fois de plus, la L1 vient de connaître un nouveau changement de leader. La lutte pour le titre est donc toujours aussi rude, même si les Girondins l'ont définitivement abandonnée en s'inclinant une nouvelle fois à domicile, contre Auxerre cette fois. Seuls Monaco, Lyon et Marseille restent donc en course pour le sacre suprême. Rien d'étonnant à cela: le trio occupe les trois places de tête du championnat depuis deux mois et demi maintenant (le 22 février et la 28e journée), ce qui en dit long sur la régularité de chacun des clubs en 2003. Lyon a pris un double avantage ce week-end : tout d'abord en s'imposant à l'extérieur à Strasbourg, là ou ses deux concurrents directs n'avaient réussi à s'imposer. Mais surtout en engrangeant un maximum de confiance avec quatre nouveaux buts, qui permettent aussi aux Gones de réduire de façon conséquente l'écart avec les Monégasques au niveau de la différence de buts. Une évolution qui n'a rien de symbolique, tant les écarts entre les trois clubs sont minimes et tant la possibilité de les voir départagés par ce biais est plausible. Les Monégasques pourraient se mordre les doigts de s'être inclinés après avoir mené 1-0 à la mi-temps. Pourtant, dans le jeu, les hommes de Deschamps ont semblé moins fringants qu'à l'accoutumée. La faute à un entrejeu parisien particulièrement dense, qui a bien maîtrisé la fougue de Giuly et Rothen. Le dernier quart d'heure de haute pression imposé par les visiteurs aux Parisiens ne doit pas faire oublier que pendant plus d'une heure, ces derniers n'ont pu imposer leur domination habituelle, et n'ont dû l'ouverture du score qu'à leur unique occasion nette de la première période. Quant aux Marseillais, leur victoire étriquée contre Bastia ne reflète pas une bonne maîtrise du ballon. Toujours rien de fulgurant dans le jeu des Olympiens, certes, mais leur rigueur tactique et leur sérieux a débouché samedi en fin d'après-midi sur une honnête performance dans le jeu, avec entre autres, plusieurs bonnes frappes détournées par Boumnijel et une double occasion monstrueuse pour Van Buyten, peu de temps avant qu'il ne marque. Les Olympiens ont aussi perdu l'un de leurs principaux animateurs offensifs en la personne de Dos Santos. Le latéral gauche a été victime d'une fracture du tibia suite à une sortie schumacherienne de Penneteau. Un coup dur pour l'OM, même si cette équipe s'appuie plus sur son organisation que sur ses talents individuels. Difficile de dire lequel de ces trois clubs sera couronné fin mai. Lyon et Monaco semblent mieux armés en terme de qualité de jeu, et comptent également pour eux une différence de buts nettement supérieure à celle de l'OM. Les provençaux devront donc espérer finir obligatoirement un point devant leurs deux concurrents pour être sacrés. Lyonnais et Monégasques ont aussi un atout conséquent: un calendrier plus favorable, puisqu'ils recevront deux fois lors des trois derniers matchs, tandis que l'OM se déplacera à Sochaux et Nantes. Recevoir Troyes lors de la dernière journée pourrait également s'avérer assez précieux pour l'ASM. On se souvient que les Monégasques avaient déjà dynamité 4-0 les joueurs de l'Aube chez eux en ouverture du championnat, et ceux-ci seront vraisemblablement déjà condamnés le 24 mai. Cela dit, l'OM s'amuse à déjouer les pronostics depuis plus de six mois maintenant. Il ne serait pas totalement surprenant que cela dure trois matches de plus.

Alain Perrin n'a pas pu s'empêcher de remettre sa vieille chemise marron porte-bonheur.
La lutte pour l'Europe Mis à part un effondrement incroyable de l'OM ou de Monaco lors des trois dernières rencontres (L'OL semble pour sa part à l'abri), Bordeaux, Sochaux et Auxerre se disputeront l'unique place pour la Coupe de l'UEFA. Les deux derniers cités, également qualifiés pour les deux finales nationales, comptent ainsi une double chance d'atteindre leur objectif. Les Girondins devront quant à eux se montrer un peu plus fringants que ces trois dernières semaines, qui les ont vus perdre contre Lyon, Paris et Auxerre. Les trois clubs ne sont toutefois pas à l'abri du retour de Nice (à 3 points), Guingamp, Paris ou Nantes (4 points), d'autant que certains d'entre eux s'affronteront lors des trois dernières rencontres (Nice-Bordeaux et Auxerre-PSG) La lutte pour la L1 Enfin, derrière, la lutte est toujours aussi serrée, même si Troyes est quasiment condamné. Montpellier gagne désormais régulièrement et compte quatre points d'avance sur Le Havre, qui s'enfonce doucement, avec sept défaites consécutives. Après leur déplacement à Bordeaux, les Normands auront cependant l'avantage de recevoir deux fois de suite pour finir la saison avec deux matches contre Lens et Nice. Ajaccio et Rennes recevront deux fois, mais les déplacements à Lille du premier et à Paris du second pourraient être des tournants dans la course au maintien. Les Sedanais, qui vont finir la saison avec deux déplacements à Marseille et Sochaux risquent de payer cher un calendrier final particulièrement relevé…

Angel Marcos imite Jean Roucas qui imite Jacques Chirac.
Les observations en vrac On comprend mieux pourquoi Grégory Vignal n'a pas percé à Liverpool. Il suffit de placer Halilhodzic sur le banc de Grimonprez-Jooris pour que le LOSC gagne un match. Cissé tente et rate le lob sur Roux. Il avait pris son quota hebdomadaire dimanche dernier. Les Lyonnais ont joué avec Edmilson ailier droit et remportent le match 4-0. Il ne reste plus qu'à mettre Bréchet avant-centre et à eux la Ligue des champions. Les supporters lillois acclament Halilhodzic. La saison prochaine, ils ne seront qu'à une heure de TGV de leur idole. Lens va se maintenir en L1, mais Bakari va descendre en L2. Ajaccio gagne avec un but havrais refusé à la dernière minute. Rolland Courbis n'a fait aucune déclaration sur l'arbitrage.

Muller se fait hara-kiri, mais pas trop quand même.
La comédie nantaise Nicolas Gillet fait semblant se souffrir le martyre pour éviter d'avoir un carton rouge après son but de la main. L'opération humanitaire Sensibilisation aux dons d'organes avant PSG-Monaco. Le président de l'association Trans-Forme a fait promettre à Jérôme Leroy de ne jamais léguer son cerveau à personne. L'éternel combat des Girondins Élie Baup (L'É) : "Il va falloir lutter pour garder notre 4e place". La déclaration contradictoire Vahid Halilhodzic : "Les joueurs ils font des fautes qu'ils ne devraient pas faire. Mais je ne comprends pas cet arbitrage". La déclaration modeste Djibril Cissé (C+) : "Ce soir il ne fallait pas compter sur moi".

Au centre de l'image, le nouveau président du RC de Strasbourg. Il s'agirait en fait d'un croisement génétique entre Benny Hill et Gilbert Gress.
La déclaration pleine d'abnégation Joël Muller (L'É) : "Quand on a une telle maîtrise du ballon, il est difficile d'être battus". Mais vous avez quand même essayé? La déclaration réversible Joël Muller (L'É) : "Pour espérer jouer l'Intertoto, il faut gagner des matches". Pour les Girondins, il suffit de continuer à en perdre. La déclaration parodiable Roland Courbis (L'É) : "SI j'avais été un joueur de Loto, j'aurais fait un triple". Mais tu te serais planté sur les 12 autres matches. Le commentaire moyennement logique Dominique Armand (C+) : "Un penalty sévère: il y a bien contact, mais Mansaré effectue trois foulées avant de tomber".
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>> dernière réaction : «Non rien...» / 10/05/2003 à 23h18
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> déconnerie

Tabloïd, numéro 2

Le championnat de France


Jérôme Latta
2019-09-13

La Ligue 1 a-t-elle sa place dans le "Big 5" ?

Une Balle dans le pied – Que diable fait le championnat de France dans le "Big 5 européen? Examinons la légitimité de cette appellation contestée, qui a pourtant la faveur des économistes du sport.


Richard Coudrais
2019-05-31

Platini à Nantes, le rêve de Lagardère

En 1979, le nom de Michel Platini est discrètement évoqué dans les couloirs du Football Club de Nantes. Rien ne s'oppose à un transfert, sinon la frilosité des dirigeants. Le club nantais a-t-il raté un rendez-vous avec son histoire?


Richard N & Christophe Zemmour
2019-05-29

Feindouno 1999, la proie du doute

Un jour, un but – Le 29 mai 1999 au Parc des Princes, les Girondins de Bordeaux conquièrent leur cinquième titre de champion grâce à un but de leur tout jeune espoir, Pascal Feindouno.


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Les brèves

Je crois que bon bon

"Laurent Blanc à Lyon, ça ne colle pas pour deux raisons" (foot01.com)

Aucun

"Euro U17 : qui sont les joueurs majeurs de l'équipe de France ?"

Autobiographie

"Ribéry : Des débuts fracassants." (lequipe.fr)

Ô Pep !

"Un pays africain rêve de Bruno Genesio !" (dailymercato.com)

Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuud van Nistelrooy

"PSV Eindhoven : Ruud van Nistelrooy prolonge sur le banc des U19." (lequipe.fr)