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Jérôme Latta

 

Chef d'espadrilles.


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Neymar : le "transfert du siècle" est celui de l’époque

Une Balle dans le pied – Indécents sur le plan moral, rationnels sur le plan économique? Les 222 millions du transfert de Neymar constituent à la fois un précédent et la continuité logique de l'inflation sur le marché des (meilleurs) joueurs.

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Que signifie le transfert de Neymar au PSG ? L’événement, sensationnel sous tous ses aspects ("Neymar au PSG", "Neymar en Ligue 1", "Neymar pour 222 millions d’euros"), a déchaîné une médiatisation considérable et des rafales de commentaires. D’un côté, un engouement largement majoritaire, de l’autre, beaucoup plus à la marge, des critiques virulentes sur "l’indécence" de ces 222 millions de francs. Il est inutile d’arbitrer entre les sentiments et la morale : les indignés passent à côté du problème, les enthousiastes ne veulent pas le voir.

 

Le nouveau record établi dépasse le double du précédent, pour Paul Pogba l’été dernier de la Juventus Turin vers Manchester United, à hauteur de 105 millions d’euros. Il a pourtant une rationalité économique, que les spécialistes expliquent depuis quelques jours : celle du marché des footballeurs, dont la croissance est entretenue par la hausse des revenus des principaux championnats professionnels. Ces revenus étant particulièrement concentrés au sein de quelques clubs, ceux-ci alimentent l’inflation des transferts en se disputant les meilleurs joueurs confirmés et les jeunes les plus prometteurs : deux marchés où l’offre est rare et la demande fortunée. 

 

Le transfert de l’international brésilien consacre cette course aux armements : il établit un précédent, mais s’inscrit dans une continuité. Le Centre international d’économie du sport de Lausanne a développé l’Observatoire du football, un outil qui évalue, sur la base d’une dizaine de critères, la valeur de transfert théorique des joueurs – des chiffres rarement démentis par ceux des transactions "réelles". Dans sa dernière édition, datée du 12 juin, Neymar était coté à 210,7 millions d’euros… La clause libératoire du Brésilien, proche de sa valeur de marché, n’était donc plus dissuasive.(…) 

 

 

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