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Paris: un tournant différé?

Le retour de Fernandez peut aussi faire parler de football... Chronique d'un Galatasaray-PSG sans miracle mais pas sans espoir.
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Voilà une rencontre de Ligue des champions dont l'intérêt était rehaussé par son statut de "premier match de Fernandez", et qui aura peut-être remonté des chiffres d'audience en baisse cette saison, à la grande inquiétude de Xavier Couture, directeur des sports de TF1 (pourtant, six millions et demi de crétins comme nous qui n'ont rien de mieux à faire que de regarder du foot à la télé, c'est déjà énorme).

Difficile de tirer des conclusions sur les "nouveautés" que compte prochainement apporter l'entraîneur à partir de cette seule apparition, surtout que la liste des blessés avait imposé ses propres contraintes. De plus, Fernandez a l'habitude de modifier souvent son dispositif de jeu sans se tenir à une organisation précise. On observa tout de même avec curiosité une défense à cinq, avec Ducrocq pour latéral droit et Yanovski à gauche, El Karkouri, Rabesandratana et Distin dans l'axe. Luccin était placé devant eux, avec Cissé dans un rôle plutôt étonnant de meneur axial épaulé par Robert et Dalmat, Leroy évoluant plus en pointe.
Il fut rapidement évident que le PSG n'allait pas se mettre à briller d'un coup de baguette magique, et l'on vit surtout Galatasaray venir percuter l'arrière-garde parisienne. Renforcée, cette dernière a relativement bien tenu (ne cédant que sur penalty aux poussées adverses), mais les Parisiens sont loin d'avoir retrouvé une assise suffisante pour tenir et remonter le ballon. Sans surprise, les lacunes sont donc les mêmes que celles constatées samedi dernier, et il est également difficile de conclure à un spectaculaire regain de motivation tant Galatasaray s'est montré globalement supérieur dans l'engagement et la récupération.
Les échecs répétés de Dalmat ont encore excité les interrogations sur un technicien exceptionnel qui semble parfois être privé de la moindre intelligence de jeu (un dribbleur non-passeur que Leclercq avait écarté à Lens). Letizi a encore travaillé à la chaîne. El Karkouri est très loin du joueur qui tentait des talonnades dans sa surface et des relances audacieuses, et comme ses collègues de la charnière, il a surtout cherché à dégager le plus loin possible.
À la pause les Turcs pouvaient avoir quelques regrets de ne pas avoir concrétisé leurs nombreuses occasions. Surtout qu'à la 43è minute, Dalmat avait ajusté un centre précis pour nous démentir et pour la tête de Leroy, qui passait au-dessus de la barre et à côté du coup parfait.
Malheureusement, six minutes après la reprise, au moment précis où Thierry Roland annonce les chiffres du Loto (quel sens dramatique, quelle pertinence!), El Karkouri ceinture Jardel qui offre à Umit l'occasion de déclencher une nouvelle batterie de chants de la part des supporters. Ça n'a pas la richesse harmonique des mélodies écossaises ou galloises, ni la jovialité des chorales italiennes, ça sonne un peu militaire, mais c'est repris dans un tempo parfait et avec beaucoup de conviction.
Inutile d'épiloguer sur le but refusé à Leroy. Pour info et à l'attention de l'équipe de Roger Zabel: lorsque l'attaquant écarte le bras du gardien pour placer sa tête, on peut considérer qu'il y a faute. À l'entame des vingt dernières minutes, alors qu'Anelka remplace Dalmat (71è) et crée des différences, le club d'Istanbul a un petit coup de mou et les occasions parisiennes se précisent, à commencer par une redoutable frappe du droit de Laurent Robert. Christian relaie Leroy et l'on voit enfin de vraies phases offensives, qui échouent mais montrent que les Parisiens n'ont pas renoncé (joli travail d'Anelka sur le côté droit, centre remis en retrait sur Ducrocq qui rate sa frappe, 83è). L'assurance de leurs adversaires a d'ailleurs fortement décrû dans les dernières minutes, et l'on put se rendre compte que le public du stade Ali Sami Yen ne rend pas toujours service à son équipe, surtout quand il se met à faire flipper les joueurs à la moindre passe ratée. À 1-0, il n'est peut-être pas la peine de leur rajouter de la pression.

Fernandez peut d'ores et déjà tirer quelques conclusions d'une défaite allégée par celle de La Corogne contre Milan, en ce qui concerne l'avenir en Ligue des champions, pas totalement compromis. Cette honorable prestation dédramatise aussi l'inquiétude sur la qualité du groupe, à partir duquel le nouveau coach pourra travailler avec une certaine marge de progression. Quelques terrains d'expérimentation se présenteront avant la trêve, à commencer par la réception de Metz samedi...

l'image de la semaine L'image de la semaine, c'est ce plan incroyable du réalisateur turc, qui montre au ralenti une jolie fille dans les tribunes en train de faire glisser ses doigts dans sa bouche. Un pur moment de sensualité au beau milieu d'un match, décidément, tout est possible dans le football.

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