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10 ans, 10 matches / 2

Teenage Kicks, day 37

Mohamed Al-Fayed apporte son écot à la crise alimentaire, le big four réinvente Sergio Leone et rejoue le Bon, la Brute et le Truand à la sauce à la menthe pendant que les derniers vestiges de l'école nantaise survivent aux tréfonds de la campagne anglaise.
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Results


United-West Ham : 4-1
Blackburn-Derby : 3-1
Middlesbrough-Portsmouth : 2-0
Fulham-Birmingham : 2-0
Bolton-Sunderland : 2-0
Arsenal-Everton : 1-0
Liverpool-City : 1-0
Reading-Tottenham : 0-1
Newcastle-Chelsea : 0-2
Aston Villa-Wigan : 0-2




Les 5 gestes de la semaine

• La foudre de Carlos Tevez (United) et la désormais habituelle sobriété du buteur marquant pour son ancien club, mais qui fait toujours plaisir à voir.
• Le retourné acrobatique de Dean Asthon (West Ham) laissant Ferdinand sans voix, ce qui n'est pas rien.
• La louche de Steed Malbranque (Tottenham) aux abords de la surface, qui laisse quatre Royals sur place.
• La parade d'extraterrestre de Radek Cerny (Tottenham) sur une frappe de Liam Rosenior, qui rattrape son dégagement foireux d'un peu plus tôt dans la partie.
• Les dribbles pivotés dans la surface de Diomansy Kamara (Fulham), qui ridiculise trois Blues de Birmingham à base de crochets et de doubles contacts, avant de décocher une frappe qui finit dans le virage opposé.


Les 5 antigestes de la semaine

•  L'extérieur du pied de Jason Koumas (Wigan) depuis le camp adverse, qui atterrit à côté de son propre poteau de corner et qui donne un coup de pied de coin presque décisif. Steve Bruce n'en revient toujours pas.
• Le coup de boule (un peu) retenu de Nani (MU) ainsi que la simulation bien réelle de Lucas Neill (West Ham).
• L'attentisme de Franck Queudrue (Birmingham) qui transforme une chandelle inoffensive en passe décisive pour Nevland.
• Le plat du pied dans les nuages de Ryan Babel (Liverpool), à cinq mètres du but grand ouvert, sur un service de Torres qui s'est pourtant arraché pour le servir en retrait. Et qui doit se dire qu'il aurait mieux fait de rester par terre pour réclamer un coup franc.
• La léthargie incroyable de West Ham en supériorité numérique face à United.




La citation de la semaine

Jens Lehmann (who else?) : "Jouer du beau football avec uniquement des gamins, ça ne marche pas".



La perf de la semaine

Leçon de management de la semaine donnée par Mohamed Al-Fayed: les joueurs ne veulent pas de l'argent, mais surtout de l'amour – des cadeaux, quoi. Ce que les primes de matches n'avaient pas réussi à faire pour l'essentiel de la saison (sortir Fulham de la zone rouge), c'est Harrod's qui l'aura réussi: pour leur victoire sans discussion possible sur leurs rivaux (pour le maintien) du Black Country, scellée par une réalisation de McBride sur service de Jimmy Bullard, puis une autre de l'ex-Mancunien Erik Nevland, le proprio leur file un panier plein de saumon et de caviar d'une valeur de 5.000 livres. Classe. Travail à finir contre Portsmouth, qui aura la tête ailleurs.



La lose de la semaine

Ça leur pendait au nez. Depuis le temps que Bolton puis Fulham commençaient à émerger, il fallait que Reading commence à se faire violence pour s'en sortir.
Peine perdue avec cette 22e défaite (le deuxième plus fort total derrière l'inénarrable Derby) sur le 23e but de Robbie Keane, et une courte désillusion à domicile qui les place en position de reléguable. Steve Coppell peut commencer à regretter son extrême prudence sur le marché des transferts (Kalifa Cissé, Rosenior et Faé cet été, personne cet hiver) et va jouer sa place au sommet lors d'une dernière journée dans le Derbyshire.



logo_manchester.jpgBill Carson

United 4 - West Ham 1
Défaits à Chelsea la semaine passée, le deal était simple pour les Mancuniens: gagner les trois prochains matches pour faire le doublé. Le tiers du chemin est parcouru.
Face à la bête noire West Ham (trois victoires des Hammers sur leurs trois dernières confrontations en championnat), MU commence idéalement le match en inscrivant un but par Ronaldo, muet depuis le 13 avril. Non content de rejoindre Van Nistelrooy au panthéon des meilleurs buteurs du club, il le dépasse vingt minutes plus tard, bien aidé par la détente limitée du défenseur Tomkins.

A partir de là ©, tout s’enchaîne. Carlos Tevez marque le troisième d’une frappe splendide, ne manquant pas d’entraîner les applaudissements mérités des supporters visiteurs (qui n’ont cependant pas la mémoire courte). Dean Ashton, buteur bien trop esseulé pour espérer créer du danger, parvient à réduire le score d’un sublime retourné, ne manquant pas d’entraîner les applaudissements mérités des supporters locaux. On revit ensuite la même scène que deux jours plus tôt entre Cousin et Liverani en coupe UEFA, Nani jouant le rôle du Français écervelé infligeant un ersatz de coup de tête, Neill jouant celui de l’Italien se roulant à terre pour la bonne cause. Les acteurs diffèrent, la sanction reste.

Clap de fin à Old Trafford
Du côté des supporters mancuniens, on pense revivre une deuxième mi-temps "à l’européenne", avec Ronaldo devant et l’équipe derrière. Il n’en est rien. L’incapacité de Curbishley à effectuer des remplacements offensifs (du simple poste pour poste, insuffisant pour une équipe en supériorité numérique) conduit les Red Devils à reprendre le jeu à leur compte. Sur une belle combinaison Ronaldo-Evra-Park (le Coréen étant peut-être le vrai successeur de Giggs), Carrick récupère le ballon et, profitant de l’extrême passivité des défenseurs, propulse le ballon (dévié, au passage) au fond des filets. Le score est scellé.

Dans le dernier quart d’heure, Fletcher touche le poteau, seul pic d’intensité dans une fin de match bien pauvre. Ferguson remercie Old Trafford pour l’ensemble de la saison. Les deux trophées se joueront désormais à l’extérieur. West Ham défendra sa dixième place chez lui contre Aston Villa.

 

logo_chelsea.jpgSentenza

Newcastle 0 - Chelsea 2
Pour continuer à croire au miraculeux doublé, les Blues doivent gagner chez des Magpies déjà en vacances, au chaud dans un ventre mou qu'ils se sont attelés à ne jamais quitter. Grant décide de faire dans l'originalité en titularisant Drogba, Anelka et Malouda, mais cantonne l'ancien parisien à l'aile droite. En face, Keegan associe un Owen retrouvé (six buts en six matchs) au colosse australien, Viduka, soutenus par Martins.
La première mi-temps est marquée par la maladresse des visiteurs qui peinent à percuter dans la surface adverse. La plus belle occasion est néocastellienne, John Terry sortant sa spéciale "Je repousse le ballon sur la ligne en revenant de nulle part" devant Owen.

Malouda est toujours en vie
De retour des vestiaires, Chelsea passe la seconde et écrase les locaux qui ne sortent plus de leurs dix-huit mètres pendant quinze bonnes minutes. À la soixantième, Ballack, encore lui, reprend un coup franc de Drogba à droite de la surface des Magpies et concrétise cette domination étouffante.
Si Anelka peine à être dangereux coincé sur son côté droit, Malouda va monter en puissance dans la dernière demi-heure. Alors que les entrées d'Alan Smith et de Damian Duff, ancien Blue, redonnent de l'espoir à St James' Park, Lampard à peine entré en jeu lance superbement l'ancien Lyonnais qui double la mise à dix minutes du terme.

Chelsea obtient sa treizième victoire à l'extérieur, et jouera le titre à la maison ce dimanche devant Bolton, en espérant un gros match de Wigan face aux Devils, ceux-là même qui leur arrachèrent le nul trois semaines plus tôt.



logo_arsenal.jpgBlondin

Arsenal 1 - Everton 0
La victoire de Manchester United de la veille écartait mathématiquement Arsenal de la course au titre. La réception d’Everton coïncidant avec le dernier match de la saison à l’Emirates, on s’attendait à un match spectaculaire pour clore un parcours des Canonniers qui reste assez remarquable à domicile. L’absence de nombreux titulaires – notamment Flamini, Fabregas et Hleb – permettait à Arsène Wenger d’entrevoir à quoi son équipe pourrait ressembler l’année prochaine (du moins si ses trois milieux décidaient de répondre positivement aux nombreuses sollicitations dont ils font l’objet). Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Arsenal risque alors de manquer totalement de rythme, d’impact et de créativité. Les Toffees étaient, eux, venus chercher le point du match nul qui les qualifierait pour la coupe de l’UEFA.

Lehman fait son auf wiedersehen
Certains joueurs tels que Denilson et Gilberto n’ont pas montré, dimanche, de signes suffisamment rassurants pour laisser espérer une plus grande implication de leur part au cours de la prochaine saison. D’autres, par contre, au premier rang desquels Bendtner et Song ont sans doute marqué des points. Le premier a inscrit le seul but du match sur une tête rageuse et le second a été très solide en défense centrale.
Cette victoire a également été l’occasion pour Lehmann, rentré en cours de jeu, de faire ses adieux au public londonien. Le portier allemand sera en effet libre à la fin de la saison.



logo_liverpool.jpgTuco Benedicto Pacifico Juan Maria Ramirez, dit Tuco

Liverpool 1 - City 0
Dernier match de la saison à Anfield, et comme une envie de se défouler. Bien aidés par un Kop des grands jours qui ne demandait pas autre chose, les Reds auront donné contre les Skyblues de Mancunia-la-honnie tout ce qui pouvait leur rester encore de force et de foi, à la fin d’une saison qui aura été éprouvante et pour les joueurs… et pour les supporters.
Dernier déplacement de la saison pour les supporters Citizens, qui remportaient la première joute vocale en un sympathique hommage à leur entraîneur, dont le maintien au poste la saison prochaine semble de moins en moins certain.
Dernier match à Anfield pour les propriétaires du club? Dernier match peut être aussi pour Rafael Benitez? Le Kop, lui, a depuis longtemps choisi le camp du coach, et le faisait savoir à son tour.

John Barnes version Bernard Mendy
Dernier match de la saison à Anfield, et comme l’envie d’oublier l’espace d’un match toutes les incertitudes et la frustration de ces derniers mois et semaines. Passé le premier round, qui vit Babel se faire découper par (Don’t buy the) Sun Jihai, la partie fut livrée ainsi qu’elle se devait de l’être comme un combat par des Reds épuisés, qui se jetèrent les uns après les autres dans la bataille, et entendre chacun – ou presque –  des Kopites scander leurs noms. Et Gerrard d’armer des frappes, Torres de multiplier les appels, Kuyt de se détendre sur les corners, Carragher d’essuyer le Vassell, le jeune Insua de régaler la chique sur son côté gauche.

On croyait même par moment halluciner, quand Mascherano se prit pour John Barnes et Bernard Mendy dans la même action, quand Sami Hyypiä réalisa un centre (!) parfait (!!) pour une tête sur la barre de Kuyt, quand Torres confondit Souness et Rush en taclant comme un Ecossais dans le rond central, quand Carragher tenta une frappe de 20 mètres cadrée mais contrée, ou quand cet escogriffe de Lucas fut à deux doigts de réussir un ciseau retourné. Enfin, on avait retrouvé les Reds!
Et le but vint de l’inévitable Niño Torres, comme un résumé de sa saison: course, crochet, roulette, coup de rein, tir croisé, on t’aime, tu nous aimes, marions nous! Le temps d’apprécier la clameur accompagnant l’entrée en jeu de l’ancien de la maison Dietmar Hamann, et l'on frissonna des efforts inconsidérés des coéquipiers du skipper Steven Gerrard pour lui offrir le but qui aurait définitivement porté le locataire du siège 175, rang 44, block 104, Kop Grandstand à la fission atomique, sans succès. Au contraire, Manchester était à deux doigts de réussir le hold-up en fin de match par Elano, mais il était dit que la fête ne serait pas gâchée. Même la pluie avait patienté jusqu’au bout, et quand elle s’abattit avec furie sur Walton Breck Road ce ne fut que pour faire se réfugier la Red Army dans la bière et les manchons de poulet froid au ketchup.



tk37_fae.jpgAncien combattant : Emerse Faé

La récente promotion de Christian Jean-Pierre au poste de commentateur pour l’Euro ne doit pas nous faire oublier qu’il est également une marque de prestige pour PES. Ecoutons-le, lui et ses acolytes, interpréter la carrière d’Emerse Faé.

Repéré à l’USSA Vertou par les courageux explorateurs / recruteurs du FC Nantes, Faé arrive chez les Canaris à quinze ans, et joue son premier match contre Bordeaux, à seulement dix-neuf ans.
- Jean-Luc, ça démarre plutôt fort.
- Oui, mais ça va être dur de garder un tel rythme pendant toute une carrière, Christian.

Aucun but marqué durant cette rencontre, mais déjà un caractère combatif et un sens de la récupération remarquable.
- Bien joué, bien anticipé.
- Oh oui, aujourd’hui, il peut sortir le champagne. Il a joué comme un dieu.

Il marque son premier but le 22 novembre 2003, à Bastia, d’une superbe frappe.
- Pourtant, y avait pas de quoi passer une allumette.

Malheureusement, il rate trois semaines plus tard, contre Toulouse, un but immanquable qui aurait dû être celui de la victoire.
- Oh non, mais c’est incroyable! L’entraîneur est blême!

Au fil des saisons, il devient un élément-clé au sein du système de jeu nantais, malgré quelques ratés offensifs.
- C’est pas un tir mauvais, mais c’est pas vraiment cadré.
- En tout cas, son action a montré des failles dans la défense.

Le 28 mai 2005, à la faveur d’un but arraché contre Metz, le jeune ivoirien participe au maintien du club, qui donne de l’air à tout un stade.
- Que la victoire est belle, elle est toujours belle, mais là, elle est vraiment très très belle!

Malheureusement, deux ans plus tard, le FC Nantes chute lourdement et descend en L2. Faé se cherche alors un club et signe à Reading.
- Pas tout à fait ce qu’il avait à espérer.

Cette année, il n’a joué que treize matchs toutes compétitions confondues (CAN incluse). Comment faire pour trouver la confiance de son entraîneur?
- Je crois que c’est au niveau de la détermination.

La deuxième saison des Royals en Premier League est compliquée, et l’équipe se bat pour ne pas descendre. Faut il y voir une cause? Au début de ce mois, Emerse et son camarade de vestiaire Sonko ont refusé de jouer pour la réserve.
- Ce n’est pas avec une telle attitude qu’il va s’attirer les vivas des supporters!   

Résultat? Brouille avec l’entraîneur Steve Coppell, et obligation de quitter le club en fin de saison.
- Ça lui pendait au nez! Il n’a qu’à s’en prendre à lui-même!

On se demande bien qui de Faé ou de Coppell est le plus embêté par cette décision…
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