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Beckhamasutra

Top 10 : les importations belges

Révélés en Belgique, ils ont franchi les Ardennes pour tenter leur chance en France, sans toujours connaître la même réussite qu'Eden Hazard...

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1. Dieumerci Mbokani, le plombisable

Fringuant attaquant congolais, il débarque sur le rocher précédé d’une belle réputation. Son intégration dans le microcosme monégasque se fait vite, mais hélas pas dans celui du club pro : plus tourné vers la guindaille que vers les séances d’entraînement, il fait illusion un petit mois avant de sombrer. 10 matches et 1 goal plus tard, les dirigeants le refourguent recta à Wolfsbourg, où il confirme ses prouesses principautaires.
Coût du bazar pour les Monégasques : une perte sèche de 4 millions d’euros (acheté 7 millions d'euros au Standard, il est revenu pour 3 millions à Anderlecht en août 2011). Ravis de son retour, les Mauves (craignant sa réputation de macrale) feront même circuler une pétition contre son come-back bruxellois.

 

 

 

2. Moumouni Dagano, le successeur

En trois saisons en Jupiler League, Moumouni Dagano récolte un titre de champion, un autre de soulier d'ébène, le trophée du meilleur joueur d'origine africaine évoluant en championnat belge en marquant plus d’une quarantaine de goals. Fort de ce beau palmarès, il débarque en juillet 2003 à Guingamp, pour succéder à Didier Drogba.
Malgré huit goals inscrits il ne peut éviter la descente de son club et découvre donc la L2 où il marque 13 goals durant la saison 2004/05. Il obtient un transfert à Sochaux et c'est le début de la fin. Une saison un peu pelante chez les Lionceaux, un retour à Guingamp ponctué d'un retour à Bonal où il reste encore deux saisons avant de partir en stoemeling découvrir le Qatar en 2008.

 

 

 

3. Toni Brogno, l’usine à goals

Toni Brogno a galéré avant d’atteindre les sommets du championnat belge. À l’usine dès l’âge de quinze ans, le lutin d’origine italienne se sert du foot pour fuir sa condition d’ouvrier. Il signe son premier contrat pro à vingt-et-un ans, au Sporting Charleroi, où il peut compter sur son frère et capitaine, Dante Brogno. Un grave virus intestinal veut mettre fin à sa carrière mais Toni mord sur sa chique et rebondit du côté de Westerlo.
En 2000, il finit meilleur buteur du championnat mais n’est pas retenu dans la sélection pour l’Euro 2000. Le foot belge se déchire: le choix sportif a-t-il présidé dans une sélection composée massivement de Flamands? Toni Brogno, le symbole de réussite des Italo-wallons, quitte la Belgique pour rejoindre Sedan, surprenant septième de Ligue 1. Après des débuts fracassants, une nouvelle blessure vient perturber sa progression. Ndiefi et Mionnet ne lui laissent que des rawettes, l’international belge disparaît de la circulation l’année suivante. Il retourne en Belgique, où il vit aujourd’hui une vie paisible de vendeur chez Décathlon.

 

 

 

4. Richard Niederbacher, l’oiseau rare

Meilleur buteur du championnat belge en 1984 avec le club de Waregem, l'Autrichien accapare l’attention de Borelli lors d’un match amical contre le Paris SG. Il est transféré à l'intersaison à Paris, où il est présenté comme l’oiseau rare, celui qui allait faire vibrer le Parc. Les supporters parisiens ont dû croire à une carabistouille. Sa maladresse devant le but est effroyable: Paris est piteusement éliminé de la coupe d’Europe et navigue dans les bas-fonds du classement.
Prêté l'année suivante à Reims en D2, il n'y reste qu'une demi-saison, le temps de livrer 15 matches et de scorer à 5 reprises, avant de retourner en Autriche, puis à Waregem, où il retrouvera ses sensations de buteurs perdues outre-Quiévrain.

 

 

 

5. Nordin Jbari, le petit Rafik

Encore un espoir du football belge venu s'écraser dans le nord de la France. Appelé deux fois chez les Diables Rouges, l'attaquant d'origine marocaine s'est révélé à La Gantoise avant de réaliser deux saisons honorables au Club de Bruges, malgré de nombreuses blessures et des démêlés avec Eric Gerets qui n’aime pas trop son côté dikkenek.
Il signe en 1999 à Troyes, où il est un peu saisi devant la difficulté à marquer des goals. En concurrence avec Djukic, Boutal ou Saïfi, il rappelle un peu ce dernier par son jeu, ses dribbles chaloupés... mais aussi son inefficacité. En 31 matches sous la vareuse troyenne, le peye inscrit 4 goals. Prêté successivement à l'Aris Salonique puis à Grenoble, il finit sa carrière en Belgique, où il preste aujourd’hui en tant que consultant pour la télévision.

 

 

 

6. Stephane Demol, le Gravelaine belge

Le back d'Anderlecht, buteur lors de la fameuse victoire 4-3 des Diables Rouges contre l'URSS pendant la Coupe du monde 86, arrive à Toulouse en 1990. Il vient de signer une grande saison avec le FC Porto, avec 11 goals inscrits et un titre de champion et il a même disputé la Coupe du monde en Italie. Hélas, le Stef traîne sa flemme dans la ville rose au sein d'une équipe qui termine à la 19e place et échappe à la descente grâce aux ennuis administratifs de Bordeaux, Nice et Brest.
Demol rentre au pays et rallie le rival des Mauves, le Standard où il signe deux saisons d'assez bonne facture avant de commencer sa tournée des clubs, avec des choix de carrière au vogel-pick: Cercle de Bruges, Panionios, Braga, Lugano, retour dans le sud de la France avec deux saisons en L2 à Toulon avant de rentrer définitivement au pays à Dender où il raccroche les crampons.

 

 

 

7. Eddy Voordeckers, aka Tintin

En 1985, Eddy Voordeckers, surnommé Tintin en raison de sa chevelure blonde, fuit la drache nationale et débarque à Rennes avec un beau palmarès. Champion de Belgique avec le Standard et finaliste de la Coupe des Coupes 82, il est international et a participé à la Coupe du monde 82 et à l'Euro 84. En France, il est aussi connu pour avoir éliminé le PSG avec le club de Waterschei.
Route de Lorient, Tintin s'avère moins fringant et est mis hors-jeu par une grave blessure au genou. Deux ans après son arrivée, il rentre au pays finir sa carrière.

 

 

 

8. Karim M'Ghoghi, le brasseur

Défenseur latéral gauche belgo-marocain, Karim M’Ghoghi a joué trois saisons à Ekeren avant d'être transféré pour ses vingt-cinq ans à Strasbourg (1996). Plutôt castard, il fait une bonne première saison avec 27 matches au compteur et est même appelé en sélection marocaine. Plus discret la saison suivante avec seulement 12 matches joués, il disparaît carrément lors de sa dernière saison au club ne disputant que deux matches amicaux.
On perd ensuite sa trace. Il aurait, paraît-il, ouvert une brasserie alsacienne en Belgique. Son passage au Racing ne lui aura donc pas été inutile.

 

 

 

9. Leo Van der Elst, la légende

L’homme qui a propulsé la Belgique en demi-finale de Coupe du monde : celui qui, monté au jeu à la 105e minute du match contre l’Espagne, a shooté le tir-au-but décisif. Sans être un krack, c’est une valeur sûre de la D1 belge, un titulaire à part entière du Club Brugeois, avec lequel il remporte la Coupe en 1986 (avec Jean-Pierre Papin notamment), le championnat en 1988, et accomplit en décembre 87 le deuxième exploit notable de sa carrière : un triplé contre le Borussia Dortmund lors d’un match retour épique de Coupe UEFA, au cours duquel Bruges s’imposa 5-0 après s'être incliné 3-0 dans la Ruhr.
À vingt-six ans, Leo décide de changer d’air, de donner une nouvelle impulsion à sa carrière, et prend la direction du FC Metz, qualifié pour la Coupe des Vainqueurs de Coupe. C’est le début de la fin pour la légende. À force de faire banquette, il n’est plus appelé en sélection et décide de rentrer au pays un an après son arrivée en France. Leo Van der Elst: Mexico fut son apogée, le FC Metz l’a enterré.

 

 

 

10. Grégory Dufer, le faux espoir

En provenance du Royal Sporting Club Charleroi, Grégory Dufer débarque en Normandie, un jour de juin 2004, recruté pour un million d'euros et réputé pour être un joueur avec lequel les supporters ont bon. Accompagné la même année par un autre joueur d'outre-Quiévrain, l'inénarrable Steve Dugardein, Dufer ne restera qu'une saison à Caen (tout comme son compatriote), le temps de marquer un goal en 21 apparitions.
Souvent blessé, le prometteur médian droit quitte Caen comme un couillon, sur une descente en Ligue 2, et ne confirmera pas les grandes promesses placées en lui. Aujourd'hui, Grégory Dufer évolue dans les bas-fonds de la Jupiler Pro League, à Saint-Trond, après avoir monnayé ses talents auprès d'autres clubs belges professionnels (FC Bruges, KSC Lokeren, Standard, AFC Tubize). Il totalise quatre sélections en équipe nationale, pour un goal marqué.

 


Les artisans de l’Atelier : Alain Delon ? Non Alain Deroin., Bio-Hazard, Diablesse rouge, et alors, Mevatlav Ekraspeck, magnus, Miklos, Mykland, narcoleps, Ô Mexico, On meinau score, Paul de Gascogne, Peter Panderlecht, Roger Cénisse,Tonton Danijel. Traduit du français (France) en français (Belgique) par Lisa Dumont et Bio-Hazard.

 


Bonus : 9 de plus

 

1. Stanley Menzo
Champion de Belgique avec Lierse, international hollandais, il débarque en 1996 aux Girondins de Bordeaux pour remplacer Gilbert Bodart. Dès le premier match, il montre ses limites, avec notamment des prises de balles très approximatives. Une dizaine de matches suffit au staff technique pour comprendre que la bonne recrue en matière de gardien, cette année-là, se nomme Ulrich Ramé.

 


2. Jurgen Cavens
On en attendait tellement peu, que lors de sa présentation La Provence avait publié une photo trois fois plus grande de sa femme (qui ressemblait furieusement à Clara Morgane) que celle avec lui.

 


3. Raphaël Miceli
Raphaël Miceli, ailier gauche précoce du Standard de Liège, international Espoirs, rejoint le RC Strasbourg en 1997. Il disputera une quarantaine de matches en deux saisons, sans convaincre: il rejoint Le Havre pour une saison et seulement sept rencontre De retour en en première division belge, à Alost, il enquille ensuite les descentes. Il est aujourd'hui entraîneur d'un club de promotion (D4) en Belgique.

 


4. Piet Verschelde
Fameux attaquant belge recruté en novembre 1997 pour pallier les manques en attaque de l'OGC Nice, il arrive de Harelbeke comme le joker que tout le monde attend dans une équipe en crise. Verschelde tient sa place en tant qu'avant-centre, mais il ne s'impose jamais comme le buteur providentiel que tout le monde espérait. Auteur de trois buts en treize matches, il voit sa saison s'arrêter en février en raison d'une blessure. Verschelde rentre au pays et s'engage pour trois ans au RWD Molenbeek, un club bruxellois relégué en D2.

 


5. Rubenilson
Autre Niçois d'une seule saison, en 1996/97, "Rubi" est un attaquant brésilien dont la carrière avait été exclusivement belge, et qui ne se servira de son faible temps de jeu que pour entrer dans la mémoire collective comme un redoutable vendangeur, suspendu pour un crachat sur un joueur montpelliérain.

 


6. Eduardo
Les supporters de Charleroi pleurent quand Eduardo est contraint de les quitter en 2003. Le club belge a besoin d'argent et n'a pas d'autre choix que de vendre son meilleur joueur. L'attaquant brésilien débarque à Toulouse avec une réputation de machine à buts, mais il peine face aux défenses françaises. Mombaerts décide de le décaler à gauche, où il se montre plus à son avantage et finit la saison comme titulaire. Après un passage sur le banc, il quitte le club en janvier 2005.

 


7. Frankie Vercauteren
Lu sur afterfoot.fr: "Auréolé d’un statut de star, il débarque à Nantes en 87 dans une équipe qui se cherche un second souffle après les années dorées (77-83). En concurrence avec le champion du monde Jorge Burruchaga (...), Franckie enchaîne les performances, terminant meilleur passeur. L’arrivée du caporal Blazevic ne change pas la donne d’une équipe en panne d’idées qui tourne le dos à son histoire. Après une dernière saison en demi-teinte durant laquelle le meneur argentin lui a pris sa place, il quitte la Beaujoire, non sans quelques regrets." (Afterfoot.fr)

 


8. Godwin Okpara
Évoluant en 1995 à l'Eendracht Aalst (Alost pour les francophones), Okpara décroche le soulier d'ébène, qui chausse le meilleur joueur africain de Belgique. Au RC Strasbourg, il est un titulaire indiscutable de 1996 à 1999 sur le flanc de la défense, justifiant ses sélections chez les Super Eagles. Aux côtés de Kanu, Okocha, Finidi, Babayaro, West, Ikpeba ou Amunike, il décroche la Coupe d'Afrique des Nations 2000 à domicile. Au retour de son triomphe africain, Godwin est victime du maléfice parisien qui transforme d'honnêtes joueurs de clubs en vétérans de Promotion de Ligue, disputant 19 bouts de match en deux saisons.
Expédié au Standard de Liège ou il purgera deux saisons de Jupiler League, il ressurgit néanmoins sur la scène parisienne en 2005. Non pas en consultant technique, mais comme justiciable. Condamné au printemps 2007, il effectue actuellement une peine de quinze années d'emprisonnement pour avoir abusé et réduit en l'esclavage une Nigériane de treize ans qu'il avait adoptée.

 


9. Zoran Milinkovic
À la fin de la saison 1996/97, l'OGC Nice est relégué et, dans le même temps, remporte la Coupe face à Guingamp. Le recrutement cosmopolite et quelque peu bricolé de l'OGCN cette année-là était annonciateur de quelques déboires. Les Niçois filent en D2 avec un bilan peu flatteur et d'improbables célébrités comme Kubica, Onoratti, Vermeulen, Rubenilson... et Milinkovic. Venu de Waregem, le milieu serbe restera lors de l'année de L2 et marquera même son unique but européen face à Kilmarnock dans un Ray en folie, en Coupe des coupes.
 

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