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Rob Beal, le roman d'un tricheur

Top 10 : les contre-attaques

Après l'édition française, l'édition internationale. À la conclusion: Van Persie, Pancev, Raul, Hagi, Del Piero, Baggio, Boban...

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10. Arsenal-Manchester United 2009: Cristiano Ronaldo

5 mai 2009, demi-finale retour de la Ligue des champions 2008/09, Arsenal reçoit Manchester United à l’Emirates Stadium. Les Londoniens doivent refaire un retard d’un but puisqu’ils se sont inclinés (1-0) six jours plus tôt à Old Trafford. Mais leur qualification pour la finale de Rome se complique quand Ji Sung Park profite d’une glissade du jeune arrière gauche Kieran Gibbs pour ouvrir le score à la 8e minute. Trois minutes plus tard, Cristiano Ronaldo double la mise pour MU sur un superbe coup franc lointain.
 

Juste après l'heure de jeu, les deux joueurs mancuniens participent à un contre magnifique que conclut l’ailier portugais. Celui-ci talonne pour Ji Sung Park au niveau de ses trente mètres, plein axe. L’international sud-coréen avance jusqu’au rond central et trouve Wayne Rooney en profondeur entre deux défenseurs, qui ne centre à ras de terre vers le second poteau et Cristiano Ronaldo, qui vient de faire un sprint de plus de cinquante mètres. Le n°7 mancunien tacle le ballon et devance la sortie de Manuel Almunia.
 

Robin van Persie réduira l’écart au tableau d’affichage à la 76e sur penalty. Les “adultes” de Manchester remportent donc avec la manière ce match face aux “enfants” d’Arsenal, pour reprendre les termes de Patrice Evra. Malheureusement, ils devront baisser pavillon devant les artistes de Barcelone en finale (0-2).


 

 

 

9. Inter Milan-FC Barcelone 2010: Maicon

Le Barça, champion d’Europe en titre, est donné favori face à l’Inter de Mourinho lors de cette demi-finale de C1 2010. A l’aller, les Blaugranas ouvrent le score par Pedro, avant que Sneijder ne remette les équipes à égalité. Mais c’est bien le Barça qui domine, comme d’habitude, et campe devant la surface des Nerazzuri. Mais voilà: à la 48e minute, Thiago Motta, peu sensible aux beautés du jeu collectif des virtuoses catalans, décide qu’il en a assez vu. À une vingtaine de mètres de ses propres buts, sur la gauche, il file un bon coup d’épaule à Lionel Messi et lui prend la balle dans les pieds. L’Argentin réclame en vain une faute, mais Motta a déjà passé le ballon à Goran Pandev. Eto'o, Milito, et Maicon se projettent vers l’avant.
 

Pandev avance, élimine un joueur et envoie une passe laser entre trois adversaires vers Milito qui s’écarte vers la droite et entre dans la surface. Au moment fatidique, ils sont trois Intéristes dans la surface face à Puyol et Piqué, revenus tant bien que mal. Maicon, arrière droit, a couru quatre-vingt mètres comme un dératé: Milito passe en retrait et le Brésilien marque, malgré le retour de Keita. En douze secondes et un contre éclair, l’Inter mène 2-1.
 

L’équipe milanaise ajoute un but pour une victoire 3-1 qui déjoue les pronostics. Au Camp Nou pour le match retour, deux semaines plus tard, ce sera Fort Alamo, tous derrière et Eto'o arrière droit. La défaite 0-1 qualifie les Intéristes et Mourinho, le poing rageur, se lance dans une folle course sur la pelouse du grand stade. Le système d’arrosage ne tardera pas à être déclenché. [la video de l'action]

 

 

8. Pays-Bas-France 2008: Robin van Persie

Le 13 juin 2008, deuxième journée du groupe C de l’Euro 2008. Les Pays-Bas ont fait forte impression en battant l'Italie 3-0 et sont logiquement favoris. Ce match laissera à beaucoup le souvenir d’une impitoyable domination hollandaise, sentiment conforté par l’ampleur du score final (4-1). Il n’en a pourtant rien été: après le but très précoce de Kuyt (9e minute), les Bleus monopolisent le ballon et se créent une bonne demi-douzaine d’occasions sur les quarante-cinq premières minutes.
 

En face, les Oranje évoluent en contre, et peuvent pour cela compter sur leur impressionnante armada offensive. À la 59e minute, la mécanique orange se met en route. Marco van Basten vient de lancer Robben et van Persie. Après un corner pour les Bleus, Van Nistelrooy hérite du ballon dos au but, près de la touche, à hauteur de la ligne médiane. D’une roulette totalement inattendue, il élimine Thuram et Sagnol et lance le bolide Robben qui sème Makelele, et sert parfaitement van Persie laissé seul face au but par le marquage maloudesque d’Évra. Le Gunner allume Coupet à bout pourtant. Deux zéro.
 

Huit secondes, deux passes dont une géniale et une course pour éliminer cinq joueurs français. Ou plutôt 23 devrait-on dire, tant les Bleus accuseront le coup et laisseront par la suite filer le match et la compétition.



 

 

7. Bayern Munich-Etoile Rouge de Belgrade 1991: Darko Pancev

Le 10 avril 1991, le Bayern Munich reçoit l’Etoile Rouge de Belgrade pour la demi-finale aller de la C1. Les Bavarois ouvrent le score par Roland Wohlfarth à la 22e minute. Sur l’une de leurs attaques, une tentative de ballon en profondeur est interceptée par la défense yougoslave qui relance en triangle et à une touche de balle. Robert Prosinecki est à la sortie de ce mouvement risqué et lance en profondeur Dragiša Binic grâce à une passe de l'intérieur de quarante mètres.
 

Parfaitement lancé, l’attaquant de l’Etoile Rouge adresse un centre fuyant dans la surface pour Darko Pancev qui tacle le ballon et bat le gardien du Bayern. Une contre-attaque éclair qui relance les yougoslaves qui remporteront le match 2-1 et éviteront les prolongations au retour grâce à un but contre son camp de Klaus Augenthaler dans la dernière minute du temps réglementaire. En finale, l’Etoile Rouge de Belgrade sera sacrée après la séance des tirs au but (5-3) face à l’Olympique de Marseille. [la video de l'action]


 

 

6. Valence CF-Real Madrid 2000: Raúl Gonzalez Blanco

Le Real Madrid est opposé en finale de la C1 2000 au surprenant Valencia CF de Hector Cuper, novice à ce stade de la compétition. Les Merengues mènent 2-0 depuis la 67e minute, grâce à une tête de Fernando Morientes et une reprise acrobatique de Steve McManaman. Sur un centre valencian venu de la gauche, la balle arrive dans les pieds de Sávio qui contrôle calmement dans sa surface de réparation. Il lance alors d’une ouverture du gauche Raúl, resté aux avant-postes, complètement démarqué.
 

L'Espagnol conduit son ballon sur une quarantaine de mètres, sans être rattrapé par Mauricio Pellegrino. Santiago Cañizares sort à ses devants, mais l’attaquant du Real choisit alors un crochet intérieur qui le déporte vers la droite et lui fait échapper au plongeon du gardien. Raúl doit cependant s’arracher un peu pour redresser son tir face au but vide. Le tacle de Pellegrino est inutile. Le Real Madrid vient de sceller le score de cette finale dionysienne qui le couronne pour la huitième fois sur la scène continentale. [la vidéo de l'action]

 

 

5. Roumanie-Argentine 1994: Gheorghe Hagi

58e minute, la Roumanie mène 2-1 grâce à un doublé de Dumitrescu dans ce huitième de finale du Mondial américain qui l’oppose à l’Argentine. L'Albiceleste pousse, mais Dumitrescu, resté seul en pointe, s'empare aux dépens de Basualdo d'un ballon renvoyé sur corner et part balle au pied. En face de lui, le seul Caceres, à ses trousses, Sensini. Chamot et Redondo, qui trottinent pour se replacer, ne mesurent pas le danger de la situation.
 

Selymes, l'arrière gauche, pique un sprint croisé pour offrir une solution, occupant l'attention de Caceres. Aux trente mètres, Sensini est parvenu à rejoindre Dumitrescu et l'empêche d'avancer plus. Dumitrescu temporise, posant même le pied sur le ballon. Sans jamais donner l'impression de regarder vers la droite, il se met en position de passer la balle dans cette direction – où, pour l'instant, il n'y a personne. Chamot revient tranquillement prendre sa place dans l'axe, sans prêter attention au couloir roumain. Au moment où Sensini lance son tacle, Dumitrescu déclenche un amour de passe dans l'espace. Gheorghe Hagi, qui a sprinté pour offrir une solution, y surgit après avoir dépassé un Redondo soucieux de respecter la convention collective interdisant aux milieux de terrain élégants de descendre sous les quinze secondes aux cent mètres.
 

Hagi arrive lancé, Chamot et Redondo ne sont pas en mesure d'intervenir, et là le génial gaucher ne se pose pas de questions: frappe du droit à mi-hauteur, sur le petit côté d'un Islas impuissant. La Roumanie l’emportera finalement 3-2 et sera éliminée au stade suivant par la Suède, aux tirs au but.




 

 

4. Italie-Espagne 1994 : Roberto Baggio

Après sa qualification miraculeuse face au Nigéria, l’Italie affronte l’Espagne en quarts de finale de la World Cup 1994, à Boston. José Luis Caminero a répondu à la 58e minute à la frappe de Dino Baggio de la 25e et les Ibériques dominent la rencontre. Julio Salinas a même une occasion en or de donner l’avantage aux siens mais son plat du pied échoue sur le tibia gauche de Gianluca Pagliuca. Mauro Tassotti envoie son coude sur le nez de Luis Enrique et la tension monte dans cette partie enlevée et arrosée par la pluie.
 

À la 88e minute, Giuseppe Signori part en contre côté gauche. Juste avant d'être repris par le retour désespéré d'un défenseur espagnol, il parvient à transmettre à Roberto Baggio dans l'axe. Ce dernier crochète Andoni Zubizarreta et, déporté sur la droite, parvient à croiser sa frappe, qui prend d'un rien à contre-pied le dernier joueur de champ revenu sur sa ligne. Une nouvelle fois, la star de la Juventus qualifie les siens, comme il le fera en demi-finale face à la Bulgarie. Malheureusement, il ratera son tir au but face au Brésil en finale et l’Italie devra attendre douze ans pour obtenir une quatrième couronne mondiale.


 

 

3. Allemagne-Italie 2006: Alessandro Del Piero

À la 117e minute, la Squadra Azzurra ouvre le score par Fabio Grosso sur une frappe enroulée du gauche dans cette demi-finale très ouverte du Mondial 2006. Les Allemands n’ont plus que quelques minutes pour accrocher la séance de tirs au but. Sur un ballon axial à l’entrée de la surface, Fabio Cannavaro saute et dégage de la tête, avant d’avancer et de jaillir énergiquement devant Podolski et de récupérer le ballon grâce à un amorti poitrine aérien. Francesco Totti s’en saisit et lance Alberto Gilardino, initiant ainsi le contre.
 

L’attaquant italien conduit son ballon jusqu’aux abords de la surface allemande, fixe Christoph Metzelder et effectue une passe aveugle subtile sur sa gauche pour Alessandro Del Piero, qui a croisé dans son dos. L’entrant de la 104e minute est alors seul face à Jens Lehmann. Le Juventino frappe du plat du pied droit et trouve la lucarne pour conclure une contre-attaque remarquable de rapidité et de technique. 2-0, l’Italie est en route pour Berlin et un quatrième titre mondial.




 

 

2. Olympique Lyonnais-AS Roma 2007 : Mancini

L'Olympique Lyonnais est en route vers un sixième titre de champion de France de rang, après une première partie de saison 2006/07 impressionnante. Craint par les cadors européens, il compte bien aller le plus loin possible en Ligue des champions. Après son échec face au Milan AC en quart la saison précédente, les Lyonnais affrontent l’AS Roma au stade des huitièmes. S'ils obtiennent un nul 0-0 en Italie, le match retour à Gerland débute mal car Francesco Totti ouvre le score de la tête à la 22e minute.
 

La Roma dispute ce soir-là une prestation de haute volée, et clôt les débats avant la mi-temps sur une merveille de contre-attaque. Rodrigo Taddei remonte le terrain sur l’aile droite et donne en retrait à Marco Cassetti. Le latéral romain adresse tout de suite une transversale pour Alessandro Mancini, qui fait alors face à Reveillère et lui donne le tournis avec un enchainement de passements de jambes. L’arrière lyonnais est battu, comme Grégory Coupet que Mancini bat d’un tir puissant du gauche au premier poteau. Cette épatante Roma de Luciano Spaletti sera ensuite éliminée lourdement par Manchester United (2-1;1-7). [la vidéo de l'action]



 

 

1. Paris Saint-Germain-Milan AC 1995 : Zvonimir Boban

Le Paris Saint-Germain accède à sa troisième demi-finale européenne de rang, et après avoir éliminé le FC Barcelone en quarts, il défie le champion en titre, l'AC Milan. Les promesses nées du parcours récent du PSG vont s’écraser sur l’expérience d’une équipe en fin de cycle. Si David Ginola trouve la barre transversale sur une grosse frappe en fin de match à l’aller, au Parc des Princes, c’est le Milan AC qui va l’emporter grâce à un but de Zvonimir Boban dans les arrêts de jeu.
 

Sur un ballon perdu par les Parisiens en phase offensive, les Rossoneri ne temporisent pas et amorcent une contre-attaque. Le virevoltant Dejan Savicevic effectue un appel côté gauche, où il est lancé par une passe de Daniele Massaro, fixe son défenseur et parvient à servir Boban dans la surface. Celui-ci contrôle du pied droit avant d’enchainer avec une frappe du gauche qui trouve la lucarne droite de Bernard Lama. La vitesse d’exécution de cette contre-attaque, ainsi que son poids dans la qualification pour la finale du Prater, en font une action mémorable et magnifique de maitrise collective et technique. Le Milan AC s’inclinera à Vienne face à l’Ajax Amsterdam (1-0) et le Paris Saint-Germain remportera sur le même score la Coupe des vainqueurs de coupes l’année suivante, face au Rapid... Vienne.
 




TOP 10 : LES CONTRE-ATTAQUES, ÉDITION FRANÇAISE
 

Les auteurs : bonoman, Manx Martin, Paul de Gascogne, Tricky, Raspou, Ba Zenga, magnus, Niang, ni Demont.
 

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