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Miklos Lendvai

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Top 10 : les éternels remplaçants

Ils ont fait une carrière, mais l'ont passée pour l'essentiel dans la position du substitute. Hommage à ces grands cireurs de banc...
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1. Pegguy Arphexad

top10_banc_01_arphexad.jpgPegguy Arphexad, c'est une Gambardella remportée sur le banc de touche, des sélections en Espoirs sans avoir joué un seul match pro, 5 matches de D1 avec Lens et Lille, un contrat en or à Leicester (seul club où il a vraiment officié avec 29 matches disputés en trois ans), un passage sur le banc de  Liverpool (99 matches consécutifs sur le banc des Reds) avant d'être délogé par Kirkland, un passage à Coventry et une fin de carrière sur le banc de la réserve de l'OM.

Bilan : 12 saisons en pro, 12 saisons sur le banc.



2. Jean-Hugues Ateba


top10_banc_02_ateba.jpgRepéré par le FC Nantes à l'âge de seize ans, Jean-Hugues Ateba Bilayi est un latéral gauche de son époque: rapide, porté vers l'attaque – le Roberto Carlos du pauvre en quelque sorte. En 2001, il intègre l'équipe pro et se retrouve en concurrence avec Sylvain Armand. Durant trois saisons, Jean-Hugues squatte le banc de touche, que les résultats soient bons ou mauvais, que l'entraîneur s'appelle Denoueix, Amisse ou Marcos. En 2004, à l'expiration de son contrat, Paris lui propose le rôle de doublure de... Sylvain Armand, fraîchement recruté. Ateba a confiance en lui et pense qu'il peut réussir à Paris ce qu'il n'a pas pu à Nantes. En vain: Armand est toujours indéboulonnable.

Petit rayon de soleil dans cette triste carrière: il profite du bazar au sein de la sélection camerounaise pour devenir international. En janvier 2007, après avoir ciré le banc pour Hallilhodzic, Fournier et Lacombe, Ateba a une idée lumineuse: signer dans un club moins ambitieux, loin de Sylvain Armand. Il signe à Châteauroux où il vit six mois dans la peau d'un titulaire, le temps pour le club de recruter Bedimo. Jean Hugues tente alors sa chance à l'étranger et trouve une place sur le banc de l'Atromitos. Si vous avez un ami entraineur qui voudrait garnir son banc de touche, sachez que Ateba est actuellement libre de tout contrat.

Bilan : 10 saisons en pro, 9 ans et demi de banc.



3. Marc Zanotti

top10_banc_03_zanotti.jpgEn 1996, un jeune milieu de terrain originaire de Provence dont le nom commence par un Z est recruté par Rolland Courbis, coach des Girondins de Bordeaux. L'histoire semble bégayer mais jamais personne n'osera la comparaison. Physiquement et techniquement, Zanotti est plus proche de Bancarel que de Zidane. En deux saisons à Bordeaux, le milieu de terrain ne décolle pas du statut d'espoir du club mais garde du crédit grâce à ses convocations en équipe de France Espoirs. En 1998, il est prêté à Nancy où il n'est pas plus utilisé. Les dirigeants bordelais placent la barre moins haut et l'envoient en Ligue 2, à Saint-Étienne où Zanotti trouve enfin du temps de jeu, confirme les promesses entrevues à Toulon et contribue à la remontée des Verts en Ligue 1.

En 1999, il revient à Bordeaux, dans une équipe championne de France en titre, avec pour concurrents directs Micoud, Ziani, Martins, Battles, Feindouno, voire Colucci. Sa saison chez les Verts n'émeut guère en Gironde, et Zanotti comprend que son bonheur est peut être en Ligue 2. En 2000, il signe au Stade Malherbe de Caen où, après une première saison entre le banc et le terrain, il s'installe définitivement sur le banc.
Il finit sa carrière pro à Nîmes en 2003 dans le rôle de l'éternel remplaçant.

Bilan : 8 saisons en pro, 7 ans de banc.



4. Samuel Ipoua

top10_banc_04_ipoua.jpgRepéré par l'OGC Nice alors qu'il joue à l'Union Douala, Samuel Ipoua découvre le championnat français à l'âge de dix-huit ans. Dans un rôle de joker, Ipoua tire son épingle du jeu et se fait une place entre Debbah, Mangione et Chaouch. En 1996, il finit deuxième buteur de son équipe (9 buts en 24 matches) et tape dans l'œil des recruteurs de l'Inter Milan. À vingt-trois ans, il n'a aucune chance de s'imposer dans un effectif d'extra-terrestres et se fait prêter au Torino en Serie B puis au Rapid Vienne. Ipoua ne convainc pas les dirigeants intéristes mais satisfait suffisamment Claude Leroy qui le sélectionne pour la Coupe du monde en France.

Libéré par l'Inter, Ipoua revient en France au Téfécé. Après une saison sur le banc, il profite du passage en Ligue 2 pour se faire une place et faire la plus grosse saison de sa carrière (27 matches pour 8 buts).
Ipoua poursuit ensuite sa tournée des bancs européens (Mayence, Munich 1860, Ahlen, Saint Trond et FC Wiltz).

Bilan : 14 saisons en pro, 13 ans de banc.



5. Didier Domi

top10_banc_05_domi.jpgFormé au Paris SG, Didier Domi connaît un début de carrière très faste: titulaire à dix-neuf ans au PSG, il dispute une finale de Coupe des coupes (celle contre Barcelone) et côtoie en Espoirs Vieira, Gallas, Trezeguet et Henry. Lors de la saison 1998/1999, Domi passe trop de temps sur le banc de touche et décide de partir en Premier League à Newcastle. En Premier league, il s'impose et est titulaire au poste d'arrière gauche durant deux années – ses deux dernières dans la peau d'un titulaire. En janvier 2001, Paris paie cher pour le faire revenir au club. Luis Fernandez, l'entraîneur de ses débuts, veut s'entourer de joueurs qu'il connaît et veut lui confier le couloir gauche. Domi déçoit et Luis décide de recruter Potillon.

En deux saisons et demi, la cote de Domi va chuter et en 2003, quand il veut retourner en Premier League, il n'y a guère que Leeds pour l'accueillir (club où évoluent cette saison les joueurs rejetés par Nanard: Chapuis, Sakho, Zoumana Camara et Olembe). Malgré une concurrence inexistante, Domi ne joue pas. La saison suivante, il essaie les bancs de la Liga avec l'Espanyol Barcelone. Domi finit sa tournée européenne en rejoignant la Grèce en 2006. À l'Olympiakos, il est titulaire lors de sa première saison, ce qui n'est pas évident après tant d'années passées sur la touche. Une blessure règle le problème et Domi est remplaçant lors des deux dernières saisons.
Didier Domi est sous contrat avec New England Revolution mais ne peut y jouer actuellement pour cause de blessure.

Bilan : 13 saisons en pro, 9 ans de banc.



6. Franco Vignola

top10_banc_06_vignola.jpgFormé à Auxerre, l'ailier gauche aurait aimé exploser avec son club formateur, lui qui a joué dans toutes les équipes de jeunes en équipe de France. Mais au début des années 90, le titulaire du poste s'appelle Pascal Vahirua et avec le turnover (inexistant) pratiqué par Guy Roux, le moustique trouve rarement des occasions de se montrer. Conscient de ses limites, Vignola est prêté en 1992 à Guingamp, en D2. Durant une saison, il s'éclate aux côtés de Guivarch et Carnot. À son retour à Auxerre, la situation n'a pas changé, et Vignola retrouve le banc de touche.

En 1994, Franco rejoint l'OM en super D2. À vingt-neuf ans, il espère enfin s'imposer au sein d'une équipe en reconstruction. Mais Cascarino, Libbra ou même Ferreri monopolisent le temps de jeu et Vignola doit se contenter de quelques apparitions.
Après un passage à Créteil (1996-1997) en National, le petit attaquant finit sa carrière pro à Nice, toujours dans la peau du remplaçant.

Bilan : 11 saisons en pro, 10 ans de banc.



7. Oumar Dieng

top10_banc_07_dieng.jpgDécouvert par Bernard Lama lors de vacances au Sénégal, Oumar Dieng débarque à l'âge de quinze ans à Lille. Il intègre l'équipe pro à dix-sept ans et s'impose comme titulaire à vingt, après un prêt à Louhans-Cuiseaux. En 1994, il signe au Paris SG, champion de France en titre. Pendant deux saisons, il apprend aux côtés de Ricardo, Le Guen, Roche et Kombouaré. Il joue aussi en équipe de France Espoirs, avec laquelle il dispute les JO d'Atlanta. En 1996, lassé d'être un simple remplaçant, il rejoint la Sampdoria de Sven-Goran Eriksson. Il ne joue pas plus qu'en France mais il apprend beaucoup dans ce qui est à l'époque le meilleur championnat du monde.

En 1998, il revient en France à Auxerre, où il n'arrive pas à s'adapter à Guy Roux et son marquage individuel. Après un passage à Sedan, Dieng assure sa retraite en rejoignant le championnat turc. Il joue successivement pour Rizespor, Trabzonspor et Konyaspor, où il squatte le banc de touche.
Il finit sa carrière à Kavala dans un rôle d'entraîneur-joueur.

Bilan : 17 saisons en pro, 13 ans de banc.



8. Mickaël Citony

top10_banc_08_citony.jpgMickaël Citony est un attaquant de poche qui n’a été titulaire que six mois dans sa carrière: tout le reste du temps, il a été soit considéré comme un supersub (à la Wiltord époque Gunners), soit comme un éternel espoir. Formé à Cannes, il devient titulaire à dix-neuf ans sur le flanc gauche d’un club fraîchement relégué en D2. International chez les équipes de jeunes, Citony est suivi par de nombreux clubs et est recruté par le Stade Rennais après six mois de bonne facture avec l’équipe cannoise. Dans le club breton, il cire le banc pour ses premières saisons puis est prêté à Laval (2001-2002). En Ligue 2, il se trouve un rôle qui lui convient bien: joker offensif. Il n’est pas vraiment titulaire mais participe à plus de la moitié des matches. À son retour de prêt, il n’a plus à s’asseoir sur le banc de touche, puisqu'il est envoyé en équipe réserve.

Lassé de ne pas être utilisé, il demande un transfert et signe à Saint-Étienne, alors très mal embarqué en D2 (janvier 2003). Son arrivée coïncide avec le redressement du club et Citony participe grandement à la remontée du club en 2004 (toujours dans son rôle de joker). La Ligue 1 reste une marche trop haute pour lui et il est envoyé à Sedan lors du mercato hivernal, où il renfile son costume habituel. Après un passage à Créteil, il s’embarque dans une carrière à l’étranger chaotique: FC Brussels où il se blesse après une première saison quelconque (5 matches), Urania Genève Sport (D3 suisse) où il ne joue pas et Wydad Casablanca où ses prestations sont jugées médiocres. Il atterrit à Beauvais au mercato hivernal 2010 où il devait remplacer Brice Jovial mais en vain. La dernière fois qu'il a été aperçu sur un terrain, c'était sur le banc de Gueugnon.

Bilan : 11 saisons en pro, 10 ans de banc.



9. Grégory Vignal


top10_banc_09_vignal.jpgChampion d’Europe des moins de 19 ans avec Philippe Mexès et Djibril Cissé, Grégory Vignal est très tôt considéré comme un grand espoir du foot français. Gérard Houllier n’attend pas de le voir jouer ses premiers matches pros avec Montpellier et le signe à Liverpool alors qu’il n’a que dix-neuf ans. En Angleterre, le latéral gauche va commencer sa carrière de remplaçant, rôle qu’il ne quittera jamais trop longtemps. Après deux saisons et demi sur le banc de touche à regarder Riise s’éclater sur le côté gauche, Vignal est envoyé en Ligue 1 pour s’aguerrir. Au terme de six mois dans la peau d’un titulaire à Bastia, Houllier lui propose un nouveau prêt à Rennes. Il y est beaucoup moins convaincant et demande à Gégé de lui trouver un banc un peu moins froid: il est envoyé à l’Espanyol Barcelone.

À peine le temps d’apprendre la langue (auprès de ses camarades de banc évidemment), il rentre à Liverpool qui lui propose un dernier prêt aux Rangers. Grégory Vignal vit alors l’apogée de sa carrière: une quarantaine de matches dans la même saison, des titres et des offres de transfert qui tombent à la pelle. Un homme vient alors auprès du joueur pour prendre en main sa carrière: Jacky Mouyal. De 2005 à aujourd’hui, il va cirer le banc de Portsmouth, Lens, Kaiserslautern, Southampton, Birmingham City.
La saison dernière, il disputait la place sur le banc avec Ateba à Atromitos, aucun vainqueur n'a été désigné, ils sont tous les deux à la recherche d'un club.

Bilan : 10 saisons en pro, 8 ans de banc.



10. Louis Gomis

top10_banc_10_gomis.jpgFormé à Nice, Louis Gomis fait ses premières apparitions en Ligue 1 lors de la saison 1990-1991. Le club descend cette année-là en Ligue 2 et propose au joueur la place de titulaire. Louis saisit sa chance mais ne convainc pas son entraineur qui rectifie le tir dès la saison suivante. Gomis retourne sur le banc et durant quatre saisons observe ses aînés depuis le banc de touche.

En 1996, l’effectif niçois est complètement chamboulé et Louis Gomis est à nouveau propulsé titulaire, il a alors vingt-six ans. Dans un style un peu maladroit, il parvient à tenir la baraque et entre dans l’histoire du club en remportant la Coupe de France (il a même participé à la séance de tirs aux buts finale). Gomis rentabilise tout de suite son année en signant aux Girondins de Bordeaux. En Gironde, il ne joue quasiment pas et ouvre une tradition du latéral gauche de plomb (Torres Mestre, Bruno Basto, Placente et Marange).
Deux ans plus tard, il part à Toulouse finir sa carrière.

Bilan : 10 saisons en pro et 8 ans de banc.
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