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Claude Lemourinho (+ Borianvis)

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Ligue 1 / Journée 31 : la Gazette

Top 10 : les oubliés de la succession de Capello

Pour succéder au désormais ex-sélectionneur de l'Angleterre, nous avons pensé à des candidats auxquels personne n'a pensé.

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Don Fabio a prétexté l’interdiction par la Football Association de confier le brassard à un John Terry, en plein scandale, pour éviter un nouveau cirque anglais lors du prochain Euro. Alors, qui pour diriger la sélection anglaise? Petit tour d’horizon des candidats libres de tout engagement et qui ne sont malheureusement pas pris au sérieux par la FA à l’heure actuelle.

 


10. Paul Ince, l'homme de fer

Chris Powell (Charlton) était en début de saison le seul entraîneur black en place parmi les quatre divisions de la ligue anglaise. La FA décide alors d'imiter la NFL et sa fameuse "Rooney Rule" (du nom du proprio des Pittsburgh Steelers, un certain Dan Rooney), qui stipule que pour chaque embauche managériale, il y ait un minimum d’un coach black pris en considération. John Barnes est médiatique mais il s'est discrédité à maintes reprises. Entre ici le Guvnor, Paul Ince, qui fut le premier entraineur black de PL avec Blackburn en 2008 (six mois) et qui a depuis dirigé les MK Dons, puis Notts County jusqu’en avril 2011 et une belle série de neuf défaites d’affilée.
L’ancien suppôt de Fergie chez les Red Devils est un exemple de "no nonsense" qui n’hésitera jamais à botter le fondement des tire-au-flanc durant les entraînements. Régime de fer et kick and rush au programme. S’attendre à ce que John Terry se pointe penaud en conférence de presse avec un cocard tout frais pour annoncer qu’il préfère passer le brassard de capitaine à Rio Ferdinand…

 

 

 

9. Pablo Correa, le verrou nancéen

Arsène Wenger, usant du peu d'influence qui lui reste, active la filière nancéenne pour trouver un sélectionneur expert en verrous et en cadenas – ce qui est pratique pour protéger l'hôtel anglais de l'intrusion des journalistes ou des plombiers du NOTW (ce qui – avouons-le – est un peu pareil).
La tactique du nouveau sélectionneur s'accorde parfaitement aux paysages mornes et bétonnés de l'Ukraine, et contourne le problème récurrent du manque de qualité des attaquants anglais. Damien Gregorini n'ayant pu être naturalisé à temps, la Three Lions surprend ses adversaires, aligne trois 0-0 pour s'extraire de poule et remporte la compétition au bout de trois confrontations remportées aux tirs au but. Héros national, Pablo Correa est nommé Gouverneur militaire aux Falklands. L'Argentine a peur.

 

 

 

8. Gianfranco Zola, à l'attaque

La FA décide de jouer encore la carte italienne et offre au fabuleux nain sarde l’occasion de continuer à faire rêver l’Angleterre. Réputé pour son goût pour l’attaque, l’ancien ailier de Chelsea embauche Paolo di Canio comme assistant, histoire de tempérer un peu ses ardeurs. Di Canio et John Terry se font surprendre le bras tendu dans un bar louche de Donetsk la veille de France-Angleterre, mais sur le terrain, la mayonnaise prend et l’équipe régale avec une approche ultra-offensive qui voit Adam Johnson, Ashley Young, Oxlade-Chamberlain, Milner, Walcott, Beckham et Lennon abreuver Peter Crouch en centres millimétrés que le géant dégingandé pousse à chaque fois au fond des filets… Al dente.

 

 

 

7. Dietmar Hamman, l'ami allemand

Voir un Allemand dans le "hot seat" de sélectionneur anglais vaudrait son pesant de fish and chips. Le Sun bombarderait de swastikas son lectorat classieux et lancerait la Royal Air Force sur le sélectionneur dès le premier match nul consenti contre une sélection suédoise pourtant réduite à neuf dans la première demi-heure de jeu. Des milliers de supporters anglais et allemands se pistacheraient dans les rues de Kiev, l’armée ukrainienne enverrait tout ce joli monde dans en Sibérie pour un petit mois.

Le Sun, conscient d’avoir été le détonateur de cette débâcle, tenterait de calmer le jeu en prônant l’amitié séculaire anglo-allemande et en offrant à ses lecteurs des coupons pour des choucroutes garnies gratos dans tous les pubs de l’île... Wunderbar.

 

 

 

6. Ian Holloway, le preneur d'otage

Il est encore et toujours à la tête des Tangerines de Blackpool, mais projetons-nous vers la fin de saison de Championship. Blackpool perd en finale des play-offs pour l’accession à la Premier League à cause d’un but de Lua Lua refusé pour un hors-jeu inexistant. De rage, Holloway mange sa casquette orange puis la recrache sur Alan Shearer, qui venait récolter ses commentaires d’après-match pour la BBC. Ollie démissionne de son poste, puis séquestre l’ancien canonnier des Magpies dans les vestiaires de Wembley. Il annonce qu’il le gardera en otage jusqu’à ce qu’on lui offre le poste de sélectionneur anglais pour l’Euro.


La FA plie, Holloway offre un poste d’assistant en sélection à Shearer pour se faire pardonner. Ollie peut se consacrer à travailler ses conférences de presse en tant que sélectionneur, qui resteront assurément dans les annales du foot comme les plus débridées de tous les temps. Kevin Phillips est tiré de sa retraite internationale et devient à quarante ans meilleur buteur de l’Euro... Un coup de maître que Toto Schillaci ne renierait pas.

 

 

 

5. Raymond Domenech, le vengeur

Ray the Science débarrasse d’entrée la "tri lyons" des scorpions Rooney et Rio Ferdinand, comme ça c’est fait. Puis il donne rendez-vous au peuple anglais pour la finale de l’Euro. Ensuite on le voit peu, il se consacre à ses formules alchimiques technico-tactiques avec son nouveau bras droit traducteur, Jacques Santini. Les seules sorties médiatiques de Ray sont ses conférences de presse ubuesques, flanqué d’un John Terry médusé. Toutes les pensées se tournent vers France-Angleterre.

 

 

 

4. Mick McCarthy, la thérapie disciplinaire

Un Irlandais à la tête de l’équipe d’Angleterre? Certes, il y aurait de quoi faire grincer quelques dentiers, mais le Mick a prouvé en Coupe du monde qu’il ne fallait pas le prendre pour un jambon, en renvoyant notamment Roy Keane dans ses pénates pour qu’il aille s’occuper de ses chiens plutôt que le bassiner. Avec lui, fini le player power. Les Terry et autres Lampard devront filer droit. Jermain Defoe congédiera son coiffeur personnel et tout le monde aura la boule à zéro. Personne ne sèchera plus les entraînements et les vrais travailleurs seront récompensés. Culture choc.

 

 

 

3. John Gregory, au bout de la lose

Il y a de cela moins de dix ans, on parlait du sieur Gregory comme d’un futur sélectionneur anglais, alors qu’il faisait des miracles à Aston Villa. Depuis, ça va moins bien. Entre 2007 et 2008, plus le moindre club de D4 anglaise n'a voulu de lui à sa tête. Après de nouveaux échecs en Israël, notre homme tente de se refaire la cerise au Kazakhstan avec le Kairat Almaty.

La presse locale s’emballe, les clubs les plus huppés lorgnent déjà la nouvelle star managériale de son championnat. Las, de candidat au titre, le Kairat chute de haut. À la mi-saison, Gregory jure les grands dieux que le club ne sombrera pas en D2. La saison est terminée, et le Kairat doit sauver sa peau via les play-offs. Trois victoires sur les trois premiers matches sur six à disputer placent le Kairat en position de force, mais trois défaites condamnent ensuite le club de la capitale au purgatoire. JG est libre depuis décembre 2011. Il a certainement dilapidé son quota de lose. "The only way is up"… non?

 

 

 

2. Gary Megson, pour le retour du 7-2-1

Non, il n’a pas été lourdé comme un malpropre par Sheffield Wednesday. En réalité, le rouquemouche réputé pour prôner le vrai foot anglais d’avant-guerre – avec une touche d’ennui supplémentaire bien à lui – a démissionné et attend dorénavant un coup de fil de la FA. Son embauche nous offrirait un bon 7-2-1 des familles avec Karl Henry et Joey Barton dans l’entrejeu, des fois qu’il y ait de l’Allemand à casser, les premières sélections de Ryan Shotton pour que ses touches kilométriques abreuvent un Emile Heskey seul en pointe et rajeuni par son retour en grâce. Et s’il y avait matière à refaire le coup de la Grèce 2004?

 

 

 

1. Sven-Goran Eriksson

Le "sulky Swede" connait la maison et n’aurait pas besoin de round d’observation pour se mettre au taf. La FA promet un beau chèque et l’appel des backrooms ukrainiennes est le petit bonus qui détermine le globe-trotter scandinave à endosser de nouveau le bleu de chauffe. Playboy improbable (car sosie humain de Charles Montgomery Burns), Eriksson croit dur comme son barreau à sa quatrième chance anglaise en phase finale. Las, l’Angleterre chute de haut et contre la Suède en plus! Elle ne s’extrait pas des poules, son sélectionneur non plus. Agé de soixante-cinq balais, Eriksson se retire du monde du ballon rond et fonde une secte dont il devient le libidineux gourou, nu dans l’arrière-pays thaïlandais.
 

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