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La Gazette > 34e journée

Touche (pas touche)

Une pièce de théâtre rejoue la tragi-comédie du football avec le regard d'un footballeur.
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Les spectateurs installés au troisième étage du Théâtre du Lucernaire pour assister à la pièce Touche, salle Paradis, découvrent d'emblée un Fabio Alessandrini s'infligeant, en guise de prologue une séance d'étirements-échauffements qui lui collent une bonne suée. Petit ébrouement pour finir, en forme de réminiscence de On achève bien les chevaux.

touche11.jpg

La représentation démarre par l'évocation d'un ballon omniprésent durant la jeunesse d'un footballeur italien. L'objet servira, par exemple, de carotte pour son passage à la station debout et ses premiers pas. À l'occasion de plongées en tribunes, tenant autant à un rite initiatique de la part de son paternel qu'à la nécessité pour celui-ci d'assurer la garde de son enfant, il découvre à travers le football un monde de clameurs et de transgressions.
Suivront des matches dantesques sur des terrains improbables, entre équipes de quartier, avant que l'adolescent ne tâte de plus conventionnels rectangles verts. À dix-sept ans, il se fera les dents dans une équipe de seconde zone avant d'intégrer un club phare du calcio, et enfin tant, qu'à faire, la squadra azzurra.

Moments de solitude
Le thème du dopage tient une large place dans Touche, comme d'autres (corruption, argent sale...) qui constituent la litanie des maux du sport roi, qui apparaissent de manière un peu convenue lors des campagnes électives des instances, où à l'occasion de discours lénifiants.
La pièce tire sa force de l'incarnation de vrais moments de solitude, tragi-comiques ou pathétiques, d'un homme pris au piège de la démesure d'un sport spectacle et de ses côtés sombres. Il en va ainsi de l'expérience d'un monstrueux coup de pompe, suite à l'administration de produits dopants, et des interrogations qui l'accompagnent – à l'heure où la sclérose latérale amyotrophique a trouvé une niche dans le corps des footballeurs professionnels italiens... Le personnage de la pièce porte également un regard amer sur les faux-semblants d'une presse sportive peu encline à casser l'un de ses plus beaux jouets.

Cette très jolie performance de Fabio Alessandrini, servie avec la complicité de Matias Marcipar et de ses instruments se joue encore jusqu'au samedi 12 mai au Lucernaire, à Paris. Courez-y!


touche2.jpg"Touche", de Fabio Alessandrini et Carlo Tolazzi,
d’après les témoignages de footballeurs ou d'entraîneurs italiens.
Avec Fabio Alessandrini et Matias Marcipar, mise en scène de Christophe Lemaître.
Jusqu'au 12 mai. Du mardi au samedi à 19h.
Au théâtre du Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris
Renseignements : 01 45 4457 34
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