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Javier Aznar

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Revue de stress #100

Trois jours avec Xabi : Jour 1

Libero – Alors qu’il s’apprête à affronter son ancien club en Ligue des champions, partons à la découverte du joueur du Bayern, qui prendra sa retraite en fin de saison.

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Le 9 mars dernier, Xabi Alonso annonçait, d’un tweet sibyllin, qu’il ferait ses adieux au football à la fin de la saison. Le joueur du Bayern, ex du Real, aura entre temps participé à l’affrontement entre ses deux derniers clubs, qui s’opposent en quarts de finale de Ligue des champions ce mercredi. Au début de la saison dernière, la revue Libero l’avait rencontré pendant trois jours, chez lui à Munich. Reportage en trois parties.

 

Titre original: "Tres días con Xabi", publié dans la revue Líbero #14, automne 2015.
Texte: Javier Aznar. 
Photos: Adidas.
Traduction: Rémi Belot.
Les expressions entre crochet ont été ajoutées à la traduction.

 

* * *

 

Le journaliste du New York Times, Mark Leibovich, décrivait récemment Tom Brady, la star du football américain, comme "le mec le plus célèbre que personne ne connaît". Xabi Alonso pourrait correspondre parfaitement à cette description: tout le monde sait qui il est, mais peu le connaissent vraiment. Voici le résultat de trois jours passés avec lui à Munich.

 

 

Collectionneur de maillots

J’ai du mal à trouver Xabi. Nous avons rendez-vous au milieu de l’Englisher Garten, l’équivalent munichois de Central Park. Ses indications ont été quelque peu imprécises, et je n’ai pas vraiment le sens de l’orientation d’un boy-scout. Me voilà donc traversant le parc sans vraiment savoir où je vais, dans l’espoir de dénicher une barbe rousse à un moment où un autre. C’est une belle journée d’été à Munich, les gens sont vautrés dans l’herbe à profiter du soleil ou d’un pique-nique improvisé. Alors que je parcours la vaste esplanade verte du parc, je croise en à peine une minute un type complètement dénudé qui travaille son bronzage intégral, une femme montant un cheval en amazone et une octogénaire planquée sous une ombrelle, en train de peindre une aquarelle dans le plus pur style de Monet. Je suppose que Munich est aussi, à sa façon, une ville de contrastes.

 

 

Xabi me salue de loin. Il est assis sur l’un de ces sièges pliables comme ceux des réalisateurs de cinéma, à côté de Nagore [Aramburu, l’épouse du joueur] et de ses trois enfants: Jone, Ane et Emma. Il vient de sortir de l’entraînement, et il est venu profiter du soleil avec ses gamins. Il porte une veste en jean de la marque Mr Porter, un pantalon beige et des Stan Smith sans chaussettes. Alors que je m’assois, je remarque ses chevilles: la marque des cicatrices, des ecchymoses et des coups…Comme la trace des chaînes d’un prisonnier qu’on viendrait juste de libérer. "Des blessures de guerre", me dit-il en rigolant, avant de me raconter l’histoire de ces dernières comme s’il me parlait d’astronomie. Je lui fais remarquer que j’aime bien ses chaussures old school. Apparemment, Adidas lui a offert une paire personnalisée, avec son nom et son profil dessiné sur la languette. Mais cette paire-là, il la garde précieusement à la maison. "C’est pour mon musée privé. Il faut garder ce genre d’objets. Ce sont des souvenirs sympas."

 

Comme, chez Líbero, nous sommes particulièrement fétichistes, je lui demande s’il peut justement nous parler des joyaux de son musée. "Je me souviens que tout petit, j’étais monté dans le grenier chez mes grands-parents, avec mon frère Mikel. En fouillant dans les dizaines de carton, on hallucinait en sortant les maillots que mon père [Periko Alonso, ancien joueur de la Real Sociedad] avait récupérés en les échangeant durant sa carrière avec d’autres joueurs. Il y avait trois pièces rares: un maillot du Brésil de Zico, un autre de Maradona, et un de Schuster. Alors moi aussi, tout au long de ma carrière, j’ai collectionné quelques beaux exemplaires. Mes préférés, c’est celui de Zidane au Real Madrid, celui de Mauro Silva du Depor, celui d’Alan Shearer, et le dernier que Roy Keane a porté pour Manchester United (son dernier match avait eu lieu à Anfield). Mais j’en ai aussi d’autres très sympas: ceux de Pirlo, Raúl, Vieira, Ferrara, Nedved, Seedorf… La plupart, ce sont des joueurs de générations antérieures à la mienne. J’en ai quelques-uns également de joueurs de mon âge, mais ceux que je préfère restent ceux des footballeurs que je regardais du coin de l’œil sur le terrain, avec l’admiration que tu peux avoir pour les élèves plus vieux que toi dans la cour du collège."

 

 

Homme de peu de mots

Très bientôt, la Ligue des champions va reprendre, ce qui le met de bonne humeur. Xabi adore cette compétition, et le fait de jouer dans les stades mythiques du continent. Il parle d’ailleurs toujours d’un "chouette endroit" quand il s’agit d’aller taper le ballon dans une enceinte un peu bruyante. Parmi ses matches préférés, il retient une partie jouée au Stade de France avec la sélection espagnole, une victoire 1-0 pour les siens face à la France, avec la Marseillaise qui résonnait dans tout le stade au moment des hymnes: "Même moi ça m’a foutu la chair de poule. Si tu aimes le film Casablanca, tu ne peux que ressentir une grande émotion dans un moment pareil. Il m’est arrivé un peu la même chose à Hampden Park, à Glasgow, alors que tout le stade entonnait en chœur Flower of Scotland. Impressionnant. On avait gagné 3-2. Une autre enceinte dont les supporters m’ont toujours bluffé, c’est celle de Besiktas. Une putain d’ambiance. Et puis il y a les lieux mythiques: le stade Aztèque, Anfield, Bernabéu et l’Allianz Arena." Et son stade favori en tant que supporter? Pas de doute possible: "Atocha" [l’ancien stade de la real Sociedad jusqu’en 1993].

 

 

On décide d’aller prendre un verre au Café Königin 43, une très agréable terrasse à la sortie du parc où l’on sert des wraps, des sandwichs, des piadinas et des jus de toutes les couleurs. Alors que nous décidons de lever le camp, Ane se coince les doigts en refermant une chaise pliante et se met à pleurer. Xabi la prend dans ses bras en essayant de la consoler, tandis que Jon court partout en tapant dans un ballon et que la petite Emma galope en se cognant à tout ce qu’elle rencontre. J’ai l’impression qu’il y a des enfants partout, mais ils ne sont que trois. "C’est pire que de jouer à 10 contre 11 face au Barça", me dit Xabi en rigolant, tout en chargeant les sacs sur ses épaules et en essayant de mettre un peu d’ordre dans le bazar ambiant. Le journaliste du New York Times, Mark Leibovich, décrivait récemment Tom Brady, la star du football américain, comme "le type le plus célèbre que personne ne connaît".

 

Xabi Alonso pourrait correspondre parfaitement à cette description: tout le monde sait qui il est, mais peu le connaissent vraiment. Certains prétendent qu’il est dur. D’autres qu’il est timide. Peut-être est-ce parce qu’il parle comme il joue. Il sait parfaitement le danger que constitue la perte d’un ballon au centre du terrain pour un grigri de trop. Il ne fait pas d’esbroufe, tourne la langue sept fois dans sa bouche avant toute déclaration, et préfère les phrases courtes aux longs discours. Pas besoin non plus de répéter plusieurs fois les choses ou de faire des déclarations extravagantes. Il n’aime pas non plus déblatérer des évidences et peut même parfois paraître un peu énigmatique. Il est observateur et prudent: "Nous les footballeurs, on nous regarde toujours à la loupe. Celui qui dit des évidences va passer pour un ignorant. Et celui qui dit ce qu’il pense pour un escroc ou un crétin. C’est difficile, mais ça fait partie du jeu."

 

 

Suspendu mais pas déçu

Xabi a eu de la chance avec les blessures. En tout cas c’est ce que l’on pourrait penser à première vue. Parce que ce n’est pas exactement le cas. Il a ainsi très mal vécu sa pubalgie, en 2013. "Je me suis même demandé si je n’allais pas prendre ma retraite. C’est un moment si long et douloureux et je voyais si peu d’améliorations qu’à un moment cela ne m’a pas paru insensé de tout abandonner. C’est le genre de choses qu’on se dit quand on voit que rien ne progresse. Plutôt tout arrêter que souffrir. C’est une blessure vraiment frustrante, très compliquée et douloureuse, au point que le simple fait de me lever ou de tousser me faisait mal. La pubalgie a mis fin à plus d’une carrière de footballeur. C’est pourquoi j’ai décidé de mettre en stand by la prolongation de mon contrat au Real. Je ne savais pas très bien comment tout cela allait évoluer. La convalescence était frustrante. Et juste au moment où je commençais à aller mieux, je me suis cassé le métatarse. Oui, vraiment, ça a été dur à vivre. Mais au final je suis revenu plus fort que ce que je pouvais espérer, on a fait de très bon matches, et au final on a terminé la saison en gagnant la Décima."


La "Décima". Si tous les chemins mènent à Rome, il semble inévitable que toute conversation avec Xabi Alonso finisse à Lisbonne. "Chaque jour, quand je m’entraînais à Valdebebas [le centre d’entraînement du Real], je passais devant des photos, des photos, et encore des photos de joueurs levant la coupe d’Europe. Le Real Madrid, c’est la C1. Tu t’en rends compte dès le premier jour. Si tu veux faire partie de l’histoire du club, si tu veux que l’on se souvienne de toi, tu dois gagner une Ligue des champions. Je ne me serais jamais pardonné de ne pas gagner la Décima."

 

Je lui demande comment il a vécu le fait de prendre un carton jaune à l’Allianz Arena quelques minutes avant la mi-temps, un carton qui le privait de la finale. "Ma finale, je l’ai jouée à Munich. Sur le moment, j’étais vraiment au fond du trou, même Basti (Schweinsteiger) est venu me consoler après le match, alors qu’il devait lui-même encaisser l’élimination de son équipe. Mais je me suis très vite réconforté en réalisant ce que représentait le fait de faire partie de l’équipe qui allait participer à nouveau à une finale de Coupe d’Europe, après tant d’années sans y parvenir. Peut-être que j’exagère, mais nous ne pouvions tout simplement pas laisser passer notre chance lors de cette rencontre. Je ne regrette pas ce carton. Il y a des matches clef lors d’un tournoi, comme le match de poules contre l’Italie lors de l’Euro [2012] ou celui face au Chili lors du Mondial sud-africain. Des matches qui ne sont pas la finale, mais qui te rendent plus fort au moment où tu la dois la jouer. Je me souviens que le lendemain, on nous avait donné une journée libre, et nous étions allé manger japonais avec Nagore pour fêter la qualification. J’étais léger, comme sur un nuage. C’était un moment de détente comme j’en ai peu connus dans ma vie. Deux amis nous ont rejoints et on est resté comme cela, à discuter de tout et de rien jusqu’à ce qu’on nous demande littéralement de partir parce que c’était la fin du service. J’ai un souvenir très spécial de ces quelques jours. Je ne les associe pas vraiment à une forme de tristesse ou d’amertume d’avoir manqué la finale. C’est même tout le contraire en fait."

 

 

Amour déçu du Toro

Xabi fêtera ses trente-quatre ans en novembre. Il a gagné deux Ligues des champions avec deux clubs différents, un Mondial, et deux Euros. Une carrière pleine de succès, presque sans faux-pas. Presque. "Un de mes regrets, c’est le titre de champion avec Liverpool. En Angleterre, remporter la Premier League c’est comme gagner une Ligue des champions. J’aurais adoré vivre cela, on avait l’équipe pour. On avait un bon groupe, capable de battre n’importe qui comme l’avait démontré le 'miracle d’Istanbul' face à un super Milan. Une autre de mes frustrations, c’est la Liga 2002/03 avec la Real Sociedad. On avait fait une énorme saison, et on est vraiment passé prêt. Et puis il y a le Mondial des clubs, parce que c’est le seul titre qui manque à mon palmarès."

 

 

Il aurait aussi bien aimé jouer en Italie, au moins pour une saison. Alors qu’il reprend un café, il me raconte: "Par deux fois, j’ai failli signer à la Juve. Juste avant d’aller à Liverpool, et avant de signer au Real. C’est étonnant parce que depuis tout petit, j’ai toujours été assez fan de la Juve. C’est une histoire plutôt rigolote: au collège, j’avais participé à un voyage de classe en Italie. J’avais dix ou onze ans. Avec le peu d’argent que mes parents m’avaient donné pour l’ensemble du voyage, j’avais acheté, dans un stand de rue, un maillot de Martin Vazquez qui jouait alors au Torino. Un gros investissement pour moi: ça signifiait sacrifier quelques goûters et des coca-colas (il rigole). Mais j’adorais cette tenue grenat du Torino et la classe de Martin Vazquez quand il jouait au foot. En plus du fait qu’il y avait quelque chose d’exotique d’avoir un Espagnol en Serie A, qui, à l’époque, était le championnat le plus relevé. Mais à peine rentré chez moi, tout fier de porter mon maillot flambant neuf, j’ai appris que le Torino venait de vendre Martin Vazquez à l’OM. Ça m’a bouleversé! J’étais au fond du trou. Mon maillot n’avait plus aucune valeur. Cela m’a tant touché que je suis devenu supporter de la Juve, le rival historique du Toro, comme une vengeance ultime contre ce que j’estimais être un outrage et une trahison. Le genre de trucs que ressentent les enfants, mais qui d’une certaine manière t’accompagnent en fait toute ta vie."

 

 

Histoire d'un tableau

Les footballeurs sont étranges. Ils semblent toujours paraître bien plus vieux à la télévision qu’ils ne le sont en réalité. Xabi a l’air soudain beaucoup plus jeune quand il se met à parler de son enfance. Je remarque que le fond d’écran de son portable est le tableau "La jeune fille debout à la fenêtre" de Salvado Dali, et je lui demande d’expliquer. "À la maison, nous avions une reproduction de cette toile. Petit, j’ai longtemps été convaincu que la femme de dos qui regardait par la fenêtre était ma mère, dans notre maison de Donosti [la ville de San Sebastian en basque]. J’étais totalement convaincu que c’était un portrait d’elle. Un jour, en classe, j’ai vu ce tableau dans un manuel d’art ou d’histoire, et ça m’a fait peur: que faisait ma mère dans ce livre? Quand j’ai découvert la vérité, à savoir que nous n’avions pas un original de Dali à la maison, j’ai ressenti un peu de déception. Mais aujourd’hui, à chaque fois que je vois ce tableau, je continue de penser à ma mère. Et j’aime m’en souvenir ainsi, comme si c’était vraiment elle."

 

Le soir, nous dinons chez Theresa, un restaurant à la décoration exquise qui a la réputation de proposer la meilleure viande de Munich. On parle séries, livres (il a dévoré "Big time: la gran vida de Perico Vidal" en une semaine) et des dernières nouvelles madrilènes en matière gastronomique. Ce qu’il y a de bien lors d’un dîner avec un footballeur étant qu’il laisse systématiquement les frites dans son assiette…

 

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