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Ce n'est pas Sall

La Gazette de la Ligue 1 // épisode 14

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Le Classement en relief

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Les résultats de la 14e journée
Auxerre-Monaco : 2-0
Montpellier-Lille : 2-0
Lens-Nancy : 2-1
Rennes-Le Mans : 2-1
Nice-Toulouse : 1-0
Grenoble-Lyon : 1-1
Bordeaux-Valenciennes : 0-1
Saint-Étienne-Lorient : 0-2
Boulogne-Paris SG : reporté au 2 décembre
Marseille-Sochaux : reporté au 2 décembre



Les 5 gestes de la journée

• La main baladeuse, contenue de justesse, de Tony Chapron qui faisait le charmant avec une pom-pom girl avant le coup d’envoi d’Auxerre-Monaco.
• La main de Jean Fernandez qui cherche désespérément son pouls au coup d’envoi d’une rencontre en mesure d’offrir la première place du championnat à son équipe.
• La main compatissante de Mécha Bazdarevic sur l’épaule de Claude Puel à la fin du match nul le plus humiliant de toute la carrière d’entraîneur du Castrais.
• La main de Jean Fernandez qui essaye en vain d’essuyer l’afflux de transpiration sur son front dans la nuit blanche de samedi à dimanche.
• La main de M’Bengue, pas intentionnelle, pas qualificative pour quoi que ce soit, à peine un peu polémique, et encore… Ça fait du bien de revenir enfin à notre bonne vieille Ligue 1.



La bannette

L'entraîneur heureux d'être là avec nous
Jean Fernandez (L'Équipe) : "Être leader, ce n’est pas un problème pour nous".

L'abbé attitude
Didier Deschamps (L'Équipe) : "Ce fut une belle communion".

Le joueur qui entrevoit enfin le bout du tunnel
Mamadou Samassa (L'Équipe) : "Pour l'instant, je ne pense pas encore retourner par la grande porte à l'OM".

L’y perd Président
Jean-Louis Triaud (L'Équipe) : "À chaque fois que Bordeaux joue au moment de mon anniversaire, on perd". Mais non, les joueurs te reversent juste leurs primes de match en bons cadeaux.

L'entraîneur qui n'a eu aucun mal à trouver le stade
Philippe Montanier (L'Équipe) : "On avait un plan".

Le joueur habitué à se viander
Laurent Macquet (L'Équipe) : "On s'est montrés plus combatifs, plus saignants que Lyon".

Le match nul
Pablo Correa (L'Équipe) : "Le glamour, je m'en fous !" Et il te le rend bien.

L’hommage à Bernard Diomède
Cédric Hengbart (L'Équipe) : "Avant le match, on s'était dit entre nous que si on accrochait cette place de leader, on arrêtait tous le foot!"

L'effet Beaujolais
Étienne Didot (L'Équipe) : "Vraiment, cette semaine, l'arbitrage, ça me saoule". Et le péno, il avait un goût de banane?

Le scruteur en présidentielle
Vikash Dhorasoo (M6) : "Hatem Ben Arfa c'est le genre de joueur pour lequel on paie notre billet". C'est à la Coupe du monde 2006 que tu as pris l'habitude de payer ton billet?

L'équipe qui a le couillomètre à zéro
Anthony Le Tallec (L'Équipe) : "On a montré qu'on en avait, mais on est humains et le moral est atteint".


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"Attaquer en justice un journaliste imaginaire? Je suis déçu de pas en avoir eu l'idée le premier".


Les minutes

La minute plombée de Luigi Pieroni
"J'ai appris ça [sa nomination au Ballon de plomb] ce matin. Franchement, ce sont des enfoirés. Ce n'est que de la méchanceté gratuite. Ils ne mettent dans leur liste que des joueurs qui ne jouent pratiquement pas ces derniers mois. Moralement, on est dans le trou et voir ça n'arrange vraiment rien. En plus, c'est ridicule de me mettre parmi les pires joueurs du championnat de France. Je ne joue quasiment jamais, comment peuvent-ils me juger? Sans vouloir paraître prétentieux, je sais que j'ai le niveau de la Ligue 1 française". (Sudpresse.be)

La minute à peine biaisée de Vincent Duluc
"Le grand club français des années 2000 a permis au dernier de prendre autant de points en une soirée qu'au cours des douze premières". (L'Équipe)

La minute Nicolas Sarkozy de Jean-Louis Triaud
"Je ne suis pas aussi parfait que je le souhaiterais: pas assez bon père, pas assez bon mari, pas assez bon président". (France Football)

La minute médicale de Laurent Blanc
"Après des examens plutôt rassurants, car il n'y avait pas de lésion aux adducteurs mais un décollement de…  Demandez au docteur demain".



Plans de coupe

D'après les réalisateurs de Canal+, lors d'un OM-PSG, juste après une action importante ou un but, les téléspectateurs ont envie de voir
A. Le président de la Ligue en tribune présidentielle.
B. Le président de l'OM en tribune présidentielle.
C. Patrick Bosso en tribune présidentielle.
D. Joël Cantona en tribune présidentielle.
E. Des journalistes de Canal+ en tribune présidentielle.
F. La réaction des joueurs ou du public.

Indice: ce n'est pas la réponse F.

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"Je voulais revenir sur cet incident qui fait honte au football français et vous dire qu'aujourd'hui, nous sommes tous des petites tarlouzes".


DIC nerveux

Ce spot, diffusé d'abord sur le site de l'UCPF puis sur les écrans géants des stades de L1 semble vouloir sensibiliser le public sur les bienfaits du Droit à l'image collectif, exonération de charges sociales supposée rendre nos clubs ultra-compétitifs sur la scène continentale (lire "Des niches menacées de démolition"). À grands renforts d'émotions, le choix de la musique de Requiem for a dream n'étant sûrement pas anodin. Histoire de se mettre les supporters dans la poche, l'Union des clubs professionnels de football a convoqué des sportifs issus d'autres disciplines (Karabatic, Chabal, Wilkinson) en utilisant un slogan qui claque: "Sans le DIC, vous n'auriez jamais vu ça".
Outre l'ironie de la diffusion de ce clip dans des enceintes où il est formellement interdit aux supporters d'exprimer une quelconque "opinion politique, commerciale ou philosophique" (sic), on se permettra de noter la totale mauvaise foi consistant à admettre que l'argent économisé l'a été pour payer les joueurs qui se sont avérés les plus spectaculaires. Car si on y réfléchit bien, les quelques millions dépensés par les clubs n'ont pas servi qu'à payer des Gourcuff et des Lisandro. Permettons-nous un autre slogan:
 
Malgré le DIC, vous n'avez pas vu...
• Le talent d'Hatem Ben Arfa.
• Ederson faire une bonne passe.
• Diego Placente.
• L'intérêt de recruter Klasnic.
• À quoi ça sert de dépenser quatre millions d'euros pour acheter Kezman si c'est pour le prêter dans la foulée.
• La gueule de beau gosse de Dario Simic sur un terrain cette saison.
• Où a disparu la vivacité de Fernando Morientes.


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"Et Christian Vanneste il avait pris combien, lui? Ah l'enculé!"

Les observations en vrac

Jean Fernandez admet dans le Canal Football Club qu'il passe ses week-ends devant la télé à regarder des matches de foot européen. C'est dingue, on aurait vraiment parié qu'il les passait en boite.
 • MBia écrase une rotule puis une cheville, et sort pour s'être tordu la sienne lors d'un appel aérien. La relève de David Jemmali et Blaise Kouassi est en marche.
 • Fabrice Pancrate, chômeur, vient de signer un contrat à Newcastle. Et on essaie vraiment de nous faire croire que la Premier League a un meilleur niveau que la Ligue 1?
 • Le but de le plus laid de l'année a été marqué par les Siamois Heinze Diawara. C'est ce qui s'appelle une charnière bien soudée.
• Chamakh se plaint d'une douleur à la crête iliaque droite. Il va peut-être enfin aller chez le coiffeur.
 • On se demande vraiment ce que peuvent avoir à se dire Guy Stephan et Laurent Spinosi.
 • Enfin, le clasico, vendu comme un match pas comme les autres, est devenu un match parfaitement comme les autres.
• Didier Ollé Nique-OL salue Pierre Ménès, qui le 14 Septembre déclarait "J'avais placé Ollé-Nicolle assez haut dans mon challenge PPH de cette saison et je crois qu'à ce rythme, ça ne va pas tarder". Puis le 19 octobre "Pour les Azuréens en revanche, la route va être longue et la faiblesse de leurs performances est telle que je ne serais pas étonné si des décisions drastiques étaient prises très prochainement".
• Discrimination: Élie Baup ne figure pas sur la liste des entraineurs libres publiée par la LFP. Tout le monde n’a pas la chance de s’appeler Robert Nouzaret.
• Ben alors les gars, ce Big Four à la française, vraiment plus personne pour en parler? La peur de faire l'éloge des bouseux inhibe-t-elle les éditorialistes du début de saison?
• Notre Big four ne ressemble peut-être pas à grand-chose, mais on s’en balance: le classement fait très Premier League avec ses quatre équipes comptant un match en retard.
• Dans combien de décennies un journaliste se sentira t-il enfin autorisé à interviewer l’entraîneur d’Auxerre sans mentionner Guy Roux?
Benoît Pedretti sera t-il le premier lauréat du Ballon de Plomb à rejaillir de ses cendres loin du Qatar?
• Si un jour l’invité vedette de Canal Football Club est Matt Moussilou, Pierre Ménès dira-t-il aussi, comme de tous les invités précédents, qu’il mériterait sa chance en bleu?



L’action du premier tiers du championnat

A l’unanimité des votes du seul rédacteur encore convaincu de l’intérêt d’une palette manuelle, le prix totalement subjectif de l’action du premier tiers du championnat est attribué aux Lyonnais, pour leur coup de couteau planté entre les omoplates marseillaises. Décorticage en couleurs.

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Percussion de Pjanic flanc gauche – Lisandro pivot du milieu de terrain – Flip-flap à la Forbans – Enrhumage de trois "défenseurs" adverses – Bastos trottine côté droit – Appel de Pjanic qui sème tout son monde et aspire Heinze – Gomis pour Pjanic en profondeur sans contrôle – Nouveau tour de rein des Marseillais: passe sans contrôle de Pjanic – Doudou fait semblant d’essayer d’interrompre ses baguenaudages dans les pâturages – Trop tard – Finition sans contrôle de Bastos – 5-4 – Gerland explose en douze secondes de feu, la défense de l’OM en quatre passes supersoniques.
Sur le bord de la touche, le service d’ordre interpelle "un individu de type marseillais dépourvu de pilosité crânienne, vêtu d’un survêtement de l’OM qui invective les joueurs olympiens"

NDLR : le concept de "4 touches à 1 balle" est déposé par l'auteur.



L'arbitre n'a pas d'odorat

À L'Équipe, le spécialiste de l'arbitrage (ou des arbitres?) est Raphaël Raymond. Il était justement de permanence samedi soir à Nice, match au cours duquel l'arbitre a sanctionné une main manifestement involontaire dans la surface de M'Bengue. Une aubaine: "l'avis de l'envoyé spécial" est tout entier consacré à ce fait de jeu, initulé "Thual, la toile". Où il s'agit bien évidemment de faire le lien avec l'affaire qui agite la France et le monde. Et Raphaël de faire un formidable raccourci en trois temps. Thierry Henry a marqué un but de la main – M. Thual a sifflé une main involontaire – Il y a trois ans, M. Thual avait déjà "commis la même erreur" [!] en donnant un second carton jaune à Bruno Cheyrou, qui avait joué un coup franc trop vite. Tout se recoupe, bien sûr. Et l'article de se conclure sur l'une des plus formidables invitations au débat qui terminent traditionnellement l'avis des envoyés spéciaux:

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On a vraiment reçu ça

De      C.M / -----@hotmail.com
Date     23/11/2009
Sujet     Message pour la rédaction
La crise ne vous a pas ete fatal, ni aucun concours de circonstance, la mort de votre journal n est que la consequence de la tournure poisseuse que vous avez prise peu a peu. VOus aimez Domenech, parce qu il vous ressemble. Petite gauche oeuf de lompe, fausse ouverture d esprit, mepris des autres et abscence d autocritque.
LA masse a forcement tort, pas vrai? Si tout le monde deteste Domenech c est forcement qu il est bon, si les loups hurlent a l arbitrage video, c est que la video est mauvaise. Votre ultime article sur ce sujet est edifiant. Vous faites preuve d el obscurantisme que vous denoncez avec vos exemples miteux sur le match contre l Irlande. Bien evidement la video ne regle pas tout, mais elle aurait pu rendre justice au plus fort ce jour la, et eviter de voir Escalette , Domenech et sarko se branler en cercle sur la pelouse apres un match que l on a fondamentalement perdu. Domenech est un entraineur de merde, son equipe lui ressemble desormais. Et vous ressemblez a Domenech, c est pour cela que votre journal est mort, et c est pour cela que tout le monde s en fout.



L'envers du championnat
Après un début de compétition émoustillant, valorisé par les records qui pleuvent sur l’Isère, l’envers du championnat retombe dans les travers d’une Ligue 1 qui peine à se trouver une crédibilité. Dans quel grand championnat européen pourrait-on envisager une telle déchéance? Après trois journées, Auxerre avait surmonté les obstacles sochaliens et lensois avec brio, avait fait fructifier sa différence de buts sur ses terres, face aux Lyonnais (0-3), pour occuper une place de leader qui en imposait. Las! Un premier point récolté face à Boulogne, la fin de l’indisponibilité salvatrice de Jelen, et c’est toute une équipe qui est aspirée dans la fameuse spirale infernale: de déconvenue en déconvenue, voilà les hommes de ce pauvre Jean Fernandez au fond du fond du classement. Ça s’est passé tellement vite que l’on jurerait être en plein cauchemar.

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"Mais bien sûr que je participais, même si je dirais que j’ai davantage œuvré en coulisses, en recommandant chaudement au coach de tenter une défense Gassama-Bodmer-Toulalan-Kolodzieczak dont je me portait personnellement garant".
Un autre qui croit rêver éveillé, c’est Mécha Bazdarevic, que ses joueurs ont clairement lâché face à Monaco, uniquement dans le but de nuire à sa réputation internationale qui frisait l’historique. Le voilà accablé par un deuxième résultat négatif consécutif lors du choc le plus inégal de cette journée sur le papier, une fois encore face à l’une des plus faibles formations de Ligue 1, qui plus est en supériorité numérique. L’entraîneur des leaders met fin pour la première fois à la positive attitude chère à Jean-Pierre Raffarin, son mentor en matière de lose to win, quand il concède que, même après un départ on ne peut plus canon, rien n’est encore joué pour le titre: "Je crois que si on joue comme ça, c'est pas fini encore". Le Mans, Boulogne et Saint-Étienne, leurs éloignés poursuivants, en sont-ils persuadés?


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