auteur
Jérôme Latta

 

Chef d'espadrilles.


Du même auteur

Europe : un football à deux étages

Une balle dans le pied – Le classement en relief inter-européen est sorti: on a mis côte-à-côte la Ligue 1, la Liga, la Serie A, la Premier League et la Bundesliga.


Sens de la dérision

21/06/2011 à 07h43

Tiens j'avais fait la même chose sur un bout de papier, c'est quand même plus chouette chez les CDF ! Par contre, j'ai du mal à voir le lien entre le classement présenté ainsi et les 6-7 clubs qui jouent l'Europe, surtout quand, comme il est précisé dans le sujet, on ne s'intéresse qu'à une saison ! J'imagine que les commentateurs de l'article sauteront sur l'une des conclusions les plus évidentes qui peut être tirée de l'article : la L1 avec plus de matchs nuls, moins de buts, un premier moins haut et un dernier plus bas est vraiment la charrette des gros championnats européens.

ravio

21/06/2011 à 08h27

Elle est simple la conclusion. Monaco est le meilleur dix-huitième des "grrrrrrrrands" championnats. Alors que Lille n'est que le quatrième premier, Marseille le quatrième deuxième ex-aequo et Lyon, hou, le cinquième troisième. Mieux vaut être seigneur en enfer qu'esclave au paradis. Bravo aux monégasques.

le petit prince

21/06/2011 à 09h31

C'est vrai que les profils se ressemblent beaucoup, avec juste l'ensemble de la Bundesliga un peu trop basse, ainsi que le haut de la L1. Mais il y a des explications à ces deux éléments. Si les Allemands ont le ventre qui tombe, c'est à cause de la bière, mais également parce que la Bundesliga n'a que 18 clubs, soit 34 matchs au lieu de 38 ; en conservant la même moyenne, le Borussia serait à 84 points et tous les autres clubs un peu plus haut. Et la L1 a aussi une excuse : si Dédé Gignac, Mevlut Erding et Olimpi Clioné n'avaient pas été indisponibles toute la saison, le haut du panier serait quinze points devant.

José-Mickaël

21/06/2011 à 09h39

Je ne suis pas complètement d'accord avec la conclusion de l'article comme quoi il s'est créé une élite qui se réserve les places d'honneur par opposition à un ventre mou qui n'y a plus droit. C'est sûrement vrai en Espagne et en Angleterre, mais plus tellement en Italie où la Juve et Rome ont décliné au profit de Naples ou Udinese. Même si ce phénomène est lent, il prouve qu'il y a un renouvellement. Et surtout l'Allemagne ne rentre pas dans cette catérogie : regardez où se trouvent Schalke, Brême et Wolfsburg, qui jouaient les premiers rôles il n'y a pas si longtemps, au contraire de Dortmund ou Mayence. On dirait bien qu'en Allemagne, si on met de côté le cas particulier du Bayern (au sommet depuis quarante ans), il continue à y avoir une alternance (c'est la situation que je préfère car ainsi chaque club a le droit - lorsque sont tour viendra - à son heure de gloire).

Kasti

21/06/2011 à 10h06

Quelle amplitude entre les 2 premiers en Espagne et les autres clubs et championnats... c'est vraiment le seul véritable enseignement à tirer de ce graphique, car les champions des autres pays sont à des niveaux équivalents.

ainsi parlait Zahia, tout ça

21/06/2011 à 10h18

Ce qu'il faudrait, c'est faire l'exercice sur plusieurs années de suite, pour voir les évolutions ou les non évolutions... Notamment, on pourrait voir si les clubs d'en haut sont toujours les mêmes, (ce qu'on pressent un peu à la vue de la LDC), ou si on voit des évolutions lentes, comme celles évoquées un peu plus haut avec Naples/Juv.

Jean-Noël Perrin

21/06/2011 à 11h02

José-Mickaël mardi 21 juin 2011 - 09h39 ----------- J'ajouterais même qu'en France cette saison (ainsi que la précédente) on a pu assister à une déconvenue d'un club comme Bordeaux qui était pourtant présenté, sans doute dans ces pages même (*), comme membre à temps plein du "Gros N" eu égard à ses trois participations à la C1 en 4 ans. Alors qu'à l'inverse Lille a décroché la timbale avec un investissement assez minimaliste par rapport à des grosses écuries (essentiellement Lyon et l'OM). Quant aux cinq à sept clubs disputant chaque année les places européennes, j'aimerais bien qu'un historien m'explique en quoi ce n'était pas déjà le cas dans la période pré-Bosman où certes on a connu ponctuellement une série de six ou sept champions différents dans les années 90 mais qui suivait les périodes glorieuses de l'OM et Bordeaux... (NB : je ne suis pas en train de faire croire que rien n'a changé depuis cette époque, c'est faux) ((*) là je dis ça de mémoire et j'ai pas fouillé les archives, il est possible que je me trompe lamentablement)

la rédaction

21/06/2011 à 11h27

@ainsi parlait Zahia, tout ça @Jean-Noël Perrin @José-Mickaël Vous aurez certainement noté les précautions de langage et l'emploi du conditionnel, ainsi que la mention de la nécessité d'étudier l'évolution des profils de classements sur plusieurs années – de même que les régularités des qualifications pour la C1... Cette étude peut être engagée grâce à Poteau rentrant (http://www.poteau-rentrant.com) qui a archivé les classements du championnat de France depuis 1945, même si le phénomène "d'élitisation" est probablement plus récent et moins prononcé en France. Ce qui frappe cette saison, c'est l'analogie entre les cinq championnats, et l'absence d'un ventre mou de clubs épargnés par la menace d'une relégation.

fabraf

21/06/2011 à 11h41

D'accord avec JNP. En fait, je ne comprends pas trop l'intérêt, l'objectif de cet article. Si c'est de démontrer que certains championnats sont serrés et d'autres non... quel scoop ! Sans me tromper, en faisant l'analyse sur d'autres pays, d'autres périodes, etc, on obtiendrait exactement les mêmes résultats. Si c'est de démontrer que certains championnats sont de plus en plus élitistes, ben il faut le... démontrer pardi. Par exemple, en faisant une analyse sur une période (comme dans l'article consacré à la LdC). Là comme ça, c'est typiquement le graphe qui ne veut rien dire et dans lequel on ne peut tirer aucune conclusion (excepté que la L1 est serré et que la Liga se résume à un duel). Mais peut-être que cet article était un piège destiné à toutes les personnes passant leur bac ou un exam' : attention à la surinterprétation des différents graphes (et n'oubliez pas de les légender).

ainsi parlait Zahia, tout ça

21/06/2011 à 11h54

@dame rédac effectivement, la similarité des profils, l'effet ventre "compact et tombant" est impressionnant, au moins visuellement. (si on excepte Arles Avignon chez nous, qui fait remonter artificiellement ledit ventre). Ma remarque tenait juste au fait qu'on a envie d'en (sa)voir plus maintenant !

 

king carrasco

21/06/2011 à 12h32

Fabraf, là tu ne démontres absolument rien ;) Au passage, l'article ne dit pas que certains championnats sont plus serrés que d'autres, mais plutôt qu'ils présentent des analogies troublantes quant à la distribution des clubs. Et tu lui prêtes des conclusions ("la L1 est serrée et la Liga se résume à un duel") qu'il ne tire pas... L'article reconnaît d'autre part les limites de l'exercice et le besoin de pousser plus loin (avec des comparaisons diachroniques). L'intérêt, c'est le classement en relief lui-même, ici en mode comparatif, et les questions qu'il soulève. Mais peut-être ne saisis-tu pas le but premier (visualiser les écarts) du vénérable CER :)