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Christophe Kuchly


Dé-Manager, qui parle dans Vu du Banc et écrit pour l'AFP et dans La Voix du Nord.


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« Chi Chi Chi ! Le Le Le ! » : le sacre du travail et du jeu

Remportée par le Chili sur son sol, la finale de la Copa America 2015 est le couronnement d'un travail de fond entamé par Marcelo Bielsa il y a presque huit ans et perfectionné par un de ses disciples, Jorge Sampaoli. 


osvaldo piazzolla

06/07/2015 à 02h12

Que des stars comme Mati Fernadez acceptent d'être remplaçants sans broncher, que des stars comme David Pizarro, reviennent huit ans après leur retraite internationale, juste pour jouer les utilités en fin de match, dans une sélection connue justement pour les frasques de ses joueurs ("el bautizazo" par exemple) ça en dit effectivement long sur la motivation de tous ces joueurs de jouer en équipe, et la capacité de Sampaoli à les fédérer...et ce n'est pas un simple "héritage" parce qu'entre Bielsa et Sampaoli il y a eu le fiasco total de Borghi. Ce dépucelage (premier titre de l'histoire pour eux) peut les rendre redoutables.

Ba Zenga

06/07/2015 à 09h54

Je n'ai vraiment vu que la finale (je veux dire, en entier) et j'ai carrément apprécié le jeu du Chili. Et je suis d'accord avec l'article sur le côté "équipe de club", on sent que les gars se connaissent et ont répété des mouvements ensemble.

Roy compte tout et Alain paie rien

06/07/2015 à 09h56

C'est vrai qu'on l'oublierait presque Borghi. Ou peut être qu'on veut l'oublier. Quand tu parles de motivation, j'ai été frappé lors de la préparation à la séance de TàB de voir que le sqaud chilien était encore sur-motivé (cf le speech de Medel au milieu du cercle des joueurs) alors qu'il arrive souvent qu'au bout des 120 minutes l'équipe qui a dominé sans gagner se désunissent au moment fatidique. Mais eux non, et au contraire les Argentins qui auraient dû être morts de faims après avoir tenu jusque là à la volonté (première fois que je vois Mascherano avoir des crampes, il est donc humain) m'ont semblé avoir la tête de victimes expiatoires avant même le début de la séance.

sansai

06/07/2015 à 11h53

Il ne faut pas oublier Borghi. Mais pas tant pour son boulot de sélectionneur (il est vrai, critiquable et bien moins dans la continuité de Bielsa que Sampa), que pour son Colo Colo légendaire de 2006, capital dans l'enracinement du bielsisme au Chili, tant au niveau de l'équipe nationale qu'au niveau des clubs.

sansai

06/07/2015 à 11h54

Pardon, j'oubliais : merci pour cet excellent article.

Troglodyt

06/07/2015 à 16h26

Les crampes de Mascherano, je les crois diplomatiques. Il fallait faire avaler son incroyable trouage sur la balle en profondeur qui précède. Egalement merci pour cet article.

El Matheux d'Or

07/07/2015 à 14h06

Bonjour, Très bon article et belle mise en perspective, jusqu'à la dernière phrase. Sérieusement, je peux éventuellement me reconnaître dans les termes "idéaliste" et "grincheux", mais résumer l'arbitrage maison, l'impossibilité de se qualifier à 11 contre 11 et l'olive de Jara dans le qualificatif "parfois cynique sans ne plus en être romantique", je trouve ça un peu abusé. Ou alors on n'a pas le même dictionnaire. Pourtant, j'ai adoré les épopées de Milan en 2010 et de l'Atletico en 2014, pour ne citer que les plus récentes. Mais là on est plus proche de celle de la Corée en 2002. Enfin bon, j'ai vu la plupart des matches de cette Copa, c'était assez intense et globalement plutôt bon, et je suis d'accord avec le fait que les Chiliens se sont battus avec courage et avec toutes les armes dont ils disposaient, et qu'avec quelques concours favorables, ils remportent cette coupe de manière assez logique a posteriori.

Radek Bejbl

07/07/2015 à 18h01

L'argument de l'arbitrage je le réfute complètement. La dernière phrase inclut quasi uniquement le geste de Jara, que je trouve par ailleurs largement monté en épingle. Mais ce sont les adversaires qui se sont battus avec courage face à une équipe qui a fait le jeu lors de tous ses matches, pas l'inverse. L'ensemble des fautes chiliennes sur toutes la compétition équivaut à un match de Samuel et Lucio avec l'Inter et si on joue la compétition 10 fois, le Chili la gagne sans doute 7 ou 8 tant ils dominaient des adversaires souvent réduits au cynisme plus ou moins violent. Je te vise pas, mais quand je vois des gars sortir le nombre d'expulsions ou penalties sifflés, je rigole. Aux dernières nouvelles, quand on a 80% de possession on se fait plus souvent démonter que l'inverse. On est sur la même logique que quand on reproche ça à Barcelone. Alors ok, Vidal et Medel sont l'équivalent de Busquets et... disons Pepe. Mais si on siffle sévèrement ou pour l'équipe locale, tous les adversaires finissent à sept et on ne refuse pas des buts valables.

 

osvaldo piazzolla

08/07/2015 à 00h41

Par ailleurs, l'histoire du foot sudaméricain en général et celle du Chili en particulier est parsemée d'épisodes arbitraux burlesques (en faveur ou défaveur), et ceux de cette Copa ne sont rien du tout. Tapez "the battle of Santiago" dans google pour voir la vidéo hallucinante du Chili-Italie de la coupe du monde 62. Cherchez la signification du verbe chilien "condorearse" pour comprendre le délire de l'épisode du Condor Rojas. L'arbitrage de cette Copa ce n'est en tous cas pas grand chose par rapport à ce qu'est le jeu du Chili de Sampaoli, sans aucun équivalent dans le monde, et sa force a été décuplée dans cette Copa qui était la leur. Merecido !

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