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Richard N (avec Les jaunes Héros Zen)

 

Pionnier du foot sur le Web avec Kick'n'Rush, historien pour les Cahiers et Footichiste pour son compte.


Du même auteur

L'Abécédaire du FC Nantes

De A jusqu'à Z et quasiment à une touche de balle, les membres du fil "Les jaunes Héros Zen" ont dressé l'abécédaire de leur club favori. Avec du jeu à la nantaise, des succès et un peu de musique.


Manx Martin

21/01/2016 à 19h41

Quelques entrées alternatives prises sur le fil jaune (autour de la page 462). Merci Richard N ! A comme Arribas, José Le créateur du football à la nantaise. C'est avec le diptyque formation-identité de jeu que l'immigré d'origine basque implanta à Nantes une idée du football, d'abord dans son travail avec l'équipe première, puis en réfléchissant aux moyens de pallier aux départs de joueurs comme Jacky Simon à Bordeaux en 1965.Le cercle vertueux était dès lors en place : l'identité de jeu permettait une continuité dans le travail technique d'un entraîneur à l'autre, les modes d'expressions collectives communs à tous les joueurs et entraîneurs facilitaient l'intégration des jeunes pousses à l'équipe première et la transition d'un entraîneur à l'autre ; et la formation renouvelait tout autant le groupe de joueurs de l'équipe première que le vivier de techniciens issus de l'école nantaise, d'Arribas à Laurent Guyot et Stéphane Moreau, en passant par Suaudeau, Denoueix, Henri Michel, Didier Deschamps, mais aussi Denis Renaud ou Philippe Montanier... M comme Marcel-Saupin (Stade) Construit en 1937 et coincé entre la Loire, le canal de l’Erdre détournée et les voies de la gare SNCF, le stade Marcel-Saupin est toujours debout. Abandonné par l’équipe première du FC Nantes depuis 1984, il s’est décomposé tranquillement, perdant progressivement sa jauge (on peine à croire qu’il put contenir 30 000 spectateurs à ses grandes heures des années 1960 et 1970) et sa peinture jaune et verte lentement écaillée. On pouvait encore y lire au début des années 2000 des inscriptions surannées : « Tribunes populaires », avec les numéros des portes et des guichets. C’est dans ce petit vaisseau de béton, en plein cœur de la ville, que le FC Nantes battit le record d’invincibilité à domicile du championnat de France, toujours debout, lui aussi. En 2006, on commença à détruire ses vieux gradins pour faire de la place à un hôtel, un bâtiment universitaire et un parking. Par politesse, on lui laissa une tribune et son terrain. La même année, le FC Nantes descendit en deuxième division pour la première fois depuis 1964. F comme football Sport inventé par les Nantais et pratiqué uniquement à Nantes à l'époque Suaudeau (source : les Nantais et Suaudeau). G comme Gripond, Jean-Luc En décembre 2001, alors que l’équipe championne de France en titre est en grande difficulté en championnat (mais brille en Ligue des Champions), Jean-Luc Gripond, l’homme que la Socpresse a bombardé président, décide de virer Reynald Denoueix et de le remplacer par Angel Marcos. Les années suivantes commence une valse d’entraîneurs inconnue au club : Loïc Amisse puis Serge Le Dizet prennent place sur le banc de touche. En 2004, après une bonne saison, Gripond décide de vendre Yepes, Armand, Vahirua, Berson et Ziani, alors que Gillet et Moldovan sont en fin de contrat. Le capitaine Landreau, qui a violemment critiqué Gripond, est laissé libre en 2006. Le club est durablement fragilisé par cette hémorragie et descend en L2 en 2007, après deux saisons très délicates. Médiocre homme d’affaires que rien ne prédisposait à une place tragique dans l’histoire, l’obscur Jean-Luc Gripond est pourtant celui qui précipita le FC Nantes dans la décadence. Q comme quatre-vingt-douze (record d’invincibilité à domicile) Le FC Nantes n’a pas perdu à Marcel-Saupin entre le 15 mai 1976 (défaite 1-2 contre le Paris-Saint-Germain) et le 7 avril 1981 (défaite 0-1 contre l’AJ Auxerre), soit quasiment cinq saisons. V comme Vejle Le 3 octobre 1973, le champion de France s’incline 0-1 à domicile contre le champion du Danemark, Vejle, match retour du premier tour de la Coupe des Champions. Après le 2-2 de l’aller, le FCN est déjà éliminé. Ce n’est pas la première fois que ça lui arrive, et ce ne sera pas la dernière : il avait déjà été éliminé au premier tour en 1966 par le Partizan de Belgrade (futur finaliste) et en 1/8 en 1967 par le Celtic de Glasgow (futur vainqueur). Par la suite, le FCN est éliminé en 1/8 par l’Atlético de Madrid en 1977-78, en 1/32 de l’UEFA par Lokeren en 1981-82, au premier tour de la C1 1983-84 par le Rapid de Vienne et en 1/32 par Aarhus en 1997-98, pour ne citer que les plus mémorables échecs. Ces mauvais résultats en coupes d’Europe ont alimenté l’image d’équipe de « danseuses », « pas faite pour les coupes », bonne à gagner des championnats sur 38 journées, mais incapable de résultats sur un match, les vertus requises – engagement, sacrifice, jeu direct – paraissant en opposition avec le jeu pratiqué par les Canaris – défense en ligne et jeu d’évitement. Deux exceptions cependant : la demi-finale de la Coupe des coupes, perdue contre le FC Valence en 1980, et surtout celle de la Ligue des Champions, perdue, avec les honneurs, en 1996 contre la Juventus.

José-Mickaël

21/01/2016 à 20h43

Et puis Nantes avait atteint les 1/4 de la C3 en 1985-86 et en 1994-95 après un parcours brillant.

Sens de la dérision

22/01/2016 à 07h17

Super article !

theviking

22/01/2016 à 15h50

A noter qu'entre le stade Saupin (ou ce qu'il en reste) et le palais des sports (où joue le H, club de hand de Nantes qui joue les premiers rôles en D1), il y a la promenade José Arribas (séparée du stade par la Loire)

TheDoctor

22/01/2016 à 15h54

Merci les cahiers, et merci à tous les grands hommes qui ont œuvré à la création et au développement de l'identité du FCN. Je suis vraiment fier de supporter ce club depuis mon enfance, plus j'en apprends sur lui plus je l'aime ! (faut absolument pas que m'a compagne tombe sur ce commentaire...)

Gazier

22/01/2016 à 18h55

Bel article pour un supporteurs de l'équipe de années Bossis, Touré et cie.

Hydresec

23/01/2016 à 01h49

I comme Invincible Lors de la saison 1994/95, le FC Nantes ne connaît qu'une seule défaite en championnat contre le RC Strasbourg (2-0, dont un superbe coup-franc de Mostovoï). C'était pour compléter modestement ce très bel article.

Tonton Danijel

23/01/2016 à 08h32

Bel article, en effet. Le FC Nantes, ça me fait penser au débat qu'on a sur a Ligue 1 sur le forum: c'est une équipe qui a toujours évoqué de très bons souvenirs, de beau jeu. Et pourtant, contrairement à Marseille, Paris, Bordeaux ou Saint-Etienne (et même Lyon dernièrement), leur supportariat n'a jamais vraiment dépassé les Pays de la Loire. Peut-être l'absence d'un gros parcours européen, l'absence d'un public "bouillant" en tribune jusqu'à récemment, le fait aussi qu'à quelques exceptions près mentionnées dans l'article (Halilhodzic notamment), le club n'a pas eu la grosse star capable de séduire les foules. Beaucoup de gens me semblent respecter le FC Nantes, mais peu le supportent.

McManaman

23/01/2016 à 09h21

Tonton Danijel aujourd'hui à 08h32 Beaucoup de gens me semblent respecter le FC Nantes, mais peu le supportent. ...... Le FC Nantes, c'est un peu le tonton qui vieillit mal de tous les supporters de foot en France (sauf des Rennais) : on a tous un grand respect pour sa splendeur passée, ce qu'il a apporté à la famille du football, son identité singulière, son style unique, ses exploits et conquêtes passées. Mais comme il les ressasse tout le temps en ayant radicalement changé de mode de vie, l'âge aidant, on évite de passer trop de temps avec lui aux repas de Noël et on préfère cousiner avec les plus jeunes et plus fringants. On essaye de ne pas penser qu'il devient à la limite de l’acariâtre, Kita le snober discrètement à l'apéro, comme le tonton Steph' d'ailleurs. Mais au fond de nous, on l'aime énormément, et on espère qu'il va se reprendre, se recaser avec quelqu'un de bien et redevenir super tonton qui envoie du beau jeu.

Tonton Danijel

23/01/2016 à 09h31

Même au temps de leur splendeur, McManaman. Je me souviens de la saison 1994/1995 par exemple où tout le monde au lycée était admiratif de leur performance en championnat. Mais peu les admirent. Il a sans doute manqué à ce club le 'gros' exploit européen (ils sont certes arrivé en demie-finale de C1 la saison suivante, mais avec un parcours relativement dégagé, au contraire de Bordeaux qui étrillait le Milan AC ou du PSG qui sortait Parme pendant qu'eux se 'contentaient' de sortir le Spartak).

 

Tonton Danijel

23/01/2016 à 09h31

"...mais peu les supportaient, préférant se tourner vers l'OM ou le PSG", j'ai tapé trop vite.

Les brèves

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Aucun

"Euro U17 : qui sont les joueurs majeurs de l'équipe de France ?"

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"Ribéry : Des débuts fracassants." (lequipe.fr)

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Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuud van Nistelrooy

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