auteur
Nicolas Sarzeaud

 

@NSarzeaud


Du même auteur

Rennes, la victoire aux yeux rouges

C'est l'histoire d'un club à qui on affublait une image de perdant mais qui l'a quittée avec fracas ce week-end. Et celle de supporters qui ont vécu une soirée forcément à part.


12 mai 76

30/04/2019 à 15h02

Il y a beaucoup de très belles choses dans ce texte. J’aime particulièrement ce passage que je trouve très juste, très touchant:

« Les supporters de clubs moyens aiment leur club, pas pour ce qu'il a été, puisque jamais il ne fût grand, pas non plus dans l'espoir de ce qu'il sera: ils aiment leurs clubs. Voilà la raison de notre ahurissement joyeux aujourd'hui: nous étions d’accord pour aimer toute notre vie ce club et ne jamais vivre ça. »

Quelle belle explication de l’amour qu’on a pour un club, quelle belle définition du supporter. Merci Nicolas.

Citron Merengue

30/04/2019 à 17h14

Ce texte me semble d'autant plus intéressant qu'il contient en filigranes le fameux paradoxe du "Omne animal triste post coïtum" (toutes proportions gardées bien sûr).

Je m'explique : l'auteur décrit superbement bien l'incrédulité et la joie profonde qu'il ressent, proportionnelles à son refus d'y croire pendant 90 minutes (et pendant de nombreuses semaines sans doute, c'est à dire dès la qualif pour la finale acquise).

Mais dans la fin de l'article, il laisse aussi entrevoir un désarroi, certes léger, mais réel : comment va-t-il vivre le fait que son club qu'il aime change brusquement de statut? Parce que son Stade Rennais il l'aimait aussi beaucoup tel qu'il était, et donc avec son statut de looser. Et d'ailleurs il le précise bien, que c'était une fierté que de supporter ce club malgré son statut. Il va maintenant falloir s'habituer à un nouveau statut. Ce sentiment me semble finalement assez classique chez tout supporter qui supporte l'équipe qui a gagné : la nostalgie de la victoire arrive très tôt après celle-ci.

Dans mon lointain souvenir, c'est aussi un petit sentiment qui est remonté en moi quelques jours après la victoire de 98. qui pouvait se matérialiser par des pensées du type "ah ben merde, maintenant on a un statut à défendre..." avec la pointe de stress qui vient avec. Voire le sentiment de ne pas en avoir profité pendant l'événement (surtout en voyant quelques heures ou jours après les images des supporteurs célébrant la victoire, avec la nostalgie que ce moment fut trop court et déjà passé).

Bref, chers rennais, profitez bien de votre victoire car elle fut belle !

Elmander mon cher Larsson

30/04/2019 à 20h27

Très bon article.
En tant que supporter du TFC, j'ai toujours trouvé injuste cette étiquette de loser qui était accolée au Stade Rennais (avant la finale de samedi). Parce que le TFC mérite largement plus ce qualificatif. Vous voulez des exemples ? Dernier titre du TFC : coupe de France 1957. Dernier tit… Avant-dernier titre du Stade Rennais : coupe de France 1971. Nombre de présence pour des finales au Stade de France : pour le TFC 0, pour le Stade Rennais 4.
Alors qui c'est les vrais losers ?

Kireg

30/04/2019 à 20h34

Mais...
Ça va nous manquer.

Toni Turek

30/04/2019 à 20h59

La lose, c'est de se qualifier pour des finales et les perdre, ou ne pas arriver en finale ?

Vous avez 4 heures.
(Plus des prolongations si besoin).

12 mai 76

30/04/2019 à 22h32

La loose c’est de se croire un grand club alors qu’on ne l’est plus depuis des décennies. Et que tout en tas de quinquagénaires sympas te parle de ta gloire passée.

revlog

01/05/2019 à 00h24

Je me joins au concert des louanges, texte très juste et très bien écrit. Je guettais depuis la victoire rennaise l'article en une qui viendrait raconter ce grand-soir rennais, les supporters rennais ayant visiblement le goût de l'écriture. Faut dire que leur club ouvre à merveille les possibilités de narrer le foot, de disserter sur ses joies et ses peines, de philosopher sur ses drames et sur la vie en général.

Puisse-t-il y avoir d'autres occasions pour de si bons articles en une.

 

Mama, Rama & Papa Yade

02/05/2019 à 12h43

Toni Turek
30/04/2019 à 20h59

La lose, c'est de se qualifier pour des finales et les perdre, ou ne pas arriver en finale ?

_____________________________

La lose c'est tellement plus que ça, que ça mériterait un article sur l'ensemble des clubs de L1.

Comment la lose se manifeste-t-elle au sein du club en question :
- absence pluri-décennale du moindre titre
- tendance remarquée au poulidorisme
- science de la remontada subie, basée sur le principe qu'une bonne remontada, c'est comme une bonne cuite, tout un art.
- fidélité à une bête noire et éventuels records du genre (Montpellier contre Monaco, Marseille à Bordeaux, mais bien sûr comme dirait Touco dans "Le Bon,...", les bêtes noires c'est comme les anus, tout le monde en a un)
- maestria dans l'avalement de sabres au moment de la magie-de-la-coupe-de-France
- contribution à la lose nationale en coupes d'Europe de clubs (c'est là où on rivalise d'ingéniosité d'un club à l'autre)

Quels en sont les momentums?

Quels en sont les joueurs/entraîneurs clés?

Je verrais bien un article-tour de France et me propose pour le volet montpelliérain, fait de remontadas et de série record contre Monaco.

Les brèves

Je crois que bon bon

"Laurent Blanc à Lyon, ça ne colle pas pour deux raisons" (foot01.com)

Aucun

"Euro U17 : qui sont les joueurs majeurs de l'équipe de France ?"

Autobiographie

"Ribéry : Des débuts fracassants." (lequipe.fr)

Ô Pep !

"Un pays africain rêve de Bruno Genesio !" (dailymercato.com)

Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuud van Nistelrooy

"PSV Eindhoven : Ruud van Nistelrooy prolonge sur le banc des U19." (lequipe.fr)