auteurs
Mathieu Garnier et Jérôme Latta

Géographie des supporters français

Infographies – Quelles sont les zones d'influence nationales et les emprises régionales des clubs français, comment se disputent-ils le territoire? Réponses en cartographies interactives.


Espinas

24/07/2020 à 09h28

L'OL a des supporters un peu partout et fait le plein dans la métropole du Rhône.
Après, en Auvergne-Rhône-Alpes hors Rhône- Lyon et Ain ou Nord-Isère qui sont pro lyonnais, Lyon doit être le deuxième club un peu partout sauf en Loire et Haute-Loire qui sont affidées aux Verts et "paye" sa place de capitale économique, qui fait qu'on est vu un peu comme des petits parisiens quand on va au ski, en vacances dans la région.

J'ai un pote grenoblois qui est à fond pour le GF, son père est plus FCG, le club de rugby, son frère ainé est pour le GF et le PSG, et le fils de ce dernier qui a grandi vers Lyon est un vrai fan de l'OL, l'ASVEL et le LOU.

Espinas

24/07/2020 à 09h31

Et l'histoire du club dominant doit beaucoup à la rareté du foot à la télé dans années 60 à 90 qui fait qu'on ne voyait les clubs français qu'en coupe d'Europe.

Gamin, j'ai vu plus de matchs du PSG à la télé de 95 à 98 que de l'OL que je ne pouvais voir qu'au stade hors parcours en coupe d'Europe ou à partit des 1/4 de coupes nationales.

le petit prince

24/07/2020 à 10h10

De ce que j'observe chez l'écrasante majorité de mes contacts, le football se transmet préférentiellement par la mère pour peu que cette dernière soit une vraie supportrice.

Par exemple mon meilleur pote de collège est le désespoir de son père betico et la fierté de sa mère sevillista.

Je connais même une famille où le père Merengue et la mère Blaugrana ont 8 enfants, 4 filles et 4 garçons. Résultat du match, pire qu'une manita : huit à zéro pour le Barca. Je pense qu'au delà de la mère elle-même, c'est la famille du côté maternel (grands-parents, oncles et tantes, ...) qui joue un rôle traditionnellement plus important et plus proche dans l'éducation de beaucoup d'enfants. Et tout simplement peut-être que les familles habitent ou viennent en vacances plus souvent dans le fief familial maternel que paternel ?

Curieux en tout cas de voir si vous observez la même chose dans votre entourage, ce qui viendrait nuancer un tout petit peu le monopole de l'image d'Épinal du père qui transmet la passion de la lose footballistique à son fils comme un pesant héritage masculin : "Tu le sais, mon fils, la vie des femmes n'est pas aisée, elles ont leurs règles, la menace de la ménopause, le ménage à faire, l'aspirateur à passer, et tant d'autres problèmes. Tu sais aussi déjà que nous avons aussi, nous les hommes, des charges d'homme sur nos épaules : allumer le barbecue, supporter le bruit de l'aspirateur et soulever les pieds quand on regarde la télé, jeter les chaussettes pas trop loin du panier de linge sale, se souvenir d'une des 67 dates d'anniversaire, et, le plus difficile de tous, ne pas viser trop souvent à côté de la cuvette. Mais tu es maintenant assez grand pour savoir toute la vérité. Il n'y a pas que ça. Il y a une croix plus grande que toutes les autres qui pèse sur nos épaules, nous les hommes de la famille : nous sommes supporters du Stade Rennais.
- Mais Papa, ça veut dire qu'on est en carton nous aussi ?
- Non mon fils, ça, ce sont les packs de bière, et ils seront toujours là pour nous soutenir".

Espinas

24/07/2020 à 10h26

Et l'histoire du club dominant doit beaucoup à la rareté du foot à la télé dans années 60 à 90 qui fait qu'on ne voyait les clubs français qu'en coupe d'Europe.

Gamin, j'ai vu plus de matchs du PSG à la télé de 95 à 98 que de l'OL que je ne pouvais voir qu'au stade hors parcours en coupe d'Europe ou à partit des 1/4 de coupes nationales.

Citron Merengue

24/07/2020 à 14h09

le petit prince
aujourd'hui à 10h10

Intéressant cette analyse matriarcale du supportariat espagnol. A noter que cela n'est qu'à moitié étonnant, étant donné que l'Espagne est traditionnellement un pays où les femmes s'intéressent bien plus au foot qu'en France. J'ai le souvenir d'avoir assisté en 2001 à un match au Bernabeu au cours duquel le Real Madrid est officiellement devenu champion d'Espagne (5-0 face à Alavès, quelques mois avant l'arrivée de Dieu dans ce club). Eh ben autour de moi, des petites vieilles debout sur leur siège à faire tournoyer leur écharpe... Magnifique ! (bon après la grande majorité des personnes qui vont au stade sont quand même des hommes, faut pas croire).

leo

24/07/2020 à 15h08

Citron Merengue
aujourd'hui à 14h09
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En Espagne, en Italie ou au Portugal, tout le monde ou presque a "son" club de foot, oui. La grand-mère qui ne verra quasiment aucun match de foot de sa vie sait qu'elle est pour le Betis, la Real Sociedad, Benfica ou la Roma. Ça fait partie de l'identité des gens. J'avais un camarade italien à qui j'avais demandé quel club il soutenait et qui m'avait répondu "j'aime pas le foot... mais je suis pour Palerme" (sa grand-mère lui envoyait les résultats du club, d'ailleurs, pour apporter de l'eau au moulin du petit prince).

Mais sur la transmission de la lose par le paternel, l'Atlético avait axé une campagne de pub pour ses abonnements sur ce thème : "Pap ¿porque somos del Atléti?" (au passage, le thème de la lose est même présent dans l'hymne du club écrit par Joaquin Sabina "qué manera de palmar").

En ce qui concerne le deuxième club, l'état de forme du moment joue aussi en Espagne. Si, aujourd'hui, le deuxième club espagnol se choisit entre le Barça et le Real, il y a 30 ou 40 ans, c'était de manière écrasante le Real Madrid qui était le deuxième club, derrière le club local. Parmi les clubs populaires dans toute la péninsule, on trouve aussi l'Athletic Bilbao et, de manière plus étonnante, le Betis Seville.

Lucho Gonzealaise

27/07/2020 à 01h02

Etude intéressante merci, ainsi que beaucoup de commentaires en réaction qui apportent différentes visions très nourrissantes. Pour ma part, je m'attendais à voir le PSG écraser la Mayenne, puisque déjà avant l'arrivée des qataris, je constatais (au doigt mouillé) une majorité de supporters parisiens autour de moi. C'est aussi probablement dû à la proximité en train et au fait que Rennes et Nantes n'aient jamais vraiment prospéré ces 20 dernières années (supporter Le Mans ou Angers, c'est interdit en Mayenne).

Je rebondis aussi sur l'hérédité du supportariat. Avant 98 et l'explosion médiatique du foot, il y avait vraiment beaucoup de supporters "à distance" ? J'imagine surtout que chaque gros club avait sa base locale et pouvait éventuellement attirer de nouveaux supporters dans le reste du pays, les convertir grâce à une belle aventure européenne. Plus globalement, j'ai l'impression avec les différents récits des plus anciens de constater qu'il y avait une sorte de soutien national pour un club français, quel qu'il soit, lorsqu'il réussit une belle campagne européenne.

Aujourd'hui le foot est plus démocratisé en France et la majorité des suiveurs réguliers font un choix. La diminution progressive de l'aléa sportif, la stagnation de nombreux clubs en L2 ou l'impossibilité de vraiment viser mieux qu'une place dans les 10 pour de nombreux clubs de L1 a fait qu'on garde une affection pour le gros club du coin mais qu'on choisit un autre club parmi Lyon/Paris/Marseille pour rêver à autre chose que des accessits. Et la domination outrageante du PSG fait qu'aujourd'hui le choix est encore plus limité, c'est la seule équipe qui peut vraiment offrir des espoirs de titres à ses supporters.

Pour ma part, le foot n'était pas une passion dans la famille, ni même une option. Mes parents étaient sportifs, mais plutôt sur d'autres sports co, mon grand-père a longtemps été arbitre au niveau district, donc je n'ai jamais vraiment décelé autre chose que de la neutralité dans ses affects (à l'exception de son chat, qu'il avait nommé Basile, probablement en hommage à un certain soir de 93). En 98, j'avais 6 ans, ça a été le coup de foudre total et mes parents n'ont fait que subir cet amour soudain pour le foot. Mon grand-père avait régulièrement des places et m'emmenait à Le Basser donc j'ai gardé cette affection pour le Stade Lavallois, mais vers 11-12 ans, je me suis mis à supporter l'OM, je ne sais même plus vraiment dans quelles circonstances c'est arrivé, mais c'est devenu passionnel et aujourd'hui encore je peux difficilement rater un de leurs matchs, même dans les pires périodes.

A la limite, j'ai qu'un explication pour le fait que j'en sois venu à supporter l'OM, c'est que ma soeur était pour le PSG et j'en suis sûrement venu à faire ce choix pour l'emmerder. Mais dans les années 2000, il y avait encore cet espoir de voir l'OM gagner des titres, comme je le disais plus haut. Aujourd'hui, ça me fait mal de le dire, mais un gamin doit être maso pour choisir de supporter une autre équipe que le PSG. A moins bien sûr qu'il y ait une part d'hérédité ou d'envie de penser différemment des autres.

 

Utaka Souley

11/08/2020 à 17h11

le petit prince, Citron Merengue, Leo

Et pour l'Espagne, l'aspect politique (réel ou supposé) aussi. À Valence, ma grand-mère maternelle qui n'avait jamais mis les pieds dans un stade, ne jurait que par Levante, et pas les "fachas" du FC Valence. D'où ça sortait, aucune idée.

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