Boutique

boutique

Classement en relief

classement en relief

Les brèves

Je crois que bon bon

"Laurent Blanc à Lyon, ça ne colle pas pour deux raisons" (foot01.com)

Aucun

"Euro U17 : qui sont les joueurs majeurs de l'équipe de France ?"

Autobiographie

"Ribéry : Des débuts fracassants." (lequipe.fr)

Ô Pep !

"Un pays africain rêve de Bruno Genesio !" (dailymercato.com)

Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuud van Nistelrooy

"PSV Eindhoven : Ruud van Nistelrooy prolonge sur le banc des U19." (lequipe.fr)

Surprises sur prise

"Fin de saison électrique au PSG." (lemonde.fr)

Pablo prix cassé ?

"Bordeaux : l’avenir de Pablo en suspens." (footmercato.net)

Syntaxe à Rohr

"Dimitri Payet : 'Bien sûr qu'on a encore plus qu'avant pas le droit à l'erreur'." (lequipe.fr)

Kermit l'aigre nouille

"L'ancien Rennais Kermit Erasmus frappe violemment un adversaire en plein match." (lequipe.fr)

Benny Hill, le gif

"Rudi Garcia : 'On court encore plus derrière les autres'." (lequipe.fr)

Le forum

CdF Omnisport

aujourd'hui à 14h04 - Dan Lédan : Notamment Arnaud Demare"C'est le Giro, on sait que c'est des conditions difficiles, certes gueulent... >>


Foot et politique

aujourd'hui à 14h04 - Classico : OLpethaujourd'hui à 12h16ce (petit) panel pris totalement aux hasard ---LOLQuand je pense à mes... >>


Manette football club

aujourd'hui à 13h46 - forezjohn : Alors les jeux arkane c'est très bien, je valide mais c'est difficile de cocher la case pas de... >>


Bréviaire

aujourd'hui à 13h11 - De Gaulle Volant : J'ai eu peur, je croyais que c'était une référence à N Le Graët qui spoilait la sortie de sa... >>


Alpins perdus

aujourd'hui à 12h57 - Pascal Amateur : Ils ont cru que Covid19 était un objectif ? Pas malin ! >>


Gerland à la détente

aujourd'hui à 12h53 - gone au coq : Vous avez remarqué qu'un ancien Lyonnais (et marseillais...) à fait beaucoup de mal à l'OM !On... >>


Marinette et ses copines

aujourd'hui à 12h32 - CHR$ : Oui, c'est ça : cet article semble bien un contre feu fédéral (l'interview de Le Graet... >>


Le fil dont vous êtes le héros

aujourd'hui à 12h17 - theviking : Raspouaujourd'hui à 11h30"il peut encore se prendre des massages où le gars le domine "T'as... >>


Et PAF, dans la lucarne !

aujourd'hui à 09h48 - OLpeth : suppdebastille19/10/2020 à 14h10@olpeth, je vais répondre ici car le fil pol est un peu... >>


Tout en haut du Nou Camp

aujourd'hui à 08h47 - Christ en Gourcuff : KL22/10/2020 à 15h01Wow mais il y a personne qui relit les articles avant leur publication - ne... >>


Ligue Europe, la coupe de l'UEFA

aujourd'hui à 08h13 - Tonton Danijel : Et le Real, vous les mettez déjà 4e de poule? >>


En rouge et noir !

aujourd'hui à 08h13 - Dan Lédan : C'est l'ancien Monde , ça , Kireg ...(ou pas) >>


Dans le haut du panier

aujourd'hui à 02h59 - Lucho Gonzealaise : Rebondissement inattendu sur le marché des coachs, selon Marc Stein, Kenny Atkinson serait en... >>


Le Ch'ti forum

aujourd'hui à 00h35 - PCarnehan : Au final, merci Lille pour les point UEFA. >>


Le fil prono

aujourd'hui à 00h07 - DansonsLaBostella : Giants@Eagles 24-28Panthers@Saints 28-35Bills@Jets 28-17Browns@Bengals 24-20Cowboys@Football Team... >>


Observatoire du journalisme sportif

22/10/2020 à 22h38 - I want my Mionnet back : Est-ce que le commentateur de RMC Sport est obligé de dire "et oui un club français va peut-être... >>


Café : "Au petit Marseillais"

22/10/2020 à 22h32 - Super Hérault : Le match de Lille après le notre hier soir c'est impressionnant de différence.De l'engagement,... >>


CDF sound system

22/10/2020 à 21h06 - Delio Onnisoitquimalypense : [PoS]Cette compétition, en plus de faire découvrir des mondes musicaux étrangers, ça me fait... >>


Habitus baballe

Pour causer socio, éco, sciences-po, anthropo, histoire-géo, philo, épistémo, Adorno, filporno, Bernard Pardo...

Cush

04/10/2020 à 10h25

@liquido

Robert Boyer donne de ses nouvelles !
https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/02/robert-boyer-le-capitalisme-sort-considerablement-renforce-par-cette-pandemie_6054441_3232.html

Extraits :

La « congélation » de l’économie a accéléré le déversement de valeur entre des industries en déclin et une économie de plates-formes en pleine croissance – pour faire image, le passage de l’ingénieur de l’aéronautique au livreur d’Amazon.

Les acteurs de cette économie de plate-forme, les GAFA [Google, Apple, Facebook, Amazon], bien plus que l’investissement « vert », captent les rentes du capitalisme financier, le sauvant ainsi de ses errements antérieurs, qui l’avaient conduit du krach des start-up du numérique, en 2000, au krach de l’immobilier, en 2008. Pendant que les écologistes interdisent les sapins de Noël, les GAFA investissent dans l’avenir. Bref, le capitalisme n’est pas du tout en crise, il sort même considérablement renforcé par cette pandémie.
Les « perdants » de cette économie, et ils sont nombreux, sont ainsi poussés à se tourner vers les Etats, seuls capables de les protéger de la misère et du déclassement face à la toute-puissance des firmes transnationales du numérique et de la finance – mais aussi réhabilités dans leurs fonctions régaliennes et régulatrices par la « magie » de la pandémie. La puissance des GAFA produit donc sa contrepartie dialectique : la poussée de différents capitalismes d’Etat prêts à défendre leurs prérogatives – et leurs propres entreprises – derrière leurs frontières, dont le modèle le plus achevé est la Chine.

La concurrence croissante entre ces deux formes de capitalisme est un facteur de déstabilisation des relations internationales, comme le montre la rivalité entre la Chine et les Etats-Unis, encore exacerbée par la crise du Covid-19 et dont il est impossible, à ce stade, de prévoir l’issue.

La consolidation de pouvoirs économiques en pouvoirs politiques – impériaux ou nationaux – pourrait faire voler en éclats les tentatives de gestion multilatérale des relations internationales – alors que la pandémie a démontré une fois de plus la nécessité d’une gestion mondiale des questions sanitaires, par exemple. Cette montée de ce qu’on appelle les « populismes » peut aussi faire avorter les projets de coordination régionale comme l’Union européenne au profit d’un éclatement d’Etats souverains avides de « reprendre le contrôle », comme le proclame Boris Johnson, aidé en cela par toute la panoplie des outils numériques. On aurait ainsi le « choix », si j’ose dire, entre un pouvoir numérique exercé par des multinationales, et un pouvoir numérique exercé par des Etats souverains rivaux.

Classico

04/10/2020 à 10h58

Cush
aujourd'hui à 10h25


Robert Boyer donne de ses nouvelles !
https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/02/robert-boyer-le-capitalisme-sort-considerablement-renforce-par-cette-pandemie_6054441_3232.html

------

Passionnant merci.

Julow

05/10/2020 à 09h05

J'aime bien Boyer, et il y a plein de commentaires intéressants... mais plutôt évidents, non ? Que les GAFA y gagnent, que le reste, gelé par le confinement, y perd, que la santé ne devrait pas être gérée selon des critères de marché... Quant à la transformation radicale du capitalisme et ses nouvelles contradictions internes, j'y vois quand même un peu la course à l'échalote du marxiste qui nous annonce un changement radical et une méga-crise tous les dix ans.
Que les GAFA fassent "peu de gains de productivité" et paient mal leurs sous-traitants, certes. Qu'ils déstabilisent l'emploi, oui. Mais est-ce si différent de la grande distribution par exemple (qu'ils remplacent en partie) ? Voire du petit commerce de détail ? Parce ça n'est pas une logique du capitalisme actuel que de "remplacer" l'ingénieur aéronautique par le livreur Amazon, ça c'est "juste" une conséquence, peut-être bien purement conjoncturelle, des mesures politiques liées à la pandémie. Bref, je trouve qu'il maximise bien vite les conséquences actuelles des confinements, au point de les assimiler à des transformations structurelles du capitalisme, et il finit par rentrer dans la course intellectuelle au "nouveau" et au "plus-rien-ne-sera-jamais-comme-avant".

Julow

05/10/2020 à 09h08

Cela dit, il rappelle un truc qui me semble essentiel et à propos duquel la faiblesse voire l'inexistence du débat me fait halluciner (mais c'est parce que je suis un vieux social-démocrate naïf) : ça n'est pas de relance qu'il s'agit actuellement, ou devrait s'agir, mais avant tout de dédommagement collectif des activités qu'on a fermé administrativement et pour protéger la collectivité (et bien sûr, ça doit participer à la relance).

Manx Martin

18/10/2020 à 14h35

Tchétchénie et djihadisme.

Puisque l'assassin djihadiste de vendredi soir était un réfugié tchétchène en France, né à Moscou il y a 19 ans, cette émission rappelle que le monde est compliqué :

https://www.franceculture.fr/emissions/cultures-monde/culturesmonde-du-lundi-28-mai-2018

Pour ceux qui aimeraient remonter encore plus loin dans la complication russo-tchétchène je recommande 'Hadji-Mourat', d'un certain Lev Tolstoï.

Manx Martin

19/10/2020 à 11h33

Fanatisme toujours :

Il y a dans Le Monde d'aujourd'hui un article sur le fanatisme religieux. C'est un entretien avec Adrien Candiard, qui est un théologien spécialiste de l'islam (et moine dominicain).

Il souligne notamment que contrairement à ce qu'on peut souvent penser, l'essence du fanatisme ne réside pas dans un "excès" de religion, mais plutôt dans un défaut, ce qu'il appelle tout simplement une forme d'idolâtrie (adorer les commandements, adorer la loi, adorer le Coran, au lieu d'adorer Dieu) :

« Derrière la référence constante à Dieu, il y a un remplacement de Dieu par d’autres objets, tels que le culte ou les commandements, qui font bien entendu partie de la pratique religieuse, mais ne sont pas Dieu. Ces objets finis et limités sont dès lors appréhendés comme absolus et illimités, ce qui est une erreur théologique bien connue sous le nom d’idolâtrie. Et cette dernière est dangereuse en ce qu’elle donne à des choses proches de Dieu les attributs divins. Or, Dieu étant infini, c’est cette infinité qui est l’antidote : le croyant qui adore Dieu sait qu’il n’aura jamais prise sur lui. Le fanatisme, au contraire, remplace Dieu par un objet fini et croit ainsi pouvoir le posséder. »

Il appelle le "paradigme des Lumières" la manière dont la raison occidentale traite la question religieuse depuis la fin du XVIIIe siècle. Il en fait un héritage de Voltaire mais surtout de Kant :

«Dans son opuscule 'La Religion dans les limites de la simple raison' (1793), le philosophe allemand a approfondi et structuré cette intuition des Lumières selon laquelle les religions doivent s’écarter de l’espace public en plaçant la question non du côté de la raison, mais en en faisant un objet de morale. Ainsi considérée, la foi ne doit plus être discutée : elle doit simplement être respectée de façon inconditionnelle.»

Selon lui, ce paradigme s'est épuisé , notamment face à la résurgence du fanatisme et particulièrement, ce qui est une circonstance historique, du fanatisme musulman : face au fanatique, la réaffirmation du paradigme des Lumières n'a pas de prise et seule une réponse religieuse, c'est à dire théologique, peut produire des effets. «La sortie de la théologie impulsée par les Lumières a historiquement fonctionné, mais on aurait tort d’y voir une panacée : ce n’est pas une solution définitive.»

Pour cela, il argue de la nécessité de «remettre la religion dans le cercle de la raison commune et non plus la laisser dans son statut d’opinion personnelle qui ne pourrait être discutée.» Or selon lui, si on aborde la question de l'enseignement de ces problèmes, l'école en France est très démunie puisque limitée pour des raisons historiques et idéologiques à l'étude du "fait religieux", «mettant uniquement le folklore en avant et négligeant le fait qu’il existe une pensée religieuse. Il faut réaffirmer que les religions portent, elles aussi, des réflexions rationnelles et que, lorsqu’on forme des esprits à la pensée critique, celles-ci ne peuvent être exclues de l’enseignement. [...] Il faut arrêter de faire comme si la religion n’existait pas, ce qui est le credo de l’école républicaine.»

Je doute que ces propositions puissent avoir le moindre écho mais elles sont intéressantes, au moins intellectuellement...


Pascal Amateur

19/10/2020 à 11h42

Manx Martin
aujourd'hui à 11h33

C'est effectivement très intéressant, surtout lorsqu'il s'agit de démontrer la possibilité de faire du Un, de l'absolu. C'est, si je ne m'abuse, dans ma simplification, l'approche de Kierkegaard, qui refusait tout système de pensée fermée, dès lors clos, qui ne peut qu'aboutir à un certain fanatisme. En termes psychanalytiques, nous sommes là confrontés à la perversion, le pervers usant de l'autre comme objet pour compléter ce que, selon lui, le Grand Autre désire. Soit aboutir à compléter Dieu grâce, notamment, à la cruauté sadique et/ou autodestructrice.

dugamaniac

19/10/2020 à 12h16

Si c'est un avis intéressant (et encore), je ne le partage pas tellement.
Il se positionne en croyant qui veut faire connaitre et partager les croyances à tous.
Et il ne me semble pas qu'avant les Lumières les religions aient été moins vectrice de fanatisme.

Manx Martin

19/10/2020 à 12h17

Ce n'est évidemment absolument pas ce qu'il dit.

Classico

19/10/2020 à 12h18

Ce n'est bien sûr pas inintéressant mais il me semble que ce monsieur prêche quand même pas mal pour sa paroisse, si je puis dire.

- Sur la définition du fanatisme : c'est une belle définition, mais c'est aussi une définition qui conforte magnifiquement la vision chrétienne de la religion. Une des grandes spécificité du christianisme, c'est précisément d'avoir souligné, plus que les autres, la supériorité de l'infini sur le fini. C'est mignon de renvoyer une stricte orthopraxie comme l'islam à l'idée fluide de l'infini, mais je ne suis pas sûr que ce soit très efficace. Je trouve plus opérantes d'autres définitions du fanatisme dans le contexte actuel.

- Sur la proposition consistant à remettre la religion au coeur de la discussion (voire de la décision) publique, je crois que c'est une idée très dangereuse. L'histoire n'est pas seulement un aimable réservoir d'anecdotes, c'est aussi un tribunal qui juge. Il a jugé, me semble-t-il, que la France républicaine était incompatible avec une religion trop forte. A mon avis on devrait s'en tenir sagement à ce jugement des siècles, à moins de risquer des régressions catastrophiques.

 

Manx Martin

19/10/2020 à 12h26

Le monsieur ayant passé sa vie à étudier la théologie de l'islam on peut peut-être lui accorder charitablement qu'il doit s'y connaître un peu.

Pour la définition du "fanatisme", il en parle longuement, je n'avais pas l'ambition de copier/coller tout l'article mais puisque ça t'intéresse :

« La question du vocabulaire est capitale. Je n’emploie pas les termes d’intégrisme et de fondamentalisme, car ils renvoient à des réalités qui n’ont rien à voir entre elles. L’intégrisme est le nom que s’est donné le courant du catholicisme se voulant intégral et en rupture avec le monde moderne, ce qui s’est matérialisé par le rejet du concile Vatican II. Quant au fondamentalisme, il désigne la lecture littéraliste de la Bible opérée par certains courants protestants américains.

« Dans ces deux cas, les termes désignent des situations qui rendraient leur utilisation imprécise pour qualifier d’autres réalités, comme certains courants de l’islam. Pour ce dernier, le terme islamisme est encore plus court : on y met, grosso modo, tout ce qui passe pour méchant dans cette religion – mieux vaut donc parler de courants qui existent, comme le djihadisme ou le salafisme.

« Une fois que ces mouvements ont été distingués, on constate qu’il existe un élément commun, qui sont des formes rigoristes ou intransigeantes de ces pratiques. Je n’aime pas, pour les qualifier, employer des termes comme « radicalité » ou « extrémisme », car ces termes sous-entendent que plus on serait musulman, plus on ressemblerait à Daech. Or, aller au fond des choses en matière de foi ne revient pas à poser des bombes ! Un christianisme extrémiste ou radical pourrait être celui de saint François d’Assise.

« Je ne suis donc pas à l’aise lorsqu’on emploie un terme qui pose le sujet comme un problème d’excès. La caractéristique du fanatisme n’est pas d’aller au fond des choses, mais de les dévoyer. En ce sens, ce mot me paraît adéquat pour parler de cet ensemble sans tout amalgamer. »