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Un conseil de lecture ? Une bonne librairie ? =>> "You'll never read alone", le Gogol Doc: http://bit.ly/11R7xEJ.

le petit prince

03/04/2020 à 14h14

~~ ROLAND GARROS DES POËTS DE L'AMER BATTU ~~

Matchs en cours :

BON 6 5
PES 3 6

BOU 3 3 1
FOU 6 6 1

DUP 6 6 4
SAG 0 2 2

ROU 2 6
BÉN 6 6

VEN 6 6 0
CHV 2 3 3

TOR 5
NOË 3

ROU 4
MES 4

LUC 6
PRI 2

Pour lire trente-deux bouts de poètes parmi ceux rencontrés sur une moitié de siècle et les départager deux à deux à votre gré :

Cf. Aristofan pp.
1260 (1, 2)
1266 (3, 4, 5)
1269 (6, 7, 8)

Raspou

03/04/2020 à 15h29

Alors d'abord, je ne suis l'arbitre de rien, j'ai été viré par Julow qui a osé remettre en cause non seulement mon professionnalisme mais, pire, ma probité. Drapé dans mon honneur bafoué, je jette sur vos (d)ébats le regard distancié du consommateur exigeant que je suis devenu. Divertissez-moi, jeunes gens.

Mon vote d'aujourd'hui:

Match 6 = Tortel
Pas mon coup de coeur du siècle, mais un texte honnête, pas m'as-tu-vu, et assez juste. Noël, il y a de beaux trucs, mais c'est un peu trop poudre aux yeux pour moi.

Match 7 = Rouzeau
Je trouve certains très durs avec ce poème, j'aime son rythme, son inventivité lexicale qui n'est pas gratuite, qui est toujours juste, et qui réussit à revisiter un thème où il n'est pas facile de passer après Barbara (ou Yves Jamait, pour Vierzon). Et justement, Rouzeau le fait en poétesse, pas en "chansonnière" - cela dit sans aucun mépris pour ce dernier genre. Je trouve seulement les deux derniers vers moins réussis.
Messagier, rien contre, rien pour, c'est trop neutre pour moi.

Match 8 = Luca
Le match le plus serré à mon sens, car aucun ne me convainc beaucoup. Prigent il y a quelques jolies choses, mais l'ensemble ne reste qu'une phrase dite sur ce qu'aurait dit Jean Genet, et du coup le tralala de non ponctuation, sauts de ligne, très tape-à-l'oeil pour pas grand chose... Luca c'est sans doute un peu facile, m'enfin on va pas se plaindre de sortir un peu de l'hermétisme, l'idée est quand même sympa, et au risque de choquer les mous-de-la-tige, j'aime beaucoup le vers final "je te haleine je t'aine".

l'angle Oma

03/04/2020 à 15h35

Je bite pas grand chose à la plupart des poèmes du tournoi mais c'est pas grave, l'important c'est de montrer sa gueule rougie sous chapeau de paille à côté de monsieur moustache et madame lunettes de mouches. Du coup :

BON PES ==> BON

BOU FOU ==> FOU

DUP SAG ==> DUP

ROU BÉN ==> ROU (j'aime beaucoup ce moment de l'éveil)

VEN CHV ==> CHV (par solidarité nordiste)

TOR NOË ==> TOR

ROU MES ==> ROU

LUC PRI ==> LUC

Utaka Souley

03/04/2020 à 15h40

Dan Lédan
aujourd'hui à 10h41

Match 6 : Tortel
Match 7 : Messagier
Match 8 : Luca

Même commentaires que Dan Lédan.

Vous connaissez le savon Prox ? Non ?
Parce qu'en se lavant avec Prox, parce-que Prox est net, la maquereau devint blanc.

Balthazar

03/04/2020 à 15h41

Mon vote du jour :
Match 6 : Tortel
Match 7 : Messagier
Match 8 : Prigent

Compte rendu des matchs :
Le premier a été très serré. À la première lecture, j’ai cru que Tortel décrivait un tas de cadavres, mais je ne comprenais pas la fin du poème. J’allais donner l’avantage à Noël pour l’avant-dernière strophe, sans enthousiasme ; mais j’ai relu le poème de Tortel avec une autre hypothèse, en me disant que ce gisement, c’était UN corps humain ; ça me semblait avoir un sens, et j’aime bien le sens. Alors voilà. (Mais je n’aime pas « réseau moelleux ».)

Le deuxième match n’a pas été serré du tout. Le premier poème, c’est vraiment le genre de texte qui pourrait me rendre méchant. C’est-à-dire me faire critiquer non pas seulement le résultat, mais l’intention, et par conséquent la personne qui l’a eue. Le deuxième poème aurait donc gagné de toute façon, une notice pharmaceutique aurait gagné, une attestation de déplacement dérogatoire aurait gagné, mais en plus j’aime assez le texte de Messagier. Le sujet du premier poème m’a d’abord fait imaginer que ce « petite personnage » (faute de frappe à « petite », Aristofan ?) pouvait être un parent, père lointain ou mère lointaine, puis j’en suis venu à me dire, en raison de la majuscule à « Jeu » que ce pouvait aussi être un genre de dieu. Ou quelque chose comme la conscience, si le théâtre désignait l’esprit ? (Je vous ai dit que j’avais besoin de sens ?) En tout cas ça m’intrigue.

Troisième match à sens unique aussi. Je suis tout à fait sur la ligne de John. Le sexe m’emmerde, je préfère le foot. Julow râle s’il veut, je jouis si je veux. Et rarement en public. Enfin, bref, pour moi ce texte de Ghérasim Luca, c’est du bla-bla pauvre et facile. Je trouve un Ferré tellement, mais tellement meilleur :

Ô parfum rare des salants
Dans le poivre feu des gerçures
Quand j’allais géométrisant
Mon âme au creux de ta blessure
Dans le désordre de ton cul
Poissé dans les draps d’aube fine
Je voyais un vitrail de plus
Et toi fille verte mon spleen

Prigent n’a donc eu qu’à se baisser, qu’à citer Genet pour gagner. (« Et peu m’importe, alors, Jean Genet que tu bandes ».)


Quelques réflexions tout en racontant ma vie:

D’abord, que ce soit clair, je grogne, mais j’adore ce jeu. Loué sois-tu, Aristofan.

Ensuite, il y a un truc sans doute évident qu’il faut que je dise, c’est qu’il y a une part de jalousie dans mes jugements. Entre vingt et vingt-cinq ans, j’ai écrit des poèmes, et il m’est arrivé au moins deux fois d’en envoyer à des revues, sans succès, de sorte que ces types que je critique ont tous réussi là où j’ai échoué. J’ai cessé d’écrire des poèmes parce que je me suis mis à écrire d’autres choses, mais je n’aurai peut-être jamais écrit d’autres choses si mes tentatives poétiques avaient rencontré un minimum d’écho.

Et puis j’ai fait vers la même époque le constat que je refais ces jours-ci : je ne comprends pas la poésie qui s’écrit aujourd’hui. Je ne veux même pas dire que je ne comprends pas les textes, non, ce que je ne comprends pas, c’est l’esprit dans lequel ils sont écrits.

En 2001, j’ai entamé un DEA sur le nihilisme dans la poésie contemporaine. Fort curieusement je ne l’ai jamais fini. Je n’aimais pas vraiment les textes que je lisais. J’aurais voulu attacher leurs auteurs et les torturer (bon, les chatouiller, disons) jusqu’à ce qu’ils me répondent : « Mais bordel, pourquoi tu écris ça ? À quelle nécessité cela répond-il ? Qu’est-ce que tu cherches ? C’est quoi, ton idéal ? C’est quoi, les règles de ton jeu ? »

Une petite dizaine d’années plus tard, j’ai sympathisé avec Dominique Quélen. Je l’ai interrogé (sans le ligoter). Il me souriait comme on sourit à un enfant lorsqu’il pose des questions qui n’ont pas de réponse.

J’ai retenu la leçon, mais beaucoup de choses continuent de me laisser perplexe. Parmi elles, en particulier :

1) On dirait à lire ces poètes que se faire comprendre est indécent, tant ces textes sont volontiers hermétiques ou flous. Il est parfois difficile non seulement de comprendre le sens général (à supposer qu’il ne s’agisse pas d’un échafaudage de mots dont le lecteur serait invité à faire l’usage qu’il veut), mais de dire tout simplement « de quoi ça parle ». (Ce qui tend du reste à mettre la compréhension au centre de tout : plus d’un a reconnu comme moi qu’il donnait sa préférence à tel poème parce qu’au moins il le comprenait.)
Pour cette raison, je trouve épuisant de lire un poète comme Dupin, avec tout le respect que j’ai pour lui. (Mallarmé me fatigue moins : au début on n’y comprend peut-être rien, mais au moins ça brille ; et puis, quand on a résolu l’énigme, on le sait.)
Pour reprendre l’image que j’employais plus haut, j’ai l’impression que chaque poète joue avec ses propres règles, ce qui a quelque chose d’exaltant (dans la pratique, cela offre une liberté extraordinaire), mais aussi de déprimant (comme si chacun parlait sa propre langue dans son coin).

2) Je me trompe peut-être complètement, mais j’ai le sentiment que beaucoup de ces poètes n’accordent guère d’importance à la question de la beauté. En particulier, les images, qui constituent à mes yeux l’essence de la poésie (je sais, j’ai un siècle de retard), sont rares et peu recherchées (exemple : l’ampoule de Venaille). Il est donc entendu pour tout le monde que ce que disait un Reverdy n’est plus aucunement d’actualité ? Ça me désole.

Je vais citer l’un d’entre nous :

Comme on voit les soirs d’été dans les jardins publics
Les arroseurs automatiques sortir de terre en même temps
Et abreuver tous ensemble les pelouses assoiffées,
Ainsi à la mi-temps les spectateurs urinent de concert

Ce n’est pas émouvant, je ne sais pas si ça sonne particulièrement bien, ça évoque une réalité vulgaire, ça ne révolutionne rien, ça se sert du langage un peu platement, sans chercher à en démonter les rouages ni à en disséquer les tissus – mais le rapprochement insolite de ces deux réalités suffit à me procurer un plaisir (daté, sans doute) dont je trouve peu d’équivalents, jusqu’ici, chez les poètes contemporains.

(Ça part un peu dans tous les sens, pardon, je manque de temps pour mettre davantage en forme.)

Dan Lédan

03/04/2020 à 15h59

Ah c est donc ça un Deug B....brrr..

Utaka Souley

03/04/2020 à 16h15

Balthazar
aujourd'hui à 15h41

Tu as parfaitement expliqué pourquoi j'aime Prévert.

Kireg

03/04/2020 à 16h24

Merci Balthazar.

Je m'etais pris la tete avec une copine quand j'etais un jeune con. Je me foutais de sa gueule parce qu'elle ecoutait d'obscurs chanteurs / poetes sont les paroles me semblaient vides de sens. Elle m'avait alors repondu un truc du genre "Et toi avec ton Bashung et ton Cantat, tu comprends tout peut-etre ?"

Sous la lumière en plein
Et dans l'ombre en silence
Si tu cherches un abri
Inaccessible
Dis toi qu'il n'est pas loin et qu'on y brille
A ton étoile


J'ai alors compris que la poesie que j'aimais etait celle qui m'evoquait des sentiments, des paysages, des gens. Je prenais les mots pour y accoler ma propre lecture. La poesie que j'aime me donne un cadre dans lequel voyager. Ca passe beaucoup par le rythme et les sonorites.

J'ai toujours fui les explications de texte. D'ailleurs, sauf erreur, les poetes "n'expliquent" jamais ce qu'ils ecrivent. Il n'y a pas d'explication.

J'ai fait la saison
Dans cette boîte crânienne
Tes pensées
Je les faisais miennes
T'accaparer seulement t'accaparer

John Six-Voeux-Berk

03/04/2020 à 16h54


D'abord un énorme merci à Aristofan pour les plaisirs certes mais aussi pour les réflexions de puceron que ces poèmes suscitent en moi.

Je partage une bonne partie des impressions de Balthazar (et notamment celle d'être exclu d'un jeu qui m'échappe ; ce qui m'amène forcément à penser que ce jeu ne vaut rien). Ce qui fait que je suis affreusement sensible aux signes qui me donnent l'impression d'un travail ou d'une recherche honnête, signes qui me rassurent : au moins, le producteur s'est donné du mal et ne me la fait pas "au talent" ou "à l'esbroufe". Jaccottet, avec ses manies de vieille femme, me plaît pour cela : il gratte toujours le même lopin, mais en déterre des bonheurs poétiques vraiment accessibles ("le cerisier" dans Cahier de verdure par exemple)

A l'inverse dès que je crois repérer une facilité, ou un truc repris paresseusement, qu'on essaie de faire passer pour un éclair de génie... j'ai l'impression que mon honneur est en jeu. En art, je ressens cela devant Jeff Koons, Hirst, Warhol peut-être aussi. Et bien entendu, de voir les autres s'extasier devant un truc qui me semble surfait, uniquement, pensé-je, parce qu'on leur a dit de s'extasier, m'exaspère davantage. Pire encore quand on me dit que mon "énervement" prouve que l'oeuvre a réussi m'émouvoir...

Et en effet, ici, au match 8, le procédé syntaxique est tellement répétitif, à mon sens emprunté à Michaux (mais je dois me tromper) que j'ai l'impression (fausse?) qu'on pourrait écrire 300 vers de plus sans difficulté. Et encore Luca se soucie-t-il d'être lu, puisque ce genre de choses produit un effet. Mais l'histoire du train vers Lyon : Zut, quand ton père meurt, tu t'amuses à composer des mots-valises, puis à les publier ?

C'est tellement difficile de dire "je" un peu sérieusement que j'ai l'impression que certains abandonnent toute tentative, et se laissent aller au jeu, à la mécanique ou à l'aléatoire (plusieurs présupposés ici : "je", "sérieusement", ce qui me classe en effet parmi les peine-à-jouir).

Aristofan

03/04/2020 à 17h13

Pour être juste avec Ghérasim Luca, il s'agit d'un extrait de "Prendre corps".

Pour ceux qui le souhaitent, et qui ne veulent pas le lire, voici un lien vers l'interprétation qu'en a donnée Arthur H :
https://www.youtube.com/watch?v=qclTGuX31eY


Pour le reste, j'attends la fin du premier tour pour répondre à quelques unes des problématiques soulevées ici. Certains poèmes à venir ces trois prochaines jours risque de compléter le panorama que nous nous efforçons modestement de dresser ici.

 

le petit prince

03/04/2020 à 17h17

@la copine de Kireg sur Bashung qui serait de l'art abstrait.

Je ne trouve pas. Aucun des textes de Bashung (ou ses paroliers, G. Roussel et G. Manset par exemple pour beaucoup de chansons de Bleu Pétrole) ne me fait penser à de l'écriture automatique ou à du collage ou du pur jeu de langage. Chez Bashung il y a toujours un énorme réseau d'images, que je trouve en forte résonance avec la musique, et je serais capable d'en faire une explication de texte. Elle serait peut-être fausse, mais comme tu le dis un poète ne donne jamais ses clés, donc on peut faire sauter la serrure sans chichis.

@John Six-Voeux-Berk sur le deuil et la poésie :

suppose qu'un poète est handicapé, que sa poésie est une maladie incurable, une forme d'autisme. La forme poétique qu'il sert est devenue sa manière de dire. De tout dire. L'insupportable mais génial Victor Hugo lui-même n'est-il pas ridicule quand il se met en scène, si artificiellement, si joliment, si astucieusement, dans Demain dès l'aube ? Et pourtant douterais-tu de la peine qu'il a eue en perdant sa fille ? Et même, suppose qu'il est réellement insensible à la perte de sa fille au point que tout ce qu'il pense à faire alors, c'est écrire un putain de fucking (petite touche anglo-normande) joli beautiful poème qui va le propulser en haut du hit-parade de la poésie de collège pour 3 siècles. Et ben tu vois, je trouverais qu'il serait encore plus à plaindre, et encore plus excusable, dans ce cas.