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Classement en relief

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Les brèves

Je crois que bon bon

"Laurent Blanc à Lyon, ça ne colle pas pour deux raisons" (foot01.com)

Aucun

"Euro U17 : qui sont les joueurs majeurs de l'équipe de France ?"

Autobiographie

"Ribéry : Des débuts fracassants." (lequipe.fr)

Ô Pep !

"Un pays africain rêve de Bruno Genesio !" (dailymercato.com)

Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuud van Nistelrooy

"PSV Eindhoven : Ruud van Nistelrooy prolonge sur le banc des U19." (lequipe.fr)

Surprises sur prise

"Fin de saison électrique au PSG." (lemonde.fr)

Pablo prix cassé ?

"Bordeaux : l’avenir de Pablo en suspens." (footmercato.net)

Syntaxe à Rohr

"Dimitri Payet : 'Bien sûr qu'on a encore plus qu'avant pas le droit à l'erreur'." (lequipe.fr)

Kermit l'aigre nouille

"L'ancien Rennais Kermit Erasmus frappe violemment un adversaire en plein match." (lequipe.fr)

Benny Hill, le gif

"Rudi Garcia : 'On court encore plus derrière les autres'." (lequipe.fr)

Le forum

Foot et politique

aujourd'hui à 08h08 - Joey Tribbiani : C’est compliqué de sortir de l’ambiguïté autrement qu’à son détriment ....Surtout quand... >>


Observatoire du journalisme sportif

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Et PAF, dans la lucarne !

aujourd'hui à 06h02 - Pascal Amateur : jeannolfanclub15/06/2020 à 23h33En plus des noms cités il y a Judah Friedlander : America is the... >>


Etoiles et toiles

aujourd'hui à 01h30 - Bale de jour : J'ai regardé Borat 2 ce soir, et même si ça se regarde sans déplaisir, on est loin du génie... >>


Premier League et foot anglais

aujourd'hui à 01h22 - Bale de jour : Un peu hors sujet, mais je vous invite a regarder la timeline du Twitter de Marcus Rashford de ces... >>


En rouge et noir !

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Go Mouest !

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Bréviaire

23/10/2020 à 23h52 - De Gaulle Volant : Ré-axer l'Bauer"Red Star : L'avenir de Bauer s'éclaircit" (lequipe.fr) >>


Gerland à la détente

23/10/2020 à 23h44 - impoli gone : Oui, on n'a toujours pas de certitudes sur notre niveau et notre capacité à engranger des point... >>


Le fil éclectique

23/10/2020 à 23h21 - Pascal Amateur : (et "combine" au lieu de "combien") >>


Marinette et ses copines

23/10/2020 à 23h12 - CHR$ : Ce résultat permet de prendre 7 buts d'avance sur l'Autriche. Du coup, une victoire mardi serait... >>


Manette football club

23/10/2020 à 22h21 - forezjohn : Deus Ex, je ne parierais pas trop sur la rejouabilité quand même ou alors c'est qu'on est prêt... >>


Tout en haut du Nou Camp

23/10/2020 à 22h17 - CHR$ : Non, si le site en question est Rakuten, tu es sur le bon fil. >>


Dans le haut du panier

23/10/2020 à 22h07 - lyes : Ce sont juste des pistes, pas encore d'annonce officielle de Silver, la dernière fois qu'il s'est... >>


Café : "Au petit Marseillais"

23/10/2020 à 20h21 - magnus : Pas grave, on le prendra quand il aura 30 ans et qu'il sera tout pété, Benfica connaît nos... >>


In barry we trust

23/10/2020 à 19h55 - Westham : J'aurais bien voulu me moquer de Daniel Jones mais je me suis rendu compte qu'il était de loin le... >>


Sport et santé

23/10/2020 à 19h47 - Moravcik dans les prés : Ah mais je suis intéressé !À confirmer, mais a priori pour le semi ça m'intéresserait. >>


CdF Omnisport

23/10/2020 à 19h16 - 2Bal 2Nainggolan : Il n'y en aura pas des masses sur le parcours mais aujourd'hui c'était arrivée au sprint sur la... >>


Feuilles de match et feuilles de maîtres

Qui a dit que football et littérature étaient incompatibles ? Voici le forum où vous pourrez parler de vos lectures récentes et anciennes, liées ou non avec le ballon rond.

Un conseil de lecture ? Une bonne librairie ? =>> "You'll never read alone", le Gogol Doc: http://bit.ly/11R7xEJ.

Aristofan

04/04/2020 à 10h28

Le Chameau, c’est juste que je ne comprends pas cette comparaison systématique à la chanson.
C’est vraiment éculé comme débat, et malhonnête dans le sens où on vient perpétuellement reprocher aux poètes l’abandon de la rime (et pas aux dramaturges par exemple, pourquoi ?), contrairement aux chanteurs.
A quoi bon condamner une minorité dont la place dans la société est nulle (1 livre sur 1000 vendu en France est un livre de poésie), au profit du groupe ultra dominant et ultra médiatique de la chanson populaire ?
On le sait qu’on a perdu la guerre, on a même presque disparu, c’est pas la peine d’en rajouter.

Ça a l’air nerveux comme ça, mais je le dis avec le sourire hein !

Et puis bon, qui reproche à Pessoa de ne pas rimer ? C’est peut-être les plus grand poète du siècle dernier.

Le Chameau

04/04/2020 à 10h28

C'est étrange, je trainais là-dessus dans la soirée, lisant par ailleurs le tournoi qui se déroule ici, ça m'y a fait penser. Loin de moi l'idée de clore une question mais de la poser indépendamment de la réponse offerte ici. Question possible, la rime accompagnant de nombreuses velléités poétiques. L'intérêt (pour moi) aurait été de lire vos réflexions sur la rime et non pas un jugement sur la qualité de l'article ou du bonhomme. Bref, pas un commentaire de texte mais une dissertation libre...
La question étant le sujet, non pas l'auteur.

le petit prince

04/04/2020 à 10h31

@Le Chameau
J'attends ton vote ! (pp. 1260, 1266, 1269)

Aristofan

04/04/2020 à 10h49

ROLAND GARROS POÉTIQUE

Suite des matches du premier tour. Avec des oppositions fraternelles et des oppositions de style spectaculaires.


Match 9 : Emaz VS Sacré
Que dire de sur ce match ? On entre dans le tennis de la décroissance. Une façon de n’y être pas chez Emaz, comme une dépossession, des coups blancs, distants, mais tendus. Face à lui cette drôle de façon de boiter propre à James Sacré, qui n’a pas peur, tout comme son adversaire de taper la balle contre le mur du réel. Le lyrisme oui, chez ces deux-là, mais derrière la porte du garage, et une volonté commune de faire passer la balle au ras du filet.


Place au match : Emaz au service.


poser encore
quelque chose comme un ciel
ou un linoléum

quelque chose comme bleu

bleu débandé
et bleu encore ensuite après

sans pouvoir en finir

l’important n’est pas d’être là
on le saurait
mais d’être encore pourtant

sans être sûr

Antoine Emaz (1955-2019)
Boue, Deyrolle, 1997

*

Un chien jappe au loin on l’entend dehors
la pendule tricote son bruit avec de temps en temps
celui que fait un appareil ménager, la chaudière du chauffage,
le chien jappe encore je me demande
si j’ai pas des souvenirs qui sont malades, on dirait
que c’est après eux qu’il aboie
et tellement dans l’indifférence (la table et la lampe, la nuit dehors)
est-ce que seulement quelque chose a remué qui pourrait guérir ?

James Sacré (1939)
Quelque chose de mal raconté, Ryôan-Ji, 1981

Aristofan

04/04/2020 à 10h49

Match 10 : Roche VS Viarre
Grand écart des générations sur ce match ? Pas tant que ça. Roche est le Bjorn Borg de la compétition, multiple vainqueur, ogre de la terre battue, qui pousse le jeu dans la modernité après avoir rendu ses prédécesseurs à l’histoire. Trajectoire poétique fulgurante et brève, tout comme son adversaire du jour. Mais l’un aura abandonné la poésie quand l’autre aura abandonné sa vie. Viarre est le tout dernier feu de la poésie du XXème siècle, avec ses image effilochées dans la lumières, empreintes d’une intensité vitale poussées à un rare point d’intensité, où l’air, jamais tout à fait raréfié, ne s’éteint jamais.

Place au match, Roche au service :

En chantant, ou au refrain, une jeune fille
Qui a le bras droit embrassé avec violence, se
Qu’un effroi brutal traverse alors sa vertu de
Part en part, n’est pas le moindre attirail
Alors de sa protection. Près de l’onde et de l’
Os qui laboure les bois, légèrement au-dessus
De ce niveau de terre d’où paraissent se préci-
Piter avec omniscience les êtres marquants
Et bouclés de notre plénitude. L’oléagineux
Chez la dame à la douce chair, cette dame a
Le plus beau fessier de la région des « solfatares »
Alors allongée, rougissante de l’étroitesse de
Nos longueurs et l’illusion qu’elle m’attend
S’assied en bavant pour chuchoter, payant
Ainsi le droit d’occuper la banquette.

Denis Roche (1937-2015)
Éros énergumène, Tel Quel, 1968

*

De mémoire et dans l’éclaircie
l’arbre pousse sa viande en crue on prendrait
ce qui fut abattu pour la route pour
la belle lâcheté de la route.

Il faudrait lapider
et remercier d’avoir des mains
mais mendier, mendier et n’en rien savoir
mourir encore, mourir et n’en rien taire.

Mais les chiens lècheront la porte de la maison
jusqu’à ce que la maison disparaisse
la route peut se tordre, je suis incontournable
orvet, machin pur.

Guy Viarre (1971-2001)
Devant le sel, Unes, 1999

Le Chameau

04/04/2020 à 10h50

Voilà, Aristofan, ce que j'espérais de toi! Un avis, éclairé. Tu dis "éculé" mais de ton point de vue de praticien seulement.
Après la défaite de la poésie, on s'en fiche, sauf dans ce tournoi.

Petit Prince, résultats bruts, pas d'exégèse de mon choix, trop à la bourre :

Bonnefoy
Du Bouchet
Dupin
Roubaud
Venaille
Tortel
Messagier
Prigent

Aristofan

04/04/2020 à 10h50

Match 11 : Savitzkaya VS Royet-Journoud
Impossible d’imaginer confrontation plus radicale que celle qui nous est offerte ici. D’un côté la radicale enfance de Savitzkaya, dont les coups sont autant d’images folles, désordonnées, qui produisent une ivresse chez l’adversaire. Mais une ivresse organique, au croisement de la vitalité joyeuse et de la plus triviale barbarie. Face à lui, l’apparente disparition du jeu de Royet-Journoud, qui tisse une narration sous-jacente, en coups rares, blanchis, pour faire tomber l’adversaire dans le vide, entre deux balles qui semblent trop courtes mais sont plus longues et bombées qu’elles n’en ont l’air.


Place au match, Savitzkaya au service :


À la pourriture parmi les cygnes,
boues et mercure de fontaine,
le peintre décapité, sa robe
brûlée avec les feuilles, ses
lambeaux de lingerie au bassin
qu’ils colorent et parfument,
au pré qu’ils souillent, blancs
morceaux de la morte, parties
du pourri, ses cheveux à l’abîme,
sa bouche au monstre, à la nou-
velle pourriture des fleurs, à
la nuit, horreur de fontaine,
de cygnes foudroyés.

Eugène Savitzkaya (1955)
Les couleurs de boucherie, Christian Bourgois, 1980

*

22
Je vous écoute. Soyez bref.

23.
Nous sommes en prière. Nous sommes armés.

24.
Je suis seul. Personne ne me croit.

25.
Je suis l’homme noir dans le sang.
Je suis le flic géométrique.

26.
Arbres coupés d’horizon. Cheval entamé par le temps. On te mène à l’enclos, celui qui n’existe pas. A terre, encore une tache.

27.
Nous avons faim. Nous irons dans la mer.

Claude Royet-Journoud (1941)
Le renversement, Gallimard, 1972

Raspou

04/04/2020 à 11h15

En vitesse:

Match 9: Emaz, pour la dernière strophe

Match 10: Viarre, un peu par défaut

Match 11: Savitzkaya, pour son Dahlia blanc, et parce que l'autre est trop hermétique

Raspou

04/04/2020 à 11h17

[aparté]

Je n'en suis pas mais je veux bien assurer le secrétariat pour offrir à Julow la joie de l'anonymat - voyez comme la rancune m'est étrangère!

Utaka Souley

04/04/2020 à 11h26

Match 9 : Emaz
Match 10 : Viarre
Match 11 : Royet-Journoud

Je ne suis qu'un profane non initié, mais j'avoue ne pas arriver à comprendre quels mécanismes font que ce qui est pour moi un méchant charabia complètement abscons peut déchaîner chez d'autres lecteurs une espèce d'extase. Je pense ici à Roche, mais pas que.

 

Balthazar

04/04/2020 à 11h26

[aparté]

Ta mansuétude t'honore, Raspou, mais gardes-en un peu pour demain 16h.