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Classement en relief

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Les brèves

Je crois que bon bon

"Laurent Blanc à Lyon, ça ne colle pas pour deux raisons" (foot01.com)

Aucun

"Euro U17 : qui sont les joueurs majeurs de l'équipe de France ?"

Autobiographie

"Ribéry : Des débuts fracassants." (lequipe.fr)

Ô Pep !

"Un pays africain rêve de Bruno Genesio !" (dailymercato.com)

Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuud van Nistelrooy

"PSV Eindhoven : Ruud van Nistelrooy prolonge sur le banc des U19." (lequipe.fr)

Surprises sur prise

"Fin de saison électrique au PSG." (lemonde.fr)

Pablo prix cassé ?

"Bordeaux : l’avenir de Pablo en suspens." (footmercato.net)

Syntaxe à Rohr

"Dimitri Payet : 'Bien sûr qu'on a encore plus qu'avant pas le droit à l'erreur'." (lequipe.fr)

Kermit l'aigre nouille

"L'ancien Rennais Kermit Erasmus frappe violemment un adversaire en plein match." (lequipe.fr)

Benny Hill, le gif

"Rudi Garcia : 'On court encore plus derrière les autres'." (lequipe.fr)

Le forum

Marinette et ses copines

aujourd'hui à 13h26 - CHR$ : Troisième journée, l'OL toujours en tête, le PSG n'est pas loin mais Montpellier aussi après... >>


En rouge et noir !

aujourd'hui à 13h25 - Danishos Dynamitos : rougénoiraujourd'hui à 11h47Parce qu'il na pas eu HYPER mal ? !____________Blague à part, oui... >>


Le fil prono

aujourd'hui à 13h23 - serge le disait : LAL - MIA 4-3 >>


Le fil dont vous êtes le héros

aujourd'hui à 13h22 - Pascal Amateur : C'est l'humour gaulois. Enfin, Gauloises. >>


L'empire d'essence

aujourd'hui à 13h22 - Lionel Joserien : Chuis limite nervous breakdown. >>


CdF Omnisport

aujourd'hui à 13h20 - serge le disait : Tu trouves ça moche de respecter l'esprit de la compétition qui veut que tu cours pour ta Nation... >>


Scapulaire conditionné

aujourd'hui à 13h10 - Gouff : Joswiak bat le SCOaujourd'hui à 11h39Je veux bien que tu développes le "raconter n'importe quoi... >>


Café : "Au petit Marseillais"

aujourd'hui à 12h43 - Marius T : gurneyaujourd'hui à 11h01On va laisser faire les dieux (celui du football n’est pas concerné)... >>


La L1, saison 2020/2021

aujourd'hui à 12h09 - Mik Mortsllak : L'air de rien Bordeaux est rentré dans l'histoire du championnat avec son début de... >>


Bréviaire

aujourd'hui à 12h06 - De Gaulle Volant : Casser les démarches "Umtiti ne reviendra pas à l'OL annonce Aulas" (Olympique-et-lyonnais.com) >>


Aux Niçois qui manigancent

aujourd'hui à 11h42 - Roger Cénisse : Je pense que ça fait partie des points qu'il va en effet falloir régler. >>


En Vert et contre tout

aujourd'hui à 11h36 - vertigo : 4 buts en 4 matchs pour Chicago Bobby. Sa retraite se passe bien. >>


Dans le haut du panier

aujourd'hui à 11h18 - lyes : Ce 4eme QT du Heat est une merveille, on reproche à Boston d'avoir trop arrosé de loin mais faut... >>


Y a pas que le foot à Auteuil !

aujourd'hui à 11h01 - Di Meco : Hello, Je remets le lien vers le Fantasy RG, des fois que ça intéresse quelqu'un ici de nous... >>


Déclarama

aujourd'hui à 10h51 - De Gaulle Volant : "J’aime Luis Suarez. C’est vraiment bien, l’un de nous mord et l’autre donne des coups de... >>


Les pseudos auxquels vous avez échappé ...

aujourd'hui à 10h43 - De Gaulle Volant : Costa con comme Dia >>


Le Palet des Glaces

aujourd'hui à 09h55 - theviking : Et finalement Dallas revient à 3-2 en double OT.Faut que je regarde un résumé, j'ai rien vu du... >>


Gerland à la détente

aujourd'hui à 08h53 - Pascal Amateur : Méfiance, tu commences avec un as du caillot, tu finis avec un Caïazzo. >>


Feuilles de match et feuilles de maîtres

Qui a dit que football et littérature étaient incompatibles ? Voici le forum où vous pourrez parler de vos lectures récentes et anciennes, liées ou non avec le ballon rond.

Un conseil de lecture ? Une bonne librairie ? =>> "You'll never read alone", le Gogol Doc: http://bit.ly/11R7xEJ.

Milan de solitude

13/08/2020 à 15h35

Courtial des Pereires
aujourd'hui à 15h15

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Est-ce un cas bien distinct des autres grands poètes étrangers ?
Je viens de finir un recueil d'Hölderlin en traduction française : j'ai eu l'impression de lire un charabia.
L'un de mes plus beaux souvenirs littéraires est la lecture par une amie allemande du premier des Sonnets à Orphée, de Rilke. J'en connaissais bien le sens, et l'entendre en langue originale m'a donné accès à un nouveau monde, quoique je n'aie pu lier que vaguement et grossièrement les sonorités aux sens qu'elles transmettent.

Courtial des Pereires

13/08/2020 à 17h19

Je vous rejoins sur les poèmes qui doivent répondre à une musicalité, c'est pourquoi même si tu comprends rien ou très peu la langue, tu peux toutefois être touché par les sonorités si c'est lu dans la langue originale. Un peu comme des morceaux de musique dans lesquels tu ne comprends pas le texte mais la musique te donnera les émotions.
Pour les entretiens Pascal, dans la grande traversé, un des épisodes en parle longuement et je trouvais cela très intéressant. Il y a même une pièce radiophonique d'une heure jouée et adapté de ces entretiens. Cela donne une belle entrée dans l'intime.
Si tu as aimé Mandelstam, j'ai trouvé magnifique et émouvant "Contre tout espoir" de Nadejda Mandelstam. Il donne une image très précise de cette russie stalinienne et de son fonctionnement.

Pascal Amateur

13/08/2020 à 17h51

De fait, j'ai tendance à me procurer de plus en plus d'ouvrages bilingues. Lorsqu'un poème traduit me plaît, j'ai tendance à lire la VO, où la musicalité sera en effet sans doute plus pure. Une préface récente a attiré mon regard sur la plus grande présence en espagnol (et sûrement portugais) des a et des o - des voyelles donc, dont la puissance émotionnelle est autre que les voyelles - les unes ouvrent, les secondes hachent (avec ici une possible lecture psychanalytique de l'écriture, avec la jouissance des voyelles que cernent les consonnes). Ce qui rend de fait la traduction partiellement impossible, dans ce plaisir barbare qu'offre la langue.

Loscoff-Plage

13/08/2020 à 17h56

J'ai découvert Akhmatova avec son Requiem, un petit livre bilingue paru aux éditions de Minuit, la traduction est de Paul Valet, je crois. La préface est très bien faite. C'est par là qu'il faut commencer, c'est l'une des oeuvres poétiques les plus importantes du XXe siècle. Je le relis très souvent.

Les Russes lisent plus volontiers ses poésies d'avant la révolution, le recueil Rosaire, en particulier. Il existe une belle édition bilingue chez Harpo, traduction de Christian Mouze.

Il est très facile de trouver sur Youtube des lectures en russe de ces poèmes. La poésie en Russie n'a pas encore été complètement enlevée au grand public.

Pour répondre à ta question, Courtial, j'ai inventé plein de versions différentes sur les raisons qui m'ont poussé à apprendre le russe (on me pose souvent la question, surtout les Russes, qui trouvent ça bizarre), mais la vérité, c'est que je ne me souviens pas de l'élément déclencheur. J'ai toujours été intéressé par tout ce qui a trait à la Russie.

Et puisqu'on parle des femmes exceptionnelles qui ont permis à la littérature russe de survivre malgré le stalinisme, il faut mentionner Evguénia Guinzbourg, qui dans son autobiographie en deux tomes a donné une des descriptions les plus saisissantes du système répressif de l'époque.

Le génie se meurt ? Ah mais l'mage rit

13/08/2020 à 18h08

Pour le portugais, Pascal, ça dépend. En brésilien, les voyelles prennent leur pleines mesures, voir s'ajoute par rapport à l'écrit.
Par contre pour le portugais européen (c'est sa dénomination officiel), à l'oral, les lettres représentants les voyelles ne sont pas forcément toutes prononcées, ce qui rend ce portugais plus proche à l'oral de certaines langues slaves, toute proportion gardée. J'en ai même vu qui confondait avec le polonais.

En poésie, la diction sans voyelle est moins marquée mais a son influence.

Petit exemple avec un poème d'Álvaro de Campos un hétéronyme de Fernando Pessoa (nom à prononcer p'soa).

https://www.youtube.com/watch?v=0jjE-2FqqpM

Pascal Amateur

13/08/2020 à 18h26

Jusqu'à aujourd'hui, je trouvais le portugais incroyablement érotique. Maintenant que je sais qu'il est confondu avec le polonais, je n'en écoute plus. Merci pour ce poème ; oui, c'est une des langues les plus torrides, même si compliquée - j'ai tenté d'apprendre un peu, ce fut bien dur. L'hébreu me charme aussi par ses rondeurs un poil âpres ; une histoire de graphie aussi, sans doute.

Le génie se meurt ? Ah mais l'mage rit

13/08/2020 à 18h54

étant amoureux des deux formes de portugais, je reste malgré moi pris dans les filets de siècle de préjugés ou d'idées reçues sur ces deux formes.

J'aime la mélodie du brésilien, ou s'entend un sourire presque à chaque fin de phrase. J'apprécie le chuintement si caractéristique du portugais européen qui me rappelle les souffrances et les pleurs de ce peuple.
Je ne peux objectivement pas rejeter l'un ou l'autre. Bossa-nova et Fado vont de pair, comme Machado de Assis complète Eça de Queiros.

Pour l'hébreu, c'est ma compagne qui s'y est mis un temps. Pour ma part, j'ai fait plusieurs tentative pour apprendre l'arabe attiré par sa poésie et par la voix puissante de Oum Kalsoum.

Milan de solitude

13/08/2020 à 20h41

Ma contribution de béotien : je préfère le portugais européen, que je trouve infiniment doux, modeste et brûlant comme une flamme de bougie dans le noir. Pour jouir de cette langue, l'on fera bien de voir un film d'Oliveira basé sur le dialogue, comme le superbe "Francisca".
Le Portugal a-t-il été colonisé par les Arabes à l'instar du sud de l'Espagne ? Je ne retrouve pas, dans cette langue souple, les rudesses de l'espagnol que je subodore ingénument provenir des rocailles de l'Afrique du Nord.

J'abonde dans le sens de Loscoff. Quand j'ai dit à un collègue russe que j'étais tenté d'apprendre le russe (ce que je n'ai jamais fait sérieusement, butant contre les difficultés de cette belle langue - iazik atchen neprostoï !), il m'a répliqué que je ferais mieux de me perfectionner en anglais.

Delio Onnisoitquimalypense

13/08/2020 à 20h56

Le portugais brésilien a longtemps été à mes oreilles la langue la plus musicale, au sens "la mieux chantée" jusqu'à une séance d'écoute de chanson égyptienne (Oum Kathoum et Abel Halim Hafez essentiellement) en compagnie d'arabophones mélomanes qui pointaient les subtilités de l'interprétation. Les mélopées posées sur les voyelles longues, les accentuations ou atténuations de consonnes qui modifient le sens. L'arabe a aussi cet avantage rare d'avoir dans son alphabet le hamza, un silence.

Kireg

13/08/2020 à 21h11

La hamza n'est pas un vrai silence. C'est plutôt une rupture, ou un coup de glotte.

Par exemple, "eau" se prononce "mèè - rupture". Et cette rupture est audible.

Et puisque l'on parlait graphie, rien de plus beau à mes yeux que l'alphabet arabe. Sa sonorité n'est pas en reste, surtout celle de l'arabe tunisien avec son "J" doux et son 3ayn léger.

 

Milan de solitude

13/08/2020 à 21h15

Question graphie, l'arménien, qui est paraît-il une langue tout à fait singulière, est pour moi indétrônable.