Boutique

boutique

Classement en relief

classement en relief

Les brèves

Je crois que bon bon

"Laurent Blanc à Lyon, ça ne colle pas pour deux raisons" (foot01.com)

Aucun

"Euro U17 : qui sont les joueurs majeurs de l'équipe de France ?"

Autobiographie

"Ribéry : Des débuts fracassants." (lequipe.fr)

Ô Pep !

"Un pays africain rêve de Bruno Genesio !" (dailymercato.com)

Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuud van Nistelrooy

"PSV Eindhoven : Ruud van Nistelrooy prolonge sur le banc des U19." (lequipe.fr)

Surprises sur prise

"Fin de saison électrique au PSG." (lemonde.fr)

Pablo prix cassé ?

"Bordeaux : l’avenir de Pablo en suspens." (footmercato.net)

Syntaxe à Rohr

"Dimitri Payet : 'Bien sûr qu'on a encore plus qu'avant pas le droit à l'erreur'." (lequipe.fr)

Kermit l'aigre nouille

"L'ancien Rennais Kermit Erasmus frappe violemment un adversaire en plein match." (lequipe.fr)

Benny Hill, le gif

"Rudi Garcia : 'On court encore plus derrière les autres'." (lequipe.fr)

Le forum

Le fil dont vous êtes le héros

aujourd'hui à 10h26 - Balthazar : Lapostat25/09/2020 à 22h28---Merci encore, c'est bien comme tu dis ! C'est le dernier point (la... >>


Café : "Au petit Marseillais"

aujourd'hui à 09h54 - rockitrOM : Flo Riant Sans Sonaujourd'hui à 09h15---Oui, ça semblerait être du coup la logique du... >>


CdF Omnisport

aujourd'hui à 09h23 - suppdebastille : Lustyk sur la chaîne L'Equipe expliquait qu'il y a peu de chances que Yoka accepte le défi.... >>


Le fil prono

aujourd'hui à 09h11 - Flo Riant Sans Son : @Charlie Inscription okPseudo: BenComA >>


Dans le haut du panier

aujourd'hui à 09h06 - Mevatlav Ekraspeck : Lecture matinale, il semble que monsieur D'Antoni soit le favori pour diriger les Sixers l'an... >>


L'empire d'essence

aujourd'hui à 08h30 - Sidney le grand Govou : Je suis content que vous ayez tous pu vous libérer d'un poid suite à cette discussion ! >>


Bréviaire

aujourd'hui à 08h28 - De Gaulle Volant : Chanel Riviera"Coco : "On va essayer d'inverser la tendance à Nice"" (foot-national.com) >>


Aimons la Science

aujourd'hui à 08h09 - CHR$ : D'ailleurs l'UEFA te permet de jouer même si tu es positif quand tu as un dossier médical... >>


Le Palet des Glaces

aujourd'hui à 05h40 - Gouffran direct : Match 4 de folie, suspense haletant, va et vient et ça se finit en prolongations.Dallas 1-0 Tampa... >>


Foot et politique

aujourd'hui à 04h28 - Le génie se meurt ? Ah mais l'mage rit : Pendant ce temps, au Portugal, un restaurateur qui avait laissé sa piste de danse ouverte, s'est... >>


Gerland à la détente

aujourd'hui à 01h31 - Run : Ceci dit, 49 est sa valeur Transfermarkt. Je nous voyais faire quelques annees avec... >>


Y a pas que le foot à Auteuil !

25/09/2020 à 23h06 - theviking : Pauvre Fred Godard ! >>


Qui veut gagner des quignons ?

25/09/2020 à 19h05 - Espinas : Le samedi 10 janvier 1998 à 20h, Lyon reçoit Marseille pour le dernier match de Ludovic Giuly à... >>


Manette football club

25/09/2020 à 16h52 - Jah fête et aime dorer Anne : Pour ceux sur PC, Epic va encore plus loin dans les promos : après les bons d'achat valables pour... >>


Feuilles de match et feuilles de maîtres

25/09/2020 à 15h02 - cachaco : Popopopo quel braquage en règle, il fallait bien tout le talent de Drummond pour permettre la... >>


Premier League et foot anglais

25/09/2020 à 14h28 - Le Pobga du Coman : Tottenham qualifié sans jouer pour le prochain tour de la Carabao Cup: cas de COVID chez... >>


Scapulaire conditionné

25/09/2020 à 14h11 - Utaka Souley : Il a fait Nice et Rennes (avec à la clé le premier titre de l'histoire du club). >>


CDF sound system

25/09/2020 à 13h32 - Pascal Amateur : Alors je te conseille d'écouter leur concert sorti en CD cette année, il y avait un orchestre... >>


Feuilles de match et feuilles de maîtres

Qui a dit que football et littérature étaient incompatibles ? Voici le forum où vous pourrez parler de vos lectures récentes et anciennes, liées ou non avec le ballon rond.

Un conseil de lecture ? Une bonne librairie ? =>> "You'll never read alone", le Gogol Doc: http://bit.ly/11R7xEJ.

cachaco

16/09/2020 à 17h04

1- 1 point
2- 7 points
3- 5 points
5- 4 points
6- 6 points
7- 3 points
8- 8 points
9- 2 points

1- Breton -
Décidément, je me rends compte que Breton, c’est comme les piqûres de guêpes.

2- Segalen –
Pas pu m’empêcher de penser à un autre poète brésilien : « Saudades do que a gente não viveu ainda » (Neymar Jr, 2019).

3- Jandl -
A force d’être sur la corde raide, il fallait bien que la chute arrive. Le risque assumé fait partie de la fascination pour les funambules. Et les chaussettes de l’archiduchesse version scato, c’en était effectivement un beau, de risque.

5- Corbière -
Certains vers ciselés laissent une impression positive, malgré une longueur et un style qui étaient bien proches de me perdre en route.

6- Celan –
Petite frustration de ne pas disposer de la version originale.

7- Sully Prudhomme –
Court, très court, trop court ? J’aurais bien aimé voir cette strophe dans son contexte.

8- Levet -
Retourne un peu dans ses travers, mais profite d’une concurrence moins sévère pour s'affirmer sur le podium.

9- Berbelagua –
J’ai beau sentir de la sympathie pour elle, Berbelagua n’arrive toujours pas à provoquer de réelles émotions. Une description trop neutre qui débouche sur un pétard mouillé, c’est malheureusement un peu paresseux et « sin sal ».

Balthazar

16/09/2020 à 17h08

Julow
aujourd'hui à 16h28
---
Parmi toutes ces cochonneries, un point pour Corbière ?! Avec en prime un tacle à la nuque ? Non mais j'ai fait un truc qui ne t'a pas plu, j'ai oublié ton anniversaire, souri à une blague du petit prince ? ou quoi ?

Pascal Amateur

16/09/2020 à 17h19

@cachaco

Ein Auge, Offen


Stunden, maifarben, kühl.
Das nicht mehr zu Nennende, heiß,
hörbar im Mund.

Niemandes Stimme, wieder.

Schmerzende Augapfeltiefe :
das Lid
steht nicht im Wege, die Wimper
zählt nicht, was eintritt.

Die Träne, halb,
die schärfere Linse, beweglich,
holt dir die Bilder.

Milan de solitude

16/09/2020 à 17h24

cachaco
aujourd'hui à 17h04

---

Holà ! Ça ne va pas de saloper la belle variance de Jandl sur ce troisième tour ? Ce sixième vote la fait passer de 0 à 2,67.

cachaco

16/09/2020 à 17h33

Merci, Pascal!

Delio Onnisoitquimalypense

16/09/2020 à 18h46

Notes 3e tour.

Sans commentaire, non par manque de temps mais de légitimité et d'inspiration.

2 Segalen : 4
3 Jandl : 3
4 Drummond : 6
5 Corbière : 7
6 Celan : 8
7 Prudhomme : 1 ; là, il faut quand même expliquer. Ce trop bref extrait m'a immédiatement évoqué "Mon amie la rose", bien supérieur à mon goût, même en n'écoutant que les trois premiers vers.
8 Levet : 2
9 Berbelagua : 5

Milan de solitude

17/09/2020 à 02h26

Quatorze votants au premier tour (page 1525), douze au deuxième tour (page 1530), huit au troisième tour (page 1535)... Hé ! ho !
Tout à l'heure, quatrième tour, mais je laisserai le weekend pour lire et noter tous les poèmes de tous les tours.

Pascal Amateur

17/09/2020 à 10h52

Bonjour, voici mes notes lapidaires, même si comme on le sait lapidaire > lapidation > islam > terrorisme.

1---
André Breton, 5 points.

2---
Victor Segalen, 3 points

3---
Ernst Jandl, 2 point.

4---
Carlos Drummond de Andrade, 8 points.

5---
Tristan Corbière, 7 points.

7---
Sully Prudhomme, 1 point.

8---
Henry Jean-Marie Levet, 6 points.

9---
Natalia Berbelagua, 4 points.

Merci !

Balthazar

17/09/2020 à 10h58

Delio Onnisoitquimalypense
16/09/2020 à 18h46

7 Prudhomme : 1 ; là, il faut quand même expliquer. Ce trop bref extrait m'a immédiatement évoqué "Mon amie la rose", bien supérieur à mon goût, même en n'écoutant que les trois premiers vers.
---
Tu voulais plutôt dire "Mignonne, allons voir si la rose", non ?

Milan de solitude

17/09/2020 à 11h04

[LA RENTRER SERA DURE, 4ème et dernier tour]

Tout le monde peut jouer, même toi qui es tombé sur ce fil en ripant. Et ceux qui ne l'ont pas fait sont invités à lire et noter les poèmes des trois premiers tours (pages 1525, 1530 et 1535). Résultats finaux en début de semaine prochaine.
On va faire quelque chose de mal, on va noter les poèmes l'un par rapport à l'autre, c'est-à-dire qu'on va attribuer de 1 à 9 points à chaque poème, 9 étant la meilleure note. Pas d'égalité, pas de points bonus.
Merci d'être clair dans votre notation. Exemple (au hasard) :
1--- 6 points
2--- 1 point (celui que vous aimez le moins)
3--- 9 points (celui que vous préférez)
4--- 4 points
5--- 2 points
etc.
Balthazar voudrait que vous nommiez les poètes en face de chaque numéro, aussi.
Les critiques sont bienvenues.

Pour plus de clarté, je suis le même ordre à chaque fois mais butinez comme bon vous semble.
J'espère que la mise en page est sauvegardée.
Trois poèmes se présentent dans leur langue d'écriture puis dans leur traduction en français (Jandl, Drummond et Berbelagua).



1--- Delio Onnisoitquimalypense
André Breton, "Épingles tremblantes"

Porteuse sans fardeau

Comme un espoir qui reviendrait à intervalles réguliers tant leur maintien est le même et n'appartient qu'à elles et tant elles semblent portées par le même rythme, des jeunes filles de couleur passent souvent seules et chacune est la seule à qui Baudelaire semble avoir pensé tant l'idée qu'il en donne est irremplaçable :

Avec ses vêtements ondoyants et nacrés,
Même quand elle marche on croirait qu'elle danse...

De quelle nuit sans âge et sans poids cette messagère muette dont, au défi de toutes les cariatides, la cheville et le col lancent plutôt qu'elles ne soutiennent la construction totémique qui dans l'invisible se confond - en vue de quel triomphe ? - avec le rêve d'un monument aux lois de l'imprégnation ?



2--- Raspou
Victor Segalen, "Stèles"

JOYAU MÉMORIAL

Pour mon service et ma fidélité voici, du Prince, le joyau de Mémoire, perle magique où s'enferme le passé. Un regard jeté sur elle et tout renaît, tout s'éclaire et se ravive, luisant comme un reflet du jour présent.

Puis-je contenir ma joie ! rallumer les soleils studieux; ressentir les succès timides : compliments du maître, attente comblée des nominations.

Voici donc : — mais cela n'est plus mon passé à moi ! Avais-je oublié cela ? Regardons mieux, fixement, au fond, tout au fond du joyau magique :
Je vois : — je vois un homme épouvanté qui me ressemble et qui me fuit.



3--- Julow
Ernst Jandl, "le travail du chapeau"

16. dezember 1973

drei stunden zu viert

literaturförderung diskutiert

am abend dieses 16. dezember,

des einzigen je;

eines tages der ölkrise,

die die kohleförderung aktualisiert.

auf dem heimweg der schnee

hat mich berührt

durch die undichten schuhe.

/
16 décembre 1973


discuté trois heures à quatre

de promotion littéraire

le soir du 16 décembre,

fameux entre tous ; 

jour de crise pétrolière

qui ramène la question du charbon.

au retour c’est la neige

qui m’a fait problème

vu pompes pas étanches.



4--- cachaco
Carlos Drummond de Andrade, "O Sentimento do Mundo"

OS OMBROS SUPORTAM O MUNDO
Chega um tempo em que não se diz mais: meu Deus.
Tempo de absoluta depuração.
Tempo em que não se diz mais: meu amor.
Porque o amor resultou inútil.
E os olhos não choram.
E as mãos tecem apenas o rude trabalho.
E o coração está seco.
Em vão mulheres batem à porta, não abrirás.
Ficaste sozinho, a luz apagou-se,
mas na sombra teus olhos resplandecem enormes.
És todo certeza, já não sabes sofrer.
E nada esperas de teus amigos.
Pouco importa venha a velhice, que é a velhice?
Teu ombros suportam o mundo
e ele não pesa mais que a mão de uma criança.
As guerras, as fomes, as discussões dentro dos edifícios
provam apenas que a vida prossegue
e nem todos se libertaram ainda.
Alguns, achando bárbaro o espetáculo,
prefeririam (os delicados) morrer.
Chegou um tempo em que não adianta morrer.
Chegou um tempo em que a vida é uma ordem.
A vida apenas, sem mistificação.


LES ÉPAULES PORTENT LE MONDE

 Arrive un temps où l'on ne dit plus : mon Dieu.
Temps d'épuration absolue.
Temps où l'on ne dit plus : mon amour.
Car l’amour s'est révélé inutile.
Et les yeux ne pleurent pas.
Et les mains ne tissent que le rude métier.
Et le cœur est sec.
 
En vain les femmes frappent à la porte, tu n'ouvriras pas.
Tu es resté seul, la lumière s'est éteinte,
mais dans l'ombre tes yeux resplendissent énormes.
Tu n'es que certitude, tu ne sais plus souffrir.
Et tu n'attends rien de tes amis.

Peu importe que la vieillesse approche, qu'est-ce que la vieillesse ? Tes épaules portent le monde et il ne pèse pas plus lourd qu'une main d'enfant. Les guerres, la faim, les disputes au sein des maisons ne disent rien si ce n'est que la vie mène son train
et que tout le monde ne s'est pas encore affranchi.
Certains, trouvant barbare ce spectacle,
préféreraient (les délicats) mourir.
Est arrivé un temps où il ne sert à rien de mourir.
Est arrivé un temps où la vie est un ordre.
La vie seulement, sans mystification.



5--- Balthazar
Tristan Corbière, "Les Amours jaunes"

LE POÈTE CONTUMACE [dernière strophe]

Sa lampe se mourait. Il ouvrit la fenêtre.
Le soleil se levait. Il regarda sa lettre,
Rit et la déchira… Les petits morceaux blancs,
Dans la brume, semblaient un vol de goëlands.

(Penmarc’h — jour de Noël.)



6--- Pascal Amateur
Paul Celan, "Strette"

Sois en ce jour aveugle :
l’éternité aussi est pleine d’yeux –
là s’abîme,
et noie, ce qui fit aux images passer
telle route, où elles auront paru,
là,
s’éteint ce qui à la parole
d’un geste toi aussi t’a retiré,
que tu laissas venir comme
danse de deux mots faits
d’automne et de soie et rien.



7--- Milan de solitude
Sully Prudhomme, "Les Vaines Tendresses"

En voyage

Je partais pour un long voyage.
En wagon, tapi dans mon coin,
J’écoutais fuir l’aigu sillage
Du sifflet dans la nuit, au loin ;

Je goûtais la vague indolence,
L’état obscur et somnolent,
Où fait tomber sans qu’on y pense
Le train qui bourdonne en roulant ;

Et je ne m’apercevais guère,
Indifférent de bonne foi,
Qu’une jeune fille et sa mère
Faisaient route à côté de moi.

Elles se parlaient à voix basse :
C’était comme un bruit de frisson,
Le bruit qu’on entend quand on passe
Près d’un nid le long d’un buisson ;

Et bientôt elles se blottirent,
Leurs fronts l’un vers l’autre penchés,
Comme deux gouttes d’eau s’attirent
Dès que les bords se sont touchés ;

Puis, joue à joue, avec tendresse,
Elles se firent toutes deux
Un oreiller de leur caresse,
Sous la lampe aux rayons laiteux.

L’enfant, sur le bras de ma stalle,
Avait laissé poser sa main
Qui reflétait, comme une opale,
La moiteur d’un jour incertain ;

Une main de seize ans à peine :
La manchette l’ombrait un peu ;
L’azur, d’une petite veine,
La nuançait comme un fil bleu ;

Elle pendait, molle et dormante,
Et je ne sais si mon regard
Pressentit qu’elle était charmante
Ou la rencontra par hasard,

Mais je m’étais tourné vers elle,
Sollicité sans le savoir :
On dirait que la grâce appelle
Avant même qu’on l’ait pu voir.

« Heureux, me dis-je, le touriste
Que cette main-là guiderait ! »
Et ce songe me rendait triste :
Un vœu n’éclôt que d’un regret.

Cependant glissaient les campagnes
Sous les fougueux rouleaux de fer,
Et le profil noir des montagnes
Ondulait ainsi qu’une mer.

Force étrange de la rencontre !
Le cœur le moins prime-sautier,
D’un lambeau d’azur qui se montre,
Improvise un ciel tout entier :

Une enfant dort, une étrangère,
Dont la main paraît à demi,
Et ce peu d’elle me suggère
Un vœu d’un bonheur infini !

Je la rêve, inconnue encore,
Sur ce peu de réalité,
Belle de tout ce que j’ignore
Et du possible illimité...

Je rêve qu’une main si blanche,
D’un si confiant abandon,
Ne peut-être que sûre et franche,
Et se donnerait tout de bon.

Bienheureux l’homme qu’au passage
Cette main fine enchaînerait !
Calme à jamais, à jamais sage...
- Vitry ! Cinq minutes d’arrêt !

À ces mots criés sur la voie,
Le couple d’anges s’éveilla,
Battit des ailes avec joie,
Et disparut. Je restai là.

Cette enfant, qu’un autre eût suivie,
Je me la laissais enlever.
Un voyage ! Telle est la vie
Pour ceux qui n’osent que rêver.



8--- Aristofan
Henry Jean-Marie Levet, "Cartes postales"

ÉGYPTE. – PORT SAÏD. – En rade

On regarde briller les feux de Port-Saïd,
Comme les Juifs regardaient la Terre Promise ;
Car on ne peut débarquer ; c’est interdit
– Paraît-il – par la Convention de Venise…

À ceux du pavillon jaune de quarantaine.
On n’ira pas à terre calmer ses sens inquiets
Ni faire provision de photos obscènes
Et de cet excellent tabac de Latakieh...

Poète, on eût aimé, pendant la courte escale
Fouler une heure ou deux le sol des Pharaons,
Au lieu d’écouter miss Florence Marshall
Chanter « The belle of New York », au salon.



9--- khwezi
Natalia Berbelagua, "Domingo"

Me levanto y enciendo la luz, me quedo mirando el techo como quien examina el cielo
Se que afuera se amenece pero no corro la cortina, las gaviotas hacen sonidos que se escuchan como gritos o reir.
Recuerdo ese dia en que volvi tarde y borracha con una de ellas parada sobre el velador, parecia a una estatua.
Nunca entendi lo que significaba.

Je me levais et allumais la lumière, restant là à contempler le plafond comme quelqu'un examinant le ciel.
Je sais que dehors le jour se lève mais je n'ai pas tiré les rideaux, les mouettes font des bruits qui s'entendent comme des cris ou des rires.
Je me rappelle ce jour ou j'étais rentrée tard et ivre, avec l'une d'elles plantée sur le guéridon, telle une statue.
Je n'ai jamais compris ce qu'elle racontait.

 

Pascal Amateur

17/09/2020 à 11h05

Non non.

J'ai prêté mon amie Rose
À mon copain dur
Moi qui peine, il dure.
Voilà. Mon ami l'arrose.