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"Quand Malcolm enfile le maillot de l'OM." (lequipe.fr)

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En rouge et noir !

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Foot et politique

aujourd'hui à 14h01 - Josip R.O.G. : Ah mais je ne dis pas que la répression ne suit pas une mauvaise pente mais seulement quel ce qui... >>


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Dans le haut du panier

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Paris est magique

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EAG, les paysans sont de retour

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Et PAF, dans la lucarne !

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Café : "Au petit Marseillais"

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Bréviaire

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In barry we trust

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Premier League et foot anglais

10/12/2018 à 22h58 - le Bleu : C'est au tour d'Everton d'égaliser à la 96e minute... >>


Les jaunes, héros zen

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CdF Omnisport

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Festival de CAN

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Manger (autre chose que) la feuille

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Les pseudos auxquels vous avez échappé ...

10/12/2018 à 15h53 - El Mata Mord : L'eau rance de Rabiot (peut être déjà fait d'ailleurs) >>


Gerland à la détente

10/12/2018 à 15h00 - Run : Nakatomi. >>


Feuilles de match et feuilles de maîtres

Qui a dit que football et littérature étaient incompatibles ? Voici le forum où vous pourrez parler de vos lectures récentes et anciennes, liées ou non avec le ballon rond. Un conseil de lecture ? Une bonne librairie ? =>> "You'll never read alone", le Gogol Doc: http://bit.ly/11R7xEJ.

Loscoff-Plage

23/07/2018 à 14h38

Alberto Garlini – Les Noirs et les Rouges

Italie, fin des années 60. Stefano participe à la contestation étudiante à Rome. Sauf que Stefano n’est pas maoïste, même pas communiste. Stefano est un fasciste. Le genre passionné, qui collectionne les enregistrements des discours du Duce et qui lit Julius Evola pour faire passer ses insomnies. Pour lui, les maos sont des dégénérés, les cocos sont des agents de Moscou, la Démocratie chrétienne est l’avant-poste de la décadence, et même le parti fasciste « traditionnel », le MSI, est un ramassis de vieux vétérans gâteux. Il faut agir, de toute urgence. Tout faire péter, ouvrir la boîte à gifles, faire dérailler les trains…

Alors il fonde son groupuscule à Udine, ils sont 4, et leur rage bouillonnante fait bien les affaires de la vieille garde fasciste locale. Evidemment, la catastrophe sanglante n’est jamais loin, et il faut toute la bienveillance des carabinieri pour que les aventures de nos chemises noires s’étendent sur plus de 800 pages. Difficile de savoir qui manipule qui dans ce foutoir politique où les fachos marqués à la culotte par les barbouzes s’allient aux maos pour infiltrer les anarchistes et faire tomber le gouvernement. Tout capote, bien entendu.

Au-delà de l’action du groupuscule, c’est le portrait du héros principal qui retient l’attention. Le roman est écrit comme si le personnage écrivait ses souvenirs à la 3e personne, sans aucune distance critique vis-à-vis des délires totalitaires développés çà et là. La fin du bouquin donne la clef de ce choix stylistique. On vit donc une plongée dans l’univers mental d’un néo-fasciste, avec ses valeurs, sa mythologie, sa littérature, et de nombreuses références à la culture italienne des années 60. Le tout saupoudré d’un peu d’amour et de galipettes, ce qui prouve qu’on peut avoir une vie sexuelle délurée au pas de l’oie.

Je me moque, mais si on est pas trop heurtés par les invraisemblances scénaristiques, Les Noirs et les Rouges est un roman fascinant. Il m’a fait penser à 2066 de Roberto Bolaño pour la façon dont il décortique de manière clinique la violence. Et comme dans les Détectives Sauvages, une mystérieuse poétesse sud-américaine est au coeur de l’intrigue. Le style est simple, percutant, et ceux qui aiment l’histoire de l’Italie contemporaine seront servis.

André Pierre Ci-Gît Gnac

23/07/2018 à 18h09

Salut les érudits,

Quelqu'un aurait il un bon livre sur Robespierre à conseiller ? La littérature a son sujet étant fleuve, j'ai du mal à me faire mon avis.

Merci

PS : je suis en train de dévorer Fouché de Zweig, quel délice ! Attendez vous à un compte rendu de ma part dans les prochains jours.

Pascal Amateur

07/08/2018 à 16h25

Je suis en train de terminer "Les vagues" de Virginia Woolf, et ce texte est renversant de poésie. Que de beautés ! J'y retourne.

Françoise Jallet-Maurice

07/08/2018 à 18h20

André Pierre, as-tu trouvé ton bonheur finalement ?
Quel genre de livre cherches-tu ? Si c'est une biographie sérieuse, le livre récent de Cécile Obligi chez Belin devrait faire l'affaire.

André Pierre Ci-Gît Gnac

07/08/2018 à 18h31

Merci !

Françoise Jallet-Maurice

10/08/2018 à 16h23

C'est les vacances, on a le temps de lire des choses parfaitement inutiles. Je pose donc ça là : l'orthographe de 2017 imaginée en 1904 : http://c.bnf.fr/vlx (ça commence en bas à droite).

George Worst

10/08/2018 à 16h29

C tro bi1 vu...

Troglodyt

14/08/2018 à 18h46

Le drame à Gênes m'a fait repenser à la série d'articles de Raphaël MELTZ (parue dans "Le Tigre") sur ses déambulations dans le port de Gênes, vraiment chouette à lire, si vous avez deux heures à tuer.

Dans le même style il avait fait une série sur le fort d'Aubervilliers (très chouette !) et sur le tramway de Mexico (j'avais moins aimé, sans doute parce que je me représentais moins les lieux).

Milan de solitude

21/08/2018 à 00h00

"Combien de gens reste-t-il qui ne soient ni enfermés ni chargés de surveiller la porte ?"

Ma lecture récente de "Michael K, sa vie, son temps" advient dans une période critique pour moi, où je m'interroge sur ce qu'il serait bon que je fasse de mon séjour terrestre. La trentaine. Et, pour la première fois depuis "Les Faux-Monnayeurs" peut-être, j'ai trouvé dans le bref roman de Coetzee un concentré de mes interrogations éthiques et un germe à leur réponse.
Loin des profils du diplômé supérieur, du caïd et du gandin, Michael K. traverse une Afrique du Sud meurtrie en essayant de mener une vie rudimentaire sans vouloir prendre partie dans la guerre qui la ravage. Cet incipit donne au livre un air tout aussi pénible et ennuyeux que son titre et ses quelques premières pages, mais je me suis pris d'intérêt néanmoins vite pour les bringuebalements pathétiques du personnage principal, rendus sèchement, chirurgicalement par un écrivain qui connaît bien son art et exploite à fond son histoire.

Quelqu'un l'a-t-il lu ?

Pascal Amateur

21/08/2018 à 09h38

Lu, en effet, mais il y a une quinzaine d'années - et j'avoue n'en avoir pas retenu grand-chose. Le livre était en effet court pour un sujet aussi intense.

 

Dino Dini

30/08/2018 à 10h16

Un peu de littérature avant de croiser quelques artistes majeurs en ce weekend breton.


[ROMAN] *"J'ai épousé un communiste" de Philipp Roth.
Deuxième volet de la trilogie américaine de feu Philipp Roth, après la perfection littéraire qu'étais "La Pastorale américaine". Un vieux professeur d'université est interrogé par son ancien étudiant. De digression en digression, il se livrera sur la difficulté rencontré par son frère pour "vivre" son communisme dans un pays plongé en pleine chasse aux sorcières. Pas évident d'accepter le constat, mais Roth est ici nettement moins passionnant que dans le premier volume, la faute à une narration trop diluée et à une première centaine de pages difficiles à digérer tant les personnages et les lieux se multiplient sans lien visible entre eux. En s'accrochant, on retrouve évidemment quelques fulgurances mais je m'étais laissé dire que cet épisode était le plus faible des trois. Laissez moi le temps de lire le dernier mais pour l'instant, on est parti pour ce constat.




[THEATRE] *«Caligula" d'Albert Camus
A nouveau une pièce de théâtre d'Oncle Albert, avec en toile de fond la Rome Antique et en" héros", ce prince des décadents qui passera sa vie à baiser, détruire et nier toutes les valeurs qui font la société des hommes, j'ai nommé Caligula. Ce ne sont pas tant les actions détestables de cet empereur qui sont passionnantes, mais plutôt son évolution et l'implacable absence de logique qui est la sienne et qui l'amène à commettre tout et n'importe quoi, personne ne pouvant le juger (dommage pour le tatouage mec). Le monstre que devient sous nous yeux Caligula est aussi un personnage d'une extraordinaire complexité que le verbe enlevé de Camus et sa puissance évocatrice rendent tour à tour fascinant et ecoeurant. On connait tous l'histoire, mais même sans cela, tout semble inéluctable, jusqu'au final tragique auquel un tel nihilisme devait conduire. Sacré morceau.




[Autobiographie] *"Planètes à gogo" de Frederik Pohl et Cyril M. Kornbluth.
Un grand classique de la SF datant de 1953. Le monde est dirigé par des gouvernants à la solde des firmes transnationales et la profession la plus réputée est celle de publicitaire, la réclame sous toutes ses formes étant le principal moteur d'une Terre qui manque pourtant d'eau et de pétrole. Je suis, avouons-le, assez partagé quant à ce bouquin. Si le propos est merveilleux de pertinence, surtout en cette période d'après-guerre qui ne connait pas de contestations anti-consuméristes et peu de contestations à l'encontre d'un libéralisme galopant, le style (ou, comme d'habitude, la traduction, allez savoir) est du genre indigeste et ne permet jamais au pauvre lecteur que je suis de se noyer dans le récit. Alors oui, si pour vous le fond prime sur la forme, n'hésitez pas, c'est intelligent de bout en bout, mais si la fluidité compte un minimum pour vous, prenez plutôt un demi, ça vous cassera moins le crane.



[RECIT] *"L'ordre du jour" de Eric Vuillard.
Petit bouquin, grave sujet. En 1933, le très soupe-au-lait Adolf Hiter arrive au pouvoir dans une Allemagne qui peine à se reconstruire. Vuillard part de cette base pour raconter de quelle manière les nazis se "rapprochent" des gros industriels allemands (Krupp, Siemens, etc.) afin de remobiliser le pays. Tandis que les grandes puissances européennes se voilent la face...Ce court récit n'est ni une leçon d'Histoire politique, ni un pamphlet contre les aigles et les croix. Il s'agit plus modestement d'une lecture sous un autre angle de faits connus de tous. Telle une souris, on se glisse dans les coulisses (de la miss, ses yeux se plissent, elle me dit stoppe ton vice, euh pardon, je dérive...) bondit de scène en scène et ainsi, apporte un éclairage indispensable centré sur des évènements impensables. Très bien donc et un auteur que je compte creuser sans trop savoir dans quelle direction pour le moment.




[RECIT] *"La mort du roi Tsongor" de Laurent Gaudé.
Deuxième Gaudé pour moi après "Pour seul cortège", l'insupportable récit de la mort d'Alexandre le Grand. Le vieux roi africain Tsongor veut marier sa fille, mais l'apparition d'un autre prétendant entraine le royaume dans un conflit terrible que même la mort du vieil homme ne résoudra pas. Conseillé avec ferveur par mes collègues (j'ai même entendu: "c'est un magnifique hommage au "Salaambo" de Flaubert...), j'ai encore trouvé tout ce que je déteste chez cet auteur, à savoir un style pompeux, une emphase mal placée et un type qui semble se regarder écrire plutôt que de raconter un truc captivant. Heureusement que Gaudé n'écrit pas de pavés, c'est déjà assez indigeste ainsi. On arrête là Laurent, tu veux bien.




[RECIT] *"Un fauteil sur la Seine" de Amin Maalouf.
D'Amin Maalouf, je ne connaissais que les épopées foisonnantes et magnifiques sur fond de grande Histoire (du "Périple de Baldassar" à "Samarcande" en passant par le chef d'oeuvre "Léon l'Africain"). Elu à l'Académie française au 29ème fauteuil, il décide de rendre hommage à la totalité de ses prédécesseurs sur ce siège en retraçant leurs parcours depuis 1635, année de la fondation de la vénérable institution . Biographies et réflexions sur l'époque et l'évolution sociale du pays, ces fauteuils sur la Seine sont magnifiées par la plume toujours aussi élégantes de Maalouf, celle là même qui le distingue du premier Ruffin venu par exemple. On navigue alors avec plaisir entre Claude Levi-Strauss et Jules Michelet et bien d'autres moins fameux mais à la vie tout aussi singulière. Belle promenade.




[ROMAN] *"L'enigme du retour" de Dany Lafférière.
Un jeune homme de 23 ans quitte son Haïti natal pour un exil québecois. Il revient 33 ans après, suite au décès de son paternel, dans un pays marqué par la folie du règne des Duvalier père et fils. Très original dans la forme, le texte alternant vers libres et paragraphes plus classiques, "l'énigme du retour" ressemble davantage à un petit road-trip dans les rue de Port-aux-Princes qu'a un véritable récit sur l'exil et le déracinement. J'avoue avoir préféré les passages classiques, plus centrée sur l'analyse sociale et politique, que les strophes, certes joliment rédigées mais qui peinèrent à m'emporter. Un roman pas désagréable à lire mais j'ai entendu dire que Lafférière avait fait mieux.




[RECIT] *"Dictionnaire amoureux du Rock" d'Antoine de Caune.
Antoine Decaune se pose là dans le genre touche-à-tout, sortant ses casquettes de journaliste, de documentariste, de réalisateur, de clown ou d'écrivain selon son humeur. Précurseur de la scène rock, animateur d'émissions cultes causant basses lourdes et batteries énervées, il délivre en 80 entrées des articles ni trop longs, ni trop légers qui racontent son amour incommensurable du "Rocher'et'roule". On y lira avec délectation ses déclarations à Bruce Springsteen ou à The Cure (coeur avec les cheveux en pétard pour moi), ses avis éclairés sur le piratage ou les meilleurs batteurs de l'Histoire et bien entendu beaucoup d'humour et d'anecdotes qui pètent bien (l'interview de Dylan est mythique et hilarante par exemple). Un seul groupe se fait démonter aussi bien artistiquement qu'humainement dans cet épais ouvrage, c'est dire comme il déborde d'amour et donne envie d'écouter des milliers de sons, là, de suite, maintenant.


Terminé pour ce mois ci, il est temps de débuter les étirements pour rejoindre vos gueules improbables à Rennes.