Boutique

boutique

Classement en relief

classement en relief

Les brèves

Je crois que bon bon

"Laurent Blanc à Lyon, ça ne colle pas pour deux raisons" (foot01.com)

Aucun

"Euro U17 : qui sont les joueurs majeurs de l'équipe de France ?"

Autobiographie

"Ribéry : Des débuts fracassants." (lequipe.fr)

Ô Pep !

"Un pays africain rêve de Bruno Genesio !" (dailymercato.com)

Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuud van Nistelrooy

"PSV Eindhoven : Ruud van Nistelrooy prolonge sur le banc des U19." (lequipe.fr)

Surprises sur prise

"Fin de saison électrique au PSG." (lemonde.fr)

Pablo prix cassé ?

"Bordeaux : l’avenir de Pablo en suspens." (footmercato.net)

Syntaxe à Rohr

"Dimitri Payet : 'Bien sûr qu'on a encore plus qu'avant pas le droit à l'erreur'." (lequipe.fr)

Kermit l'aigre nouille

"L'ancien Rennais Kermit Erasmus frappe violemment un adversaire en plein match." (lequipe.fr)

Benny Hill, le gif

"Rudi Garcia : 'On court encore plus derrière les autres'." (lequipe.fr)

Le forum

Gerland à la détente

aujourd'hui à 07h02 - Jean-Huileux de Gluten : On a sorti la Juve. On a sorti la Juve quoi mince.Putain c'était bon. Un match d'une mocheté... >>


Le fil dont vous êtes le héros

aujourd'hui à 06h41 - khwezi : @Atli: je précise que mes stratégies contre le London sont très librement inspirées de parties... >>


La Ligue des champions

aujourd'hui à 03h29 - PCarnehan : Le Real a joué en rose. Un rose bonbon improbable. Ces gros malins ne voulaient pas associer les... >>


Le Palet des Glaces

aujourd'hui à 01h45 - Gouffran direct : Le tournoi de pré-saison est lancé et les Canadiens éliminent les Pingouins en 4 matchs.Les... >>


O TéFéCé

aujourd'hui à 00h46 - tes fessées : Deux, avec André Labatut! >>


CdF Omnisport

07/08/2020 à 23h57 - Tonton Danijel : En parlant de tête, Gronewegen s'est enfin exprimé à la télévision néerlandaise. Et il est... >>


L'empire d'essence

07/08/2020 à 23h54 - Run : Bon, ben non, c'est pas fini, Renault, McLaren et Ferrari font appel de la decision. On va se... >>


Bréviaire

07/08/2020 à 23h39 - Le déjeuner sur Hleb : Foot Fusion"Transferts : Benfica s'offre Everton" (lequipe.fr) >>


In barry we trust

07/08/2020 à 23h37 - Westham : COVID-19 : la liste finale des principaux joueurs renonçant à la saison NFLBuffalo Bills: DT Star... >>


Paris est magique

07/08/2020 à 23h19 - kelly : Et Tuchel qui se casse un métatarse. Belle solidarité avec ses joueurs. >>


Habitus baballe

07/08/2020 à 23h16 - Pascal Amateur : Il avait évoqué un cancer il y a quelques années, dont il était en rémission - au cours d'une... >>


Aimons la Science

07/08/2020 à 23h02 - jeannolfanclub : Les allemands et les néerlandais en chaussettes-claquettes sont en Toscane. Tout le monde porte le... >>


Les enfants de la bulle

07/08/2020 à 22h32 - 2Bal 2Nainggolan : Lu une fois, il y a des années... >>


Foot et politique

07/08/2020 à 22h27 - CHR$ : (je ne vais même pas aller le remettre sur le bon fil...) >>


Qui veut gagner des quignons ?

07/08/2020 à 21h28 - Delio Onnisoitquimalypense : (prochain objectif de vide grenier, le 45T de Bats) >>


Scapulaire conditionné

07/08/2020 à 20h49 - Yul rit cramé : Qu'on trouve encore des gens pour parler foot pro en ce moment me surprend,Mais sur ce fil encore... >>


EAG, les paysans sont de retour

07/08/2020 à 20h19 - De Gaulle Volant : Merci Et Alors, du peu que j'en connais, j'ai l'impression qu'il peut être une excellente pioche. >>


Merlus, Tango et Friture

07/08/2020 à 19h31 - Christ en Gourcuff : Jeanroucasaujourd'hui à 15h54T'auras carte blanche sur l'humour ?Et c'est prévu sur soundcloud... >>


Feuilles de match et feuilles de maîtres

Qui a dit que football et littérature étaient incompatibles ? Voici le forum où vous pourrez parler de vos lectures récentes et anciennes, liées ou non avec le ballon rond.

Un conseil de lecture ? Une bonne librairie ? =>> "You'll never read alone", le Gogol Doc: http://bit.ly/11R7xEJ.

Mix Diskerud

07/04/2019 à 22h42

###GRAND CONCOURS MARTIN HEIDEGGER###

C'est celui qui dit qui l'est.

###GRAND CONCOURS MARTIN HEIDEGGER###

Milan de solitude

08/04/2019 à 01h54

###GRAND CONCOURS MARTIN HEIDEGGER###
Je suis Apruzesse qui doit recevoir la passe de volée en profondeur de Pogba à Mbappé contre la Croatie.
###GRAND CONCOURS MARTIN HEIDEGGER###

Balthazar

08/04/2019 à 10h14

###SPOILER ÊTRE ET TEMPS### MOYEN CONCOURS MARTIN HEIDEGGER###SPOILER ÊTRE ET TEMPS###MOYEN CONCOURS MARTIN HEIDEGGER###

Mix Diskerud, unique contributeur, prend la tête du concours!

Rappel succinct du règlement.

Le défi: proposer une version des phrases suivantes qui soit plus intelligible que du Pape Diouf.

L'enjeu: un quignon d'or.

Je vais mettre une annonce sur le fil des philosophes.

« L’expression « bavardage » ne doit pas être prise ici dans un sens dépréciatif. Elle signifie terminologiquement un phénomène positif qui constitue le mode d’être du comprendre et de l’expliciter du Dasein quotidien. Le parler, la plupart du temps, s’ex-prime et s’est toujours déjà ex-primé. Il est parole. Mais dans l’ex-primé sont alors à chaque fois déjà inclus la compréhension et l’explication. La langue comme être-ex-primé abrite en soi un être-explicité du Dasein. Cet être-explicité est tout aussi peu que la parole sans plus sous-la-main, au contraire son être est lui-même à la mesure du Dasein. Le Dasein, de prime abord et dans certaines limites, lui est constamment remis - il règle et distribue les possibilités du comprendre moyen et de l’affection qui lui appartient. L’être-ex-primé, dans la totalité de ses complexes articulés de signification, préserve un comprendre du monde ouvert et, cooriginairement, de l’être-Là-avec d’autrui et de l’être-à à chaque fois propre. »

###SPOILER ÊTRE ET TEMPS###MOYEN CONCOURS MARTIN HEIDEGGER###SPOILER ÊTRE ET TEMPS###MOYEN CONCOURS MARTIN HEIDEGGER###

Classico

08/04/2019 à 15h05

Bon, je vais être le seul à participer et personne ne va lire tout ça, mais je ne pouvais résister à la tentation de perdre une heure au boulot.

Ça fait 10 ans que j’ai pas ouvert H., alors il pourra tout à fait y avoir des inexactitudes, mais le sens général sera là.

Récitons le texte. Sinon c’est pas assez long.

L’expression « bavardage » ne doit pas être prise ici dans un sens dépréciatif. Elle signifie terminologiquement un phénomène positif qui constitue le mode d’être du comprendre et de l’expliciter du Dasein quotidien. Le parler, la plupart du temps, s’ex-prime et s’est toujours déjà ex-primé. Il est parole. Mais dans l’ex-primé sont alors à chaque fois déjà inclus la compréhension et l’explication. La langue comme être-ex-primé abrite en soi un être-explicité du Dasein. Cet être-explicité est tout aussi peu que la parole sans plus sous-la-main, au contraire son être est lui-même à la mesure du Dasein. Le Dasein, de prime abord et dans certaines limites, lui est constamment remis - il règle et distribue les possibilités du comprendre moyen et de l’affection qui lui appartient. L’être-ex-primé, dans la totalité de ses complexes articulés de signification, préserve un comprendre du monde ouvert et, cooriginairement, de l’être-Là-avec d’autrui et de l’être-à à chaque fois propre. »

Ca va forcément être beaucoup trop long, et pourtant je vais faire des coupes brutales.

- On est obligé de commencer par une définition rapide mais non scolaire du Dasein, sinon tout le reste n'a aucun sens.
Considérez tous les objets qui vous entourent : l'ordinateur, le bureau, le smartphone, vos vêtements, etc. Ce sont des "étant". C'est le participe présent du verbe être. Ce sont des "en train d'être". L'ordinateur est. Le bureau est. Il est étant. Toutes ces choses sont bel et bien en train d'être, mais cela ne concerne pas seulement les choses. Votre concentration à la lecture de ce post est en train d'être. C'est un étant. Considérez que tous ces étants s'imbriquent à l'infini les uns dans les autres (choses, pensées, actions, sentiments, etc.), rayonnant à partir de vous, là, maintenant, jusqu'aux confins de l'univers. Tout cela est actuellement en train d'être, dans une conflagration permanente d'énergie universelle surabondante. Songez qu'il pourrait n'y avoir rien. Pas "rien" au sens où rien serait lui-même un étant, n'est-ce pas : absolument rien. Mais il n'y a pas rien. Il y a toute cette surabondance d'étants. Mais où est l'être lui-même de ces étants ? Tout cela est en train d'être, avons-nous dit, mais cet acte d'être lui-même, en tant qu'acte - non pas matérialisé dans un quelque chose, dans une pensée, dans un sentiment - mais l'acte même d'être de tous ces "en train d'être" n'est pas lui-même un étant identifiable. C'est l'être. Il se "dissimule" dans la totalité présente en même temps de tous les étants de l'univers. Il les fait être en même temps, tout en s'ensevelissant en eux.

Il existe dans l'univers un seul étant (à notre connaissance du moins !) qui a conscience qu'il est un étant, un en train d'être, et qui s'interroge donc sur l'être par lequel il est. Qui suis-je ?, se demande-t-il. Le seul étant qui s'interroge sur son être, on peut le considérer inversement : l'être qui a "choisi" (attention, c'est métaphorique, pas de surnaturel chez H. hein) un étant pour se rendre conscient à lui-même. C'est ce que H. appelle le Dasein. Da : là, ici. Sein : être. Le Dasein, c'est le "là", l'unique lieu privilégié où l'être est capable de se saisir lui-même. Certes seulement comme une question sans réponse, mais c'est déjà beaucoup. On pourrait dire aussi bien sûr : le Dasein, c'est l'homme. C'est vrai. Mains H. prend soin de ne jamais anthropologiser son discours, et il parle toujours de Dasein à dessein, pour ne pas parler de l'homme. "Homme", c'est toute une charrette de considérations psychologiques, anthropologiques, biologiques, etc., qui n'intéressent pas le propos. Ce qui est visé, c'est qu'on a un étant où l'être prend conscience de soi. Peu importe que cet étant soit un être humain, une plante ou un poulpe extra-terrestre.

Classico

08/04/2019 à 15h06

Suite (lol).

- Dès lors deux chemins principaux s'ouvrent à nous.

Un chemin spectaculaire, théâtral : l'étant qui est un "là" où l'être prend conscience de soi va être saisi par l'angoisse, la joie, la création, le besoin de vérité, la pensée essentielle de la mort, les problématiques liées à la liberté (l'existentialisme français sort tout entier de H.), au caractère sacré d'autrui (Lévinas), etc. H. développe tous ces éléments au long de son œuvre.

Un chemin beaucoup plus terre-à-terre, routinier, mais tout aussi essentiel que le précédent : la quotidienneté. Nous ne sommes pas en permanence saisis par les grands moments évoqués ci-dessus ; ce sont plutôt des exceptions dans nos journées, voire dans nos vies. Nous ne sommes pas en permanence dans l'urgence inquiète de la conscience de l'être, pour en tirer une joie, une angoisse, un désir irrépressible de créer ou d'agir. Ce serait tout bonnement insupportable. L'immense majorité du temps, nous existons dans la quotidienneté routinière, comme des vaches mais pas tout à fait. Nous avons créé un monde de routine dans lequel nous pouvons vivre "normalement", mais nous ne sommes pas des vaches. Le Dasein ne peut pas non plus s'oublier totalement et revenir à l'état de bête entre deux explosions de conscience. C'est un peu un univers intermédiaire entre celui des étants vides de conscience et celui du Dasein pleinement conscient de soi. La routine, quoi.

- Dans la façon quotidienne d'être au monde, le Dasein a besoin de se comprendre, de se sentir, de se toucher, de s'assurer de sa présence et de celle des autres Dasein, de s'arrimer au doux ballotement du temps qui s'écoule quotidiennement. C'est ce que H. appelle ici "le comprendre et l'expliciter". Pour se comprendre et s'expliciter dans son quotidien, le Dasein parle. Plus exactement, il bavarde.

- H. détaille ensuite ce qu'il faut entendre précisément par bavardage.

- L'action de parler n'est pas un acte de pure création. C'est certes le cas lorsque Dieu crée le monde en 7 jours : "Dieu dit : que ceci soit, et ceci fut". C'est aussi en partie le cas lorsque le poète prend la parole ("donner un sens plus pur aux mots de la tribu", disait Mallarmée). Mais l'action de parler qui est la nôtre dans le quotidien n'est pas un acte de pure création, mais de répétition, de ressassement :"le parler (...) s'est toujours déjà exprimé. Il est parole."

Cette vérité est plus profonde et amusante qu'il n'y parait peut-être : les oeuvres de Borgès et de Ecco développent pour l'essentiel cette idée. Bref, parler, c'est toujours avoir déjà parlé, c'est être précédé par une parole qui contient déjà ce que l'on va dire, c'est s'engager dans un processus où l'on retombe à chaque fois dans l'illusion qu'on a l'initiative (on va exprimer quelque chose de nouveau) alors qu'on se place dans une boucle de répétition infinie : la parole est un être-exprimé. Nous allons utiliser à partir de maintenant une image qui va nous conduire jusqu'à la fin du texte, celle du champs magnétique. Si la parole était un exprimer pur, et non pas cet être-exprimé que nous venons de définir, il y aurait du vide, puis la parole qui remplirait ce vide (la parole de Dieu lors des 7 jours de la création du monde). Mais la parole est un être toujours déjà exprimé permanent : il faut donc imaginer, non pas un vide, mais un champs magnétique remplissant tout en bourdonnant, un bruit universel, dans lequel, lorsque nous nous mettons à parler nous-mêmes dans le quotidien, nous ajoutons simplement notre petit filament sonore.

- "La langue comme être-ex-primé abrite en soi un être-explicité du Dasein." : ce champs, ce bruit universel qu'est le bavardage ("la langue comme être-exprimé"), qui a lieu au moment même où nous écrivons et où nous lisons ce message de façon universelle (tendez l'oreille, il remplit tout l'espace du monde), et auquel nous pouvons d'ailleurs ajouter quelque chose que ne connaissait pas H : internet, les RS, les sms ; ce bruit n'est pas du bruit pour rien : c'est le D qui se dit dans le quotidien, qui se "sonorise", qui s'explicite, extériorise ses états intérieurs. Le contenu de ce qui est dit n'est pas toujours très intéressant dans le bavardage, c'est le fait que le D s'y dise qui est le plus important ici. "Tu parles, tu parles, c'est tout ce que tu sais faire". Le Dasein se coule dans un bavardage universel où il se parle. C'est "l'être-explicité" du D abrité dans "l'être-exprimé" qu'est le bavardage.

- [je passe sur les notions d'être sous la main et d'être à portée de la main, les deux traductions les plus houleuses de la traduction Martineau, qui nous emmèneraient beaucoup trop loin alors qu'elles sont relativement périphériques dans ce texte]

- Quelque chose d'important : "Le Dasein, de prime abord et dans certaines limites, lui est constamment remis", à l'être-exprimé, c'est-à-dire à la parole bavardante, au champs magnétique du langage quotidien. Cette parole "règle et distribue les possibilités du comprendre moyen et de l’affection qui lui appartient." Ca, c'est remarquable : les possibilités de compréhension et de sensation du D dans sa quotidienneté sont réglées par ce champs sonore permanent, par le bavardage universel. Dans notre vie quotidienne, on devient ce qui se bavarde autour de nous, on se comprend à la mesure de ce qui se bavarde, on ressent les choses dans les canaux ouverts par ce qui se dit partout.

Revenons à la première phrase du texte : "...". Nous pouvons désormais la comprendre. Le bavardage ce n'est pas rien ; il signifie et implique tout ce que nous avons vu ! D'une façon générale, comme la plupart des grands philosophes, H. a l'art d'enchanter le monde : des réalités qui nous paraissent de prime abord banales ou sans grande épaisseur se retrouve réinvesties de sens.

Balthazar

08/04/2019 à 16h57

Classico, si, au risque de gâcher le plaisir des fans, tu n'avais pas oublié les balises, je te demanderais de m'épouser.
Merci infiniment.

Pascal Amateur

08/04/2019 à 17h12

Bonjour les amis culturés, je cherche une belle traduction du "Marchand de Venise", quelqu'un saurait-il m'en conseiller une ? Merci.

Etienne Mattler

08/04/2019 à 19h57

Celle de Jean-Michel Déprats (en Pleiade, aux Editions Theatrales ou Folio Théâtre bilingue, je crois)

Pascal Amateur

08/04/2019 à 20h00

Merci !

Julow

08/04/2019 à 20h31

Merci Classico.

(je voudrais pas trop repasser sur le pont-aux-ânes concernant Heidegger, mais tant pis j'ai commencé : le petit problème de Dasein comme non-synonyme de "homme", c'est aussi un peu qu'on est pas sûr que tous les hommes sont des Dasein, notamment ceux qui ont la réputation d'être pas trop Da, d'être un peu errants, de pas avoir à l'époque de belle patrie dans la boue de laquelle plonger leurs grosses chaussures en cuir de cochon...)

 

Classico

08/04/2019 à 20h55

Oui, Heidegger était probablement antisemite. Mais ce n’est pas difficile de penser son Da comme vraiment universel, au cas où il ne le faisait pas lui-même. Et la non synonymie dasein - homme puise ses sources ailleurs, je peux développer si tu veux. Mais quand ? Je ne sais pas :D