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Josip R.O.G.

18/07/2018 à 14h11

Great !!!
Thank’s!!!

Manx Martin

18/07/2018 à 15h44

Puisque j'étais lancé, j'ai aussi fait l'autre...

COUPE DU MONDE 2018 : LA FRANCE OU LE TRIOMPHE DU FOOTBALL DE CAPACITÉ NÉGATIVE

C’est du premier but que je me souviendrai. Ce n’est pas un beau but – le beau but, c’est celui marqué par Paul Pogba à la 59e minute, après une longue passe de Pogba vers Kylian Mbappé dont la précision a fait se dresser les cheveux sur ma nuque. Ce n’est pas non plus celui qui m’a laissé bouche bée – celui-là, c’est celui de Mbappé quelques minutes plus tard, quand il a expédié presque tranquillement le ballon dans les filets à plus de vingt-cinq mètres. Non, le but qui symbolise le mieux la victoire de la France en finale de la Coupe du monde contre la Croatie (4-2), et par conséquent leur brillante, contradictoire, insolente, stupéfiante campagne dans ce tournoi, c’est celui qui n’aurait pas dû compter. C’est celui qu’ils n’ont pas marqué.

Cette équipe s’est épanouie en rendant la beauté secondaire. Aucune équipe dans la Coupe du monde ne possédait plus de talents offensifs. Aucune équipe n’a marqué plus de buts à couper le souffle. La reprise de volée supersonique de Benjamin Pavard contre l’Argentine est peut-être le plus beau but du tournoi. La vision de Mbappé survolant sur le terrain à chaque contre-attaque, courant si vite qu’on aurait cru à un mirage – ou un défaut de la lentille de la caméra – en sera peut-être l’image la plus indélébile. Mais l’impression que la France a laissée, match après match, est que ces armes n’étaient pas faites pour être utilisées. Oui, nous pouvons déchaîner mille dragons, semblait dire la tactique choisie par Deschamps ; oui, nous pouvons mettre le feu au monde. Mais pourquoi le ferions-nous ?

Oui, pourquoi, alors qu’il est tellement plus facile pour nous et perturbant pour l’adversaire de l’attendre dans sa moitié de terrain, de le frustrer, de le laisser s’épuiser et puis finalement de le terrasser quand on l’a suffisamment exaspéré et épuisé pour qu’il s’y attende encore ? L’étrange miracle de la France dans cette Coupe du monde, c’est que l’équipe a joué un football apparemment négatif tout en retenant les ions superchargés, en état d’alerte, d’un groupe taillé pour l’attaque. Je n’ai jamais rien vu de tel. C’est comme si José Mourinho avait élaboré un plan de jeu pour les Harlem Globe Trotters. Pour bien apprécier la performance des Français, il faut avoir deux idées contradictoires en tête en même temps. Ce n’était pas du football négatif : c’était du football de capacité négative. « Nous pouvons ne pas le faire. » Et ça a marché.

Pour cette même raison, on peut difficilement penser que la victoire française transformera la tactique footballistique de la même manière que le firent les victoires de l’Espagne en 2010 et de l’Allemagne en 2014. Tout le monde peut imiter un jeu de passe, une manière d’exercer le pressing. Mais comment imiter un principe philosophique de négation de soi-même ? La tactique française ressemble moins à un schéma de passes qu’à la concrétisation sur le terrain d’un livre de koan paradoxaux. « Tu ne triompheras qu’en dominant ce qui te permettrait de triompher. Seulement en te fixant des limites, tu seras vraiment libre ! »

C’était de toute façon une Coupe du monde paradoxale. Politiquement, c’était à la fois une grande parade autoritaire – les plans de coupe montrant Gianni Infantino, le président de la FIFA, grimaçant aux côtés de Vladimir Poutine en tribune officielle – et une démonstration continue de l’unité du genre humain dans la joie. Esthétiquement, c’était à la fois la Coupe du monde la plus emballante depuis bien longtemps et une de celles contenant le moins de drames univoques. Chaque match des Français ressemblait aux commentaires d’un article que personne n’aurait lu. Quelle histoire nous raconte ce tournoi ? Difficile à dire, et c’est fascinant. Les Coupes du monde se terminent généralement par le couronnement de l’équipe qui a dominé le tournoi, mais la France a subverti l’idée de ce qu’on attend d’une équipe dominante. La Belgique était une équipe dominante. La Croatie était une équipe dominante. La France a juste gagné la Coupe du monde.

Et donc le but qui ressort, pour moi, c’est le premier. A la 18e minute, Antoine Griezmann plonge après que Marcelo Brozovic lui a légèrement soufflé dessus. Coup-franc pour la France, à trente mètres des buts croates. Griezmann s’en charge. La balle ricoche sur la tête de Mario Mandzukic, qui n’avait pas pu la voir arriver, et file dans les filets, hors de portée de Danijel Subasic. La Croatie était la meilleure équipe sur le terrain. Mais la France menait 1-0.

Et ça, pouvait-on se dire, c’est ce à quoi la France jouait depuis le début. Est-ce que la victoire idéale ne serait pas de gagner sans même avoir à frapper au but ? Est-ce que ça ne serait pas, d’une certaine manière, la plus convaincante des victoires ? Les joueurs Français vont plus vite que les autres, mais surtout ils sont plus intelligents, ils sont plus malins et il se fichent bien de ce que les autres pensent de ce à quoi leur sport devrait ressembler. Et puis de toute façon, ils sont champions du monde. Alors, ça fait quoi ? On est en 2018. Qui a dit qu’il fallait que les choses aient un sens ?

Brian Phillips, 15 juillet 2018, The New Yorker

Johnny Ringo

18/07/2018 à 16h30

Merci Manx, sympa.

J'ai remis tout l'allant

18/07/2018 à 16h41

Très bon !

Et pour rappel, Mourinho a déjà entraîné les Harlem Globe Trotters : c'était l'Inter de Sneijder.

plumitif

18/07/2018 à 16h44

Un grand Manx Martin !

Josip R.O.G.

18/07/2018 à 17h49

Avec ce "Nous pouvons ne pas le faire..." synonyme de liberté tu frôles le Melville de Bartleby.

Manx Martin

18/07/2018 à 19h40

J'avoue que ça, c'est moi qui l'ai ajouté. Sinon je ne comprenais pas moi-même son idée de "negative capacity football"

Moravcik dans les prés

18/07/2018 à 20h03

J'ai écrit un (trop long) post là-dessus en commentaire de l'article en une, je pense que tout en étant assez fin dans l'analyse, ces articles souffrent quand même d'une sorte d'aveuglement autour de la notion de possession de balle, un peu comme une illusion d'optique : en gros, il comprend pourquoi l'EdF a gagné en jouant comme ça, mais reste perplexe face à l'idée que c'était voulu, ou plus exactement on le sent persuadé qu'elle aurait pu et dû 'mieux' jouer, sans jamais penser que c'est justement parce qu'elle se situait bas et se donnait ainsi de l'espace pour attaquer que ses attaques étaient aussi tranchantes.

Manx Martin

18/07/2018 à 20h39

Oui, en fait après une première lecture enthousiaste, la traduction m'a fait réaliser que l'analyse était finalement limitée. Comme si le mec découvrait ce qu'était une équipe solide et combattive capable de se projeter hyper vite. Mais le style est brillant. Un peu trop de métaphores, sans doute.

Manx Martin

18/07/2018 à 20h42

(100 % d'accord avec ton excellent post sur l'article de une, donc)

 

Moravcik dans les prés

18/07/2018 à 20h45

Non mais j'aime bien ces articles quand même hein, ils sont très joliment écrits.