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Foot et politique

sehwag

18/08/2017 à 10h23

Pour répondre à Tonton qui demandait hier des précisions sur le général Lee.

La question de la guerre de Sécession, de son historiographie et de sa mémoire est une des problématiques centrales de l'histoire US. Elle touche aussi bien (évidemment) l'histoire afro américaine, que l'histoire globale du pays, ou l'histoire de ces fameuses catégories blanches défavorisées dont on a parlé au moment de l'élection de Trump.
Peut être est il nécessaire de rappeler avant toute chose, que même si on peut rejoindre Luis et JLE dans leur critique de l'excès de médiatisation du moindre tweet de Trump, ces questions restent absolument essentielles dans la mesure où elles touchent aux images que beaucoup d'américains se font d'eux-mêmes, quand bien même ils ne feraient pas le lien direct avec ce conflit.

Pour faire une comparaison bancale, il faut imaginer le poids de nos querelles françaises liées à la place de la France dans la seconde guerre mondiale, mais en beaucoup plus actuel et profond. Des catégories entières de la population se définissent encore en partie à partir d'idées, de concept, de mythes (surtout) liés à ce conflit.

Le général Lee est un de ces mythes fondateurs. Un des plus importants. Comme on le faisait plus haut, c'est du calibre de Pétain, De Gaulle ou autre. Du coup, tout ce qui concerne sa vie "réelle" est l'objet de récit totalement partisans.

Pour faire vite, il représente ce dont Tricky parlait, cette "Lost Cause". C'est en gros l'idée selon laquelle la Confédération représentait bien plus qu'une défense de l'oppression des noirs par l'esclavage, mais un style de vie, une culture, bien spécifiques, qui ont été détruits par les sauvages du Nord. Bien entendu, c'est en partie vrai. Par exemple, l'armée de l'Union s'est bien livrée à des atrocités en Géorgie lors de la marche de Sherman vers la mer. C'est aussi vrai que les différences N/S allaient bien au delà de l'esclavage (même si cette instutiion est tellement centrale, fondamentale au Sud, qu'on ne peut pas sérieusement l'en dissocier).

Si on s'en tient aux faits, Lee c'est un officier de l'armée US qui a pris les armes contre son pays au nom de la défense des droits de la Virginie (un genre de souverainiste extrémiste) et qui a perdu. Normalement l'historio devrait bien le pourrir. Concernant son idéologie, c'est en gros celle du moment : les noirs sont des sauvages qu'il faut civiliser, l'esclavage est le meilleur moyen d'y arriver. Pas très différent de ce qu'on peut entendre en Europe ou ailleurs autour de la colonisation par exemple. Pour ce qui est de la pratique, Lee, sur ses plantations est un maître standard qui pratique toutes les techniques connues : brutalité, exécutions sommaires (rares vu le prix des esclaves depuis la fin de la traite en 1807 mais nécessaires parfois), séparation des familles etc...

Pour revenir à sa postérité, il s'est retrouvé l'incarnation de ce Sud censé être chevaleresque et brillant (on en fait des caisses sur son génie militaire alors qu'il a choisi de combattre l'Union en mode conventionnel, malgré le déséquilibre évident des forces et des moyens). Alors que c'est juste un planteur sudiste de base.

Mais ça n'a aucune importance aujourd'hui, qu'il ait été pote avec Nathan Bedford Forrest ou pas n'a aucune importance. Ces statues sont autant des statues à l'idée que les vaincus de cette guerre ont gardé leur honneur qu'à la gloire de l'individu. En gros, la reconstruction du pays s'est faite sur l'exclusion des noirs fraîchement libérés de la communauté nationale. Le racisme, la mémoire de l'esclavage sont des arguments qui viennent soutenir cette ségrégation, ils n'en sont pas la cause première.
AU cours du XXeme ces symboles confédérés (Klan, drapeau de bataille, Lee) ont changé de sens, passant même par des périodes d'ignorance polie. Il faut comprendre qu'au rythme des soubresauts de l'histoire intérieure US, l'idée de la Lost Cause a fini par revêtir une importance nouvelle dans ce qu'on a appelé le mouvement "Neo Confederate" qui reprend tous ses symboles dans un élan de "southern pride". Il faut bien saisir que les blancs du Sud en ont bien pris plein la gueule aussi depuis 1865 (c'est cette frustration qui s'est en partie exprimée dans le vote Trump, on en a beaucoup parlé ici). Car même s'ils sont eux considérés comme américains "vrais", le Sud est resté dans un état de sous développement complet jusqu'aux années 1960. Et il n'est pas difficile de comprendre pourquoi certains se sont sentis floués par les politiques d'aide aux minorités mises en place dans la foulée des mouvement de droits civiques alors qu'on les laissait crever la gueule ouverte dans les mines du Kentucky ou de la Virginie Occidentale.

Et au bout du compte, autour des statues de Lee,c 'est une bonne vieille concurrence des mémoires à laquelle on assiste. Les croix gammées et compagnie c'est un peu du folklore, tous les symboles à même de choquer ceux qui sont identifiés comme "méchante élite cosmopolite yankee" sont utilisés. D'où les chapeaux pointus, les symboles nazis etc... Mais pas d'erreur, les mouvements d'extrême droite US sont à interpréter dans le contexte long de l'après guerre civile beaucoup plus que dans celui de l'après 1945.

Encore une fois ce sont des questions importantes, mais là elles éclipsent à peu près tout le reste et c'est un problème. Y compris l'incompétence monumentale de Trump et le blocage complet de DC en ce moment. Comme je le disais en novembre, c'est presque plus ce que Trump ne fera pas qui est problématique.


si tu veux des précisions sur l'après Guerre Civile j'ai un pavé sous le bras que j'ai renoncé à poster. Là j'ai essayé d'aller vraiment à l'essentiel.


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Paris est magique

Jeanroucas

17/08/2017 à 10h16

Tout dépend sur quel salaire tu te bases. A son époque PSG, il émargeait à 0.085 bourillons.
Ce qui veut dire que 222 bourillons nous coûteraient en réalité 18,87 bourillons. Ce qui serait couvert par les 30 bourillons annuels (et au jour de l'an, et aux autres fêtes religieuses).
Si tu te bases sur son salaire au SCO, c'était 0.05 bourillons, soit un coût total de 11,1 bourillons, et ce chiffre binaire nous apprends que quel que soit le nombre de Bourillon, il reste nul alors qu'il est 1. Là où il passe tout le monde le repousse. Alors que lui ne mord jamais. Gencive Khan qu'on l'appelle sur les pelouses qu'il foule.
En fait le Bourillon est une fausse facture à lui tout seul.
Je vais prendre 1kg de doliprane en intra-crânien et je reviens.

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Café : "Au petit Marseillais"

Di Meco

16/08/2017 à 04h47

En marche, au centre : c'est le successeur d'Alou Diarra.

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Paris est magique

Mama, Rama & Papa Yade

15/08/2017 à 13h53

Si j'ai bien suivi, avec Neymar le PSG s'est assuré l'enfer dans les défenses adverses. Pour 222, il se l'est assuré au tiers.

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Paris est magique

PCarnehan

14/08/2017 à 21h31

Milan de solitude
aujourd'hui à 18h05

Question qui me vient, destinée aux anciens : comment était organisée l'équipe de France 82 et millésimes suivants pour que Platini et Giresse, deux meneurs de jeu, s'épanouissent ? Serait-ce faisable à Paris ?
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Et parfois trois milieux offensifs, avec des compositions qui alignaient Platini-Giresse-Genghini. Mais la formation classique s'organisait la plupart du temps autour du «carré magique» Platini, Giresse, Fernandez, Tigana.

Pour répondre à la question, Michel Hidalgo demandait à Platoche et Gigi de tenir un rôle complétement différent de celui de nos milieux contemporains.
En gros, on leur confiait la mission de distribuer le ballon à Rocheteau (au n°9) mais aussi, en cas de nécessité, de jouer ailier, avant-centre, libéro, ou en n°6. Au jugé, selon les circonstances. Notamment quand Horst Hrubesch ou Ulrich Stielike pesaient trop lourdement sur le jeu et que Christian Lopez n'en touchait pas une. Mais je m'égare.

Bref, c'était un football aux attributions plus variées, livré à l'improvisation (qui surprend l'adversaire enferré dans son marquage individuel), où «bon voilà quoi, tu joueras là ou là, et surtout prend du plaisir.»

Bref, difficile de comparer.

Ah, et une précision. Je ne suis pas un ancien, même si l'un de mes premiers souvenir de foot est le France-RFA de 1982.
Je n'avais que six ans, un peu de mansuétude que diable.

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Observatoire du journalisme sportif

manuFoU

13/08/2017 à 11h48

Quel scandale... Quelle indignité... N'ayons pas peur des mots, quelle indécence...

Neymar s'apprête à faire ses grands débuts dans notre belle Ligue 1 Conforama, et L'Equipe préfère consacrer sa une à un bellâtre, pire, à un Kevin, au prétexte d'une médaille d'or glanée dans un sport improbable.

Mais jusqu'où ira cette feuille de choux dans sa descente aux enfers ?

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CdF Omnisport

McManaman

12/08/2017 à 23h20

Metzallica
aujourd'hui à 22h50

A propos de titres, Diniz court-il demain ?
............
Sans être un grand connaisseur des règles, je crois que s'il court, c'est mal barré pour lui.

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Latitude corsitude

Mevatlav Ekraspeck

11/08/2017 à 14h24

Ils ont tué la poule aux oeufs d'or, donc...

Ils? Tous les dirigeants ou assimilés qui ont, sciemment ou pas, laissé l'argent partir dans des poches dont on ne connaîtra jamais ni la profondeur, ni les propriétaires, parce dans ce pays on ne parle pas de ça. On laissera donc les réseaux mafieux et/ou indépendantistes loin de ça, faute de preuve, et peut-être aussi faute de réelle envie.

Bastia... Misère.

Je ne suis pas corse, non, mais jusqu'à mes vingt ans Cervione fut ma terre d'accueil, là où je me ressourçais, et là où j'apprenais le foot, aussi. Ah, ce terrain improbable de Monasto... Aussi improbable que Furiani, que j'ai découvert au milieu des années 80, et que relevait alors plus de l'amas de béton enrubanné de barbelés que d'un stade de football.

Furiani, tout le monde passe devant quand on arrive du port pour ensuite rejoindre les estives. Je me souviens avoir toujours regardé ce monstre gris-beige avec une fascination inexplicable, et mon père le savait. Quelquefois, même avec la voiture bourrée de valises, même avec six à huit heures de bateau dans les sacoches, il s'arrêtait pour que je vois, je sente, je tâte de cet Armand Cesari. Alors, quand je retournais sur le continent, je suivais forcément avec attention les aventures du SECB.

La première fois que j'y vis un match, il y avait qu'un gu'un gros millier de fanatiques là dedans. Et pourtant, quelle claque, quelle âme... Evidemment que tout ceci s'est perdu en même temps que s'effondraient des tubulaires, qu'une infinie tristesse continue d'envahir quiconque pose un pied dans ce qui est aujourd'hui un stade digne de ce nom, bientôt orphelin.

Bastia, c'est la coupe, d'Europe, de France, de la ligue, c'est un club nerveux et -osons le dire- névrosé, mais qui en était déconnecté du football d'aujourd'hui, presque. Ce sont certainement ces pratiques aussi illégales qu'ancestrales, ces supporters restés bloqués dans des temps où étaient tolérées des faits qui ne le sont plus qui vont tuer un palmarès sympathique : 1 Intertoto, 1 coupe de France, 2 titres de L2, 1 de National.

Disparu, plastiqué, dynamité, comme une villa de pinsuti du golfe de Porto-Vecchio.

Oui, c'est 40 ans après l'épopée, mais pour moi c'est surtout vingt années après la plus belle équipe bastiaise qui me fut donnée de voir jouer, qui va finir à une anonyme 7ème place mais qui avait squatté le podium jusqu'à ce qu'elle s'essouffle. Une formidable greffe stéphanoise avait eu lieu : Perez, Moreau et surtout Moravcik. Quelques poètes du ballon entouraient ces braves gens : Rool, Camadini, Eydelie, Swierczewski, Soumah, Moracchini, Valery pour ceux dont je me souviens spontanément, et puis devant Siljak - Drobnjak qui firent la pluie et le beau temps, même si l'histoire rendra moins grâce au premier qu'au second tant ce bon Anto fut brillant (puis champion l'année suivante avec le RCL). Piveteau, dans les buts, fit aussi de belles choses.

L'année d'après, après une campagne en Intertoto réussie, ils sortent le Benfica à l'issue d'un matche retour splendide, ils tombent face au Steaua (0-1 / 3-2) après un match grandiose face aux roumains :

http://tinyurl.com/y9st3old

C'était ça, le Sporting : un foot rugueux, peu calculé, frustre pour certains mais riche en émotion pour d'autre car ce club n'avait finalement pas de filtres. Et c'est bien ce dont il est mort, je crois. Des Jurietti, Rool, Modesto, Kozniku, Deguerville, Jestrovic, incarnent autant le foot que les - chers - artistes barcelonais, madrilènes ou parisiens.

J'aime ce bleu, ce club, ces têtes de maures, autant que j'ai pu aimé ce Furiani absolument unique, et sa mort annoncée me fait un chagrin monstrueux. Je relativise bien sûr, tout ceci n'est que du football, on n'a pas de drames humains à déplorer.

Mais depuis le Racing Club de France, Reims, ou le CORT, ne me vient pas à l'esprit un autre club qui, d'un coup, se trouve ainsi rayé de la carte du football en ayant un palmarès aussi conséquent. Combien de finalistes de C3 sont ils morts?

Souhaitons aux bastiais un destin similaire à celui des Rangers en Ecosse, ou bien à la rémoise, revenu lui aussi du néant.

Je ne peux pas me revendiquer insulaire, ni supporter, mais sans galvauder l'expression le Sporting est bien un club de coeur en ce qui me concerne.

C'est une institution qu'on enterre, en plein été, dans une indifférence polie, qui emmerdait au plus haut point les instances par son anachronisme total au regard des exigences et des moeurs souhaitées en tribunes comme en coulisse par le monde professionnel.

Ce décalage, qui tenait tant de l'inné que de l'acquis permettait aux dirigeants et aux ultras de se positionner en victimes, en bouc-émissaires, ça évitait certainement aussi d'avoir à rendre des comptes, des vrais.

Ce club en est donc mort. Si je devais écrire sur sa stèle, j'y mettrais simplement "je l'aimais".

Et ce ne sont pas les clubs satellites - CA Bastia, EF Bastia, Borgo, Luccianna, Furiani (qui est une commune, non un stade), qui vont me consoler, même à nous faire le coup du GFCO Ajaccio, à savoir une fusion massive de plusieurs entités.

C'est triste, c'est un crime contre le football, ça restera impuni parce que le contexte local est ainsi fait, et il me faudra du temps pour concevoir mes soirées Multiplex sans guetter la voix de l'envoyé spécial de à Armand Cesari.

Merde, tiens...

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Paris est magique

Brian Hainaut

10/08/2017 à 22h29

MBappé à Paris ? ça va encore faire des jaloux cette histoire

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Foot et politique

Moravcik dans les prés

09/08/2017 à 02h44

C'est vrai ça, c'est bien connu que la meilleure chose à faire face à un psychopathe, c'est de le menacer violemment et d'essayer au maximum de le pousser à péter les plombs.


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