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Club résident : un faux problème à résoudre quand-même

Seul le calamiteux contrat de concession oblige, en dépit de l'absence de candidats crédibles, à trouver un locataire pour le SdF qui n'est de toute façon pas fait pour.
Auteur : Jamel Attal le 28 Avr 1998

 

Ces dernières semaines, le gouvernement a poursuivi l’étude des dossiers pour la désignation du futur “club résident“ du Stade de France. Les candidats (le Red Star, Saint-Denis-Saint-Leu-Sarcelles et le Racing-Club de France) ont été auditionnés le 21 avril par le jury dont Marie-George Buffet est la présidente, et qui doit rendre sa décision le 15 mai.

Après une visite sur les lieux, il nous est apparu que, pour être beau et spectaculaire, le SdF n’était à la dimension que des grands événements, pas de l’ordinaire du championnat, fut-il de D1. Sa dimension le réserve à un public massif, et s’accorderait peu avec des fréquentations modestes : sans même parler d’un Red Star-Cannes, belle affiche de D2, qui irait voir un PSG-Guingamp avec les conditions de visibilité du troisième niveau? L’invitation déclinée par le club parisien est parfaitement compréhensible, d’autant que ce choix sauve une infrastructure qui aurait été autrement plus menacée, celle du Parc des Princes, objet de convoitises peu sportives et de l’hostilité de son voisinage. Par ailleurs, rien ne devrait l’empêcher de disputer certains sommets nationaux ou européens à Saint-Denis.

L’empressement du gouvernement à trouver un club résident et celui des médias à en faire un enjeu national semblent indiquer qu’une telle résidence ne peut se passer d’un occupant, que celui-ci est une nécessité absolue inhérente à un tel équipement. C’est mettre en arrière-plan les mauvaises mais bien réelles raisons de cette obligation, qui résulte de l’engagement aberrant pris par l’Etat au moment de la signature à la va-vite du contrat de concession avec le Consortium, entre deux tours d’élection présidentielle.
L’empressement du gouvernement à trouver un locataire est la conséquence des conditions exorbitantes consenties par Edouard Balladur au triumvirat du bâtiment (Bouygues-Dumez-CGE), qui leur garantit une indemnisation (50 millions de francs annuels) en cas de non-occupation. Sans un tel cadeau - qui a donné lieu à des jugements sévères de la Commission européenne et de la Cour des comptes (voir un grand stade pour le prix de deux), on aurait pu envisager sereinement l’exploitation du SdF à la manière d’un Wembley, et lui trouver l’emploi le plus approprié. La course au club résident détourne en effet de la réalité : le Stade de France n’a jamais été la structure idéale pour un club de première division, il était facile de le savoir dès le choix du projet. On peut alors se rappeler que le Stade de Jean Nouvel, plus cher à la construction, offrait une polyvalence qui aurait permis de rentabiliser plus facilement la structure (couvrable et modulable, elle aurait pu accueillir d’autres sports et d’autres types d’événements, notamment en configuration réduite, présentait une meilleure visibilité...). Mais le Premier Ministre de l’époque avait d’autres enjeux à préserver et certains ascenseurs à renvoyer (rappelons-nous la complaisance hallucinante de TF1 avec le candidat à la présidence de la République de l'époque).

Le Stade de France semble encore moins conçu pour un club en développement. Les opportunités qu’il offre aux candidats sont de nature politique ou économique, elles permettent de nourrir certaines ambitions, d’espérer certains investisseurs (Bouygues courtisé par le Red Star). S’il est tout à fait souhaitable qu’un projet mobilisateur se développe en banlieue nord pour offrir une seconde équipe à la région, qu’une formation jeune y mobilise les identités, baisse audacieusement le prix du billet, offre une concurrence au PSG, on peut cependant douter de la capacité à créer ex-nihilo un public de 50 ou 60 000 personnes en quelques années – la belle moyenne de 36 000 spectateurs du Parc des Princes, obtenue en sept ans, témoigne de la difficulté d’une telle entreprise.
Pour créer une alternative et faire évoluer les clubs de la banlieue parisienne, il serait plus raisonnable de regarder vers les infrastructures plus modestes, comme le superbe Charléty ou le Stade Bauer rénové. Ceci dit, c’est sans arrière-pensée que nous adressons nos vœux de réussite au futur lauréat, en espérant que Marie-George aura la main heureuse.

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