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« Défendre le football populaire »

Bonus web - Le mouvement Ultra n'est pas aussi caricatural que les médias et les instances le laissent parfois penser. Interview d’un représentant des Ultramarines bordelais sur l’actualité du monde des tribunes...
Auteur : Propos recueillis par Rémi Belot le 17 Jan 2005

 

"Faut-il avoir peur des Ultras ?", titrions-nous au printemps de l’année dernière… Si l'on en croit les discours entendus ces dernières semaines, une réponse par l'affirmative semble s'imposer. C'est peut-être d'ailleurs ce qui justifie l'absence quasi-totale de la parole des supporters dans les articles traitant du sujet depuis plusieurs semaines... Pour connaître les points de vue des supporters, leurs griefs, leurs revendications, encore faut-il leur donner la parole de temps en temps. Amenés à interviewer plusieurs d'entre eux lors des ces derniers mois, nous avons en effet noté leur surprise unanime de voir un média s'intéresser à leurs problématiques, en les sollicitant directement sur ces différentes questions. Cet interview de Laurent, représentant des "Ultramarines" bordelais relève de cette démarche: il n’est pas question ici d'être complaisant envers les comportements constatés dans les stades de France ces dernières semaines ou de nier l'existence de franges extrémistes dans les tribunes, mais de faire la part des choses. Quel est votre sentiment quant au climat actuel dans les stades ? À Bordeaux, ce que le millier d’adhérents du Collectif Virage Sud [NDLR : les Ultramarines et les Devils] déplore, ce sont les dérives actuelles du foot-business. Nous avons commencé une lutte, il y a deux ou trois ans, autour d’une idée assez simple : défendre le football populaire, au sens large du terme, car ce qui se passe sur et en dehors des terrains ne nous satisfait pas, en particulier le fait d'être considérés comme des clients, alors que nous nous considérons avant tout comme des passionnés. C’est peut-être un peu prétentieux, mais les Ultras, les tribunes populaires, tous ces jeunes qui animent leurs virages, qui font vivre les stades, c'est peut-être la dernière chose de populaire qui reste dans le football actuel... Est-ce que ça légitime certaines des violences que l'on a pu constater ces dernières semaines? Évidemment non. Jeter une quarantaine de torches sur la pelouse, comme ont pu par exemple le faire des supporters parisiens dernièrement, c’est très égoïste parce que c'est l'ensemble des supporters qui en pâtissent, et ce sont nos droits qui sont bafoués dans la foulée. À Bordeaux aussi, on voit pourtant des fumigènes dans les travées... Anarchiquement, il y a effectivement des fumigènes qui s’allument un peu partout dans la tribune, mais nous n’avons aucun contrôle dessus. Nous essayons régulièrement de responsabiliser nos membres sur le sujet : on fait passer des messages, on rappelle les gens à l’ordre, pour insister sur la nécessité de ne pas faire de manipulation dangereuses, ne pas jeter de fumigènes sur la pelouse ni sur les autres tribunes… Tout cela ne fait que nuire à l’image des supporters. Comment résoudre cette question des fumigènes ? Nous avions demandé à la Ligue d’avoir un espace autorisé pour les fumigènes, pour que certaines personnes "assermentées" puissent les allumer en toute légalité et en toute sécurité. On ne nous a pas donné de nouvelles, et j’ai l’impression qu’on n’avancera pas plus avec les instances sur ce sujet (1). Selon vous, la concertation avec les supporters n'est pas la priorité de la Ligue? Il y a peut-être eu cette volonté, il y a quelque temps, mais aujourd’hui l’heure est plus à la répression qu’à l’écoute. Il y a des dérapages, il ne faut pas les nier, mais en France, le nombre d'incidents, d'insultes, n'est pas aussi élevé qu'on le prétend. Il y a une sur-médiatisation de ces faits, d’autant que le sujet est à la mode depuis les élections présidentielles. En fait, il y a juste quelques matches chauds dans l’année, entre Paris et Marseille, Bordeaux et Nice, Saint-Étienne et Lyon…... Vous avez l’impression qu’on veut la peau des Ultras ? Oui, c’est palpable. On va clairement vers un modèle à l'Anglaise : un public consommateur, assis, qui paye sa place très cher… Nous avons eu l’occasion d’assister à quelques matches là-bas, c’est devenu assez triste ! On n'en est pas encore là en France... Oui, à Bordeaux ça va, parce que nous avons un responsable de la sécurité qui est à notre écoute, qui sait que nous sommes des gens responsables, et qui nous laisse un terrain de liberté assez conséquent (2). En revanche à l’extérieur c’est souvent la galère pour rentrer notre matériel : mégaphones, drapeaux, etc. Et les textes des banderoles sont toujours contrôlés. Cela dit, si ça peut éviter de voir des croix gammées ou des croix celtiques dans les stades, ce n'est pas plus mal... Certes, mais votre banderole "Contre le racisme dans le football", déployée au Stade de France en 2002, pourrait aussi être interdite, car elle est de nature politique... Oui. Nous avons d'ailleurs déjà ce genre de problèmes : à Lescure, on bâche en latérale une banderole "pour un football populaire, contre le foot business". Il y a quelques matches, le responsable de la sécurité est venu nous dire que la Ligue demandait qu'on la retire. Il va vraiment falloir que nous nous méfiions. S’il y a une évolution négative et que nous nous apercevons que c’est de plus en plus difficile de rentrer les banderoles, il faudra faire quelque chose. Selon l'avocate que nous avons interviewée dans notre numéro 12, vous pourriez obtenir gain de cause devant un tribunal.... Interdire des messages comme ceux déployés au Stade de France, ce serait bafouer notre liberté d’expression. Cela constituerait effectivement une forme de fascisme envers les supporters. Pourquoi les Ultras ne s'unissent-ils pas pour faire valoir leurs revendications ? Il y a deux ans, il y avait eu une sorte de "colloque" entre de nombreux groupes d'Ultras français : l’Union contre la répression. Nous avions débattu de ces sujets mais également d'autres questions, comme celles des matches décalés, du prix des places, etc. Mais cette initiative est actuellement au point mort parce que tous les groupes n’ont pas tenu leurs engagements... Il est donc utopique de voir les supporters se regrouper autour d'actions communes ? Dans l’Union contre la répression, nous avions créé une cellule juridique qui avait justement pour objectif de faire défendre nos droits. Mais une telle structure ne peut exister que si le mouvement est relancé... Pour pouvoir agir, il faut avoir du poids, et pour l’heure, les supporters ne sont pas unis. (1) Dans un dossier de presse en date du 12 janvier, les supporters parisiens déplorent la même situation : "Durant la saison 2004-05 ce dialogue sur la question des fumigènes devait se poursuivre entre les supporters, les pouvoirs publics et le PSG. (…) Toute évolution vers une utilisation des fumigènes en toute sécurité (bac à sable, présence d’artificiers, etc.) est écartée, le club s’oriente vers la répression totale et la tolérance zéro. Pourquoi ce virage à 180 degrés?" (2) Les tensions au PSG sont en partie dues aux relations exécrables entre les supporters et le responsable de la sécurité du club (voir La parole à la défense).

Réactions

  • houbahouba le 27/01/2005 à 17h07
    el mallorquin, merci de la précision.

    C'est vrai qu'à force d'utiliser certains mots on en oublie qu'ils peuvent servir pour différentes choses.


  • houbahouba le 27/01/2005 à 17h07
    el mallorquin, merci de la précision.

    C'est vrai qu'à force d'utiliser certains mots on en oublie qu'ils peuvent servir pour différentes choses.


  • paulo les gaz le 28/01/2005 à 01h40
    El mallorquin - mardi 25 janvier 2005 - 15h50
    "Révisionnisme" c'est un mot de la langue française qui veut dire "remettre en cause un fait établi", ce n'est pas employé uniquement dans le sens de la remise en cause du génocide juif...
    ----------------

    Surtout que dans le cas du génocide, c'est du négationnisme, à savoir, en Histoire, remettre en cause un fait réel, alors que le révisionisme, toujours en Histoire, c'est remettre en cause une analyse ou une construction historique, à savoir ce que les historiens passent leur temps à faire!

La revue des Cahiers du football