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Les millions de la rancoeur

Lorsqu' ambitions financières et désillusions sportives se rencontrent, il semble que les situations dégénèrent très vite, notamment avec des supporters très impatients...
Auteur : Jamel Attal le 22 Nov 1999

 

On n'a pas pour habitude ici de trouver des excuses à Rolland Courbis (il s'en trouve lui-même des centaines par semaine), mais l'attitude radicale du Vélodrome lors d'OM-Auxerre (sifflets quand le score est à 0-0) ouvre quelques interrogations quant aux nouveaux rapports entre les équipes et leurs publics, placés sous le signe d'une absence totale d'indulgence. A l'heure où les clubs ne sont souvent plus que des marchandises ou des instruments publicitaires à la solde de quelques industriels, il n'y a rien de bien surprenant à ce que ces rapports deviennent de plus en plus cyniques et désenchantés. Les millions investis de façon si spectaculaire ont produit une exigence de résultats que semblent paradoxalement partager actionnaires et supporters: les incidents de début de saison à Lyon ont donné un exemple de cette exaspération et des extrémités auxquelles elle peut très rapidement conduire. À Marseille, personne ne veut entendre que cette équipe, jeune, a bel et bien un avenir devant elle si l'on veut bien lui laisser du temps — il est vrai que Courbis a tout fait pour nourrir la rancœur à son égard. Un club comme St-Etienne peut aujourd'hui maintenir l'équilibre entre passion et modestie des ambitions, et traverser sereinement fortunes et infortunes, mais en serait-il de même si quelque groupe financier venait y injecter le cash par lequel la discorde arrive? Bref, il vaut mieux construire une équipe autour de valeurs communes plutôt que sur un tas d'argent, même pour obtenir des résultats sportifs…
Un club l'a peut-être compris, à force d'échecs et de désillusions : le PSG, que son public a continué de soutenir lors d'un exercice précédent pourtant catastrophique, et bien que doté d'un budget de riche, semble avoir adopté la philosophie de son entraîneur : assurons d'abord le spectacle et la cohésion du groupe, retrouvons un peu de modestie et nous aurons plus de chances de renouer avec les ambitions et les prétentions.

Le syndrome des résultats à tout prix semble hérité tout droit de la gestion des entreprises, les titres remplaçant les parts de marché ou les objectifs commerciaux : des notions comme espoir, honneur, respect des couleurs n'ont alors pas plus d'épaisseur qu'un concept publicitaire. Difficile ensuite de dédramatiser les enjeux, de rappeler que le football n'est qu'un jeu, fût-il le plus beau de tous. Beaucoup de publics préféreraient certainement un contrat moral engageant la fidélité des uns et la combativité des autres. Mais est-ce imaginable avec des effectifs de mercenaires, des budgets en centaines de millions et des patrons comme Pinault ou Dreyfus?
Allez Sedan!

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