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Oranges, ô désespoir

Notre envoyé un peu spécial mais pas trop est allé se noyer dans le peuple orange de l'ArenA, qui s'est noyé dans son chagrin. L'Euro s'achève un tour trop tôt pour les Néerlandais, avec un parfum de fatalité…

Auteur : Jamel Attal le 30 Juin 2000

 

 

Il faut croire que l'entrée était gratuite pour quiconque vêtu en orange, car le spectateur incolore se fait clairement remarquer dans un océan d'agrumes. Il y a même des pastilles oranges dans le coca. Seules quelques pièces de puzzle bleues parsèment les tribunes, et du côté du kop italien, les deux couleurs se mélangent et forment un drôle d'archipel. Ça doit discuter beaucoup par là-bas.


Cette fois, et dès l'entame du match, le public semble décidé à se doter d'un impact sonore autant que visuel. On ne sait pas si une polémique du type de celle des "costards-cravates" de notre Mondial s'est déroulée sur place, mais les supporters rythment leurs encouragements, entonnent de bien jolies chansons.

 

Etonnant, en flamand "Allez les Bleus" se dit "Hup Holland", et "vas-y Zizou", "Go Berg". Quand aux noms des joueurs, c'est l'occasion de les entendre en version originale, et ils sont bien sûr méconnaissables. Yappeu Schtammm est ainsi le grand défenseur central et Feundeucheu le gardien de but. Ils sont accompagnés de leur copain Frankie Débourre.

 

Du courage il en faudra à ce sympathique public, qu'on sent préparé au pire par une longue tradition d'échecs lors des grandes occasions. Avec deux défaites consécutives en finale de Coupe du monde, on doit concevoir un durable fatalisme… Une ombre de résignation commence à poindre lorsque l'Italie réduite à dix semble mieux en place que jamais.

 

Et au deuxième penalty raté, chacun comprit que plus rien ne pouvait arriver à la Squadra Azzurra, qui se dirigeait en autobus vers une séance de tirs au but qu'elle ne pouvait plus rater, prête à venger une série d'échecs cuisants dans cet exercice. Avec deux échantillons ratés dans le temps réglementaire, la série finale ne pouvait plus réussir aux Bataves. Il leur manque peut-être la foi qui renverse les montagnes, mais on n'en tiendra pas rigueur à un aussi plat pays.


On mesure alors tout ce qui sépare l'équipe de France d'aujourd'hui de ses devancières (à l'exception de celle de 1984), elles aussi glorieuses perdantes qui semblaient ne pouvoir se mesurer aux grandes nations avec leurs pouvoirs quasiment magiques. A cet égard, le déclic de 1998 apparaît vraiment inestimable…

 

Le stade se vide doucement et la foule orange se répand aux alentours, plus déçue que vraiment effondrée. Certains restent à fixer la pelouse, comme cherchant à comprendre les rouages de cette mystification à l'italienne qui permet de gagner sans jouer.


Deux heures plus tard et à une centaine de kilomètres d'Amsterdam, dans le centre de Breda (qui compte autant de bars et de cafés que de façades), toute la ville semble encore dans la rue, et la déception n'a visiblement pas freiné les élans festifs.

 

A voir les sourires et l'ambiance rigolarde, impossible de penser que les hommes de Rijkaard ont perdu cruellement la chance de remporter un titre sur leur sol. C'est beau, parce qu'à leur place, nous serions vraisemblablement allés nous coucher.

 

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