Seuls 36% des internautes parviennent à saisir leur e-mail / password du premier coup. En feras-tu partie ? Attention à ne pas confondre vos minuscules et vos majuscules.
Vous avez oublié votre mot de passe ?
Inscription
Vous avez oublié votre mot de passe ? Il reste un espoir ! Saisissez votre adresse e-mail ; nous vous enverrons un nouveau mot de passe. Cette procédure est quasiment gratuite : elle ne vous coûtera qu'un clic humiliant.
Nous vous avons envoyé un email sur votre adresse, merci d'y jeter un oeil !

CONDITIONS D'INSCRIPTION :

1. Vous devez nous adresser, via le formulaire ci-dessous, un texte (format .txt inférieur à 100 ko) en rapport avec le football, dont la forme est libre : explication de votre passion, anecdote, aventure, souvenir, essai, commentaire composé, portrait, autobiographie, apologie, réquisitoire, etc. Vous serez ensuite informés de la validation de votre inscription par mail. Les meilleurs textes seront mis en ligne sur le Forum.

2. Nous ne disposons pas d'assez de temps pour justifier les retards d'inscription ou les non-inscriptions, et ne pouvons pas nous engager à suivre une éventuelle correspondance à ce sujet. Merci de votre compréhension.

Nous avons bien reçu votre candidature, on y jette un oeil dès que possible. Merci !

Foot et politique

Le fil politique est un fil du rasoir, alors évitons de nous y couper. Par ailleurs, n'oublions pas que son but est d'accélérer l'avènement du grand soir, un de ces quatre matins!

  • cachaco le 29/11/2023 à 22h08
    Dans la catégorie: "Les promesses n'engagent que ceux qui y croient", Javier Milei.

    On avait prédit qu'il se calmerait bien vite et qu'il mettrait en place une bonne vieille politique de droite. Après avoir insulté le "pape communiste" qui était une honte pour le pays, Milei s'est immédiatement fendu d'une mielleuse conversation téléphonique et a tout officiellement invité François à faire une visite dans le pays dès janvier.
    Après avoir insulté Lula de tous les noms, un "communiste corrompu" avec qui il n'aurait absolument aucun contact, il envoie derechef à Brasilia une délégation menée par sa future ministre des affaires étrangères pour inviter le chef d'Etat brésilien à sa cérémonie de possession, l'assurant de ses meilleures intentions pour renforcer et développer les liens entre les deux pays. Et enfin, après avoir promis de supprimer la banque centrale et de passer officiellement au dollar US, il nomme à l'Economie l'ancien titulaire du poste dans le gouvernement Macri (et accessoirement ancien directeur de cette même banque centrale).

    Les clowns ne se trouvent pas forcément sur les bulletins de vote, mais plutôt chez ceux qui les glissent dans l'urne.

  • Tricky le 29/11/2023 à 23h07
    Coucou.
    De la part de quelqu'un qui considère la famine organisée de Gaza comme du 'pathos dégoulinant', je ne suis pas certain tout de même

  • rockitrOM le 29/11/2023 à 23h14
    Tu parles de toi à la 3e personne?

    Edji le 18/11/2023 à 10h18
    Toujours un plaisir de lire le trop rare Gérard en ces lieux :-)
    A vue de nez (mais pas plus), ce qui ressemble le plus à un génocide depuis le 7 octobre, ce sont bien les attaques du 7 octobre elles-mêmes du Hamas, au demeurant (au vu des indices de l'élément intentionnel dont on dispose, spécialement, du processus d'attaques menées, et de l'identité des victimes).

  • Edji le 29/11/2023 à 23h26
    Si tu y vois un avis définitif équivalent à celui de Tricky sur "le génocide de Gaza" (sans nuance, présenté comme un fait établi), je t'invite vraiment à reprendre des cours de langue française.
    Ou à sortir de ta vision purement militante de la question, au choix.

  • Le génie se meurt ? Ah mais l'mage rit le 29/11/2023 à 23h28
    A priori le risque de génocide inquiète quand même beaucoup.
    lien

  • rockitrOM le 29/11/2023 à 23h32
    Je n'y vois pas un avis définitif de ta part. Mais je ne vois pas plus de prudence de ta part (pour être honnête : j'en vois en fait moins) que du côté des contributeurs à ce sujet aujourd'hui.

    l'échange que tu mentionnes finalement avec Tricky c'était il y a 11 jours, ce n'était pas évident que ton amabilité le visait, d'autant plus que tu parles de "trop de contributeurs ici présents", je m'attendais à une réponse au pluriel

  • rockitrOM le 29/11/2023 à 23h39
    l'ONU? encore des sales militants, ça n'a pas de valeur.
    Tu devrais plutôt lire les posts tout en nuance d'Edji. A vue de nez, je pense qu'il répondrait :
    "A vue de nez (mais pas plus), ce qui ressemble le plus à un génocide depuis le 7 octobre, ce sont bien les attaques du 7 octobre elles-mêmes du Hamas, au demeurant (au vu des indices de l'élément intentionnel dont on dispose, spécialement, du processus d'attaques menées, et de l'identité des victimes)"

  • Edji le 30/11/2023 à 00h12
    Je te renvoie à l'itw passionnante dans Libé de Vincent Duclert, qui amha s'y connaît un peu mieux que nous tous ("experts de l'ONU" compris) réunis en matière de génocide, que je me permets de copier-coller tant elle est claire et précise :

    "Depuis combien de temps la notion de génocide est-elle mobilisée par les militants de la cause palestinienne dans le cadre du conflit historique avec Israël ?

    Jusqu'à la création en 1993 du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie qui a jugé d'actes de génocide (le massacre de Srebrenica en 1995) puis l'année suivante celle du Tribunal pénal international pour le Rwanda, la notion de génocide était peu présente dans l'analyse publique, diplomatique et politique. Maintenant qu'existe un tribunal permanent avec la Cour pénale internationale (entrée en vigueur en 2002), l'incrimination de génocide est mieux admise. Cependant la reconnaissance d'un crime de génocide, afin de le réprimer, et l'identification d'un processus génocidaire, visant à prévenir un génocide à venir, obéissent à des règles de droit et de procédures précises, souvent critiquées pour leur lenteur et leur inefficacité.

    Dans le cadre de la crise actuelle au Moyen-Orient, des ONG, des organisations internationales et des juristes qualifient de génocide des faits comme la «Nakba», la «catastrophe», le nom donné à l'exode des Palestiniens à la suite de la guerre israélo-arabe de 1948. De leur point de vue, cet événement marque l'origine d'une politique intentionnelle et systématique de l'Etat d'Israël visant à la disparition du peuple palestinien autochtone. D'autres déclarations viennent accréditer la thèse d'un «génocide en cours».

    A quoi faites-vous allusion ?

    Démissionnant de son poste de directeur du bureau new-yorkais du Haut-Commissariat des droits de l'homme à l'ONU le 28 octobre, Craig Mokhiber a invoqué l'impuissance collective à arrêter un «génocide en cours». Il explique que «le massacre actuel du peuple palestinien, ancré dans une idéologie coloniale ethno-nationaliste, après des décennies de persécution et d'épuration systématiques et entièrement fondées sur leur statut d'Arabes, avec des déclarations d'intention explicites de la part des dirigeants du gouvernement israélien et de son armée» relève «d'un cas typique de génocide». Craig Mokhiber mentionne «les génocides contre les Tutsis, les musulmans bosniaques, les Yézidis et les Rohingyas», pour lesquels, écrit-il, «nous avons manqué à notre devoir de répondre aux impératifs de prévention de ces atrocités de masse». Cette lettre publiée dans divers médias a eu un impact d'autant plus important qu'elle a été précédée, le 15 octobre, d'une déclaration publique de 800 juristes, avocats, chercheurs prévenant du risque de «génocide» dans la bande de Gaza. Et elle a été suivie, le 16 novembre, de l'avertissement d'une vingtaine de rapporteurs des Nations Unies sur «un génocide en cours» et «une seconde Nakba».

    Comment interprétez-vous ces discours ?

    Ils résultent selon moi d'une double donnée. D'une part, l'effroi légitime devant les souffrances des populations de Gaza et l'impuissance à obtenir un cessez-le-feu durable de la part des autorités israéliennes justifient aux yeux de leurs auteurs de formuler cet avertissement d'un «génocide en cours». Mais une situation humanitaire, même effrayante comme dans le cas présent, ne suffit pas à définir un génocide qui obéit, en vertu de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948, à des faits prouvés d'intention et d'entente en vue de la destruction d'un groupe ciblé. Ces éléments ne sont pas réunis selon moi. D'autre part, et pour répondre d'une certaine manière à ces objections, ces prises de position mobilisent la longue durée de l'histoire afin de démontrer que, depuis 1948, les Palestiniens sont les victimes d'un tel plan voulu et concerté : la colonisation israélienne de territoires qui leur étaient dévolus prouverait l'intention criminelle visant tout le groupe. Cette politique de colonisation, bien qu'illégitime au regard des accords signés (notamment à Oslo), ne suffit pas non plus à démontrer, à mon sens, qu'un processus génocidaire aurait été déclenché sous cette forme, que l'actuelle opération militaire sur Gaza viendrait conclure de manière paroxysmique.

    Dire cela ne revient évidemment pas à minimiser la haute gravité de l'opération militaire israélienne sur Gaza et de la colonisation israélienne en Cisjordanie. Mais deux faits sont occultés selon moi dans la thèse du génocide en cours contre le peuple palestinien. L'un porte sur l'immédiat : l'opération israélienne est une réponse à l'attaque terroriste du Hamas, et non le déclenchement ex nihilo d'une guerre d'extermination au moyen d'une catastrophe humanitaire intentionnellement créée. L'autre sur la longue durée : la colonisation israélienne ne résulte pas d'un pouvoir tyrannique faisant du peuple palestinien un ennemi existentiel à détruire absolument. Ce discours est porté par des mouvements extrémistes juifs, mais il ne se confond pas avec le discours d'Etat en Israël, et il est vivement combattu par une opposition juive en Israël et dans le monde. Israël possède une histoire démocratique depuis sa naissance. Il ne faudrait pas oublier ceci en ne regardant que le gouvernement de Benyamin Nétanyahou, auquel participe l'extrême droite. Avant le 7 octobre, ce gouvernement était très contesté par l'opinion publique libérale. Depuis le 7, il est sous la pression internationale, celles des Etats-Unis, celle de la France. On n'identifie pas pour Israël cet Etat de tyrannie caractéristique de la commission du crime de génocide, qui n'a que faire du reste du monde.

    Le siège très strict de Gaza imposé par Israël pourrait-il correspondre à la «soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle», qui fait partie de la définition du génocide inscrite dans la Convention de 1948 ?

    Le siège de Gaza est loin d'être aussi strict que le blocus des Arméniens du Haut-Karabakh par l'Azerbaïdjan entre décembre 2022 et septembre 2023, qui pouvait être qualifié d'acte de génocide. Je ne vois pas de conditions réunies pour qu'un génocide en cours contre les Palestiniens soit établi. Cela ne veut pas dire que la situation humanitaire de Gaza ne nous atteint pas profondément et ne nous interroge pas profondément aussi sur la pertinence de l'opération militaire israélienne au regard même des objectifs proclamés, l'anéantissement du Hamas.

    Le 9 novembre, un collectif emmené par l'avocat français Gilles Devers a saisi la Cour pénale internationale, accusant Israël de génocide. A quoi peut aboutir une telle procédure ?

    La CPI est compétente sur les crimes de génocide mais je doute que cette saisine prospère. Rappelons qu'Israël n'a pas ratifié le traité fondateur de la Cour. Cette saisine peut toutefois obliger la démocratie israélienne à donner des gages du point de vue du droit, droit de la guerre, droit humanitaire. On constate d'ailleurs que le gouvernement s'applique maintenant à donner des gages sur ce plan.

    Dans l'autre sens, les combattants du Hamas peuvent-ils être accusés de génocide pour les massacres commis le 7 octobre ?

    Rappelons d'abord que le Hamas ne représente pas la population palestinienne dans son ensemble. Et que le choix du terrorisme ne recouvre pas toutes les tendances idéologiques de la lutte des Palestiniens. Encouragée par l'ouverture de négociations avec Israël, lesquelles débouchèrent sur les accords d'Oslo, l'Organisation de libération de la Palestine de Yasser Arafat avait ainsi renoncé à l'objectif de destruction de l'Etat hébreu. A mon sens, le droit pénal international serait à même de qualifier l'attaque terroriste du 7 octobre de crime contre l'humanité visant une population définie, et pas un Etat et ses organes représentatifs comme dans le cas d'une lutte armée. C'est un élément aggravant, pouvant amener à ce que ces événements s'inscrivent dans une idéologie génocidaire - à savoir des schémas mentaux et politiques transformant un groupe ethnique, religieux, national en ennemi absolu, à détruire totalement, physiquement et métaphysiquement. Le Hamas a revendiqué un objectif de destruction qui va au-delà de celui d'un Etat, qui plus est né de la volonté des survivants de la Shoah. L'idéologie du Hamas prend là une signification particulière. De plus, le Hamas est l'allié d'acteurs internationaux comme le régime iranien, clairement antisémite et négationniste. Depuis la Shoah, les juifs dans le monde subissent des vagues d'antisémitisme meurtrier et sont l'objet d'assassinats odieux. Le Hamas avec ses alliances prend le risque d'être tenu pour responsables d'un plan concerté contre les Juifs, un génocide les prenant pour cibles."

  • Jah fête et aime dorer Anne le 30/11/2023 à 00h26
    Après, sur les tensions sur la pertinence de l'emploi du terme génocide, rappelons que, techniquement, le génocide khmer n'en est pas un (plus exactement le qualificatif génocide n'est reconnu que pour une petite minorité des crimes du régime du kampuchea), donc on peut exterminer 2 millions de personnes d'un groupe précis sans commettre de génocide.
    On peut d'ailleurs trouver regrettable qu'à cette occasion on n'ait pas reconnu la capacité des groupes exterminateurs de créer un Autre sans qu'ils ne s'appuient sur des critères ethniques, de nationalité ou de religion.

  • O Gordinho le 30/11/2023 à 01h51
    "On peut d'ailleurs trouver regrettable qu'à cette occasion on n'ait pas reconnu la capacité des groupes exterminateurs de créer un Autre sans qu'ils ne s'appuient sur des critères ethniques, de nationalité ou de religion."

    Cela revient à s'interroger sur la nature des rédacteurs de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. Dans la mesure les Soviétiques ont eu un rôle determinant dans la création du texte et qu'il eut été impossible de se passer de leur accord pour le faire adopter, il n'était pas possible d'inclure les groupes politiques dans la définition.