> article précédent

Chili : le fútbol malgré tout

Diapo bonus : Auxerre-Bordeaux : 0-1

Comme en F1, c'est entre les poursuivants que la lutte est la plus intéressante. Les Girondins détroussent l'Abbé Deschamps et ce n'est même pas Pauleta le responsable…
Partager
Les Bordelais ne sont jamais là où on les attend : alors que, depuis la reprise en janvier, ils enchaînent les résultats en dents de scie à domicile, voilà qu’ils viennent de s’imposer deux fois lors de leurs trois derniers matches à l’extérieur. Si la victoire chez la lanterne rouge messine avait été frappée du saut de la réussite, celle glanée hier en pays bourguignon est en revanche méritée. Les Auxerrois ont en effet eu le plus grand mal à compenser les absences conjuguées de Kapo et Cissé aux avant-postes.

Laissant la maîtrise du ballon aux Girondins pour développer leur jeu de contre, les Bourguignons ont mesuré l’importance fondamentale de cette jeune garde. Ainsi, Lachuer, placé très haut, ne parvenait pas à concrétiser les deux ou trois bons centres adressés par Jay en début de rencontre, lequel martyrisait un Bruno Basto quelque peu perdu sur son aile gauche. Quant aux Bordelais, ils faisaient tourner le ballon avec beaucoup d’assurance. Le gros pressing effectué par Smertin permettait à un Dhorasoo très en jambes de toucher et de bonifier un maximum de ballons. Sur l’un d’eux, il mettait même Meriem en position idéale. L’ex-Sochalien envoyait un missile sur la barre (16e).
Toutefois, si les Girondins faisaient courir leurs adversaires derrière le cuir, eux-mêmes ne se créaient finalement que peu d’occasions. Outre cette frappe fracassante sur le montant, la seule autre offensive dangereuse de cette première mi-temps était en fait à mettre à l’actif des Auxerrois. A quatre minutes de la pause, une balle en retrait qu’Afanou, blessé, laissait passer sans la toucher, aboutissait dans les pieds de Fadiga. Jouant de sa vitesse et de sa technique, l’attaquant bourguignon armait une frappe croisée que Ramé devait détourner en corner.

La seconde période voyait les deux équipes se neutraliser. Les Bordelais continuaient de ratisser large, mais Cool ne voyait pas la couleur du ballon. Tainio — qui a doublé de volume, tant physiquement que footballistiquement, depuis son arrivée en Bourgogne — tentait bien de déstabiliser Afanou et Sommeil, mais un imprévu (pied, faux-rebond…) l’empêchait systématiquement d’achever ses actions. Et quand le jeune Finlandais (l’un des meilleurs Auxerrois hier) adressait de bonnes balles en profondeur, Fadiga ou Faye manquaient soit de vitesse soit d’adresse pour mettre en danger l’arrière-garde adverse.
Le dernier quart d’heure s’animait un peu plus. Smertin et Costa fatigant, les Bourguignons héritaient enfin d’espaces pour mettre la pression sur les buts girondins, mais Ramé interceptait la plupart des centres. De l’autre côté, Pauleta et ses coéquipiers menaient des attaques un peu plus tranchantes. Une première banderille était placée par Dhorasso suite à une mauvaise relance de Cool, mais sa frappe enveloppée du gauche frôlait le poteau (80e). A une minute de la fin, un nouveau tir de Meriem à l’entrée de la surface était trop écrasé pour espérer franchir la ligne. Enfin, c’est dans les arrêts de jeu, suite à un corner un peu chanceux, qu’Afanou mettait sa tête pour offrir la victoire aux siens.

Les Auxerrois, en s’inclinant sur leur terrain pour le premier de leurs trois matches en retard peuvent toujours se dire qu’il leur reste six points de plus à prendre que leurs adversaires directs. Sans doute, également, l’affrontement n’aurait-il pas été le même si Cissé n’avait dû observer le match depuis les tribunes. Reste qu’ils laissent la troisième place qualificative pour la Champion’s League aux Parisiens, et qu’ils voient les Girondins revenir à quatre points alors que ceux-ci auraient pu être éloignés à dix longueurs. La lutte pour l’Europe s’annonce chaude et indécise entre les quatre poursuivants des leaders.

Observations
Dugarry a compris le meilleur moyen d’éviter les sifflets : sortir sur blessure après huit minutes.
En regardant Auxerre sans Cissé, Baup a dû comprendre ce que seraient les Girondins sans Pauleta.
Dhorasoo a bien failli nous faire croire qu'il allait marquer.
Euphorie à Bordeaux : la 4e place est encore jouable.
Enfin un match ou personne n’est capable de dire après coup comment s’appelait l’arbitre.

Partager

> déconnerie

Tabloïd, numéro 1

Le championnat de France


Jérôme Latta
2021-01-12

La Ligue 1 est-elle « le championnat le plus déséquilibré au monde » ?

Une Balle dans le pied – C'est ainsi qu'André Villas-Boas a qualifié le championnat de France, mais est-ce fondé, et est-ce spécifique à la L1 ? Petite étude. 


Jérôme Latta
2019-09-13

La Ligue 1 a-t-elle sa place dans le "Big 5" ?

Une Balle dans le pied – Que diable fait le championnat de France dans le "Big 5 européen? Examinons la légitimité de cette appellation contestée, qui a pourtant la faveur des économistes du sport.


Richard Coudrais
2019-05-31

Platini à Nantes, le rêve de Lagardère

En 1979, le nom de Michel Platini est discrètement évoqué dans les couloirs du Football Club de Nantes. Rien ne s'oppose à un transfert, sinon la frilosité des dirigeants. Le club nantais a-t-il raté un rendez-vous avec son histoire?


>> tous les épisodes du thème "Le championnat de France"

Les brèves

Je crois que bon bon

"Laurent Blanc à Lyon, ça ne colle pas pour deux raisons" (foot01.com)

Aucun

"Euro U17 : qui sont les joueurs majeurs de l'équipe de France ?"

Autobiographie

"Ribéry : Des débuts fracassants." (lequipe.fr)

Ô Pep !

"Un pays africain rêve de Bruno Genesio !" (dailymercato.com)

Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuud van Nistelrooy

"PSV Eindhoven : Ruud van Nistelrooy prolonge sur le banc des U19." (lequipe.fr)