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Brice Tollemer

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France versus… Italie

Bleus et Azzurris ne se croiseront pas pour la sixième fois en Coupe du monde. Revenons sur leurs cinq rencontres précédentes, en guise d'oraison funèbre.
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Au cours des précédentes participations de la France à la coupe du monde, il lui est arrivé de croiser les six autres nations qui sont parvenues à inscrire leur nom au palmarès...
France versus... Uruguay
France versus... Brésil

France versus... Angleterre

France versus... Argentine
France versus... Allemagne


France – Italie : 1-3

12 juin 1938 – Colombes, Stade Olympique – 58.000 spectateurs
But pour la France : Heisserer 8e
Buts pour l’Italie : Colaussi 7e, Piola 52e, 72e
Arbitre : Louis Baert (Belgique)

France : Di Lorto – Cazenave, Mattler, Bastien, Jordan – Diagne, Aston, Heisserer, Nicolas – Delfoure, Veinante
Sélectionneur : Gaston Barreau
Italie : Olivieri – Foni, Rava, Serantoni, Andreolo – Locatelli, Biavati, Meazza – Piola, Ferrari, Colaussi
Sélectionneur : Vittorio Pozzo

C’est lors de l’édition de 1938 que les deux pays se rencontrent pour la première fois. La France, pays organisateur, affronte en quarts de finale son voisin transalpin, champion en titre. Si Gino Colaussi ouvre le score après à peine sept minutes de jeu, le Strasbourgeois Oscar Heisserer lui répond immédiatement. Pendant une mi-temps, les Tricolores arrivent à faire illusion et à rester à égalité avec leur adversaire du jour. Néanmoins, l’Italie est la nation footballistique de cette fin des années trente et l’extraordinaire buteur qu’est Silvio Piola élimine, avec un doublé, des Français impuissants.



Italie - France : 2-1

2 juin 1978 – Mar Del Plata, Parque Municipal – 42.000 spectateurs
Buts pour l’Italie : Rossi 29e, Zaccarelli 54e
But pour la France : Lacombe 1e
Arbitre : Nicolae Rainea (Roumanie)

Italie : Zoff – Gentile, Bellugi, Scirea, Cabrini – Tardelli, Antognoni, Benetti, Causio – Rossi, Bettega
Sélectionneur : Enzo Bearzot
France : Bertrand-Demanes – Janvion, Rio, Trésor, Bossis – Michel, Guillou, Platini, Dalger – Lacombe, Six
Sélectionneur : Michel Hidalgo

Quarante années passent et les deux pays se retrouvent du côté de l’Argentine et de Mar Del Plata pour leur entrée dans le tournoi. La France n’a plus battu l’Italie depuis 1920 et quand Bernard Lacombe marque de la tête après une petite trentaine de secondes de jeu, on se dit alors que les coéquipiers de Michel Platini vont enfin vaincre cette malédiction.
Malheureusement, Paolo Rossi et Renato Zaccarelli rappellent pourquoi la Squadra Azzurra est une nation historique du football et la France une équipe jeune qui a encore besoin d’apprendre. Entre la tentative d’enlèvement de Michel Hidalgo, l’affaire des primes avec Adidas et le problème des maillots contre la Hongrie, elle retient surtout qu’une une bonne organisation est indispensable pour réussir à ce niveau.



France – Italie : 2-0

17 juin 1986 – Mexico, Olimpico – 71.000 spectateurs
Buts pour la France : Platini 15e, Stopyra 57e
Arbitre : Carlos Esposito (Argentine)

France : Bats – Ayache, Bossis, Battiston, Amoros – Tigana, Giresse, Platini, Fernandez – Rocheteau, Stopyra
Sélectionneur : Henri Michel
Italie : Galli – Bergomi, Vierchowod, Scirea, Cabrini – De Napoli, Conti, Baresi, Bagni – Galderisi, Altobelli
Sélectionneur : Enzo Bearzot

Huit ans plus tard, les Bleus ont appris. Champions d’Europe en titre, ils font face aux champions du monde 1982. Surtout, ils ont conjuré le sort en venant enfin à bout de leurs rivaux lors d’une rencontre amicale la même année, après soixante-deux ans d’insuccès. Les Français sont complètement décomplexés et dominent une équipe d’Italie bien pâle lors de ce huitième de finale.
Michel Platini inscrit le premier but après un quart d’heure de jeu tandis que Yannick Stopyra double la mise en seconde période, après un centre de Jean Tigana remisé par Dominique Rocheteau. Certes, à l’issue de la compétition, l’Italie possède toujours ses trois couronnes mondiales et la France aucune, mais, indiscutablement, les Tricolores viennent de se hisser au niveau de leurs adversaires.



France – Italie : 0-0 (4 tab 3)

3 juillet 1998 – Saint-Denis, Stade de France – 77.000 spectateurs
Arbitre : Hugh Dallas (Ecosse)

France : Barthez – Lizarazu, Desailly, Blanc, Thuram – Deschamps, Karembeu, Petit, Zidane, Djorkaeff – Guivarc’h
Sélectionneur : Aimé Jacquet
Italie : Pagliuca – Cannavaro, Bergomi, Costacurta, Maldini – D. Baggio, Pessotto, Di Biagio, Moriero – Vieri, Del Piero
Sélectionneur : Cesare Maldini

Soixante ans après, la France organise de nouveau la Coupe du monde. Comme en 1938, elle retrouve l’Italie en quart de finale. Cette fois, la confrontation est vraiment indécise et les occasions franches de but restent limitées. Il faut dire que les deux équipes se connaissent parfaitement, la moitié des Tricolores sur le terrain évoluent ou ont évolué dans le Calcio. Stéphane Guivarc’h et Christian Karembeu inquiètent légèrement Gianluca Pagliuca mais Christian Vieiri et Pessotto mettent également à contribution Fabien Barthez.
Il faut attendre la prolongation pour assister à l’action la plus dangereuse de la rencontre, avec la reprise de Roberto Baggio qui frôle la cage du gardien français à la 102e minute de jeu. Une séance de tirs au but s’avère donc indispensable pour départager les deux sélections. Lizarazu voit son tir stoppé, tout comme Albertini. La dernière frappe de Di Biagio heurte la barre transversale: la France est chanceuse et l’Italie éliminée.



Italie – France : 1-1 (5 tab 3)

9 juillet 2006 – Berlin, Stade Olympique – 69.000 spectateurs
But pour l’Italie : Materazzi 19e
But pour la France : Zidane 6e
Arbitre : Horacio Elizondo (Argentine)

Italie : Buffon – Zambrotta, Materazzi, Cannavaro, Grosso – Pirlo, Gattuso, Camoranesi, Totti – Perrotta, Toni
Sélectionneur : Marcello Lippi
France : Barthez – Abidal, Thuram, Gallas, Sagnol – Vieira, Makelele, Zidane, Ribéry, Malouda – Henry
Sélectionneur : Raymond Domenech

La voilà. L’ultime confrontation. Cinquième affrontement. Cette fois-ci, en finale. Les Bleus n’ont plus perdu face à la Squadra Azzurra depuis 1978. Mieux que ça. Ils lui ont infligé un véritable traumatisme lors de la finale de l’Euro 2000. Ce match est tout, ce match sera fou. Une vengeance, une tragédie. Sans tomber dans un cliché forcément évident, force est de reconnaître que ce match est le destin croisé de deux joueurs. Sixième minute de jeu, Marco Materazzi accroche Florent Malouda dans la surface de réparation. Zinédine Zidane le transforme par une panenka. Dix-neuvième minute. Materazzi reprend de la tête un corner de Pirlo et ramène son équipe dans le match. Par la suite Luca Toni trouve la transversale à la trente-sixième minute de jeu et Zidane voit sa tête détournée par Buffon durant la prolongation. Cent-dixième minute. Le capitaine tricolore est exclu après avoir adressé un coup de tête à… Materazzi. C’est la seconde fois que la finale se décide aux tirs au but. C’est la seconde fois que l’Italie est dans le coup. David Trezeguet frappe la transversale, Fabio Grosso non.

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