auteur
Alex Lagazette

Du même auteur

> article précédent

Fin de match à quitte ou double

La Gazette de la L1 : 26e journée

Partager

  

Les résultats de la journée


Dijon FCO 0 - 1 AS Saint-Étienne
RC Strasbourg Alsace 1 - 1 LOSC
Paris Saint-Germain 3 - 0 Nîmes Olympique
Amiens SC 1 - 0 OGC Nice
EA Guingamp 1 - 0 Angers SCO
Montpellier Hérault SC 2 - 4 Stade de Reims
FC Nantes 1
- 0 Girondins de Bordeaux
Toulouse FC 1 - 1 SM Caen
Stade Rennais FC 1 - 1 Olympique de Marseille
AS Monaco 2 - 0 Olympique Lyonnais

 

 

 

Le Classement en relief

 

 

  

 

Les gestes

La volée libératrice de Nicolas Pallois pour signer son retour d'Argentine aux obsèques d'Emiliano Sala. Un joli symbole et une victoire nantaise contre Bordeaux.

 

Kylian Mbappé qui nous montre une palette technique toujours plus étendue et sans limites avec son joli but de la main face à Nîmes. Refusé.

 

La volée victorieuse (bien que topée) de Neven Subotic à Dijon. L'occasion de constater qu'une volée avec rebond est tout aussi létale qu'une volée bien droite à mi-hauteur.

 

Le nouveau coup d'éclat salvateur de Max-Alain Gradel, cette fois sous la forme d'un coup franc direct dans le petit filet qui sauve Toulouse à la dernière minute.

 

L'ouverture en une touche de Clément Grenier pour Adrien Hunou dans le dos de la défense marseillaise, qui pousse Jordan Amavi à la faute.

 

La passe décisive en première intention d'Andy Delort pour Gaëtan Laborde, qui n'empêchera pas la défaite montpelliéraine.

 

 

 

 

 

Les antigestes

Le tacle par derrière de Kamil Glik sur Moussa Dembélé seul face au gardien. Stratégie gagnante puisque Memphis manque son penalty.

 

Le manque de modestie de Valère Germain qui prend immédiatement la grosse tête après son but à Rennes, dans une saison pourtant difficile.

 

Le “air-marquage” de la défense dijonnaise sur le seul but stéphanois sur corner et celui, encore pire, de celle des Girondins sur celui de Nantes.

  

Les multiples ballons lyonnais égarés dans leur moitié de terrain, l'un d'entre eux provoquant le second but monégasque.

 

Le mauvais dégagement de Kelvin Amian dans sa surface, qui se transforme en avant-dernière passe décisive pour Malik Tchokounté sur l'ouverture du score caennaise.

 

 

 

 

"OK Siri. Ask Nudes to Anthony Martial."   

 

 

 

 

Les observations

Si Bordeaux ne brille pas sur tous les plans cette saison, il faut féliciter la régularité trouvée depuis début 2019: six rencontres à l'extérieur en Ligue 1, cinq défaites 1-0, aucun but marqué lors de cinq des six derniers matches de championnat. Plus que jamais, la saison bordelaise ressemble à un encéphalogramme plat…

 

Ce championnat 2018/19, c'est surtout la Ligue des Reports.

 

Petit jeu: qui a tenu ces propos joyeux, relayés par L'Équipe, après un nouveau match insipide de son équipe ce week-end? "Ce qu'on produit, ce n'est pas suffisant en termes d'engagement et de qualité technique, de courses avec et sans ballon. On avait dit après [notre dernier match] qu'on manquait de connexions, et là, on n'a pas beaucoup d'occasions. Il y a des frappes de loin mais parfois, c'est signe que c'est difficile d'aller vraiment dans la surface adverse. On a de la qualité individuelle, que des bons joueurs, il faut qu'on arrive à créer des connexions, qu'on sache qui fait quoi, pour qu'il y ait des automatismes."
Réponse: le capitaine et gardien bordelais Benoît Costil, mais ces phrases auraient pu venir de bien d'autres clubs.

 

L'instant VAR à Gaston-Gérard: Cédric Yambéré égalise à la quatre-vingt-quatorzième minute et libère tout un peuple. L'arbitre lève son drapeau. Le Dijonnais est hors-jeu de... trois bons mètres! Il faudra malgré tout une bonne minute de délibération entre arbitres pour annuler le but et faire passer la joie d'un camp à l'autre. "Un rapide coup d’œil et c'est réglé, cinq secondes tout au plus", qu'ils disaient!

 

 

 

Le championnat à l'envers

S'il y a bien un entraîneur qu'on est ici content de revoir, c'est bien Rolland Courbis. Malgré des merveilles faites avec une équipe rennaise alors plutôt en seconde partie de classement, il n'avait plus retrouvé de poste depuis, au point qu'on se demandait s'il n'était pas destiné à rester un personnage radiophonique. En l'intégrant à l'organigramme, Caen, qui maintient évidemment sa confiance à un Fabien Mercadal en pleine bourre, se donne toutes les chances d'être dans la course jusqu'au bout.

 

Cela sera-t-il suffisant pour terminer en tête? Pas sûr, car la concurrence est rude. À défaut d'avoir fait une performance totalement aboutie contre des Toulousains toujours aussi durs à jouer chez eux, les Normands ont sauvé l'essentiel en fin de rencontre, Max-Alain Gradel faisant une nouvelle fois n'importe quoi… Difficile pour l'instant d'estimer l'effet Courbis, mais son apport dans les relations humaines, notamment entre le coach et ses joueurs, devrait être substantiel.

 

Avec cette relative contre-performance, Caen laisse tout de même la place de dauphin à Dijon, toujours aussi impressionnant après un départ raté. Désormais aux commandes, Antoine Kombouaré est le vrai taulier de cette saison, lui dont l'ancien club est encore en tête du classement. L'échec sur le fil contre Angers, s'il n'est pas rédhibitoire, change tout de même légèrement la dynamique. Monaco en pleine dégringolade, les habitués sont prêts à en découdre.

 

 

 

 

 

Le championnat vu par Twitter

 

 

 

 

Merci à Danishos Dynamitos, dugamaniac, Gazier, Mik Mortsllak, Yul rit cramé pour leurs contributions. La compilation est de AKK rends tes sets et la lucarne est de Parkduprince.

  

 

Il est sorti, faites-le entrer chez vous

 

Présentation.
Pour le commander ou savoir où le trouver, cliquez.

Partager

> sur le même thème

La Gazette de la L1 : 25e journée

Le championnat de France


Jérôme Latta
2019-09-13

La Ligue 1 a-t-elle sa place dans le "Big 5" ?

Une Balle dans le pied – Que diable fait le championnat de France dans le "Big 5 européen? Examinons la légitimité de cette appellation contestée, qui a pourtant la faveur des économistes du sport.


Richard N
2019-05-31

Platini à Nantes, le rêve de Lagardère

En 1979, le nom de Michel Platini est discrètement évoqué dans les couloirs du Football Club de Nantes. Rien ne s'oppose à un transfert, sinon la frilosité des dirigeants. Le club nantais a-t-il raté un rendez-vous avec son histoire?


Richard N & Christophe Zemmour
2019-05-29

Feindouno 1999, la proie du doute

Un jour, un but – Le 29 mai 1999 au Parc des Princes, les Girondins de Bordeaux conquièrent leur cinquième titre de champion grâce à un but de leur tout jeune espoir, Pascal Feindouno.


>> tous les épisodes du thème "Le championnat de France"

Les brèves

Je crois que bon bon

"Laurent Blanc à Lyon, ça ne colle pas pour deux raisons" (foot01.com)

Aucun

"Euro U17 : qui sont les joueurs majeurs de l'équipe de France ?"

Autobiographie

"Ribéry : Des débuts fracassants." (lequipe.fr)

Ô Pep !

"Un pays africain rêve de Bruno Genesio !" (dailymercato.com)

Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuud van Nistelrooy

"PSV Eindhoven : Ruud van Nistelrooy prolonge sur le banc des U19." (lequipe.fr)